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SAG

rangée de quatre à cinq éminences, quelquefois soudées entre elles et faisant suite aux apophyses épineuses des vertèbres ; au-dessous est une gouttière qui termine le canal sacré ; sur les côtés, dans une dépression verticale, on trouve les quatre trous sacrés postérieurs, qui donnent passage aux quatre branches sacrées postérieures ; en avant, la surface est concave de haut en bas, et présente, dans quatre gouttières transversales, la double série des trous sacrés antérieurs pour les branches antérieures des nerfs sacrés ; de chaque côté, deux surfaces ovalaires, inégales , rugueuses , s’articulant avec l’os iliaque. La base ovalaire présente l’orifice du canal sacré qui se continue avec le canal vertébral. Le sacrum est dirigé en bas , et son sommet tronqué s’unit au coccyx. Le sacrum est manifestement formé de plusieurs vertèbres soudées ensemble. Il renferme la fin de cette réunion de nerfs qui termine la moelle épinière et qui est nommée queue de cheval, et il sert au passage et à la sortie des nerfs sacrés.

Sacrum (Maladies du). — Outre les diverses maladies propres au système osseux, carie, nécrose, exostose, etc., le sacrum peut être atteint de fracture, mais assez rarement cependant , malgré sa position superficielle. 11 ne faut pas moins que l’action d’une cause très -violente pour déterminer sa fracture. Le diagnostic est très-difficile, à moins que la lésion n’ait lieu très-bas ; on pourrait alors constater la mobilité des fragments. Le traitement est celui des fractures du bassin et de la colonne vertébrale. V. ce mot. J. B.

safrabï [mat. méd.), s. m. ( crocus sativus ), famille des iridées, J.; triandrie monogynie, L. Il croit spontanément dans les basses montagnes de l’Attique; on le cultive dans plusieurs contrées de la France et de l’Europe, et particulièrement dans le Gâtinais. Le mot safran vient de l’arabe assfar , qui signifie jaune, et le mot crocus du grec krokè, filament. Ses stygmates , triés et séchés avec soin sont la substance connue dans le commerce sous le nom de safran. Ce sont des filaments élastiques, d’un beau jaune orange, d’une odeur très-suave, et d’une saveur aromatique et amère. Il teint la salive en jaune doré. La poudre est d’un jaune rutilant; quelquefois le safran est altéré par son mélange avec le safran bâtard ou corthame. (V. ce mot.)

Le safran est un stimulant assez énergique dont l’action se porte particulièrement sur le système nerveux et l’utérus. Respiré en grandes masses, il produit du délire, des vertiges, un rire convulsif, et à la suite un état comateux, qui, dit-on, peut être mortel. Administré à l’intérieur à haute dose,

4 à 8 grammes, il produit les mêmes effets, et en outre des nausées et des vomissements. Le safran est conseillé commetonique pour fortifier l’estomac, dans certaines névroses , mais surtout comme emménagogue. On l’emploie sous différentes formes : en poudre, à la dose de 2 à 6 décigrammes; en infusion, 6 décigrammes à 1 gramme pour 1 kilogramme d’eau. La teinture (safran 1 part., alcool à 310, 4 p.) s’administre en potion, 5à8 décigrammes, en sirops, etc.... Le safran entre dans la composition du laudanum de Sydenham, de l’élixir de Garus, de la confection hyacinthe, etc., etc. On préfère généralement le safran du Gâtinais. J. B.

sAGAPEmïiw [mat. méd.), s. m. ( sagapenum ).

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