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qui est de la nature du suif, qui ressemble au suif. On appelle follicules sébacés , glandes sébacées de petites poches glanduleuses situées dans l'épaisseur de la peau, sécrétant une humeur grasse, huileuse, qui s’échappe par un petit canal excréteur.Ces glandes sont très-abondantes autour des ouvertures des muqueuses, autour de l’anus, de la vulve chez la femme , et sur les ailes du nez; plus abondantes chez les personnes à peau brune, que chez celles qui ont la peau blanche et fine. C’est l’écoulement de la substance huileuse qui donne aux téguments des premières un aspect gras et luisant. Quand cette même substance vient à s’épaissir dans sesutricules, celles-ci se gonflent, font une petite saillie sous la peau, et un point noir marque l’ouverture du conduit excréteur où la matière sébacée, convertie en une espèce de suif, a pris une teinte noirâtre due au contact de l’air ; alors, en pressant sur les côtés de la petite tumeur, on la vide en faisant sortir cette matière concrétée, qui, se moulant sur le conduit, s’échappe sous forme d’un petit ver. Quand ces amas sont très-considérables, la tumeur prend le nom de tanne. On est alors obligé d’ouvrir la poche avec l’instrument tranchant, et, pour empêcher qu’elle ne se remplisse de nouveau, on la fait adhérer avec elle-même eu la cautérisant. Les personnes qui .aiment les recherches microscopiques pourront vérifier par elles-mêmes ce que plusieurs micrographes disent avoir trouvé dans les follicules cébacés ; ce sont de petits animalcules parasites ; on en a vu jusqu’à vingt dans un seul follicule. J. B.

sébacsque (Acide) ( chim .), s. m. C’est un des éléments du suif.

sebeste (bot. méd.), s. m., fruit du sebestier, cardia sebestena, L. ; famille des borraginées suivant les anciens botanistes, et notamment Jussieu, et des sebestiers d’après les modernes. Il s’offre sous la forme d’une drupe ovale allongée, piriformc, et du volume d’une petite prune. Originaire de l’Inde, où son fruit est alimentaire, le sebestier, qui doit son nom à la culture abondante qui s’en faisait aux environs de Sebaste ou Samarie, ville de la Palestine, croît aussi en Égypte. Dans ce dernier pays, on en extrait, par la fermentation, une liqueur alcoolique d’un goût assez agréable, et dont l’usage est trèsrépandu. Les sebestes que l’on trouvait autrefois rarement frais dans le commerce, ne s’y rencontrent même plus à l’état sec. Cette circonstance est regrettable, car leur saveur douceâtre, leur pulpe trèsmucilagineuse,les avait fait ranger parmi les fruits pectoraux, et on les administrait, en outre, comme astringents, contre les diarrhées rebelles qui accompagnent les maladies de poitrine. T. C.

sècse (hist. nat.), s. f. ( sepia ). On donne ce nom a un animal de la classe des mollusques et de l’ordre des céphalopodes, dans le dos duquel se trouve une large plaque de nature calcaire qui porte dans le vulgaire le nom de l’animal. L’os de sèche était autrefois employé comme absorbant; aujourd’hui il est exclusivement consacré à l’usage des petits oiseaux, et des serins en particulier. Ce produit est aussi employé dans l’industrie. La liqueur brune que contient la sepia est employée dans la peinture à l’aquarelle. J. B.

sécrétés ( hyg .), s. m. p. Mot employé en hygiène pour désigner l’ensemble des sécrétions.

sécréteur ( physiol . ), adj. (secretarius, de secernere , séparer) . Ce mot s’applique aux organes chargés de l’importante fonction de la sécrétion. (V. ce mot.)

sécrétion (physiol.), s.f. (secretio, de secernere, isoler, séparer). La sécrétion est une fonction par laquelle un organe fabrique, avec le fluide vivifiant ou sang, unliquideparticulier qui n’existai tpoint dans ce dernier avec ses propriétés caractéristiques.

Cette fonction est une des plus générales du règne organique ; on la rencontre même sur les plantes, qui empruntent à la sève les matériaux des fluides qu’elles sécrètent. Chez les animaux, mais chez l’homme en particulier, on admet trois sortesde sécrétion : 1° les exhalations ou perspirations ; 2° les sécrétions folliculaires; et 3° les sécrétions glandulaires.

