KIN
tem.no , je coupe. C’est le nom donné à des instruments destinés à inciser la cornée transparente. (V. Cataracte .)
kératite ( mêd .), s. f. On nomme ainsi l’inflammation de la cornée transparente. (Y. OEil.) keratocèee. V. au Supplément.
kératomixïs {chir.) s. f. C’est le nom donné à un procédé qui consiste à introduire à travers la cornée une aiguille destinée à broyer le cristallin dans l’opération de la cataracte. (Y. ce mot.) kératotoma. V. au Supplément.
K.RATOTOATIE. V. au Supplément.
kermès, minéral (V. Antimoine ).
kermès animal. C’est une espèce de cochenille. (V. Insectes .)
kikta {mat. med .) s. m. C’est un synonyme de quinquina. (V. ce mot.)
kihtates ( chim .). s. m. p. Ce sont des sels formés par l’acide kinique et nne base. Ils ne sont pas employés en médecine.
kinine (V. Quinine ).
kinique (Acide). V. au Supplément.
kino {mat. méd.) s. m. On donne le nom de kino ou de gommeliino à une substance brune, cassante, d’aspect résineux , qui est extraite, souvent par l’ébullition, de diverses plantes exotiques sur la nature desquelles on n’est pas encore bien fixé , et qui varient suivant les parties du monde dont nous vient ce produit. Ainsi le véritable kino, celui apporté d’abord en Europe, vient d’Afrique; suivant Mungo-Park il est extrait d’un arbre de la famille des légumineuses, le Petrocarpus erinaceus de Lamarck , et cette substance , qui coule par exsudation, est receuillie par les Nègres, qui la livrent aux marchands. W. Hunter dit qu’il nous vient un autre kino des îles de la Sonde qui est extrait par décoction des tiges et des bourgeons du Nauclea gambir, de la famille des rubiacées, et qui est mâché par les Indiens comme le bétel ; une partie du kino du commerce vient, dit-il, de cette source. Il existe aussi une autre espèce de kino qui nous vient de l’Amérique et qui a été appelé faux kino de la Jamaïque, il est extrait du Coccolobauvifera. L’Eucalyptus resinifera de la N ouvelle-HolIande fournit aussi un suc rouge concret qui est vendu dans le commerce pour le kino.
Le tanin paraît être le principe actif du kino, aussi cette substance est-elle considérée comme astringente ; on l’emploie en poudre , en pilules , en teinture et môme en décoction dans les diarrhées anciennes , les pertes séminales, les incontinences d’urine , les hémorrhagies passives. Le tanin que contient le kino paraît différent de celui du chêne et de la noix de galle, il est analogue, au contraire, à celui de la rhubarbe et du quinquina. Les doses de ce médicament sont en substance de 3 à 4 décigrammes répétés deux et trois fois en 24 heuresla teinture s’emploie à la dose de 2 à 4 grammes dans une potion (lt2 gros à un gros). La décoction se prépare avec une quantité de 2 à 8 grammes pour un litre d’eau- Le kino entre aussi dans la composition des opiats anli-blennorrhagiques et il ajoute puissamment à leur action. J. B.
kwas. V. au Supplément.
T. II
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kystes {anat. path.), s. m.,du grec kustis, vessie. On désigne sous le nom de kystes des sacs membraneux, sans ouverture, de forme ordinairement arrondie, développés accidentellement dans l’épaisseur des tissus et renfermant des substances de diverse nature liquides ou solides.
