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fonds. Le pouls profond est celui qui se fait sentir comme si l’artère était très-enfoncée sous la peau.

pboiapsus ( path . ), s. m., mot latin conservé en français, et qui est à peu près synonyme de procidence : c’est la chute d’un organe par suite de son relâchement.

prolifique (physiol.), adj. (de proies race, génération, et facere faire), qui a la faculté, la puissance d’engendrer ; se dit des hommes et des animaux, de leurs spermes ou semences; se dit aussi des substances auxquelles on attribue la vertu d’augmenter la force génératrice. (Y. Aphrodisiaque.)

promontoire ( anat. ), s. m., saillie de la paroi interne du tympan. (Y. Audition.) Les accoucheurs appellent aussi promontoire la saillie qui Existe à l’union de la base du sacrum avec la dernière vertèbre lombaire.

paoNATEüR ( anat. ), adj. et s. m. ( prona tor , qui fait pencher en avant). Ce nom s’applique à deux muscles de l’avant-bras qui déterminent le mouvement de pronalion (Y. ce mot). Ces muscles sont: 1" le rond pronateur, grand pronateur de Richat, épitrochlo-radial de Chaussier, allongé, aplati, plus gros en haut qu’en bas, s’étend depuis la tubérosité interne de l’humérus (épitrochlée), d’où il se porte obliquement en bas et en dehors, jusqu’à la partie moyenne de la face externe du radius ; 2° le carré pronateur , petit pronateur de Bichat, cubito-radial de Chaussier, situé à la partie antérieure et inférieure de l’avant-bras, de forme carrée, s’attache en dedans au quart inférieur de la face antérieure du cubitus, en dehors au quart inférieur de la face antérieure du radius. J. B.

phonation (physiol. ), s. f. (pronalio , de pronus, penché en avant). Mouvement par lequel la main exécute un mouvement de rotation sur l’avant-bras, de telle sorte que le pouce est dirigé du côté du corps, et le petit doigt à l’extérieur : ce mouvement est opposé à celui de supination. (V. ce mot.) PRONONCIATION. (Y. Voix.) pronostic. (Y. Maladie.) prophylactique. (V. Traitement.) propriété, s. f. ( proprielas , de proprius qui appartient en propre). On appelle propriété, dans les corps, tout ce qui est une conséquence de leur manière d’être, ou cette manière d’être ellemême ; ainsi, dire que les propriétés de la matière sont l’étendue, l’impénétrabilité et la divisibilité, n’est-ce pas donner une véritable définition du corps donton ne pourrait autrement concevoir l’existence ? Il y a des propriétés essentielles, ce sont celles dont nous venons de parler, et des propriétés générales, communes à tous les corps, mais qui ne sont pas indispensables à leur existeuce; et enfin des propriétés relatives ou facultés, et qui se manifestent par l’action réciproque des corps les uns sur les autres. Le mot faculté donne l’idée de force, dont l’effet est l’action. — Propriétés physiques, celles qui s’exercent par l’action respective des corps . — Propriétés chimiques , celles qui résultent des actions moléculaires des corps, d’où les compositions , les combinaisons, les décompositions, etc. — Propriétés vitales, celles qui distinguent les êtres or-

ganisés de ceux qui appartiennent au monde organique, la sensibilité, la contractilité. J. B.

pr. ©secteur (anat. ), adj. (prosector, pro pour, secare couper). Celui qui est chargé, dans les écoles de médecine, de préparer les pièces anatomiques pour la leçon du professeur, et d’exercer les élèves aux dissections.

prostate (anat.), s. f. (prostata, du grec prostatès, qui préside, qui est placé devant). On appelle ainsi un corps glanduleux qui embrasse le col de la vessiede l’homme, tantôt complètement, à la manière d’un anneau plus renflé d’un côté que de l’autre ; tantôt incomplètement , comme le ferait un croissant. Cette glande n’existe pas autour du col de la vessiede la femme.

On suppose que la prostate a pour fonction de sécréter et de verser dans l’urèthre une liqueur visqueuse et limpide qui lubréfie ce canal et favorise le glissement et la projection du sperme ; du moins on ne lui connaît pas d’autre usage. Peut-être cette liqueur donne-t-elle à la semence, par son mélange, des qualités particulières. Peut-être exerce-t-elle une grande influence sur le phénomène de l’érection. La diminution des facultés viriles qu’entraînent presque toujours à leur suite les maladies de la prostate, son atrophie, son défaut de développement chez les eunuques, tendraient à le faire croire. Toujours est-il qu’elle est liée intimement aux fonctions génératrices.

Très-petite et rudimentaire dans l’enfance, la prostate augmente de volume dans l’âge adulte , et dans la vieillesse elle acquiert le maximum de son développement : mais en augmentant de volume, elle subit des changements, des altérations de texture, ce qui expliquerait pourquoi , malgré son accroissement, les facultés viriles vont en diminuant avec l’âge.

Maladies de la prostate. Elles ont été, jusqu’au commencement de ce siècle, presqu’aussi inconnues que le sont encore les fonctionsde l’organe. Laplupart des rétentions d’urine des vieillards, que nous savons aujourd’hui être occasionnées par la tuméfaction, par l’engorgement de cette glande, étaient toujours attribuées à l’affaiblissement, à la paralysie de la vessie. Galien avait bien dit quelques mots des fongosités, descarnosités situées au col de la vessie. Le médecin de Henri IV, Bonnet, ainsi que Morgagni, avaient, il est vrai, cité des exemples de rétention d’urine produite par des tumeurs de même nature; maison était loin de soupçonner toute l’influence que les altérations de forme et de texture de la prostate peuvent avoir sur le phénomène d’émission de l’urine, avant la publication du livre de E. Home sur ce sujet. Pourtant, le médecin anglais est parti d’une erreur anatomique, en admettantquela glande est composée de trois lobes, et que c’est le développement du troisième lobe qui produit ces tumeurs par lesquelles l’ouverture de l’urèthre du côté de la vessie est fermée comme par une soupape, tandis qu’en réalité, la prostate n’étant formée que de deux lobes, cetie tumeur est le produit d’un développement anormal auquel convient mieux le nom de lobe pathologique.

Quelle que soit au surplus l’origine de ce lobe, le point important est de connaître le rôle qu’il joue dans les rétentions d’urine.

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