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dans Pabdomen, les lochies se suppriment et la fièvre s’allume; celle-ci revêt tantôt les caractères d’une fièvre simplement inflammatoire, et la guérison s’obtient assez souvent; mais dans les cas plus graves, surtoutdanslestempsd’épidémie, on observe tous les symptômes de la fièvre typhoïde , avec prédominance adynamique, vomissements violents, ballonnement du ventre, délire, diarrhée abondante, formation d’escharres, etc. La mort survient trèsfréquemment dans ces circonstances. On a vu dans certains cas une forme véritablement bilieuse.
La fièvre puerpérale est une affection fort grave, surtout dans les temps d’épidémie ; on conçoit que les sujets épuisés par la misère ou les fatigues doivent y succomber plus facilement que les femmes placées dans de meilleures conditions.
Ce que nous avons à dire du traitement se borne à peu de chose; c’est en partie celui de la péritonite, modifié suivant les conditions particu'ières que le génie épidémique imprime à la maladie.
On a recommandé plus spécialement, dans certains cas, les purgatifs répétés, mais surtout après les émissions sanguines; les frictions mercurielles ont aussi fourni de bons résultats; mais ici, je le répète, il faut tenir compte de la forme revêtue par la maladie. L’ipécacuanha a été employé avec succès par Poucet, dans les épidémies de cette affection qui étaient autrefois si fréquentes à l’Hôtel- Dieu ; moi-même je l’ai employé plusieurs fois avec avantage chez des femmes de constitution faible et épuisée, chez lesquelles les émissions sanguines eussent été plus fâcheuses qu’utiles. Les moyens prophylactiques sont l’isolement, la situation dans un endroit bien sain, bien aéré, etc. Mais c’est surtout avant l’accouchement que les femmes doivent être mises dans de bonnes conditions pour empêcher le développement de cette terrible maladie.
J. -P. Beaude.
pülina (Eauxminéralesde). Pullna est un petit village situé près de la route de Tœplitz à Carlsbad, à une demi-lieue de Brux en Bohême ; les sources sont situées dans une prairie et creusées à une profondeur de trois mètres. Les puits sont au nombre de douze, ils sont construits en maçonnerie et ont un diamètre de 2 mètres environ ; le sol est volcanique et formé des déjections des montagnes voisines qui, par leurs formes, annoncent l’existence d’anciens volcans, aujourd’hui complètement éteints. Les eaux de Pullna ne sont connues que depuis peu de temps : la première analyse en fut faite en 1810, à Prague; depuis, elles furent analysées en 1819, par Tormsdorf, à Erfurth, et par Steinmann, à Prague ; en 1 821 , par Pleischel, à Prague; en 1826, par Struve, à Dresde ; en 1829, par Barruel, à Paris ; et en 1837, par Ficinus, à Dresde. Toutes ces analyses ont constaté que les eaux de Pullna sont des eaux salines amères ; elles sont froides et contiennent un peu d’acide carbonique etd’azote, le premier à l’état de bicarbonate ; ces eaux se conservent plusieurs années sans s’altérer et sans perdre sensiblement de leurs propriétés. Elles sont plus purgatives que les eaux de Sedlitz et de Seidschutz, car elles contiennent plus de substances salines. Voici l’analyse qui en a été faite par Barruel, les sels ont été pesés à l’état cristallisé :
Carbonate de chaux 0,010 gram.
Carbonate de fer 0,001
Carbonate de magnésie 0,510
Chlorure de magnésium 1,860
Sulfate de chaux 1,181
Sulfate de soude 21,880
Sulfate de magnésie 33.556
Matière organique 0,100
M. Ficinus, dans son analyse, a de plus que M. Barruel trouvé de l’acide carbonique, un pouce cube par litre, du bromure de magnésie, du nitrate de magnésie, du crénate de magnésie, du phosphate de soude et d’alumine, et des traces de lithine.
Les principes trouvés par l’analyse , dans les eaux de Pullna, justifient et expliquent parfaitement son action thérapeutique ; cette eau est purgative et altérante, c’est-à-dire qu’elle purge et modifie l’économie d’une manière remarquable. En Allemagne, on en fait un grand usage dans les engorgements des viscères et dans les affections des glandes lymphatiques. Dans les affections scorbutiques, dartreuses, catarrhales et rhumatismales, l’efficacité de l’eau de Pullna a été également constatée. Comme purgatif, cette eau minérale agit avec plus d’efficacité que les autres eaux employées dans le même but ; la dose est de un à trois verres le matin à jeun ; un verre suffit lorsque l’on ne veut produire qu’un effet laxatif, deux verres à un quart d’iîeure d’intervalle sont la dose ordinaire pour purger convenablement un adulte , et on ne doit prendre un troisième verre que lorsque les deux premiers n’ont pas produit d’effet : la dose doit être moitié moindre pour les enfants. Il est convenable de seconder l’effet purgatif par des bouillons de veau aux herbes, pris à des intervalles de 25 à 30 minutes , ou bien un verre entre chaque purgation .