Exhalations. — Supposez une membrane mince, transparente, étalée en surface, ou formant les parois de cellules nombreuses, vous aurez l’élément le plus simple de la sécrétion. Ces membranes étant en rapport avec les dernières divisions des vaisseaux sanguins qui s’y ramifient à l’infini, elles laissent, en quelque sorte, transsuder la partie séreuse du sang à peine modifié par un appareil aussi simple. Ainsi , la sérosité, qui est nécessairement versée dans les membranes séreuses ou dans les mailles, les spongiosités du tissu cellulaire, le mucus qui est versé à la surface des membranes muqueuses, sont autant regardés comme de simples exhalations, de simples transpirations, que comme des sécrétions. Cependant, ces liquides sont plus animalisés que le sérum du sang. Telle est encore la matière de l’exhalation pulmonaire, de la sueur, etc. La graisse est sécrétée dans les mailles vésiculeusesdu tissu cellulaire.

Sécrétions folliculaires. — Une sécrétion d’un ordre plus élevé est celle qui a lieu dans les follicules. On appelle follicules, de petites poches, de petites outres membraneuses présentant un orifice plus ou moins large, tubuleux ou non. Ces follicules ou cryptes existent, surtout à la peau et dans les membranes muqueuses ; ils versent à la surface de ces membranes un liquide ordinairement onctueux qui sert à les assouplir, aies lubrifier. (Y. Cryptes.)

Sécrétions glandulaires. — Les glandes sont les appareils sécrétoires les plus compliqués ; elles se composent d’une multitude de ces follicules arrondis en ampoule et terminés par un tuyau excréteur; ailleurs ce sont de véritables tubes terminés en culde-sac. Imaginez des milliers de ces vésicules ou de ces tubes réunis par groupes formant des lobules, dont les conduits s’ouvrent par embranchement les uns dans les autres, de manière à former un ou plusieurs canaux principaux qui sortent de la glande, pour verser au-dehors le produit de la sécrétion ! Ajoutez ensuite qu’autour de ces petites ampoules ou de ces tubes, se ramifient et s’anastomosent les capillaires artériels et veineux! et vous aurez l’idée des organes glanduleux. Le liquideest sécrété dans ces culs-de-sac ou dans ces tubes, et il sort par le canal excréteur : tels sont le pancréas, les glandes salivaires, lacrymales, le foie, les reins, etc. (Voy. ces mots.)

Comment s’accomplit l’acte de la sécrétion dans ces différentes parties? Quelques auteurs ont avaucé que les organes dans lesquels se passe cette fonction étaient des espèces de cribles, de tamis, qui

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agissaient sur le sang comme un filtre sur le liquide que l’on y place , et qu’ils laissaient ainsi passer le produit de la sécrétion en le séparant du sang. Mais, pour que cela fût vrai, il faudrait deux choses : d’abord, que le liquide filtré fût plus clair, plus ténu que le sang ; en second lieu , que ce même liquide existât tout formé dans le sang. Or, cela n’est vrai que pour les sécrétions de la première classe; aussi regarde-t-on celles-ci autant comme des perspirations que comme des sécrétions véritables. Et, en effet, si la matière aqueuse exhalée dans les séreuses, le mucus clair produit par les muqueuses, si la matière de la sueur sont plus clairs que le sang, et se retrouvent dans la partie séreuse de ce fluide, il n’en est pas moins vrai que la sérosité exhalée par les membranes et le mucus sont plus animalisés que ne l est le sérum du sang; il n’y a donc pas de simples filtrations, mais un travail particulier qui a modifié les matériaux fournis par le sang. Ceci devient encore bien plus évident pour les produits des organes folliculaires et glanduleux proprement dits. Vainement, on a prétendu que le sang contient quelques-uns des éléments immédiats de ces fluides : si le sang renferme quelques-uns des principes de la bile, de l’urine, il ne renferme pas de la bile ou de l’urine : il a donc fallu que l'organe fit subir au sang et aux éléments qu’il lui fournit une élaboration particulière , et c’est précisément ce travail, cette mise en œuvre, qui modifie et change en quelque sorte un liquide en un autre, qui constitue la sécrétion. Où s’accomplit ce travail? Dans une épaisseur en quelque sorte inappréciab'e, au niveau de la surface des membranes, des vésicules ou des tubes sécréteurs. Dans les vaisseaux sanguins, le plus loin possible, au niveau de la partie chargée du travail éiaborateur, vous ne trouverez que du sang. Recueillez le liquide au moment où il se sépare de la membrane sécrétante, à l’extrémité la plus reculée des culs-desac des conduits excréteurs , et vous y trouverez déjà le fluide sécrété avec tous ses caractères. Il se passe donc là un acte réellement vital , inconnu dans son essence comme tous les autres actes vitaux, mais qui n’est manifestement ni un phénomène physique de filtration, ni une action purement chimique. Appelez cela, si vous le voulez, de la chimie vivante , soit 1 mais reconnaissez que l’acte s’effectue sous l’influence des propriétés inhérentes à la vie, qui commencent avec elle, entretiennent son exercice et finissent avec elle. Une chose certaine, c’est que les nerfs exercent une action très-marquée sur la fonction qui nous occupe. Tiedemann et Gmelin, M. Brodie, etc., ont fait voir que la section du nerf vague suspend la sécrétion du suc gastrique. La sécrétion de l’urine est modifiée après la section des nerfs des reins (Krimer, Müller et Peipers). On connaît l’influence qu’exercent les affections nerveuses sur la sécrétion de diverses glandes; les émotions morales agissent sur l’appareil lacrymal, sur celui de l’urine , et même sur le foie. C’est donc là un fait bien constaté.

