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AZY

l’usage extérieur, soit qu’elle serve d’excipient à de simples mélanges d’extraits , de solutions salines, de poudres végétales ou minérales, pourformer des pommades; soit que, combinée aux huiles fixes ou volatiles, à la cire, aux résines, aux parties actives des cantharides, ou de certains végétaux, elle constitue des onguents. Elle est aussi une des notables parties constituantes des emplâtres , médicaments solides, dans lesquels ses éléments chimiques sont presque toujours profondément modifiés, et entre dans des combinaisons salines, connues sous le nom de savons métalliques. Des réactions chimiques , plus ou moins compliquées, ont lieu aussi dans les mélanges d’axonge et d’acide nitrique, d’axonge et de deuto - nitrate de mercure appelée pommade oxigênée et onguent citrin. Vée , membre de la société de pharmacie.

azotates. V. Nitrates.

azote ( chim .), s. m. (du grec a privatif, et de zôê vie, qui prive de la vie, qui est impropre à la vie). C’est un corps simple, gazeux, qui est un des éléments de l’air. L’azote ne se reconnaît, pour ainsi dire, qu’à ses propriétés négatives. Ainsi il est incolore, sans action sur l’eau de chaux et la teinture de tournesol, insoluble dans l’eau ; un de ses caractères distinctifs, c’est qu’il éteint les corps en combustion. Il entre dans la composition de l’air dans la proportion de 79, etl’oxigène pour 21 ; il paraît être le véhicule dans lequel est dissous l’oxigène afin qu’il ait moins d’action sur nos organes; car ce dernier gaz, quoique servant à entretenir la vie, ne pourrait être respiré à l’état de pureté. L’azote respiré seul détermine l’asphyxie et la mort, non par ses qualités malfaisantes, comme l’acide carbonique et l’hydrogène sulfuré, qui sout de vrais poisons gazeux, mais seulement par absence du principe propre à revivifier le sang. Comme combinaison chimique, l’azote avec l’oxigène forme divers acides, acide nitrique et acide nitreux ; il entre dans la composition de l’ammoniaque, enfin il est un des éléments les plus abondants qui entrent dans l’organisation des animaux qu’il sert même à caractériser; car on dit souvent, une matière azotée pour désigner une substance qui a quelques rapports avec les matières fournies par les animaux. Il existe dans un assez grand nombre de végétaux, mais ce corps y est en très-petite proportion. J. B.

azotique (Acide). Y. Nitrique.

azyme (pain;, c’est le pain à chanter.

azygos (anat.), s. f. (du grec a priv. et zijgos pair, impair. On désigne sous ce nom une veine qui sert à faire communiquer la veine cave inférieure avec la supérieure; elle est impaire et se trouve située partie dans le ventre et la poitrine. Cette veine est appliquée à la colonne vertébrale et au côté droit de l’artère aorte ; elle a pour fonction d’établir une communication entre les deux principales veines qui rapportent le sang de toutes les parties du corps aux cavités droites du cœur, et d’empêcher ainsi la stase du sang veineux dans les organes , si une cause quelconque venait à gêner le cours du sang dans l’une des deux veines caves. (V. Circulation.) Il existe une veine nommée petite azygos qui est voisine de celle que nous venons d’indiquer. J. B.

Bass ou baden (Eaux minérales de). Il existe plusieurs villes de ce nom qui possèdent des eaux minérales, ainsi que l’indique leur nom qui vient du latin balnea , les bains.

bade ou baden, en Suisse, est une petite ville trèspittoresque à quatre lieues de Zurich. Les bains sont à peu de distance de la ville sur les deux rives de la Limmat. Les sources sont au nombre de dix-neuf et fort abondantes. La plupart des principaux hôtels de la ville font venir des eaux de ces sources au moyen de conduits; d’autres ont des sources même. La température de ces eaux est élevée, et je l’ai trouvée, le 24 septembre 1852, de 48 degrés cent, à la source de la Limmat, et de 48 degrés cent, à la source Sainte-Vérine.