Lorsque l’on fait usage de l’eau de Pullna comme résolutif ou altérant, il suffit d’en prendre un verre le matin à jeun , pendant douze ou quinze jours. Si l’eau produit une excitation trop vive sur le canal digestif, il sera convenable de suspendre pendant un certain nombre de jours, et de reprendre ensuite son usage pendant un temps à peu près égal. L’eau de Pullna peut même, chez les personnes facilement irritables, être prise à des intervalles moins rapprochés. Je connais une personne qui fut guérie d’une dartre qu’elle portait depuis longtemps, par un verre d’eau de Pullna qu elle prenait deux fois par semaine ; deux à trois mois de ce traitement opérèrent, sans accident, une cure complète.
L’eau de Pullna est souvent sophistiquée dans certaines pharmacies , c’est-à-dire que l’on vend de l’eau artificielle pour de l’eau naturelle, et souvent on a soin de la mettre dans les véritables vases qui ont contenu de l’eau de Pullna. On reconnaîtra les cruchons de grès qui contiennent l’eau naturelle aux caractères suivants : ces cruchons sont carrés; sur une des faces est un timbre rond portant à son centre un a, u, en caractères allemands, et autour en légende Pulnare bitter Wasser. Audessous est un petit timbre ovale portant A. Ulbrich , nom du propriétaire de la source. Le gou-
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drou qui est sur le bouchon est brun et porte un cachet formé par les initiales A , U, en caractères cursifs, sur un fond azuré ; le bouchon, à sa partie inférieure, est marqué du mot Pullna imprimé avec un fer chaud. L’eau naturelle est d’une couleur légèrement ambrée, tandis que l’eau factice est incolore. J.-P. Beaude.
pulmonaire {anat.), adj .(pulmonaris, de pulmo , poumon); qui a rapport au poumon. Ainsi, on appelle plèvre pulmonaire celle qui revêt immédiatement les poumons (V. Plèvre). Phthisie pulmonaire (Y. Phthisie ). — Artère pulmonaire . C’est un vaisseau artériel qui naît de la partie supérieure du ventricule droit du cœur, remonte un peu du côté gauche, et se divise bientôt en deux grosses branches, une pour chaque poumon, organes dans lesquels il se ramifie à l’infini. Cette artère leur porte le sang veineux qui doit y subir sa transformation par l’acte de la respiration (V. ce mot). Le sang, devenu vermeil, est repris par d’autres vaisseaux qui se réunissent en rameaux, en branches et en deux troncs principaux, deux pour chaque poumon, lesquels viennent verser le sang qu’ils renferment dans l’oreillette gauche du cœur. Ce sont les veines pulmonaires. (V. Poumon.) J. B. pulmonaire sîe chêne. (V. Lichen.) pulmonie, s. f. Nom vulgaire donné à la phthisie et quelquefois à la pneumonie.
pulpe [bot.), s. f. On appelle ainsi la partie charnue des fruits. Ainsi, la pomme, la poire, la prune ont une pulpe, c’est la portion qui se mange. — Par extension, on a donne le nom de pulpe à la substance un peu molle qui constitue le cerveau, on dit la pulpe cérébrale. — La pulpe des doigts est leur extrémité molle et arrondie qui sert au toucher.
pulsatef ( path .), adj. (pulsativus, de pulsare pousser, frapper). On appelle douleur pulsative, une douleur avec battement; elle se montre souvent dans une partie enflammée qui va suppurer. pulsatîlle. (Y. Anémone.) pulsation [path.), s. f. (de pulsare frapper). On appelle ainsi la sensation desoulèvément que l’on éprouve en posant le doigt sur une artère, et qui est produite par le passage de l’ondée sanguine lancée à chaque contraction du cœur (V. Pouls).
pultacé [path.), adj. (de pulta, bouillie). On caractérise ainsi, en anatomie pathologique, les substances qui ont la consistance de bouillie; ramollissement pultacé du cerveau, fausse membrane pultacée.
pulvérisation ( pharm .), s. f. (de pulvis , poussière). Action de réduire un corps en poussière (Y. Poudre et Porphyre).
pulvérulent ( pharm .), adj. (de pulvis, poussière).Etat d’un corps réduit en poussière. punais. (V. Ozène.) punaises ( zool .), s. f. (V. Insectes.) pupillaire ( anat .), adj. ( depupilla pupille) ; qui a rapport à la pupille. Membrane pupillaire. (Y. Iris.)
pupille ou prunelle. (V . Iris et Vision.) purgatif (thërap.), adj. et s. m. ( purgans , purgativus ; de purgare purger). On do me dans la matière médicale le nom de purgatifs à des sub-
stances le plus ordinairement végétales ou minérales, dont l’action sur l’économie détermine des évacuations alvines plus ou moins répétées.
