‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 112 sur 316 · AX · texte numérisé non relu

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nées ; elles sont stimulantes, fortifiantes et résolutives ; on les emploie dans les affections chroniques de la peau et des viscères du ventre, dans les maladies des articulations et les anciennes affections rhumatismales, dans la paralysie et les affections nerveuses, etc.; on les donne en boisson, soit simple soit coupée avec du lait ; on les donne aussi en bains qui sont ou liquides ou seulement de vapeurs. Ax possède un bel établissement thermal. J. B.

axillaire (anat.), adj (de axilla, aisselle) qui appartient à l’aisselle. Il y a des vaisseaux, un nerf et des glandes axillaires ; l’artère axillaire est très-volumineuse, elle est située dans le creux de l’aisselle , elle naît de l’artère sous-clavière, et se con tinue sous le nom d’artère brachiale ; elle est peu étendue et elle donne quelques branches qui se distribuent à l’épaule et aux parois de la poitrine : ces branches sont les artères acromiales, thoraciques , scapulaires et circonflexes ; la position de l’artère axillaire permet qu’elle soit assez souvent lésée dans les blessures qui ont lieu dans la région supérieure et antérieure de la poitrine et dans l’aisselle. Ces blessures sont souvent extrêmement graves , car le volume de l’artère et la difficulté de sa compression ne permettent pas souvent d’arrêter immédiatement mie hémorrhagie qui peut être mortelle. Les doigts ou une pelotte appliquée sous l’aisselle en pressant en haut sont un moyen de comprimer l’artère et d’arrêter l'hémorrhagie; mais ce moyen, pour être appliqué avec sûreté , demande à être employé par un médecin. (Y. Hémorrhagie.)

La veine axillaire est appliquée à l’artère et suit le même trajet. Le nerf axillaire vient du plexus brachial, et se distribue aux muscles de l’épaule et du bras.

Les glandes axillaires sont des ganglions lymphatiques comme il en existe au voisinage de toutes les articulations. Ce sont de petits corps ronds que l’on sent rouler sous la peau dans le creux de l’aisselle: ce sont esr ui s’engorgent et se gonflent lorsqu’une inflammation se manifeste dans le bras ou dans la main. Souvent une coupure , une piqûre à la main suffisent pour enflammer ces glandes. L’absorption de quelques matières virulentes détermine également le gonflement de ces glandes , qui souvent donnent lieu à des abcès dont il a été parlé au mot Aisselle.

axis (anat.), s. m. Mot latin dérivé du mot grec axôn , axe, essieu. C’est le nom de la seconde vertèbre des côtes, parce quelle forme une sorte d’axe ou de pivot sur lequel se meut la tête.

Cet axe ou pivot est l’apophyse odontoïde qui est situé à la partie supérieure du corps de la vertèbre , et qui, ainsi que nous l’avons dit au mot Atlas sert à l’articulation de la tête. La structure de la deuxième vertèbre du cou présente quelque différence de conformation avec les autres vertèbres cervicales, mais ces détails ne présentent d’intérêt que pour les anatomistes. J. B.

axonge , (mat. méd.) s. f. Matière grasse retirée des membranes intérieures de certains animaux ,

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et principalement de celles du porc. Susscrofa. L.

L’axonge de porc , la seule actuellement usitée en médecine, est très-blanche, d’une consistance molle , mais qui l’est d’autant moins , cependant, qu’elle est plus récente et a été mieux préparée ; son odeur est faible, sa saveur douce et agréable. On l'obtient des parties graisseuses qui se trouvent sous les côtes du porc et enveloppent les reins et une partie des intestins ; on les coupe par tranches minces , après en avoir enlevé les plus fortes membranes ; on les malaxe dans l’eau, pour les priver , par ce lavage, d’un peu de sang qu’elles retiennent e t qui altérerait la blan cheur du produit; on les met dans une bassine étamée , sur un feu doux, après les avoir égouttées, et on chauffe en remuant continuellement jusqu’à ce que la masse fondue soit devenue claire et transparente; on coule alors à travers un linge serré. Lorsque l’axonge est refroidie , on la gratte pour la séparer du dépôt qui se forme au fond des vases où elle a été coulée, on la liquéfie de nouveau au bainmarie, et on remue de temps en temps, pendant le refroidissement, pour troubler la cristallisation qui s’opère alors , et éviter par ce moyen la formation de fissures qui laisseraient pénétrer l’air dans la masse et nuiraient à sa conservation. Ainsi préparée et placée dans un lieu sec et frais, l’axonge peut être gardée assez long-temps sans altération. Il n’en est pas de même de celle qu’on trouve dans le commerceront la couleur est souvent brunie par l’action d une chaleur peu ménagée , et qu’on blanchit ensuite , en interposant de l’air par une vive agitation , ou dans laquelle on mélange de l’eau pour en augmenter le poids. Cette dernière fraude est facile à reconnaître ; en faisant liquéfier l’axonge soupçonnée, l’eau se sépare et gagne le fond du vase dans lequel on opère.

L’axonge, comme toutes les matières grasses, est insoluble dans l’eau ; elle est soluble en trèspetite proportion dans l’alcool froid , et un peu plus dans l’alcool bouillant ; l’éther en dissout une grande proportion. Elle est formée, en presque totalité, de deux substances différentes ; l’une solide à la température ordinaire , possédant une consistance et un aspect analoguesàceux du suif, a reçu pour cette raison le nom de stéarine; l’autre ne se fige qu’à quelques degrés au-dessous de zéro , c’est Y oléine. On parvient à la séparer de la stéarine , au moyen de l’alcool bouillant , qui en dissout une plus grande quantité; mais le moyen le plus simple et le plus économique de le faire a été indiqué par M. Braconnot; il consiste à soumettre l’axonge à une pression forte et graduée, entre plusieurs feuilles de papier non collé. L’oléine s’imbibe dans le papier, et en répétant cette opération plusieurs fois , on obtient la stéarine à peu près pure ; l’oléine est ensuite retirée du papier par des lavages à l’alcool.

L’axonge est rarement employée seule pour l’usage médical; quelquefois, cependant, on en couvre légèrement la surface des cataplasmes , lorsqu’on veut défendre la peau du malade du contact trop immédiat de l’humidité; mais elle forme la base d’une foule de médicaments composés pour

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