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PRÉ

anatomie, avant (l’arriver à l’histoire de son inflammation ou delà pneumonie. (Y. ce mot.)llARDY,

Médecin des hôpitaux de Paris.

pooapisa [bot.) , s. m. ( portulacaoleracea ). Plante de la famille des Portulacées,J.,etde ladodécandrie monogynie, L. C’est une plante annuelle herbacée, que l’on dit originaire des Indes-Orientales , mais aujourd’hui parfaitement naturalisée chez nous: on en connaît plusieurs variétés. Le pourpier est employé comme aliment , soit en salade , soit cuit , et assaisonné de différentes manières ; il a une saveur un peu âcre, que dissipe la cuisson. Ses feuilles mâchées passent pour antiscorbutiques Il était usité autrefois comme vermifuge et diurétique , mais l’expérience a démontré que ces vertus étaient imaginaires ; aussi est-il rayé de la liste des substances usitées en médecine. J. B.

pourpèe, (V. Purpura.)

POURH.ITïmE D’HOPITAL [chir.), s. f., putredo. Sous les noms divers de pourriture d’ hôpital, dégénérescence putride des plaies, typhus traumatique, gangrène humide d'hôpital , etc., on désigue une désorganisation particulière des parties molles, qui se convertissent en une sorte de gelée putride et homogène.

Cette lésion se montre à peu près exclusivement dans les hôpitaux et dans les localités où il y a encombrementde blessésou demalades, surtout lorsqueces localités sont mal situées, mal aérées; on la voit particulièrement régner dans les camps après de grandes batailles, s’emparer des plaies par armes à feu, et attaquer plus particulièrement les sujets affaiblis par les fatigues, la mauvaise nourriture, les chagrins, etc. : aussi a-t-on remarqué que les blessés d’une armée vaincue y étaient plus exposés que ceux de l’armée victorieuse. Le défaut de soin, la malpropreté dans le pansement y prédisposent également. La pourriture d’hôpital est-elle contagieuse ? Les avis sont très-partagés à cet égard, et en présence des éléments contradictoires de ceprob'ème, il est impossible de donner une solution générale et absolue.

Relativement aux symptômes, la maladie présente deux formes, tantôtbien distinctes, et qui parfois semblent se confondre.

1° Forme ulcéreuse. — Ici la pourriture débute par un ou plusieurs points d'ulcération excessivement douloureux, au niveau desquels la plaie offre de la rougeur et un enfoncement circulaire, à bords aigus et relevés, et au fond duquel on trouve un ichor brunâtre et tenace. L’ulcération s’agrandit très-rapidement et finit par envahir toute la plaie par sa seule extension, ou par sa réunion avec les points voisins, lorsqu’il y en avait plusieurs. Dans certains cas le mal est borné à une partie seulement de la plaie, dans d’autres elle 1’envalïit d’emblée dans toute son étendue.

2° Forme pulpeuse. — Elle débute aussi, soit par plusieurs points séparés, soit par un seul, soit par toute la solution de continuité. Dans ia partie qu’une douleur insolite signale à l’attention du praticien, on voit une légère teinte violacée qui prend un aspect terne et grisâtre, comme si la partie était recouverte d’une couche de pus concret ; cet enduit se détache sous forme de lambeaux pseudo-membra-

neux, minces et assez adhérents aux bourgeons charnus de la plaie. Au bout d’une dizaine de jours, celle-ci devient plus douloureuse, les bords s’engorgent, la fausse membrane prend plus d’épaisseur et se convertit en une bouillie grisâtre, la surface malade laisse exhaler un ichor sanieux et fétide. Parfois même la destruction des tissus amène des hémorrhagies répétées qui peuvent devenir fatales au malade.

Tandis que l’affection locale ronge et détruit la plaie, des symptômes généraux se déclarent : ce sont ordinairement ceux du typhus, ou parfois ceux du scorbut. II faut le dire cependant, suivant les conditions générales plus ou moins défavorables qui ont présidé au développement de l’affection, ces accidents peuvent manquer , et, dans les cas (les plus fréquents) où ils se montrent, ils précèdent ou suivent la lésion locale et peuvent entraîner la mort. Dans un bon nombre de cas, la plaie finit par se déterger, elle reprend un meilleur aspect, et la guérison à lieu.