L’usage des purgatifs est très-ancien dans la médecine, les plus anciens historiens parlent de leur emploi; les Egyptiens, avant les Grecs, en faisaient usage même comme moyen hygiénique, et la loi prescrivait de se purger au moins une fois par mois. Dans les temps modernes, les purgatifs ont été aussi très-répandus , et c’est surtout lorsque dominaient les doctrines de la médecine humorale , qu’on en a fait le plus grand abus. Presqu’abandonnés pendant que la médecine physiologique jouissait de tout son crédit, les purgatifs ont été employés de nouveau avec succès dans des cas où leur action avait été reconnue efficace dans tous les temps , mais que l’influence des doctrines régnantes avait pour ainsi dire fait oublier.
Les substances auxquelles on reconnaît des propriétés purgatives sont nombreuses; on les divise suivant leur mode d’action, en purgatifs faibles que l’on désigne aussi sous les noms de minorât ifs et de laxatifs, et en purgatifs plus actifs, qui ont reçu le nom de rfrasri'g'wes;queiquesauteursadmettentune classe intermédiaire entre les deux que nous venons d’indiquer : ce sont simplement les purgatifs qui sont plus actifs que les laxatifs, et moins irritants que les drastiques. Toutes ces classifications sont plus ou moins arbitraires, et il est des médicaments qui sont placés dans l’une ou l’autre de ces divisions, suivant l’opinion des auteurs et les effets qu’ils en ont observés.
Le plus grand nombre des purgatifs est emprunté au règne végétal. Parmi les substances minérales qui jouissent des mêmes propriétés, on peut citer les sels de potasse et de soude , tels que les sulfates , les tartrates , les hydrochlorates et les acétates , le sulfate et le carbonate acide de magnésie, le calomel ou protochlorure de mercure. Certaines eaux minérales sont aussi des minoratifs et des purgatifs assez actifs, surtout celles qui contiennent des sulfates de soude et de magnésie, telles que les eauxde Pullna, Sedlitz et Seidchutz ; l’eau de la mer agit* aussi comme purgatif en raison de l’hydrochlorate de soude qu’elle contient. Mais c’est surtout parmi les végétaux que sont les purgatifs les plus actifs et les plus nombreux : la manne, la casse, le tamarin , l’huile de ricin et plusieurs autres huiles fixes, jouissent de propriétés simplement laxatives; le séné, la rhubarbe , le nerprun, etc., jouissent de propriétés purgatives plus marquées ; les drastiques sont presque tous des purgatifs résineux : ainsi la scammonée, le jalap , i’aloès, la gomme-gutte, l’ellébore : la coloquinte, le colchique, l’huile de croton-tiglium sont aussi des purgatifs tellement énergiques, qu’à dose un peu élevée ils peuvent déterminer des accidents funesj tes. Nous n’entrerons pas ici dans l’énumération de toutes les substances purgatives employées dans la médecine ; leur histoire se trouvera à chacun des mots qui leur sont propres.
Les purgatifs , ainsi que nous l’avons dit, ont pour effet de déterminer des évacuations alvines, et le résultat de l’action se nomme purgation; c’est i en agissant sur le canal digestif, en augmentant la sé- | crétion des glandes et des follicules de la membrane muqueuse intestinale, qu’ils produisent leur action.
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Les divers purgatifs n’agissent pas de la même manière sur toutes les parties du tube digestif : les uns agissent spécialement sur les intestins grêles, et les autres sur les gros intestins; les purgatifs résineux, l’aloès, sont dans ce dernier cas ; quelques drastiques agissent sur toute la continuité des intestins, mais c’est généralement sur les dernières portions des intestins grêles et sur les gros intestins Si les purgatifs agissent trop vivement sur l’estomac, ils sont vomis, et leur effet est complètement nul ; s’ils ex-
Iîitent trop peu les voies digestives, ils sont digérés ?t ne produisent également aucune action. D’autres bis, des substances très-énergiques ne purgeraient as certains sujets qui le sont avec un purgatif d’une action beaucoup plus faible; c’est que le médicament létermine, dans le premier cas, une espèce d’orgasne dans le canal intestinal qui paralyse l’action spécifique du purgatif. Il faut donc que ces médicaments soient appropriés à la susceptibilité des individus; il faut demander aux malades s’ils sont faciles à purger, et quel est le médicament qui leur a réussi le mieux, lorsqu’on les a purgés antérieurement.
Tous les purgatifs n’agissent pas de la même manière sur l’économie; il en est qui purgent doucement, facilement et presque sans coliques ; dans ce nombre sont les sels neutres de potasse, de soude et surtout de magnésie, l’eau et la limonade magnésienne, les potions de magnésie hydratées, le calomel, etc. Les purgatifs drastiques, au contraire, donnent des coliques souvent très-douloureuses, de la chaleur et de la sécheresse à la bouche, un sentiment de soif, des ténesmes, de l’ardeur et de la chaleur à 1 anus, de la sécheresse de la peau ; aussi ces purgatifs ne doivent-ils être employés que lorsqu’il est nécessaire de produire une forte dérivation sur le canal intestinal.
