‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 109 sur 316 · AV · texte numérisé non relu

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membre est d’ailleurs manifestement raccourci; la réduction de la luxation , qui n’est pas en général difficile, se fait d’après les règles ordinaires. (V. le mot Luxation.) Nous ne parlerons pas ici des autres espèces de luxations des os de l’avantbras , elles sont trop rares pour qu’il en soit fait mention dans un ouvrage de la nature de celui-ci.

Plaies des artères. Il n’est pas très-rare de voir l’artère radiale ouverte par suite d’un accident quelconque, cette artère, en effet, qui sert au médecin, comme on l’a dit, à reconnaître le pouls, est très-superficiellement placé à la partie inférieure de l’avant-bras. Comme son calibre est assez considérable , l’hémorrhagie qui résulte de sa blessure serait le plus souvent mortelle si l’on n*y portait remède. Il n’est qu’une manière sûre d’arrêter le sang, c’est de comprimer l’artère un peu au-dessus de la blessure; si dans ce lieu on ne sentait pas de battements, et que le vaisseau fût recouvert de trop de parties molles, il faudrait comprimer alors l’artère brachiale à la partie interne et supérieure du bras. (V. Bras.) Ce que nous venons de dire pour l’artère radiale s’applique aussi à l’artère cubitale. (V. pour plus de détails , les mots Hémorrhagie et Compression. )

J. P. Beaude.

avoine [bot.), s. f. ( avena L.) Cette plante, originaire de la Sicile, où elle croît naturellement, est incontestablement l’une des plus intéressantes de la famille des Graminées, elle était connue des Romains, mais seulement comme plante fourragère; c’est aux Gaulois, et surtout aux Germains, qu’on doit l’usage alimentaire delà semence ou fruit. Ces peuples courageux et sobres furent les premiers qui imaginèrent de réduire le grain en farine, et d’en préparer, avec l’eau et le sel, une sorte de brouet ou bouillie, qui dans leurs excursions guerrières formait la hase de leur frugale nourriture. La farine d’avoine, bien que peu propre à la panification, attendu l’absence totale ou presque totale de gluten, n’en fait pas moins, encore de nos jours , la nourriture presque exclusive des habitants des montagnes et des contrées qui, par leur aridité, sont, pour ainsi dire, réfractaires à la culture des autres graminées, telles que le froment , le seigle et l’orge. Le pain d’avoine est compacte, noir, d’une saveur amère, d’une digestion difficile , il s’altère assez promptement.

Pour rendre l’usage de l’avoine plus approprié à la nourriture de l’homme, on a imaginé de séparer, par une mouture grossière et pour ainsi dire superficielle , le péricarpe et les balles qui enveloppent le grain; c’est ordinairement la variété connue sous le nom d’avoine nue qu’on choisit de préférence , parce que le grain n’y est enveloppé que très-faiblement par les valves de la glume, et qu’elles l’abandonnent d’ailleurs facilement. Le grain ainsi dépouillé prend le nom de gruau. Dans certains pays , et notamment en Irlande, en Écosse et en Russie, où le gruau d’avoine forme la nourriture principale des habitants, on fait précéder la mouture d’une sorte de coction ou demi-coction du grain , soit à l’eau, soit à la vapeur seulement; elle a pour objet (après toute-

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