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POT

«q désigne sous le nom d’onguent populéum un composé pharmaceutique dont voici la formule : bourgeons de peuplier récent 500 grammes, feuilles récentes de pavot noir, de belladone, de jusquiame et de morelle noire, de chaque 125 grammes. Cet onguent ou plutôt cette pommade (V .Onguent) est, employée comme topique, en frictions pour calmer les douleurs, dans les cas d’hémorrhoïdes, de gerçures du sein, etc. J. B.

forage. (V. Porracé.) pore (anat.), s. m. (du grec poros trajet, passage).On désignesousle nom de pores, en physique, les intervalles qui existent entre les molécules constituantes des corps. Par extension, les anatomistes ont donné ce même nom aux orifices fins et déliés par lesquels les vaisseaux exhalants et absorbants viennent s’aboucher à la surface de la peau. Le microscope seul permet de voir ces très-petites ouvertures, sur la disposition réelle desquelles les micrographes ne sont pas d’accord. J. B.

porphyre ( pharm .), s. m. (de porphura pourpre). Le porphyre est une pierre très-dure, de couleur rouge, susceptible de recevoir un très- beau poli , et dont on fait de petites tablettes sur lesquelles les pharmaciens écrasent les substances qui doivent être réduites en poudre impalpable. L’instrument dont on se sert pour cette trituration est un petit cône tronqué de même substance, et qu’on nomme mollette. On appelle, par extension, porphyre, ces instruments eux-mêmes, alors même qu’ils sont en verre ou en granit. Porphyriser, c’est réduire en poudre très-fine ; l’action elle-même est la porphyrisation. J. B.

porracé (path.), adj .(de porrurn poireau) .La qualification de porracé , qui signifie vert de poireau, s’applique à la bile et à certains liquides rendus par les selles, mais surtout par le vomissement , et qui ont une couleur verte.

porrigo. (V. Teigne.) porte (anat.), s. f. (porta). — On appelle veine-porte, système de la veine-porte, un appareil veineux particulier qui se ramifie exclusivement dans l’abdomen. Les racines de la veine-porte naissent dans tous les viscères du bas-ventre, à l’exception des reins, de la vessie et de l’utérus ; après s’être réunies pl usieurs fois, elles forment deux troncs principaux qui sont les veines spléniques qui proviennent plus particulièrement de la rate, et la mésentérique supérieure ou grande mésaraïque, qui reçoit les veines des intestins. Ces deux vaisseaux se réunissent en un tronc commun, qui constitue la veine-porte. Ce tronc se dirige vers le foie ; arrivé à l’extrémité droite du sillon transversal de cet organe , il se divise en deux branches qui s’écartent à angle presque droit, et forment en cet endroit un canal horizontal sous le foie appelé sinus de la veine-porte. Ces deux branches pénètrent dans la substance du foie et s’y ramifient à l’infini , enveloppées partout par la capsule de Glisson. La veineporte forme donc un arbre véritable, qui a ses racines dans la plupart des viscères abdominaux, et ses branches dans le foie. On appelle éminences-portes deux saillies de la face inférieure du foie qui bornent, l’an en avant, l’autre en arrière, le sillon transversal. (V. Foie.) J. B.

porte-caustique (chir.), s. m. Instrument de chirurgie disposé de manière à porter un caustique plus ou moins profondément dans le canal de l’urethre, sans toucher aux parties saines, et de manière à n’agir que sur le point malade.

porte-mèche (chir.), s. m. Petite tige d’acier ou d’argent, terminée à l’unede ses extrémités par un bouton, et à l’autre par une bifurcation, et dont on se sert pour porter une mèche de charpie repliée sur elle-même dans le rectum, dans des plaies profondes qu’on veut maintenir béantes, etc.

porte-pierre (chir.), s. m. Instrument en forme de porte-crayon, et dans lequel se place un petit bâton de pierre infernale ou nitrate d’argent fondu ; il peut porter aussi les autres caustiques.

POSOEOGZE (pharm.), s. f. (de posos, mesure, et logos discours). Indication des doses auxquelles les médicaments doivent être administrés.

potasse ( chim .), s. f. (potassa, mot tiré de l’arabe). C’est la combinaison de l’oxygène avec le potassium. On distingue trois espèces de potasse :

La potasse du commerce , formée en grande partie de sous-carbonate de potasse, qui est une combinaison de l’acide carbonique avec l’oxyde de potassium. Pour l’obtenir, on fait brûler et incinérer des bois et divers végétaux, on traite les cendres qui en résultent par l’eau, puis on fait filtrer et évaporer jusqu’à siccité les solutions : ce résidu est encore calciné dans un four à réverbère pour détruire les matières qui auraient pu échapper à la combustion, et ce qui reste est la potasse proprement dite, qui n’est pas l’oxyde de potassium pur, mais un mélange de potasse réelle, de carbonate et de sulfate de potasse, de chlorure de potassium, et de certaines substances insolubles, telles que la silice, l’alumine, quelques sels de chaux, etc.

La potasse à la chaux, c’est la précédente dont on a séparé l’acide carbonique, qui en tient la plus grande partie à l’état decarbonate. Pour la préparer, on traite la potasse du commerce par la chaux qui s’empare de l’acide carbonique ; reste donc l’oxyde de potassium, plus les sels dont nous avons parlé. Ce produit est connu en pharmacie sous le nom de pierre à cautère (V. Cautère). Sa causticité est des plus prononcées.

La potasse à l'alcool est la plus pure de toutes. C’est l’oxyde lui-même débarrassé de toutes lessubstances qui l’altéraient. On la désigne aussi sous le nom d’hydrate de potasse, parce qu’elle retient toujours de l’eau en combinaison. Sa préparation est fondée sur la propriété qu’a l’alcool de dissoudre 1 oxyde de potassium, et non les autres sels ou oxydes avec lesquels il est mélangé. On verse sur la pierre à cautère de l’alcool à 36° dans la proportion de 4 pour 1. On décante la solution alcoolique, que l’on distille dans une cornue; puis, lorsque l’on a recueilli les deux tiers de l’alcool employé, on fait évaporer le reste dans un bassin d’argent, et quand la matière est chauffée presque au rouge, on la coule sur des tablettes de marbre où elle se prend en couche mince que l’on casse, et dont les fragments sont enfermés dans des flacoDS bien bouchés.

La potasse pure est solide, blanche, douée d’une saveur excessivement caustique, absorbe avidement 1 humidité del’air;elle est très-soluble, jouit, ainsi que

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