Il y a dans les kystes deux choses à considérer : l’enveloppe membraneuse elle-même, et la matière contenue
Les kystes sont constitués par une membrane d’épaisseur variable, tantôt mince , formée d’un tissu cellulaire lamelleux, dense et serré, qui présente intérieurement l’aspect lisse et poli des membranes séreuses. D’autres fois, la tunique est plus ferme, elle est réellement fibreuse ; ailleurs, c’est du tissu cartilagineux; enfin on a.vudes kystes ossifiés, sinon dans toute leur étendue, du moins dans unepartie, et quelquefois seulementpar places. Ces différents élats paraissent être des degrés de transformation successifs ; ainsi les kystes se présentent d’abord à l’état simplement celluleux, puis fibreux, plus tard cartilagineux , et les ossifications ne se montrent que quand l’affection est très-ancienne. L’intérieur de ces poches membraneuses ne forme pas toujours une seule cavité.celle-ci est quelquefois partagée en plusieurs loges ou cellules par des cloisons qui se détachent de la paroi interne. Les kystes peuvent, dans ce cas, être comparés à l’intérieur de certains fruits, tels que l’orange, la grenade, etc. ; d’autres fois, ce sont seulement des brides celluleuses ou fibreuses qui, comme autant de cordes tendues , traversent la cavité intérieure d’un côté à l’autre et en divers sens. Des vaisseaux artériels d’un très-petit calibre viennent alimenter ces produits accidentels; très-souvent aussi on n’en observe pas
Quant à la matière contenue , ici c’est une sérosité claire et limpide, là trouble et floconneuse, ailleurs mêlée de sang ou de pus, offrant divers degrés de consistance, pultacée', analogue au suif ou au miel. (V. Loupe.) Une circonstance à noter, c’est que dans un kyste à plusieurs loges on peut trouver dans l’un de la sérosité , dans l’autre du sang, ailleurs une substance gélatineuse, etc. Ce n’est pas tout, les kystes servent souvent d’enveloppe à des tumeurs solides, vivant de leur propre vie comme les hydatides (V. ce mot), ou de la vie commune, comme certains cancers; ou bien enfin , non organisées, telles que le tubercule , la mélanose, etc.
Nous ne discuterons pas avec les pathologistes modernes la question de savoir si les kystes se forment de toutes pièces ou s’ils sont dus à l’ampliation souvent énorme de petites cavités existant naturellement dans l’économie. Ces recherches nous entraîneraient trop loin. Toutefois nous ferons remarquer que beaucoup de ces tumeurs, dont nous parlons , sont dues au développement de follicules cutanées, petites poches placées dans l’épaisseur de la peau ou immédiatement au-dessous de cette membrane; c’est à de pareilles modifications qu’un grand nombre de loupes doivent leur existence. Dans ces cas, le petit sac membraneux ayant son orifice oblitéré, le liquide que doit sécréter la follicule se trouve, par suite d’une
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irritation, d’une phlegmasie même de celui-ci, ou bien par le fait d’une déviation de la sécrétion normale, transformé en l’une des diverses substances fluides dont nous avons parlé ; l’enveloppe s’agrandit, les parois acquièrent une plus grande surface, la quantité de la sécrétion devient dès lors plus abondante , en même temps que l’état pathologique auquel le kyste est en proie amène des changements de structure.
Ailleurs, l’enveloppe ne préexistait pas, elle s’est formée de toutes pièces autour d’une collection séreuse ou purulente accidentellement formée dans le sein des tissus. Alors le tissu cellulaire qui constitue le canevas de tous les organes se trouve refoulé du centre à la circonférence , et c’est lui qui sert de trame au kyste qui s’organise, etc. Les corps étrangers formésdans les organes et ceux qui viennent du dehors s’enveloppent ainsi d’une tunique constituée par le tissu cellulaire, et souvent la sécrétion séreuse qui s’opère dans l’intérieur du sac accidentel baigne de toutes parts ce corps étranger.
Les kystes se rencontrent dans toutes les régions et dans tous les tissus de l’économie , dans le cerveau, le cervelet, la moelle épinière, dans les poumons, le foie, les reins, dans les muscles, sous la peau, et enfin M. Gerdy en a trouvé jusque dans les os, là où l’on avait nié leur existence. Pour certains kystes spéciaux , voyez Ganglion , Grenouillctte, Hydrocèle, Hydropisie , Loupe, Muqueuses (bourses), etc.
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KYSTOTOMIE OU CYSTOTOMIE [chîr.) S. f.
C’est l’opération de la taille, qui consiste à extraire les pierres de la vessie par la section de cet organe. (V. Pierre .)
Les symptômes offerts par ces formations accidentelles n’ont rien de sj*écial, ce sont des tumeurs qui gênent plus ou moins le jeu des organes dans lesquels elles sont développées , et ce trouble est d’ordinaire en rapport avec la rapidité de leur accroissement. Elles sont indolentes , et donnent lieu à une fluctuation plus ou moins obscure suivant qu’elles sont plus ou moins profondément situées.
Le traitemen t des kystes présente deux indications: ou bien vider la tumeur et faire cicatriser ses parois, ou bien l’emporter avec l’instrument tranchant.
