‹ Dictionnaire de médecine usuelle (volume 2)Chapitre 144 sur 316 · CEL · texte numérisé non relu

CEL

ceinture ( Thérap .), S. f. Nom donné à une bande d’étoffe ou à une espèce de bandage destiné à entourer la partie inférieure du tronc ; les ceintures hypogastriques , qui s’appliquent sur la partie inférieure du ventre, sont aujourd’hui fort employées dans le déplacement de la matrice. ( Voyez ce mot.)

céi.er.1 (Bot.) , s. m. ( Apium graveolens). Famille des ombellifères. Cette plante est originaire du midi de la France, mais on la trouve çà et là vers le nord dans des terres riches en sel marin. Dans les pays chauds, à l’état sauvage, elle est très-aromatique, mais la culture a modifié ses propriétés et diminué la quantité d’arome. On mange le bas des feuilles et les tiges du céleri, ainsi que la racine développée par la culture et connue sous le nom de céleri-rave. Cette plante est légèrement excitante et diurétique, mais ses propriétés sont loin d’être aussi énergiques qu’on l’avait cru; le céleri cultivé surtout peut être mangé impunément par les personnes les plus impressionnables. L’odeur fortement vireuse et aromatique qu’il dégage lorsqu’on le recueille à l’état sauvage, indique des propriétés plus énergiques, mais la médecine moderne n’en fait plus usage et on l’a remplacé par d’autres ombellifères qui sont encore plus excitantes, telles que le fenouil, l’anis, etc. M. Ringeis, pharmacien à Munich , a obtenu de la plante fraîche un suc tout à fait analogue à la manne qui s’écoule du frêne à fleurs; cette découverte pourrait être utilisée avec avantage. Ms.

céliaque (Anal.). Voyes Cœliaque.

CELLULAIRE OU CELLULEUX (TÎSSU), adj, m. ( ana t. et path.) C’est le canevas général de tout organisme. La première trace de l’être organisé , que des évolutions successives doivent amener à un état complexe de composition, est une goutte d’un liquide ayant en lui tendance à devenir cellulosité. La cellulosité est le premier indice et le caractère le plus général de la condition orga nique de la matière. Le plus simple des végétaux et des animaux n’est qu’une cellulosité animée. Dans les organismes où la diversité et la multiplicité des organes sont le plus prononcées , tout peut se réduire par la pensée et par l’analyse à une trame celluleuse dans l’épaisseur de laquelle se sont formés des dépôts de matières diverses , comme de la substance fibrineuse , nerveuse, osseuse, et de configurations très-variées : celles affectées par les muscles, les organes nerveux, les os , etc. Les canaux dans lesquels circulent le sang, la lymphe et les produits sécrétés, ne sont que des lacunes de cette cellulosité qui, condensée et pénétrée de substance fibro - cartilagineuse, en forme les parois. Les cavités séreuses sont des cellules de grande dimension entre les organes. Le tissu cellulaire apparaît simple et pur pour leur servir de lien aux instruments de l’organisme ; il forme autour de chacun d’entre eux une sorte d’atmosphère qui les isole dans certaines limites, et les unit, sous un autre rap-

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