Dans la pratique, on associe souvent ensemble diverses substances purgatives, et l’on modifie ainsi leur action qui est trop active ; autrefois , on préparait des apozèmes connus vulgairement sous le nom de médecines noires, et qui avaient pour résultat d’inspirer une grande répugnance aux malades, sans jouir de propriétés purgatives plus efficaces que des substances beaucoup moins désagréables à prendre. Les purgatifs s’administrent quelquefois en poudre, soit en mêlant cette poudre à un liquide , ou bien en l’introduisant dans un pruneau ou de la gelée de fruit ; cette dernière manière peut être préférable, et elle s’emploie souvent pour administrer aux enfants le calomel, qui purge facilement sous un petit volume. On prépare aussi des biscuits et des pains d’épice purgatifs ; sans blâmer l’emploi de ces moyens, nous ne saurions recommander leur usage, par le peu de facilité que l’on a pour doser le purgatif, et l’incertitude où est toujours le médecin sur la quantité de substances actives contenues dans ces préparations. Les pilules sont un moyen de purgation commode et souvent fort efficace ; beaucoup de médecins administrent les purgatifs sous cette forme et en obtiennent de bons résultats ; c’est surtout lorsque l’on veut faire employer souvent cette médication, et lorsqu’il faut purger à des époques très-rapprochées et entretenir une dérivation presque continuelle sur les intestins, que ce mode de purgation, qui inspire peu de répugnance au malade, peut être employé avec
avantage . Certaines personnes ne prennent les pilules qu’avec les plus grandes difficultés ; chez d’autres, surtout chez les personnes nerveuses, elles produisenttrop d’orgasme, de la douleur, du malaise, et passent sans produire de purgation ; dans ce cas, il faut étendre les purgatifs, ou avoir recours aux purgatifs salins, aux eaux minérales qui purgent facilement sans produire les inconvénients dont nous avons parlé.
Les cas dans lesquels on doit employer les purgatifs sont nombreux, mais ceux dans lesquels on en abuse le sont peut-être davantage ; ces médicaments ont toujours été les remèdes héroïques des charlatans. Ainsi, les poudres d’Ailhaud, les sels de Guindre, la médecine de Leroy, l’élixir antiglaireux de Guillé, toutes ces préparations sont éminemment purgatives, et quelques-unes même sont des solutions alcooliques de gommes-résines qui sont des purgatifs drastiques. Le succès que toutes ces préparations ont obtenu dans leurs temps s’explique facilement par la passion qu’ont les gens ignorants pour les purgations. Le vulgaire est exclusivement partisan de la médecine humorale ; si on l’en croit, toutes ses maladies sont causées par les humeurs, et le seul remède efficace est celui qui doit procurer leur évacuation. De là l’abus immodéré que l’on a fait dans tous les temps des purgatifs : on veut se débarrasser de ses humeurs, erreur favorisée par les doctrines des anciens humoristes, et l’on revient aux purgations jusqu’à ce qu’on ait déterminé une affection grave du canal intestinal qui oblige d’avoir recours aux soins du médecin.
Si les purgatifs sont l’objet d’un tel engouement, c’est que dans beaucoup de cas ils sont le remède le plus actif et le plus efficace que l’on puisse opposer à un grand nombre d’affections; ainsi, ils réussissent dans les embarras gastriques et intestinaux Dans la fièvre typhoïde , les purgatifs salins sont presque toujours suivis de succès; dans les affections du foie, dans les engorgements des viscères abdominaux, dans les hydropisies, les purgatifs sont un des moyens les plus actifs de combattre la maladie; mais dans tous ces cas, il faut juger du momentoil il est opportun d’appliquer ce moyen, et c’est tou* jours lorsque la maladie a cessé d’exister à l’état aigu; lesemployerplustôtaggraveraitsouvent l’état du malade. Vers la fin des divers phlegmasies aiguës de poitrine, un purgatif débarrasse souvent beaucoup mieux le malade que de nouvelles évacuations sanguines, ou des dérivatifs extérieurs. Dans les affections du cerveau ou de ses membranes, on emploie souvent les purgatifs, qui produisent une révulsion salutaire sur les intestins et dégagent les organes affectés.
Les purgatifs produisent souvent aussi une déplétion qui les fait employer avec avantage dans les étourdissements avec congestion cérébrale : la quantité de sérum soustraite au sang par les selles copieuses donne du jeu à la circulation, et ainsi se trouve justifié cet ancien adage : Purger , c'est saigner.
