‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 119 sur 316 · BEU · texte numérisé non relu

BEU

noircit les dents, les corrode, et communique à la membrane interne delà bouche une couleur rouge vineuse. Le bétel qui est en usage dans toute la région intertropicale de l’Inde, est considérée comme un des plus puissants préservatifs que puissent employer les peuples de ces contrées pour combattre les dyssenteries et les fièvres graves, dont ils sont souvent menacés. J. B

bette, s. f. (Bot.), beta, L. Genre de plantes de la penlandriedigynie et de la famille des atriplicées. Nous ne parlerons ici que de la bette ordinaire ( beta vulgaris, L.), espèce herbacée et bisannuelle, commune en Europe, où la culture en a développé plusieurs variétés. Parmi celles-ci on doit remarquer la po'rée, appelée bletle dans certains pays; ses feuilles sont employées comme aliment, elles sont assez fades et contiennent peu de principes nutritifs; on les considère comme rafraîchissantes. Le principe émollient qu’elles renferment les fait servirde topiques dans le pansement des vésicatoires et de la gourme chez les enfants. On doit avoir alors la précaution d’écraser les côtes ou nervures des feuilles. Une autre variété, la carde poirée, est aussi employée comme aliment; mais on ne se sert que delà côte ou nervure médiane, qui est très-développée. Une troisième variété a tout à coup acquis dans ces derniers temps une grande importance; nous voulons parler de la betterave ; tout le monde connaît sa racine grosse et charnue, qui renferme environ dix pour cent de sucre, quoique dans les arts, on n’en retire que cinq et demi à six pour cent; ce sucre est entièrement identique au sucre de canne ( arundo saccharifera ) , et rivalise, comme on le sait, avec celui-ci pour l’approvisionnement de la France.

beurre ( hyg.), s. m. Le beurre est un mélange de diverses substances grasses, stéarine, oléine, butyrine et acide butyrique , qui se trouvent en suspension dans une liqueur blanche nommée lait , liqueur qui est sécrétée par les glandes mammaires des femelles des mammifères. C’est du lait de la vache qu’on retire ordinairement le beurre; mais son odeur, sa saveur, sa couleur, sa consistance varient à l’infini; ces variations tiennent non-seulement à la constitution et à l’état de santé de l’animal , mais encore à la nature des aliments dont il est nourri.

L’extraction du beurre comprend trois opérations, Y écrémage du lait, le battage de la crème et U nélaitage. L’écrémage, qui se fait douze heures après que la traite est faite en été , et au bout de vingt-quatre heures en hiver, consiste à placer le lait dans un lieu où la température est élevée de dix à douze degrés , à le laisser en repos ; la crème monte et on la sépare ensuite , soit par décantation , soit en l’enlevant de dessus la surface du liquide.

La crème étant séparée , on la met dans un vase de bois nommé baratte, et l’on bat promptement, et sans interruption jusqu’à ce que le beurre soit fait; le but qu’on se propose en battant la crème est d’agglomérer les globules de matière butyreuses en une seule masse qui est le beurre.

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