POT
sa dissolution, des propriétés alcalines, ne forme que des sels solubles, précipite par l’acide tartrique trèsconcentré , précipite en jaune par l’hydrochlorate de platine. Elle se combine avec les corps gras, et forme des savons qui n’ont jamais la dureté de ceux faits avec lasoude. Mise en contact avec les tissus organisés, elle les décompose très-rapidement; de là son utilité pour cautériser ou pour ouvrir des abcès, des exutoires, etc.
A l’intérieur, la potasse agit à la manière des poisons corrosifs ; on l’a cependant administrée, mais à l’état de dissolution très-étendue, comme anti-acide, diurétique et lithontriptique ; dans ce cas, c’est toujours le sous-carbonate ouïe bi-carbonatedont il est convenable de foire usage. On l’a aussi conseillée dans certaines affections cutanées , mais son emploi ne tarde pas à fatiguer l'estomac ; aussi fautil le surveiller avec beaucoup d’attention quand on se détermine à l’administrer.
Le bi-carbonate entre dans la composition antiémétique de Rivière ; on l’emploie en solution pour la préparation des bains dits alcalins, et pour les lotions alcalines employées dans les maladies de la peau . La potasse caustique unie à la chaux vive à parties égales, constitue le caustique deVienne, si employé dans ces derniers temps de préférence à la potasse caustique, dont il est moins facile de limiter l’action. J. -P. Beaude.
potassium ( chim .), s. m. Métal découvert, en 1807, par M. Davy. C’est le radical de la potasse ; il est tellement avide .d’oxygène, qu’il brûle dans l’eau en enflammant l’hydrogène qu’il dégage.
potelés. (V. Jusquiame )
potentiel ( cliir .), adj. Nom donné à un mode de cautérisation par les agents chimiques. (Y. Cautère . )
POTEMTIÎ.LE (bot.), s. f. Genre de plantes de la famille des Rosacées, J.; icosandrie polygynie, L. Deux espèces, douées de propriétés astringentes , sont employées en médecine; ce sont l’argentine ou l’ansérine, Potenlilla anserina , qui ressemble assez au fraisier; ses feuilles sont pennées et couvertes d’un léger duvet blanc et soyeux ; elle s’emploie dans tous les cas où il est nécessaire de stimuler ou tonifier un organe; on fait aussi usage, comme cosmétique, de son eau distillée ; — la quiintefeuille, p. reptans, habite le long des haies et des fossés ; elle est vivace, très-commune : autrefois on en faisait usage contre les fièvres intermittentes ; on l’a employée comme astringent dans les diarrhées et les dysenteries. J. B.
potion ( pharm .), s. f. Quoique ce nom seul désigne tous les liquides destinés à l’usage interne, on l’applique seulement en médecine à des médicaments qui peuvent être pris en une ou plusieurs fois, mais qui s’administrent le plus ordinairement par cuillerées à bouche dans l’espace de vingtquatre heures.
Dans la première catégorie se trouvent les potions purgatives vulgairement appelées médecines, dont l’usage , quoique moins répandu qu’autrefois, est pourtant encore assez fréquent. Leur préparation demande quelque précaution pour être opérée convenablement ; ainsi, si les follicules de séné doivent subir une ébullition légère en raison de la den-