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BEN
chaleur du liquide dans lequel on les prépare.; car ces propriétés cessent de se manifester si l’on prend la tisane froide. La racine d’une plante du genre buglosse , l'anchusa tinctoria, sert à colorer en rouge diverses liqueurs ou préparations pharmaceutiques ; on la désigne ordinairement sous le nom d'orcanette. J. B.
BUGRANE OU ARRÈTE-BOEUF (bot.), S. f. (onOniS ÜV-
vensis ). C’est un petit arbrisseau de la famille des I légumineuses J., de la diadelphie décandrie L. On le j trouve en abondance dans les terrains secs et crayeux de toute l’Europe; la tige est haute d’un à deux pieds, rameuse et armée de piquants; ses fleurs sont violettes ; sa racine, qui est la partie dont on fait usage, est de la grosseur du doigt, longue quelquefois de cinq à six pieds, très-tenace et si enfoncée dans le sol, qu’on prétend qu’une touffe de cette plante peut arrêter une charrue; de là lui est venu son nom d’arrête-bœuf. Celte racine est brune en dehors, blanche à l’intérieur , son odeur et sa saveur n’ont rien de bien remarquable. On prétend que cette plante est apéritive et diurétique; Galien est le premier qui l’ait désignée pour ces propriétés. Quoique sa vertu soit peu marquée, on l’emploie encore aujourd’hui dans les hydropisies et les maladies du foie; sa dose est de 15 à 50 grammes pour une pinte d’eau; elle fait partie des cinq racines apéritives. J. B.
buis (bot) s. m. ( buxus simpervirens) . Famille des euphorbiacées J. Monoécie tétrandrie L. Tout le monde connaît cet arbrisseau que l’on rencontre dans les jardins; cette plante est originaire du nord de l’Asie et du midi de l’Europe où elle est arborescente ; ses feuilles, lorsqu’on les frotte dans les mains, répandent un odeur vireuse ; on a essayé de les employer comme purgatif, et on les a ordonnées à la dose de 30 à 45 gram. en décoction dans l’eau ; la saveur extrêmement désagréable de cette boisson fait que les malades répugnent à la prendre. Le bois et la racine de buis sont employés comme sudorifiques, et ils paraissent jouir des mêmes propriétés que le gayac ; la dose à laquelle on les emploie est de 30 à 45 gram., réduite en poudre au moyen de la râpe, l’on fait bouillir dans un litre d’eau jusqu’à réduction d’un tiers. Les feuilles du buis sont aussi employées corrtme propres à remplacer le houblon dans la fabrication de la bière; mais leurs propriétés purgatives doivent empêcher de les mettre en usage; c’est une fraude qu’il appartient à l’autorité de réprimer. J. B.
bulbe. Y. au Supplément.
bulle (path.) , s. f Ampoule, petite tumeur superficielle , du volume d’un pois à celui d’un œuf, formée par un liquide clair ou légèrement trouble, qui soulève l’épiderme; elle diffère de la vésicule par son volume qui est plus considérable et de la plûyctène par la forme plus exactement arrondie de sa base. L’ampoule qui résulte de l’action d’un vésicatoire sur la peau peut au reste donner une idée de la bulle. On l’observe principalement dans la maladie connue sous le nom de pemphigus.
bussang (eaux minérales de). Bussang est un village situé dans le département des Vosges à dix lieues de Plombières, à huit lieues de Remiremont et sept ou huit lieues de Bourbonne-les-Bains. L’eau, qui jaillit de cinq sources différentes, est froide, très-claire et pétillante; elle a un goût piquant et fait sauter le bouchon comme le vin de Champagne; sous ce rapport elle se rapproche de l’eau de Seltz , à laquelle elle ressemble d’ailleurs pour la composition; en effet l’analyse y a indiqué la présence d’une grande quantité d’acide carbonique, accompagnée de carbonate de sulfate et de muriatede chaux, de carbonate de soude, de sulfate de magnésie et d’oxyde de fer en moindre quantité. On ne se rend pas à Bussang pour prendre les eaux, on les transporte le plus souvent à Plombières et à Bourbonne où les baigneurs en font un grand usage. Il en existe également plusieurs dépôts à Paris.