Les purgatifs ne réussissent pas également chez tous les sujets; les individus d’un tempérament sec, irritable, les supportent moins facilement que ceux d'un tempérament lymphatique, d’uneconstitution molle. Dans les climats froids et humides, ils sont plnsefficaces quedansles climatschauds etsecs; aussi sont-ils
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beaucoup plus employésen Angleterre et en Hollande que dans aucun antre pays. Tous les moments ne sont pas convenables pour l’administration de ces médicaments ; ainsi les femmes ne doivent pas les prendre pendant la période menstruelle ou peu de jours avant; on devra aussi les éviter vers l'époque d’un flux hémorrhoïdal , qu’ils pourraient supprimer et non sans danger. Il faut les prendre le matin à jeun, lorsque le corps est bien reposé, se tenir au lit ou chaudement vêtu, éviter les impressions de l’air, surtout lorsqu’il est froid et humide , et, dans ce dernier cas, éviter même de sortir après l’effet du purgatif. Il est à remarquer que l’effet du purgatif augmente d’une manière notable la susceptibilité de la peau, et développe sa faculté absorbante; ce dernier motif doit engager les médecins à être circonspects sur l’emploi des purgatifs dans les temps d’épidémie miasmatique, car l’observation a démontré qu’ils favorisaient le développement de la maladie régnante, en diminuant la force de résistance de l’économie , et en favorisant l’absorption des émanations miasmatiques.
On est dans l’usage de favoriser l’effet des purgatifs par des boissons mucilagineuses et acidulés , telles que le bouillon aux herbes, le bouillon de veau, de poulet , auxquels on joint dos herbes fraîches de la saison; on fait prendre ces boissons un ou deux jours avant la purgation, trois ou quatre verres par jour sont suffisants. Pendant l’effet du purgatif , on favorise son action par une tasse de ces bouillons entre chaque purgation ; mais il faut éviter d’en surchager l’estomac, ainsi que le font certaines personnes.
Nous ne dirons ici que peu de chose des médecines de précaution, et de la nécessité où l’on croit être de prendre les purgations par deux, en laissant un jour d’intervalle entre chacune. Les purgatifs ne doivent être pris que lorsqu’ils sont nécessaires ; les employer sans utilité, c’est s’exposer à tous les inconvénients graves qui peuvent être le résultat de leur abus, et ces inconvénients sont si sérieux, que la plupart des individus qui se purgent habituellement sont le plus souvent malades par l’effet des médicaments qu’ils emploient : en voulant se guérir par de nouvelles purgations, ils ne font qu’aggraver leur état , et ils déterminent des affections chroniques des intestins qui sont fort graves, tandis qu’ils auraient guéri avec la plus grande facilité, s’ils avaient cessé l’usage de leurs dangereux remèdes.
J. -P. Beaude.
pübgatïon, s. f. C’est l’action de se purger. (Y. Purgatif.)
pbeifosme (path.), adj. (puriformis , quia l’aspect du pus. Crachats puriformes, ceux qui sont formés d’un mucus épais ressemblant au pus, les crachats purulents en contiennent réellement.
(path.) , s. m. Mot latin conservé dans la pathologie et qui signifie pourpre. C’est une affection caractérisée par des taches rouges ou livides d’une grandeur variable , discrètes ou rapprochées, et formées par un épanchement de sang entre le derme et l’épiderme. Cette maladie s’appelle encore pourpre hémorrhagique , morbus maculosus , maladie tachetée de Werlhoff, péliosis (Alibert), etc.
Le pourpre hémorrhagique se montre surtout chez les vieillards, les individus affaiblis par la
misère , les maladies , le mauvais régime, etc . Quelquefois, cependant, il attaque un sujet jeune , vigoureux , et placé dans de bonnes conditions. Du reste, on en distingue plusieurs variétés.
1° Le pourpre simple ( purpura simplex) se montre chez les jeunes sujets , chez les personnes douées d’une peau blanche et fine, et qui ont été soumises à des causes débilitantes , dans les pays froids ou dans les saisons froides et humides ; il attaque plus particulièrement les membres inférieurs.
L’éruption est quelquefois précédée de malaise sans fièvre ; d’autres fois elle a lieu brusquement et se montre , comme nous l’avons dit , sous la forme de taches rouges irrégulières, ne pâlissant pas sous la pression du doigt Au bout de quelques jours, ces taches prennent une teinte plus foncée, puis elles jaunissent et finissent par disparaître. Plusieurs éruptions semblables peuvent ainsi se montrer successivement.
2° Pourpre hémorrhagique proprement dit ( purpura heniorrhagica).— C’est à lui que s’applique la synonymie que nous avons donnée plus haut , on lui a même donné le nom d g scorbut de terre. C’est ici surtout que la maladie se montre dans les conditions d'atonie dont nous parlions en commençant, et les éruptions s’accompagnent d’hémorrhagie des gencives, des narines, du gosier, de lésions de l’oreille , des voies digestives , urinaires et respiratoires , d’épanchements sanguins dans différents viscères; il y a faiblesse très-grande du pouls, abattement physique et moral ; le visage prend une teinte livide et plombée, le sujet maigrit, les jambes se gonflent, et la mort survient au milieu d’un état d’adynamie très marquée; mais cette terminaison fatale est loin d’être constante , beaucoup de malades recouvrent la santé au bout d'un temps plus ou moins long.
