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damment de ce qu'on a constaté l’existence des nerfs dans les bulbes de la moustache des phoques, j’ai moi-même reconnu l’existence de petites artérioles adhérentes à des bulbes arrachés des poils de la barbe, et j’ai reconnu leur pénétration dans le bulbe. La douleur qui se manifeste souvent, lorsque l’on touche les poils dans certaines dispositions de la peau, tient à l’ébranlement que la tige communique au bulbe; le hérissement des poils et des cheveux tient à la contraction de la peau et au hérissement des papilles de cet organe, comme on le remarque dans cet état de la peau que l’on nomme chair de poule.
Abandonnés à eux-mêmes, les poils et les cheveux ont un développement en longueur qui varie suivant les sujets et les diverses parties du corps ; lorsqu’on les coupe fréquemment, leur développement parait indéfini, car on sait avec quelle régularité et quelle énergie repousse la barbe qui tombe tous les jours sous le rasoir. L’arrachement des poils n’entraîne pas leur destruction, et tant que le bulbe n’a pas été atrophié, le poil repousse. Un fait que j’ai constaté sur moi même un grand nombre de fois, c’est que, lorsque le poil a été arraché à plusieurs repiises, il repousse avec moins d’énergie, il est moins adhérent au bulbe, et son extraction cesse d’être douloureuse.
Les poils et les cheveux sont sujets à quelques maladies, toutes dépendant du bulbe, qui est la seule partie vivante dans ces organes : les principales sont l'alopécie, qui est la chute des cheveux et des poils; elle est générale ou partielle, et il en a été traité au mot qui lui est propre ; la canitie, ou blanchiement des cheveux; la plique, ou feutrage des cheveux avec altération du bulbe; la teigne faveuse , qui parait être une altération du bulbe causée par des mycodermes ou petits champignons qui se développent dans le follicule et le bulbe ( V. ces divers mots). Indépendamment de ces affections, on observe quelquefois une sécheresse des cheveux et des poils qui les rend rudes et cassants; cette maladie parait dépendre de l’absence de la substance médullaire grasse qui doit exister dans la cavité de ces organes , à laquelle ils doivent leur souplesse, et, ainsi que nous l'avons dit, leur coloration. Quelquefois cetie substance transsude à travers l’enveloppe corticale, et c’est à cette cause que les cheveux doivent cet aspect gras que l’on remarque chez certains individus.
Les changements de couleur du système pileux n’ont pas seulement lieu en blanc, où on les a vus quelquefois passer très rapidement. Alibert cite des cas dans lesquels on a vu des cheveux blonds devenir noirs, et des cheveux noirs devenir roux. On a vu également des cheveux blancs tomber et repousser noirs. Chez les femmes blondes dans leur jeunesse, il est assez commun de voir les cheveux devenir d’un châtain foncé vers l’âge de 25 à 30 ans, et quelquefois après les premières couches, surtout lorsqu’elles ont étésuiviesde la chute même partielle des cheveux. On peut aussi changer artificiellement la couleur des cheveux; la teinture des cheveux en noir est une chose vulgaire ; mais ce qu’on ne saitordinairement pas, c’est qu’avec de l’eau chlorée on peut faire passer des cheveux noirs au roux et au blond. M. Orfi'a,quia faitun Méùfoireinséré dans les Annales d'hygiène, sur les altérations
des cheveux, a indiqué tous ces fait», en même temps qu’il a signalé l’espèce de sécheresse et de détérioration des cheveux qui suit l’emploi de ces moyens.
Les soins qu’il faut prendre des cheveux se bornent le plus ordinairement à des précautions de propreté et de toilette ; ainsi, il faut entretenir la tête dans un grand état de propreté au moyen du peigne fin et de la brosse , éviter de soumettre les cheveux à l’action d’un fer chaud pour les friser, ne point pratiquer cette espèce de feutrage que l’on nomme crépé et qui les brise. Chez les personnes qui ont les cheveux gras, il est convenable de laver la tète une fois par semaine ou tous les quinze jours avec un jaune d’oeuf et de l’eau tiède. Celles qui ont la tête sèche pourront se contenter des premiers moyens que nous avons indiqués, et elles pourront y mettre un peu de pommade, surtout si elles portent les cheveux longs. Dans ce dernier cas, il arrive quelquefois que les cheveux se fendent à leur extrémité , ce qui indique toujours un défaut dénutrition dans le bulbe; il faut alors raccourcir les cheveux , les enduire légèrement de pommade, et faire une ou deux fois par jour des frictions sur la tête avec une brosse dure. Ce dernier moyen est très-avantageux ; il excite la vitalité du cuir chevelu, y appelle le sang et ranime la nutrition languissante dans les bulbes; il peut même contribuer à retarder l’atrophie des bulbes qui a lieu, comme on le sait, par les progrès de l'âge, et il est préférable aux pommades et aux substances soi-disant philogènes, qui , le plus ordinairement, ne profitent qu’aux charlatans qui les vendent. ( V. les mots Alopécie , Calvitie, Canitie, etc. )
J. -P. Beauoe.
pix.ux.airi: (pliarm.), adj. , qui a rapport aux pilules; on dit en pharmacie masse pilulaire pour désigner le mélange, la pâte destinée à faire les pilules. (V. Pilules.)
pix.ui.es {phann.), s. f. p. Ce sont des médicaments de consistance telle, cependant, qu’ils puissent se malaxer entre les doigts , et prendre la forme de petites masses sphériques, ordinairement du poids de cinq à quarante centigrammes, qui sont, à proprement parler, les pilules; au-dessus de ce poids , ces mêmes médicaments prennent le nom de bols, et. doivent recevoir la forme d’olives.
En général , les médicaments qu’on amène à la consistance et à la forme pilulaires sont des substances actives et d’une saveur désagréable, dont on veut rendre ainsi l'administration plus facile.
Il n’y a guère que la térébenthine cuite à laquelle on pui»se donner la forme pilulaire sans y rien ajouter. Il suffit, en effet, de la ramollir par la chaleur et de lui donner la forme convenable, qu’elle conserve en se solidifiant par le refroidissement.
En général, les pilules sont formées d’une base et d’un excipient : les substances actives qu’on a en vue d’administrer sont la base des pilules ; l’excipient sert à leur donner la consistance convenable. Ainsi, pour les substances sèches et pulvérulentes, pour quelques extrait de consistance trop solide, l’exçfoi»»* ^ra un sirop, et, au besoin, un pou Je gomme arabique. Pour les extraits mous el autres médicaments du même aspect physique, oa