Ces eaux ne sont employées qu’en boisson; on les conseille dans certaines affections chroniques de l’estomac avec difficulté dans les digestions, dans les cas de flueurs blanches, d’engorgements des viscères du bas-ventre, etc. Mais on les a surtout vantées contrelagravelleetles affections calcul euses des reins et de la vessie. On les prend à la dose de trois à quatre verres qu’on augmente graduellement. Leur saveur n’étant pas désagréable , on peut s’en servir comme de boisson habituelle pendant le répas et les mêler même avec du vin , qui acquiert alors un goût piquant qui plaît à beaucoup de personnes. J. B.
BUSSERQLE. V. U Va UVSÎ.
BUXiNE. V. au Suppl ., et non Buxène.
benjoin. Ce mot ayant échappé à l’imprimerie lors de la mise en payes, nous avons élé forcés, pour ne pas rester incomplets, de le transporter ici à la fin de la lettre B.
benjoin, (mat. méd.) s. m. ( Benzoëscu Balsamum bcnzoës. On lui a aussi donné les noms de Belzoë, Belzoïm, Belzoinum , Benzoinum, Asa vel Assa dulcis). Suc résineux qui découle par incisions du styrax-benzoin de Dryander, Décandrie monogynie; L. Famille des ébénacées.
Cet arbre croît aux Indes orientales , particulièrement à Sumatra, à Java et dans le royaume de Siam. On le trouve également, d’après Mutis, aux environs de Santa-Fé-de-Bogota , et dans plusieurs autres lieux de la Colombie (Amérique méridionale). Il paraît que l’on pourrait encore se procurer le produit balsamique, que l’on retire de cet arbre, de quelques autres espèces végétales; mais, comme on n’en obtiendrait qu’une très - petite quantité comparativement à celle que fournit le styrax benzoin , il est arrivé que ce dernier est le seul qui soit véritablement exploité dans ce but, puisqu'il est le seul qui jusqu’à présent ait pu l’être avec profit.
On connaît deux qualités de cette substance dans le commerce :
1° benjoin amygdaloïde ( Benzoë amygdaloïdes). Il est en masses solides, irrégulières, rougeâtres, au milieu desquelles on distingue des parties blanches, sous forme de larmes ovoïdes ou d’amandes en morceaux, d’où lui est venu l’épithète (ï amygdaloïde. Sa cassure est brillante. C’est l’espèce la plus estimée.
BEN
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2° BENJOIN EN SORTE OU COMMUN ( Benzoë COm-
munis). Cette variété du benjoin des officines est d’une couleur brun rougeâtre , plus foncée que la précédente. On n’y remarque point d’agrégats lacrymiformes , ce qui fait que sa cassure , quand il ne renferme pas trop d’impuretés , est d’une teinte à peu près uniforme.
Le benjoin laisse exhaler une odeur on ne peut plus suave. Sa saveur, d’abord douceâtre et nullement désagréable , finit par devenir chaude , irritante , âcre.
Placé au premier rang parmi les baumes naturels., ce suc concret est un des plus délicieux parfums dont on puisse faire usage. Mêlé avec A charbon , on s’en sert pour fabriquer des îrochisques ou clous fumants , qu’on fait brûler dans les appartements. Dissous dans l’alcool et versé par gouttes dans un verre d’eau , il constitue le cosmétique appelé lait virginal. C’est lui qui forme la base des fameuses pastilles du sérail , dont on a fait dans un temps des colliers et autres bijoux. Le benjoin entre dans la composition de plusieurs médicaments qu’on a décorés de titres ridiculement ambitieux, tels sont : le baume anti-apoplectique , l'eau générale , V emplâtre stomacal, les tablettes anti- asthmatiques , béchiques, etc.
Maintenant, si nous jetons un coup d’œil rapide sur la nature des propriétés actives üe cette substance médicinale , il nous sera aisé de constater que le benjoin, et son acide jadis désigné par l’expression figurée de fleurs de benjoin, Flores benzoës , possèdent une force excitante très-énergique , qui est la source réelle, et peut-être unique, des différentes vertus curatives qu’on a attribuées à ces matières. C’est ainsi qu’on qualifie cette force d’incisive , d’expectorante , lorsqu’elle agit sur les organes de la respiration et qu’elle les aide à se débarrasser des mucosités qui les surchargent.