Traitement. La première chose à faire dans le traitement de cette maladie, c’est d’assainir la localité dans laquelle elle se manifeste : ventilation, fumigations chlorurées, propreté extrême, soins hygiéniques bien entendus, voilà ce dont il faut d’abord s’occuper. La dispersion des malades est encore une chose indispensable.

Vient ensuite le traitement local : ici la cautérisation, mais surtout avec le fer rouge, les applications antiseptiques de quinquina, de poudre de charbon, de compresses imbibées d’eau chlorurée, les acides, tels que le citron, le vinaigre, etc., sont les moyens qu’il convient de mettre en usage. Le traitementgénéral est celui de la fièvre typhoïde ou scorbutique, que présente la maladie. E. Beaugband.

précipité [chim.) , s. m. Dépôt solide qui se forme et tombe au fond du vase , quand on mêle ensemble certaines substances tenues en dissolution. Les précipités sont d’une grande importance pour déterminer la nature de certains corps. La plupart des substances solubles sont ainsi reconnues par les chimistes.

Précipité blanc. (Y. Mercure.) Précipité jaune, id. Précipité bouge, id.

précordial ( path .) , adj. ( præcordialis , qui a rapport au diaphragme , en latin prœcordia). On appelle encore région précordiale , l’espace situé au-dessus de l’ombilic, au-dessous du sternum et entre les rebords des fausses côtes , région qui porte aussi le nom d’épigastrique. On dit douleur précordiale, anxiété précordiale, pour exprimer les souffrances et un état particulier de malaise, dont la localité que nous venons d’indiquer est fréquemment le siège dans les maladies. J. B.

prédisposant [path.), adj. On appelle causes prédisposantes toutes celles qui préparent sourdement l’économie à l’action d’agents morbifiques qui font déclarer la maladie, et que, pour cette raison, on a nommés causes efficientes ou déterminantes. (V. Causes.)

psÉDisPgsiTiON [path.) , s. f. ( prœdispo sitio. de prœ, d’avance, disponere, disposerj.Aptitude particulière de l’économie à subir l’influence de telle ou telle cause morbifique.

PEO

PRI

prêle {bot.), s, f. Petite famille de plantes cryptogames , composée uniquement du genre equisetum , en français prêle. Ce genre renferme des espèces très-reconnaissables à leurs tiges garnies de rameaux verticillés , qui leur donnent quelque analogie avec la queue d’un cheval, d’où le nom latin equisetum, de equus cheval. Les prêles passent pour astringentes , et ML Lenhossek , de Vienne, leur attribue des propriétés diurétiques très-prononcées , sans qu’elles exercent d’action irritante sur l’intestin. J. B.

rBÉPAKATiou (anat. et chim.), s. f. (du latin prœparatio, de prœ, d’avance, parare , apprêter). On appeil e préparations anatomiques , l’art de disséquer ou de placer des pièces d'anatomie dans des conditions telles qu’elles puissent se conserver : assez souvent même le mot préparation s’applique à la pièce elle-même. — Les préparations sont encore des opérations chimiques ou pharmaceutiques , qui consistent à disposer convenablement les substances qui doivent être employées. Les principales préparations sont, dans ce cas, le lavage, l’exsiccation, la pulvérisation, la solution, etc. J. B.

psepoce. (V. Pénis.)

presbytie ( path .), s. f. Vue confuse lorsque l’on regarde les objets de près; les vieillards en sont ordinairement affectés. (V. Lunettes.)

PRESSE-ARTÈRE ( chir .), s. m. Instrument destiné à comprimer une artère; cette compression a lieu immédiatement sur les parois du vaissean, que l’on applique ainsi à elles-mêmes.

presse-urèthre (chir.), s. f. Sortede pince en fer élastique , dont les branches sont garnies de peau de buffle, et à l’aide de laquelle on comprime doucement la verge, de manière à oblitérer momentanément le canal de l’urèthre dans certains cas d’incontinence d’urine.