Le traitement varie suivant que \epurpura se montre sur des sujets vigoureux ou affaiblis : dans le premier cas, on aura recours à la saignée, aux bains, aux boissons acidulées, aux laxatifs légers. Si, au contraire, il s’agit d’individus débilités, comme cela a généralement lieu dans le pourpre hémorrhagique, l’état des malades réclame un traitement tonique analogue à celui du scorbut (Y. ce mot). E. Beaugrand.
PÜRÏÏÎ.2NT (path.), adj., qui a rapport au pus. (V. Pus.)
pus (path.) , s. m. On donne ce nom à un liquide blanc jaunâtre, de consistance crémeuse, qui exsude des plaies et des surfaces membraneuses enflammées. Examiné au microscope, on trouve que ce liquide est composé de deux parties distinctes : une partie séreuse, dans laquelle nagent des globules qui ont quelque analogie avec ceux du sang, mais qui sont plus volumineux; avec ces globules s’observent aussi des granules beaucoup plus petits, formés par l’albumine et la matière grasse qui est contenue dans le pus. Le pus contient aussi presque tous les sels qui existent dans le sang ; ce sont des sels de soude, de potasse, de chaux, d’ammoniaque; mais on n’y trouve pas les sels de fer qui paraissent inhérents aux globules du sang. La formation du pus a été pendant longtemps un sujet de controverse parmi les physiologistes ; quelques-uns ont pensé que les globules du sang passaient à travers les extrémités capillaires des vaisseaux enflammés
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où ils subissaient une modification qui les transformait en globules de pus. Mais l’examen microscopique a fait voir que le volume de ces derniers globules était de près du double de ceux du sang, ce qui ne permettait pas de supposer qu’ils lui dussent leur origine. M. Bérard, dans un important article qu’il a fait sur le pus , a dit que le pus était formé par le sérum du sang qui suinte à travers les extrémités capillaires des vaisseaux enflammés : ces extrémités ne donnent point passage aux globules du sang, et la fibrine du sang est dissoute dans le sérum ; c’est aux dépens de la fibrine que s’organisent les globules dont nous avons parlé.
Le pus ne présente pas toujours les caractères que nous avons indiqués : souvent il est séreux, presque transparent; d’autres fois, il s’altère et laisse exhaler une odeur d’ammoniaque ou d’hydrogène sulfuré très-prononcée. Mais l’altération la plus fréquente du pus est cellequi est produite par le contact de l’air dans les abcès par congestion, et qui est due au développement de l’ammoniaque dans cette humeur, développement qui a lieu par un commencement de décomposition de ses parties constitutives ; l’activité du pus est souvent si prononcée, qu’il devient caustique, et irrite fortement les parties sur lesquelles il coule. Lorsque le pus est de bonne qualité, on dit qu’il est louable, et ce caractère de la suppuration est fort important dans le pronostic que l’on doit porter sur les plaies. Le pus sanieux, qui est mêlé de sang, se fait remarquer dans la suppuration que produisent certains ulcères fongueux qui existent surdesorganestrès-vasculaires; on l’observe aussi dans les ulcères variqueux et dans les dégénérescences fongueuses ou carcinomateuses de certains organes. Le pus ichoreux est rougeâtre, liquide, séreux ; il a subi un commencement de décomposition et estfortementalcalinisé ; il irrite les parties sur lesquelles il coule. Dans les affections scrofuleuses, le pus est généralement plus liquide que celui que l’on observe dans les affections phlegmasiques aiguës; sou vent il est mêlé de concrétions albumineuses qui lui donnent un caractère particulier et qui servent à caractériser ces maladies.
Le pus est le véhicule le plus ordinaire des virus, tels que ceux de la variole, de la vaccine, de la syphilis, de la morve. L’examen microscopique et l’analyse chimique n’ont fait, dans ces cas, constater aucune différence entre le pus virulent et celui qui ne l’est point. Il est bien démontré que ces virus peuvent exister indépendamment du pus; car lorsque les vésicules produites par la plupart de ces virus ne contiennent que de la sérosité qui ne présente que peu de globules purulents, il n’en jouit pas moins d’une activité très- grande qui a été constatée par l’inoculation.
Avant que Hunter n’eût montré que les membranes muqueuses pouvaient sécréter le pus, on attachait une grande importance, dans les affections de poitrine, à reconnaître si du pus n’était pas mêlé aux matières muqueuses qui constituent les crachats; car, comme on pensait que le pus ne pouvait être produit que par des parties ulcérées, il s’ensuivait un pronostic plus grave de l’affection lorsque l’on avait constaté la présence de ce liquide. L’examen microscopique ne fournit pas toujours des renseignements suffisants, puisqu’il est reconnu que des globules purulents sont mêlés constamment, en plus
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ou moins grand nombre, aux mucus sécrétés par les membranes des bronches, des fosses nasales, etc. Un moyen des plus simples, et qui même était connu, dit-on, depuis Hippocrate, consiste à agiter les crachats dans l’eau ; les globules du pus, qui sont plus pesants, tombent au fond du vase, tandis que le mucus surnage. Un petit tube est un instrument très-commode pour cette expérience.