Si, au lieu des poumons , ce sont les exhalants cutanés qui ressentent davantage sa puissance, on dit alors qu’elle est diaphorélique ou sudorifique. Mais il n’est pas également facile de déterminer , avec certitude , le caractère de l’action antispasmodique que la plupart des auteurs s’accordent à reconnaître à cet agent pharmacologique. Et , en effet, cette action est-elle dépendante de la propriété stimulante générale, ou bien est-elle une faculté qui lui soit spéciale et inhérente? C’est ce que l’état présent de la science ne permet pas de décider.
Les substances dont nous traitons ont été beaucoup plus usitées dans le pratique médicale de nos devanciers , qu’elles ne le sont de nos jours actuels. Schwilgué a plusieurs fois administré le baume benjoin à l’approche des accès de fièvre intermittente tierce; mais comme nous avons à notre disposition une foule de moyens bien préférables pour triompher du phénomène de la périodicité, l’exemple donné par ce médecin n’a guère eu d’imitateurs. Le sirop et la teinture qu’on prépare avec cette matière ont été et sont encore employés , quoique moins fréquemment qu’autrefois. On a aussi conseillé de faire respirer la vapeur balsamique , qui s’élève quand on projette une pincée de poudre de benjoin sur des charbons incandescents , dans les toux pituiteuses, dans les catarrhes chroniques, dans l’asthme humide, les phlhisies muqueuses, etc.; et l’on a tellement exagéré son efficacité contre ces maladies, que l’on s’est cru en droit de lui imposer le nom si emphatique de baume du poumon! On imprègne souvent encore de cette fumée des morceaux de flanelle , avec lesquels on recommande de faire des frictions sur les tumeurs indolentes et sur tous les endroits du corps qui ont besoin d’être stimulés.
F. E. Plisson.
cabaret [bot.etmat. méd.)s m.Azaret, nard sauvage, oreille d'homme; ( azarum europceum) décandrie , monogynie L. famille des aristoloches J. Petite plante herbacée, vivace, à feuilles réniformes , à fleurs solitaires et axillaires ; elle croit dans les lieux ombragés de la France.
On emploie en médecine sa feuille et sa racine; cette dernière consiste en une petite souche horizontale, d’un blanc grisâtre , d’où partent des fibrilles rameuses et ténues. Ce médicament indigène très-précieux, et qui n’est peut-être pas assez employé , peut très-bien remplacer l’ipécacuanha ; la poudre de sa racine ou de ses feuilles provoque eu effet le vomissement à la dose de 1 gramme et demi à 2 gr. pris dans un ou deux verres d’eau tiède. On peut préparer aussi une potion à la fois purgative et vomitive, en faisant macérer pendant douze heures dans un verre d’eau ou de vin blanc, six feuilles fraîches de cabaret ou un demi-gros de la racine concassée; on édulcore convenablement avec du sucre ou du miel et on prend la boisson en une seule dose.
Cette plante a une autre propriété encore plus connue, c’est celle de provoquer l’éternuement; aussi sa poudre entre- t-elle dans la plupart des mélanges proposés pour remplacer le tabac.
cacao (bot. et mat. méd.), s. m. ( Amygdala theobroma sive semen cacao). Ce sont les semences, en forme d’amandes , renfermées dans le fruit du cacaoyer ou cacaotier, Theobroma cacao. Polyadelphie pentandrie L. Famille des Byttnériacées , démembrée de celle des malvacées de Jussieu.
Le nom mexicain de cet arbre, dont nous n’avons retenu que la première partie , est Cacaoquahuitl. Quant à l’épithète de Theobroma qui lui a été si justement donnée par Linné, elle est formée de deux mots grecs: Theos, Dieu , et brôma, nourriture. Sucrée et aromatisée, cette graine précieuse est, en effet, sous le double rapport delà saveur et des qualités nourrissantes, le véritable aliment des dieux, a On a cherché , dit le spirituel auteur de la Physiologie du Goût, 2<= édit., p. 241, une cause à cette qualification emphatique : les'
uns l’attribuent à ce que ce savant aimait passionnément le chocolat ; les autres à l’envie qu’il avait de plaire à son confesseur; d’autres enfin à sa galanterie, en ce que c’est une reine qui en avait la première introduit l’usage.
