CAV
forme, en le mêlant avec l’axonge, une pommade dite de Gondret : appliquée sur la peau, elle peut, suivant la dose et la durée de l'application, déterminer la rubéfaction, la vésication et même la cautérisation : pour produire ce dernier effet, il suffit d’en placer sur la peau une couche de moins d’une ligne d’épaisseur et d’attendre un quart d’heure au plus. 3° La potasse caustique et le caustique de Vienne ; ils servent à former les cautères, à ouvrir les bubons ramollis ; nous avons indiqué au mot cautère la manière de s’en servir. 4° Le nitrate d'argent fondu ou pierre infernal; cet agent est très-souvent employé pour réprimer les bourgeons charnus qui s’élèvent trop dans une plaie, pour modifier, en changeant le mode d’irritation, la surface de certains chancres ou ulcères. M. le professeur Afibert l’employait fréquemment pour cautériser légèrement les parties de la peau couvertes de la dartre squammeuse humide (dartre vive). Ce caustique a l’avantage de ne jamais déterminer de cicatrice; on sait qu’il laisse sur la peau une tache noire qui disparaît au bout de huit à dix jours. 5° Le beurre d' antimoine, le nitrate acide de mercure, divers acides minéraux , nitrique, sulfurique, etc. Ces substances sont liquides et détruisent profondément les tissus; nous renvoyons, au reste, à chacun de ces mots pour plus de détails; voyez aussi les mots Zinc (Chlorure de), Arsenic, etc. Cette dernière substance fait la base de la pâte de Bousselot , dont on se sert pour détruire de petites tumeurs cancéreuses.
Ces différents caustiques ne sont pas employés indifféremment; ils ont chacun une manière d’agir particulière qui règle leur application dans telle et telle circonstance. En parlant des maladies qui exigent leur emploi, nous aurons soin d’indiquer les caustiques qui conviennent ; nous dirons seulement ici, d’une manière géuérale, que leurs effets principaux sont de déterminer de la douleur, de l’inflammation et l’afflux des liquides vers la partie cautérisée. Tantôt on les emploie comme révulsifs, surtout dans le traitement des affections chroniques, tantôt ils servent seulement à irriter ou détruire certains tissus indolents, dangereux ou dégénérés. Dans quelques cas la cautérisation est employée pour arrêter une hémorrhagie; elle agit alors en déterminant la formation d’une petite escarre sur le vaisseau qui fournit le sang. Lorsque l’on se sert , pour cautériser, d’agents chimiques qui peuvent agir comme poison, comme par exemple l’arsenic, il faut avoir égard à la propriété absorbaute des tissus et se tenir en garde contre les symptômes d’empoisonnement qui pourraient survenir et qu’on a plus d’une fois observés.
J. P. Beaude.
caverne ( Path .), s. f. Nom donné aux cavités qui se forment dans les poumonsà la suite de la sup- ! purationou de la fonte des tubercules. (Y. Phthisie.)
caverneux ( anut .), adj. Qui renferme de petites cavités, de petites cavernes ; il y a un sinus caverneux à la dure-mère, qui est une des enveloppes du cerveau; on nomme corps caverneux deux organes formés d’un lacis veineux qui servent à l’érection de la verge. J. B.
caves (veines) ( anat .), s. f. On sait que le sang, après avoir été porté dans toutes les parties du