Pouvons-nous maintenant pénétrer plus avant dans le mécanisme des sécrétions ? On a proposé successivement un certain nombre de théories, mais qui n’ont pu être démontrées d’une manière rigoureuse. On se demande quel rôle peut jouer l’électricité dans de semblables phénomènes ; cet agent

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universel de composition et de décomposition dans le règne inorganique , nepréside-t-il pas à des phénomènes du même ordre dans les corps organisés? l’abondance des nerfs dans les glandes, leur structure si variée, ne peuvent-elles pas permettre de supposer que ces organes sont destinésàremplir des fonctions analogues à celles des appareils dont la chimie moderne s’est servie pour démontrer les vraies lois de l’affinité ? Ces idées qui, dans l’état actuel de la physiologie, ne sont que dépurés hypothèses auxquelles nousaccordons quelqueprobabilité, ne pourraient prendre rang dans la science qu’appuyées sur des faits et des démonstrations rigoureuses.

Les Allemands, se fondant sur des recherches microscopiques, ont donné une nouvelle explication des sécrétions, qui consiste à les faire regarder comme une destruction continuelle du parenchyme cellulaire des glandes. Ces cellules, dit M. Mandl, mûrissent, se détachent des parois des canalicules sécréteurs, et tombent dans les canalicules excréteurs, pour crever plus tard et répandre leur contenu ; ce qui fait que la plupart des liquides sécrétés charrient les débris de ces cellules ou même les cellules entières. Les glandes se renouvellent donc toujours comme la peau, qui n’est elle-même qu’une glande étalée en membrane. Il est certains liquides qui ne présentent jamais ces débris ; c’est qu’alors les utrieules crèvent dans les canaux excréteurs, et qu’un obstacle quelconque s’oppose à ce qu’ils soient entraînés au-dehors ; c’est ce qui a lieu pour la bile et l’urine. Nous donnons cette théorie sans nous en porter garant. D’abord plusieurs savants, sans s’être entendus, l’ont présentée à peu près dans le même temps et dans les mêmes termes ; puis elle a de nombreuses analogies avec divers modes de formation organique déjà connus ; cependant elle a peu de partisans aujourd’hui.

Un mot actuellement sur les produits des sécrétions : on les distingue en deux classes, suivant les usages qu’ils remplissent. 1° On appelle liquides ex crëmentitiels ceux qui doivent être rejetés hors de l’économie , tels que la sueur, l’urine, la bile, etc. Ces liquides sont destinés soit à dépurer le sang (urine); soit à la digestion (bile, salive); soit à la génération (sperme,; soit à faciliter des glissements (mucus, larmes); soit à l’entretien de la température du corps (transpiration cutanée, perspiration pulmonaire; . Iis sont produits par des organes exhalants, folliculaires ou glandulaires. 2° On nomme fluides rë crëmentitiels ceux qui sont sécrétés, puis repris et absorbés de nouveau, tels que la lymphe, la sérosité, la synovie, la graisse, etc. Ces humeurs remplissent deux sortes d’offices : les uns locaux , relatifsà l’organe où elles sont produites ; les autres généraux, relatifs à toute l’économie dans laquelle elles retournent. Elles ont presque exclusivement pour agents des organes exhalants.

1 elles sont, en résumé, les notions générales que nous possédons sur l’importante fonction des sécrétions. Quant aux sécrétions anormales, voyez surtout Pus, Transpiration , Urine , et le mot Inflammation. J. -P. Beaude.

ssïjatip {mat. mèd.), adj.( sedans, de sedare calmer). apaiser. On appelle ainsi des médicaments propres à modérer l’état de surexcitation dans leauel les organes ou les fonctions peuvent être par

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