priapisme {path.) , s. m. (priapismus , du grec Prïapos, Priape, fils de Vénus et de Bacchus, emblème de la génération, et représenté sous la forme de son organe actif chez l’homme). Le priapisme consiste dans une érection permanente, douloureuse du pénis , sans désir vénérien ; il diffère donc du satyriasis, dans lequel on observe un penchant insatiable pour le coït. Le priapisme n’est pour nous qu’un symptôme de différentes affections morbides, et non une maladie spéciale comme le satyriasis, qui est chez l’homme le pendant de la nymphomanie (V. ce mot). Les causes qui déterminent le priapisme sont les phlegmasies des organes voisins, tels que la prostate, la vessie, surtout vers son col ; la présence d’un calcul , l’usage répété de purgatifs drastiques ou de lavements irritants, une uréthrite sur-aiguë, l’empoisonnement par les cantharides, etc. On peut encore donner le nom de priapisme à l’érection qui s’observe d’une manière si fréquente dans les lésions traumatiques de la partie supérieure de la moelle épinière, bien encore que cette érection ne soit pas douloureuse.

Le traitement du symptôme dont nous parlons ici est, en général, celui des affections qui le produisent , en insistant particulièrement sur les antiphlogistiques, tels que les sangsues au périnée, les lotions ou fomentations fraîches, les bains généraux et locaux à peine tièdés, les boissons délayantes prises froides, etc. Sil’on emploie les topiques réfrigérants

tels que la glace , il ne faut pas en interrompre brus' quement l’usage, une fois la sédation obtenue ; autrement la réaction qui succède à l’action des réfrigérants très-énergiques ferait reproduire l’érection : on emploiera donc à la suite de la glace, de l’eau froide, puis fraîche, puis tiède, et l’on en suspendra alors définitivement l’usage. J. -P. Beaude.

primevère (bot.), s. f., primula officinalis ; famille des Primulacées, J., ou de la pentandrie, monogynie, L. Cette plante est vulgairement nommée coucou , herbe à la paralysie, etc. Elle est un peu excitante et légèrement diaphorétique, plus usitée parmi le peuple que par les médecins, qui lui reconnaissent peu de vertu.

primipare (accouch. ), adj. et s. f. (primipara, de primus premier, parère enfanter) .Femme qui accouche pour la première fois.

principe ( chim .), s. m. {principium, commencement, origine). L’expression de principe est, en chimie , à peu près synonyme d’élément; je dis à peu près, car, comme nous le dirons dans l’article suivant, ce mot est quelquefois appliqué à certaines substances composées.

principes immédiats (chim.) . On appelle ainsi, en chimie, des substances composées de trois éléments au moins, que l’on retire des animaux ou des végétaux, sans altération , et, pour ainsi dire , immédiatement ; tels sont l’albumine, la gélatine, le sucre, la gomme, les huiles, etc. Le nombre des principes immédiats éprouve une fluctuation permanente qui tend, d’une part, à l’augmenter par la découverte de nouvelles substances de ce genre ; de l’autre, aie diminuer, parce que certains principes sont reconnus composés eux-mêmes d’autres principes. Du reste, bien que la chimie organique ait fait de grands progrès, surtout depuis quelques années, la science est loin d’être assise à cet égard.

procédé, s. m. (de procedere, marcher en avant). On appelle procédé l’ensemble des manœuvres destinées à accomplir toute opération chirurgicale, physique, chimique, pharmaceutique, etc.

procès ciliaire {anat.). C’est une des parties constituantes de l’œil. (V. Ciliaire et Œil.)

procidence ( path. ) , s. f. {procidentia , de procedere tomber). C’est la chute d’un organe qui quitte sa position pour descendre ; ainsi, on dit procidence de l’iris , de la luette , de la matrice. (V. ces mots.)

prodromes. (V. Invasion.) production [anat. et path.), s. i.,productio On désigne sous le nom de production des appendices provenant d’un organe : ainsi le mésentère est une production du péritoine. On appelle productions accidentelles certains tissus anormaux qui se forment au sein de l’ économie vivante ; tels sont le cancer, le squirrhe, le lipôme, etc.

PROFOND [anat.), adj . , profundus. Cette qualification est donnée à certains organes situés vers le centre des membres ou du tronc, par opposition à ceux qui sont à la circonférence, et que, pour cette raison, on nomme superficiels. Ainsi il y a des muscles, des veines, dés artères, des nerfs pro-

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