La suppuration peut avoir lieu soit à l’extérieur, soit à l’intérieur de nos parties. Lorsqu’elle a lieu à l’intérienr, elle forme des amas de pus qui détruisent les tissus des organes et auxquels on donne le nom de foyers purulents ou abcès (Yoy. ce mot). Ces sortes d’affections guérissent le plus ordinairement en donnant issue au liquide par une ouverture qui communique avec l’extérieur. D’autres fois, et ce cas est le plus rare, le pus est résorbé, porté dans le torrent de la circulation, et rejeté au-dehors par les évacuations naturelles.
La résorption du pus, lorsqu’il est de bonne nature, ne peut donner lieu à des accidents; mais il n’en est pas de même lorsqu’il a été vicié par l’air, et c’est ce que l’on observe dans les abcès par congestion : tant que la collection purulente existe sans communication avec l’extérieur, le malade paraît jouir de toute la santé désirable ; mais aussitôt que l’air a pénétré par l’ouverture de l’abcès, le pus contracte de l’odeur et même de la fétidité. Cette altération est peut-être autant due à l’inflammation, par l’action de l’air, des parois du foyer, qu’à la viciation du liquide lui-même. Les conséquences de la résorption du pus altéré sont graves. Il se développe de la fièvre, qui détermine de l’amaigrissement, la coloration jaune de la peau ; la fièvre prend le caractère de la fièvre hectique, et a même été caractérisée par le nom de fièvre de résorption. Lorsque la cicatrisation du foyer ne fait pas cesser les symptômes, le malade meurt d’épuisement dans un temps peu éloigné.
Il est aussi une autre affection que l’on croyait autrefois être le résultat de l’absorption du pus, et que l’on nommait métastase purulente, parce que l’on pensait que le pus formé dans une partie était absorbé pour aller former d’autres abcès dans différentes parties. Aujourd’hui, cette affection est regardée comme une affection de la membrane interne des vaisseaux sanguins, qui, enflammée, sécrète le pus que l’on rencontre dans leur cavité. C’est une inflammation des veines, une phlébite qui sera décrite au mot Veine. J. -P. Beaude.
pustuie. (Y. Peau.)
pustuiæ maligne (chir.), s. f. On appelle ainsi une inflammation de nature gangréneuse produite par l’application sur la peau d’un principe virulent particulier provenant des animaux.
Causes. — C’est dans les contrées où l’on élève beaucoup de bestiaux et où ceux-ci sont exposés à être atteints d’affections charbonneuses, que se rencontre la pustule maligne. On l’observe donc plus particulièrement dans les cas d’épizooties, développée, pour l’ordinaire, dans les lieux bas et humides ou dans les saisons mauvaises, alors que les fourrages ont été altérés et rendus malsains. La Lorraine, la Franche-Comté, mais surtout la Bour- | gogne, sont les localités où elle se montre le plus
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ordinairement : elle se présente aussi dans les autres provinces de la France, quoique plus rarement. Les bergers, les bouchers y sont le plus exposés. Elle attaque encore ceux qui touchent les dépouilles récentes et même anciennes, tels que les tanneurs, les mégissiers, les cardeurs de matelas, etc. Souvent elle est inoculée par la piqûre d’une mouche qui s’est posée sur un animal atteint d’affection charbonneuse, ces exemples sont fréquents, surtout l’été dans les campagnes, c’est peut-être même le mode le plus ordinaire de contagion. La pustule maligne peut-elle se communiquer de l’homme à l’homme? Thomassin, Hufeland, Mancourt en citent des exemples ; d’autres les nient ; le fait n’est donc pas hors de toute contestation. Quant au principe virulent lui-même qui produit la pustule maligne, il est entièrement inconnu dans son essence, et appréciable seulement par ses effets. On sait qu’il n’a pas besoin pour agir d’être porté sur la peau dépouillée d’épiderme, et qu’il fait également sentir son action sur la peau saine.
Le siège de la maladie est donc le plus habituellement sur les parties découvertes, là où la peau offre plus de délicatesse, au visage, au col, aux bras, plus rarement aux mains.
La marche de la pustule maligne est, d’après la description, demeurée classique, d’Enaux et de Chaussier, partagée en quatre périodes.