Cette eau est claire, transparente, onctueuse au toucher; sa saveur est sulfureuse saline, son odeur est sulfureuse. Les principes fixes qui entrent dans sa composition sont de 9 et un 6m0 pour 100 parties d’eau. Ils sont formés de muriates de soude et de magnésie, de sulfate de chaux et de magnésie et de carbonate de chaux, de magnésie et de manganèse. De plus, ces eaux contiennent de l’hydrogène sulfuré et de cette matière glaireuse que l’on trouve dans toutes les eaux sulfureuses et que l’on a nommée glairine ou barégine. Un chimiste allemand, qui a fait récemment l’analyse de ces eaux, y a trouvé, outre les substances que nous avons indiquées, des muriates de manganèse, du carbonate de fer et de l’acide carbonique.

Les eaux de Bade sont recommandées dans une foule d’affections; ainsi on les emploie, comme toutes les eaux thermales, dans les affections chroniques goutteuses, rhumatismales, les paralysies, les tumeurs blanches et les maladies des articulations. Celles-ci ont été recommandées spécialement dans les maladies vénériennes invétérées et surtout celles dans lesquelles on a fait un trop grand usage du mercure. On les emploie aussi contre les maladies de l’utérus, contre l’irrégularité des menstrues et la Stérilité. Enfin, comme toutes les eaux sulfureuses, on en fait usage contre les affections dartreuses anciennes. On a remarqué que ces eaux jouissaient d’une vertu spéciale pour guérir les affections causées par les émanations métalliques, telles que celles du mercure et du plomb, qualité commune à toutes les eaux sulfureuses. On emploie l’eau de la source Sainte -Verine contre la stérilité.

Ces eaux s’emploient en boisson, en bains, en douches et en affusions. En boisson on n’en prend jamais plus de six verres. Les bains se prolongent de une à trois heures. On en fait usage en douches

et en affusions. On est obligé de laisser refroidir l’eau des sources pour donner les bains. Il existe des vaporarium.

Les thermes de Bade ou Baden sont connus dès la plus haute antiquité, ils remontent au commencement de l’invasion romaine; Tacite parle de leurs eaux comme étant d’un usage fréquent et salutaire. En 1 420, lorsque l’on fit des fouilles et que l’on ouvrât de nouveau la principale source de la ville, on y trouva des statues de marbre et d’albâtre, des statuettes de divers métaux des Romains, d’Auguste, de Yespasien et de Décius; enfin les environs de la ville sont riches en débris enfouis sous le sol, qui attestent le séjour prolongé de l'ancienne civilisation romaine.

bade ou baden (Eaux minérales de), en Souabe. Bade est une ville du grand-duché de Bade, à huit lieues nord-est de Strasbourg. Les anciens nommaient cette ville Thermœ inferiores, pour la distinguer de celle dont nous venons de parler, et qui était dans le pays des Helvétiens. Bade était autrefois capitale d’un margraviat de ce nom dans le cercle de Souabe. La température des eaux de Bade varie entre 53 et 67 degrés centigrades. Le 28 septembre 1850, je l’ai trouvée de 65 degrés cent, au bassin du Vespsung ; elle est de 67 degrés cent, au griffon de cette source. Elles sont salines et contiennent du chlorure de sodium, ou muriate de soude, 20 grains par pinte, du muriate de magnésie et de chaux, du sulfate et du carbonate de chaux, du fer et de l’acide carbonique en petites proportions. Ces eaux sont surtout employées sous forme de bains, de douches et d’affusions; en boisson on prend de huit à dix verres par jour; souvent on y mêle 20 grains de sulfate et de carbonate de soude par verre que l’on désigne sous le nom de sel de Carlsbad. La source où l’on boit est la Trinquette\ elle a son robinet dans un vaste et magnifique bâtiment situé au milieu des jardins enchanteurs de cette belle résidence. Il existe un établissement de bains qui appartient à la ville ; mais la plupart des principaux hôtels ont des bains particuliers. Sur la place de la Colégiale et au-dessous du sol sont les restes des anciens bains romains.

On emploie les eaux de Bade dans les maladies goutteuses, dans les engorgements du foie, dans les flueurs blanches, les asthmes, les crampes de poitrine, etc. Un médecin allemand, Kolreuter, dit que la respiration de la vapeur de l’eau dans les cabinets où l’on prend les bains a souvent suffi pour donner de très -bons résultats, surtout dans les affections de poitrine.

bade ou baden (Eaux minérales de), en Autriche,

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