‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 116 sur 298 · PILE DE VOLT A , PILE GALVANIÇUE · texte numérisé non relu

PILE DE VOLT A , PILE GALVANIÇUE

{V. Galvanisme.)

pileux (Système) ( anat .), s. m. On désigne sous ce nom l’ensemble de tous les poils qui existent à la surface du corps ; ces poils varient de forme et de longueur, suivant les régions du corps qu’ils occupent. A la tête, où ils ont le plus de développement et de longueur, on les nomme cheveux; à la partie inférieure et latérale de la face , on les nomme barbe ; au bord libre des paupières , ils reçoivent le nom de cils; à l’arcade orbitaire le nom de sourcils ; dans toutes les autres parties du corps, on les désigne sous le nom générique de poils. Les ouvertures naturelles, telles queles narines, les oreilles, le mamelon, l’anus, sont garnies de poils autour de leurs circonférences ; les poils existent aussi en quantités assez considérables et doués d’une certaine longueur, sous les aisselles, au pubis dans les deux sexes, au scrotum chez l’homme, et aux grandes lèvres chez la femme. Chez certains sujets, et surtout chez l’homme, les poils occupent une partie de la région comprise entre le pubis et 1 ombilic ; ils couvrent souvent la partie antérieure de la poitrine, la région postérieure des omoplates, la face dorsale des extrémités supérieures, et la face antérieure des extrémités inférieures ; on a vu les poils de ces régions, surtout ceux de la poitrine, acquérir souvent une longueur de plus de deux pouces. Toutes les autres parties du corps, à l’exception de la face des paupières , de la face dorsale des deuxième et troisième phalanges des doigts, de la paume des mains et de la plante des pieds, sont couvertes d’une espèce de duvet que l’on nomme poils follets.

Ainsi qu’il est facile de s’en convaincre par la

seule inspection, les poils présentent des caractères particuliers , suivant les régions qu’ils occupent : longs et souples à la tête, souvent lisses et brillants, ils sont plus courts, plus durs, plus rudes au visage, et la barbe ne présente jamais l’aspect lisse et brillant des cheveux ; les cils sont courts, roides et légèrement courbés; les sourdis courts et moins rudes que la barbe. Les poils des autres parties du corps se rapprochent plus par leur aspect de la barbe que des cheveux ; ils sont plus ou paoins frisés, et ils sont moins nombreux sur une surface donnée qu’à la tête et au visage.

Les poils et les cheveux présentent aussi des aspects divers, suivant les races et leurs diverses variétés : ils sont blond.-; et lisses chez les peuples du Nord, rouges et souve, ;L frisés dans les races germaines, noirs et rudes chez les peuples méridionaux, crépus et noirs dansla race nègre, noirs et lisses dans la race américaine. Ces différences, sur lesquelles nous pourrions nous étendre davantage, seront reproduites avec les autres caractères distinctifs des diverses branches de l’espèce humaine, au mot Races humaines.

Les divers aspects que présentent les poils ont pour cause la variété de leur structure intime, sur laquelle nous allons dire quelques mots.

Tous les poils sont composés de deux parties, le bulbe ou la racine, et la tige : le bulbe est cette partie renflée, blanchâtre, qui vient plus ou moins complètement avec l’extrémité du poil lorsqu’il est arraché ; la tige est toute la portion qui fait saillie hors du bulbe et sort de la peau ; elle varie de longueur ainsi que nous l’avons déjà dit. Le bulbe est logé dans un enfoncement de la peau qui a reçu le nom de follicule, et qui est une espèce de dépression du derme, plus large vers son fond que vers l’ouverture qui est rétrécie ; il est enveloppé d’une membrane mince contenant la pulpe du poil , qui , sous le nom de substance médullaire, pénètre dans la cavité du poil lui-même ; cette substance se prolonge un peu sur la tige du poil ; l’extrémité de la tige du poil dans le bulbe s’écarte et forme un renflement qui a reçu le nom de bouton du poil. La tige, qui est le poil proprement dit, représente un tube dont l’extérieur est formé par une substance cornée que l’on a nommée corticale, et doi t l’intérieur est rempli par une espèce de moelle nommée substance médullaire, qui, ainsi que nous venons de le dire, vient du bulbe, et qui a une coloration différente suivant la couleur des cheveux : c’est même à elle que les cheveux doivent principalement leur couleur, car la substance corticale est bien moins colorée que la substance médullaire. La substance corticale est elle-même, suivant quelques anatomistes, recouverte d’une membrane mince que l’on nomme épiderme. La tige des cheveux et des poils est ordinairement arrondie ; souvent il existe une dépression qui fait paraître sa section réniforme , ovale ou aplatie : les cheveux frisés ont cette dernière forme; les cheveux droits sont ronds; les cheveux fins et soyeux ont un aplatissement assez marqué.

Les poils et les cheveux ne sont doués d’aucune sensibilité ; le bulbe seul reçoit des capillaires sanguins et des filets nerveux.” Quelques anatomistes pensent que ces organes ne vont pas au-delà de la papille qui est au fond des follicules; maisindépen-

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