Le cacoyer croît de préférence dans les terrains humides, dans les vallées chaudes et profondes des deux Amériques , sous la zône torride , particulièrement dans les régions méridionales du Mexique, dans le Guatimala, dans la Colombie, dans la partie septentrionale du Pérou , dans les Guyanes, au nord du Brésil et aux Antilles, où il est devenu l’objet d’une culture très-étendue. Ce n’est que dans la seconde moitié du dix- septième siècle que nos colons commencèrent à prendre soin de cet arbre, que d’Acosta cultiva le premier, en 1664, à la Guadeloupe. Un illustre et savant voyageur fait observer, à ce sujet, que plus la culture d’un pays augmente, que plus les forêts diminuent, que plus le climat et le sol deviennent secs, moins aussi les plantations de cacao réussissent, ce qui fait qu’elles sont devenues moins nombreuses dans la province de Caracas , tandis qu’elles augmentent rapidement dans les régions plus orientales de la Nueva-Barcelona et de Cumana, et surtout dans la contrée boisée et humide, située entre Curiaco et le golfe Triste. (V. les Tableaux de la Nature, de M. Humboldt.)
Délicat, élégant, droit, gros comme la cuisse, de texture lâche et poreuse , le cacaoyer est susceptible d’atteindre jusqu’à trente et quarante pieds d’élévation, quoi qu’en aient dit certains écrivains qui ne lui donnent que cinq à six pieds de haut , et qui sûrement n’avaient vu que ceux de nos serres-chaudes. L’écorce qui recouvre le tronc est rugueuse , brunâtre , plus ou moins foncée. Ses grandes et belles feuilles, d’abord de couleur rouge -pâle, puis d’un magnifique vert; ses jolies petites fleurs, rapprochées en faisceaux ou bouquets de cinq à six et d’un rouge plus prononcé que celui des feuilles naissantes , sont, ainsi que les fruits qui leur succèdent, d’un aspect extrêmement agréable. Ces fruits entiers ont une forme allongée et cylindrique, à peu près comme notre concombre, mais avec d.as extrémités plus coniques; ils sont tuberculeux et relevés
CAC
CAC
d’une dizaine de côtes peu saillantes. La teinte verte, qu’ils présentent dans les premiers temps de leur développement, change avec les progrès de la maturité; ils prennent alors, selon la variété de l’arbre qui les porte , tantôt une couleur rouge plus ou moins intense, tantôt une jaune tachetée de rouge, tantôt une nuance jaune parfaitement uniforme comme on le remarque en particulier sur les cacaoyers de Saint-Domingue. L’intérieur de ces fruits, dont les parois, épaisses de trois à quatre lignes, finissent par devenir ligneuses, est divisé en cinq loges remplies d’une pulpe blanchâtre et aigrelette , au milieu de laquelle se trouvent empilées, sur cinq rangs, vingt à quarante graines ovoïdes , violacées , polies , luisantes à l’extérieur, très-brunes intérieurement. Ces graines sont précisément ce que nous désignons sous la dénomination usuelle de cacao. Le P. Labat assure qifun cacaoyer en plein rapport donne jusqu’à cent cinquante livres de semences (Nouv. Voyag. t- VI , p.408). Desséchées et privées de leur germe , ces graines n’éprouvent plus aucune altération : aussi servaient-elles de petite monnaie chez les anciens Mexicains.
On connaît dans le commerce plusieurs sortes de cacao; les deux principales sont :
1° Le cacao caraque, ou plutôt de Caracas ou Caraccas (Colombie). 11 est de la grosseur d’une fève de marais et recouvert d’un épiderme do couleur brun grisâtre terne. Celte enveloppe se sépare facilement de l’amande, qui est un peu friable et de saveur amarescenle. Il n'est pas rare qu’il sente quelque peu le moisi , parce qu’on est dans l’habitude, avant de le mettre dans la circulation, de l’enfouir sous terre durant un mois et quelquefois plus, afin d’adoucir son acrimonie naturelle. C’est le cacao le plus estimé en France et en Espagne. Les marchands le distinguent en gros et en petit caraque.