Dans la 'première, qui succède à l’action du virus, on voit, au bout de deux ou trois jours, quelquefois plus tôt, se développer sur le lieu contaminé une petite vésicule accompagnée de démangeaison. Cette vésicule est déchirée par les ongles du malade et laisse écouler un peu de sérosité roussâtre. La seconde période , qui commence de vingt-quatre à trente-six heures après l’apparition des premiers symptômes, est caractérisée par un accroissement de la démangeaison qui se change en un sentiment de brûlure et de cuisson ; à la place de la vésicule apparaît une tache livide, reposant sur un tubercule induré : la peau environnante présente une aréole d’un rouge violacé, d’un aspect luisant, et recouverte de petites phlyctènes qui ne tardent pas à se réunir. Cette période ne dure ordinairement que quelques heures Bientôt commence la troisième : la tache s’agrandit ainsi que l’aréole rouge et vésiculeuse qui la cerne, et forme autour d’elle un bourrelet saillant. Le tissu sous-jacent est envahi, il s’infiltre et devient dur, résistant. A la cuisson succède un sentiment de pesanteur et d’engourdissement dans la partie malade. Si le sujet est vigoureux, cet état peut durer jusqu’à trois ou quatre jours; mais ordinairement il ne s’étend pas au delà de quelques heures. Alors survient la quatrième période : la tache centrale, transformée en escharre, se détache; la gangrène s’empare de la peau adjacente et du tissu cellulaire situé au-dessous; enfin, les phénomènes généraux d’adynamie et d’ataxie déjà signalés au mot Anthrax malin , les sueurs colliquatives, le délire, les syncopes, se manifestent, et le malade ne tarde pas à succomber.
Dans des cas plus heureux, la maladie s’arrête à la troisième période, l’eseharre se limite, les parties frappées de mort se séparent et le malade peut ainsi guérir par les seuls efforts réactionnels de la nature. Mais, dans un grand nombre de cas, il n’en est pas ainsi, et le malade meurt. Dans certains cas, les
périodes se succèdent avec tant de rapidité, qu’en vingt-quatre ou trente-six heures le sujet a succombé aux progrès incessants du mal. C’est donc une affection fort grave et qui réclame les secours prompts et énergiques de la chirurgie.
Nous n’avons aucune confiance dans les moyens antiphlogistiques, sangsues, scarifications, qu’à une époque d’engouement pour les doctrines Broussais, on n’a pas craint de proposer contre la pustule maligne. A quelque période que l’on soit appelé, il faut commencer par fendre l’escharre à l’aide d’une incision cruciale, et on cautérise avec le fer rouge. On conçoit que la cautérisation doit être faite d’autant plus profonde et plus énergique, que la maladie est plus avancée. A la troisième et à la quatrième période, il ne faut pas craindre d’inciser profondément en différents sens la tumeur, et d’y étendre plusieurs cautères chauffés non à blanc, mais à rouge, afin que I’escharre ne soit pas trop promptement formée. Dans ce cas, pour calmer et modérer la réaction, on appliquera ensuite de l’eau fraîche fréquemment renouvelée. C’est à l’aide de ces moyens, en apparence barbares, qu’on peut arrêter les progrès du mal et sauver la vie au patient.
Les caustiques, tels que le beurre d’antimoine (' chlorure d’antimoine ), le chlorure de zinc, la potasse caustique et le caustique de Vienne (mélange de chaux et de potasse caustique), peuvent aussi être employés avec succès, et toujours après avoir ouvert et fendu la tumeur; mais la difficulté de limiter leur action fait qu’on leur préfère toujours le fer rouge, que l’on dirige facilement, comme l’on juge convenable, et dont on limite l’effet suivant la volonté. Les caustiques ne doivent être réservés que pour les personnes dont on ne pourrait vaincre la répugnance pour l’application du feu.
Quant aux accidents généraux, ils seront combattus par les toniqueset les excitants : le quinquina, la thériaque, le vin, l’ammoniaque, etc. (Voyez d’ailleurs Anthrax malin.) J. -P. Beaude.
pustuleux, adj., qui a rapport aux pustules.
putréfaction1 (hyg.), s. f. On désigne par ce mot la décomposition des corps organisés après la mort; c’est la réaction par laquelle ces corps, soumis jusqu’alors aux lois de la vitalité, redeviennent soumis à l’action des lois physiques générales. Aussi, la putréfaction chez l’homme a-t-elle été considérée comme le signe le plus certain de la mort et même le seul auquel on doit avoir complètement égard ; il se manifeste plus ou moins rapidement chez les sujets, suivant la nature de la maladie à laquelle ils ont succombé, l’âge, les influences de température, de sécheresse ou d’humidité, etc. L’art de l’embaumement a pour objet de préserver le corps de la putréfaction. (V. Mort.) J* B.
putride (pat h.), adj. ( putridus ; pourri, corrompu). On appelait fièvre putride une forme de fièvre grave attribuée à la putréfaction des humeurs; c’est la fièvre adynamique de Pinel, et une variété de la fièvre typhoïde ou dothinentérie.
putridité (path.), s. f. (putriditas). C’est l’état dans lequel les substances élémentaires des corps vivants réagissent les uns sur les autres,