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Le suc laiteux quelaissetluer l’Euphorbe d’Afrique ou de l'Inde, soit naturellement, soit artiticiellcmenl, forme, par son épaississement et la dessication à l’air, la substance gommo-résineuse, ou mieux, céro-résineuse, connue sous le nom d’Eupliorbe euphorbium. Il s’offre sous la forme de larmes irrégulières souvent perforées, indice de la présence des épines ; sa couleur est roussâtre à l’extérieur et blanchâtre intérieurement; son odeur est nulle ou presque nulle; elle est, attendu son extrême énergie, plus employée dans la médecine vétérinaire que dans la médecine humaine : c’est un des pius violents purgatifs diasliques. Appliqué à l’extérieur , il produit une vive rubéfaction et agit quelquefois comme vésicant; c’est un puissant sternulatoire, aussi sa réduction en poudre nécessile-l-elle certaines précautions indispensables de la part de ceux qui l’effectuent.
11 résulte des expériences du savant auteur du Traitédes Poisons : 1° que l’Euphorbe exerce une action locale très intense, susceptible de déterminer une vive inflammation; que ses effets meurtriers dépendent de l’irritation sympathique du système nerveux, plutôt que de son absorption; qu’il paraît agir sur l’homme comme sur les chiens.
L’Euphoree épurge, ou catapucie des pharmacies, Euphorbia lathyris , comme ceux dont nous alions parler, diffère du précédent en ce qu’il est indigène et muni de feuilles. Ses caractères principaux sont d’avoir des (leurs jaunâtres en ombelle au sommet de la lige, et tixées sur des pédoncules quadrifules ; des feuilles alongées, lancéolées opposées, disposées eu croix; un fruit capsulaire sous-arrondi assez gros, renfermant un assez grand nombre de semences ovales obtuses, du volume d’une semence de chanvre; une tige droite, épaisse, fistuleuse, s’élevant à la hajuieur de deux à trois pieds; toute la plante est glauque. L’Euphorbe épurge croît naturellement autour des villages: on le cultive dans les jardins pour l’usage médical. Les parties usitées sont les feuilles et les graines : celles-ci ont été employées avec succès contre Phydropisie ; elles fournissent, par l’expression et le traitement par l’alcool ou l’éther, une huile assez abondante, éminemment purgative, qu’on ne doit administrer qu’avec les plus grandes précautions ; la dose est de quatre à huit gouttes, suivant l’âge et la force du malade. Celle huile est sans odeur et peut i onséquemment remplacer avec avantage l’huile de croton tiglium qu’on trouve si rarement pure dans le commerce. Comme elle s’altère facilement, on doit l’extraire par petites portions et la priver surtout du contact de l’air.
L’Euphorbe cyparisse, Euphorbia cyparissa, se distingue des autres 'par ses fleurs jaunâtres, terminales en ombelles, presque globuleuses; ses feuilles linéaires étroites, nombreuses, et très rapprochées; son fruit capsulaire, granuleux à la surlace, sa lige droite, glabre, dénudée à la base, haute de sept à dix pouces. Cette petite plante çroît dans les lieux secs et arides ; les animaux
l'évitent et la repoussent, sut tout lorsqu’elle est entièrement développée. Toutes les parties de la piaule sont â^res, mais la racine, si l’on en croit RL Delongchamps, est émétique, et peut dans quelques circonstances être administrée comme succédané de l’ipécacuanha. Cette propriété se remarque au reste dans presque toutes les racines d’Ëupliorbes.
L’Euphorbe réveille-matin, Euphorbia peplus, est remarquable par l’involucre de ses fleurs, qui est bordé de disques glanduleux, ses feuilles entières ovales, rétrécies en pétioles, bifurquées et’ di-qiosées en ombelles, sa lige droite, rameuse, et haute tout au plus de huit a dix pouces. Celte plante est très commune dans les lieux cultivés, surtout lorsqu’ils sont humides. Elle doit son nom à la propriété qu’à sou suc de produire une rubéfaction assez intense et une vive démangeaison, lorsqu’après l’avoir touchée ou sarclée, par exemple, les jardiniers ou les cultivateurs portent par inattention leur main à leurs yeux. Son suc est si actif qu’on l’applique sur les verrues, les poireaux elles cors, qu’il fait quelquefois disparaître. Sa racine est aussi réputée vomitive.
COUVERCHEL,
Membre de l’Académie de médecine et delà Société de pharmacie.
évacuant [mat. méd.), adj. (Y. Purgatifs , Laxatifs).
évanouissement ( path.), s. m.(V. Syncope).
ev aux (Eaux minérales d’ï. Evaux est une petite ville du département de la Creuse , située à dix lieues de Guéret et chef lieu de canton dans l’arrondissement d’Aubusson; sa population est 2,450 habitants. Les bains d’Evaux, quoique oubliés depuis des siècles , paraissent avoir été d’une assez grande importance dans l’antiquité : les ruines romaines que l’on observe autour des sources, et les débris de marbres qui revêtaient les vastes piscines dont on a retrouvé la jdace, indiquent que ce luxe avait dû être proportionné à la réputation de ces sources thermales; quoi qu’il en soit, l’histoire ne fait pas plus mention de ces bains que de presque tous ceux qui existaient dans le midi de la Gaule, et dont l’existence nous est révélée chaque jour par de somptueux debris. Cependant l’usage de ces eaux s’elait conservé par la tradition, et les habitants des pays voisins venaient prendre des bains thermaux à Evaux, où il existe deux sources : celle dite le puilsde César, dont la température est de 49 degrés centigrades, et celle qui est nommée la petite source, dont la température est de 36 degrés.
Les eaux d’Evaux sont limpides, d’un goût fade et de lessive; elles contiennent de l’acide carbonique, du bi-carbonale de soude, des carbonates de chaux et de magnésie, du sulfate de soude, de l’hydrochlorale de soude , de la silice et une matière organique. Ces eaux se prennent en boissons, en bains et douches. En boissons les eaux d’Evaux pourraient avoir des propriétés
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