2» Le cacao des îles (Antilles). Ce cacao est réniforme, plus petit, plus aplati et plus amer que le caraque. Sa couleur aussi tire davantage sur le rouge, soit extérieurement, soit intérieurement; son épiderme ou cuticule est comme papyracé et beaucoup moins chagriné que dans l’espèce précédente. Ce cacao contient plus de matière grasse que l’autre ; son amertume est agréable , quoique mêlé d’un petit goût légèrement âcre. C’est l’espèce la moins chère et la plus recherchée en Allemagne et dans le nord de l’Europe. De même que pour le caraque, on trouve dans les boutiques du gros et du petit cacao des îles.
Les autres variétés du commerce sont: les cacaos de Nicaragua (Guatimala), de Guayaquil (Colombie ), de Slrabroek , de Berbice , de Paramari bo, autrement dit Surinam; de Cayenne (Guyane), de Maranham et mieux Maranhao (Brésil) et non Maragnan, comme disent ceux qui le vendent. Toutes ces espèces , comme on le voit , sont ainsi nommées des lieux d’où elles nous sont envoyées.
On prescrit quelquefois le cacao simplement concassé, en décoction sucrée dans du lait ou de l’eau d’orge , aux sujets qui ont l’estomac délicat, la poitrine échauffée, aux jeunes enfants, aux femmes nerveuses, irritables. Celte boisson .aro-
matisée avec une cuillerée à café d’eau de fleur d’oranger, est assez agréable et convient également aux personnes qui relèvent de maladie. On emploie encore de la même manière les épluchures ou enveloppes, que le grillage détache de ces semences.
Les pharmaciens , les droguistes ou les choco latiers retirent du cacao , pour les besoins de la médecine, une huile concrète qu’on a improprement appelée beurre de cacao. Cette huile est fréquemment sophistiquée dans le commerce. La fraude la plus ordinaire est celle qui consiste à la mélanger avec une certaine quantité de suif ou de moelle de bœuf; mais cette adultération se reconnaît aisément, d’abcrd, à ce que ce beurre falsifié contracte assez promptement une odeur rance que n’a pas celui qui est pur; sa saveur aussi indique qu’une substance étrangère y a été introduite. On peut encore, par une dissolution dans l’éther, déceler cette cupidité mercantile. Le beurre de cacao, beaucoup plus employé autrefois qu’il ne l’est actuellement, peut s’administrer eu émulsion ou sous forme de crème , de pilules, de bols, de tablettes, etc. On le fait entrer pareillement dans les liniments émollients, et dans les pommades analogues; mais l’usage s’en est fort restreint depuis le commencement de ce siècle. L’on s’en sert le plus souvent pour préparer des suppositoires qui sont très-propres à calmer les douleurs que causent les hémori hoïdes, et c’est à peu près à ce seul objet que se borne à présent son emploi comme médicament. C’est un cosmétique parfaitement innocent et dont nous conseillons volontiers l’usage aux femmes qui ont le teint sec, aride, boutonné, qui sont sujettes à des éruptions âcres, à des gerçures aux lèvres, aux mamelles , etc. C’est, sans contredit , le meilleur des adoucissants auxquels elles puissent avoir recours pour se rendre la peau unie, douce, souple et polie, sans qu’il y paraisse rien de gras ni de luisant, comme le font la plupart des pommades proposées à cet effet.
Personne n’ignore que c’est avec les graines du cacaoyer cultivé que l’on prépare le chocolat, dont on fait partout aujourd’hui une si grande consommation ( V. ce mot ).
F. E. Plisson.
cachexies(p«£A.), s. f. (dugr . cacos, mauvaiset àeexis, disposition, habitude du corps). On désigne sous ce nom un état dans lequel on suppose que la ! santé est profondément altérée par une cause spéciale ; les médecins humoristes surtout admeti taient un assez grand nombre de cachexies et ils i les avaient groupées sous le nom générique d’af- 1 feclions cachectiques ; ou se sert encore quelquej fois de ce mot pour désigner une affection géuéj ralequia occasionné de graves désordres, ainsi on dit une cachexie vénérienne, scorbutique , scrofuleuse, cancéreuse. Souvent ce mot est remplacé ! par celui de diathèse, qui a une signification analogue. J. B.
cachou [mat. méd.J , s. m. Extrait préparé avec le bois et les gousses fraîches du mimosa catechu, plante des Indes orientales. Assez longtemps on a