Dans le premier cas , on ouvre la tumeur soit avec la potasse caustique, soit avec un trois-quart, soit tout simplement avec un bistouri ; on laisse écouler le liquide qu’elle renferme, soit tout à la fois, soit par portions successives, puis on injecte un liquide plus ou moins irritant qui détermine une inflammation adhésive des parois. Quant à l’ablation, voyez Loupe pour les détails qui y sont relatifs. Beaugrand ,
Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Paris.
labial (anat.) adj. ets., du latin labia, les lèvres; qui a rapport aux lèvres. Le muscle labial ou orbieulaire des lèvres est un muscle aplati qui entoure la bouche et concourt à former les lèvres; il paraît formé de deux parties qui se réunissent aux commissures des lèvres ou de la bouche , ces deux parties sont demi-ovalaires et représentent chaque moitié supérieure et inférieure de cet organe. Ce muscle contribue à rétrécir l’ouverture de la bouche et à porteries lèvres en avant, il a une action prononcée dans le jeu de tous les instrumens à vent et principalement des instrumens de cuivre qui exigent des mouvemens très-prononcés de lèvres. —Les artères labiales ,, divisées en supérieures et en inférieures, naissent de l’artère faciale et se distribuent auxlèvres;on les a nommées aussi, en raison de leur disposition, artères coronaires des lèvres. Les veines labiales ont la même disposition et se rendent dans la veine faciale, qui est une division de la veine jugulaire interne. J. B.
labassire (Eau minérale de). Y. au Suppl.
laboratoire /pham J, s. m. Le laboratoire du pharmacien-chimiste a recueilli aussi sa part deseffets du progrès des temps, du perfectionnement social et de la division du travail. On n’y voit plus, comme jadis, cette réunion mystérieuse d’une multitude d'appareils compliqués ou bizarres, désignés hiéroglyphiques, do reptiles empaillés; tout s’est éclairci, tout s’est simplifié dans son enceinte. Les arcanes ont quitté ses sombres voûtes, pour aller, coquettement habillés d’étiquettes blanches ou roses, se mettre sous la protection du journal à la mode ; tandis que la chimie manufacturière, que les mêmes lieux avaient vu naître au fond d’une cornue ou d’un creuset, déploie maintenant dans nos plaines ses noires cheminées etses gigantesques ‘burneaux.
Notre laboratoire est seulement aujourd’hui le lieu où se confectionnent les préparations officinales et magistrales qui, par leur nature, leur masse, ou les manipulations qu’elles exigent, ne peuvent être exécutées dans l’officine même ; on y obtient les composés chimiques qui sont restés dans le domaine de la pharmacie; on purifie ou
on soumet, à plusieurs épreuves ceux que le commerce lui, fournit.
Le laboratoire doit être établi dans une pièce au rez-de-chaussée, qui puisse donner largement accès à l’air et à la lumière, mais pour laquelle on choisira de préférence l’exposition au nord, les rayons sol aires pouvant être une cause d’altération pour beaucoup de produits ; il sera placé à portée de l’officine et de telle manière que, sans même y entrer, l’œil du maître puisse y exercer une utile surveillance. Le sol en sera dallé et disposé en pente pour faciliter l’écoulement des liquides, résidus des opérations. L’eau devra d’ailleurs y arriver facilement, %t, s’il est possible, au moyen de robinets communiquant avec un réservoir suffisant pour tous les besoins.
La partie la plus essentielle de l’arrangement d’un laboratoire est la disposition des fourneaux. Ce n’est pas ici le lieu de parler de leur construction intérieure, mais nous insisterons pour qu’ils soient placés dans un lieu suffisamment éclairé, et qu’ils soient recouverts d’une vaste hotte de cheminée , se terminant par un tuyau, muni au besoin d’un fourneau d'appel, pour emporter toutes les vapeurs incommodes ou délétères qu’on aura sour vent occasion de dégager.
Les principaux ustensiles qui doivent garnir un laboratoire sont les alambics, les bassines d’argent et de cuivre, les presses, les appareils de déplacement et d’évaporation. Dans un établissement un peu considérable, un générateur de vapeur, qui, au moyen de tuyaux et de robinets bien dis» posés, communique partout où il est besoin la température nécessaire à certaine opération , peut être d’une très-grande utilité.
Il est des accessoires du laboratoire qui peuvent à volonté être placés dans un local différent, quoique rapproché; ce sont : l’étuve, la laverie et la pilerie; ces deux dernières, à cause de l’humidité ou de la poussière qu’elles répandent, doivent être, dans tous les cas, éloignées des fourneaux et des préparations qui exigent le plus de soin.
La construction d’une bonne étuve demande une étude toute particulière et peut être un objet trèsimportant par l’économie et la célérité qu’elle ap-