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signe (path. gén .) , s, m. (signum , en grec scmeion). On appelle signe, en pathologie, tout phénomène percevable par les sens et qui sert à nous faire connaître la nature de la maladie. Le signe diffère du symptôme ; celui-ci est l’effet morbide qui , apprécié par les sens, est converti par l’esprit en signe, lequel n’a de valeur que par le raisonnement. Les signes se rapportent aux différentes phases de l’histoire des maladies : il y a des signes diagnostics pour faire reconnaître la nature de l’affection , des signes pronostics qui font présager ce qui adviendra, "etc. Un signe pathognomonique est celui qui donne d’une manière certaine la connaissance d’une maladie : ainsi la mobilité de fragments osseux est le signe pathognomonique d’une fracture . L’étude des signes constitue une des branches les plus importantes de la pathologie générale; les auteurss’en sont beaucoup occupés sous le nom de séméiologie. J. B.

silice ( chim .), s. f. (de silex, caillou). C’est un oxyde métallique qui se rencontre très-abondamment répandu dans la nature, pur dans le cristal de roche, le quartz hyalin ; mélangé de différentes substances dans le sable , le silex , ou pierre à fusil , la pierre meulière, les chalcédoines, agates, cornalines, etc. On a regardé, pendant assez longtemps , la silice comme un corps simple; mais Berzélius est parvenu à la décomposer en oxygène et en métal ou silicium. La silice joue le rôle d’acide avec les bases alcalines ou terreuses, et ses composés forment des silicates.

silicium {chim. ). Métal qui, combiné avec l’oxygène, forme la silice.

sillon ( anat .), s. m. ( sulcus ). On appelle sillons des cavités longues et étroites qui se rencontrent sur divers organes, les os, le foie, etc.

sieïaeoïïba {mat. méd.), s. m. ( quassia simaruba). C’est un arbre très-élevé de la famille des simaroubées, J., décaudrie monogynie, L. On le rencontre dans les contrées sablonneusesdela Guyane et des Antilles. L’écorce de cet arbre est usitée depuis longtemps par les habitants de la Guyane dans leurs maladies. Elle vient en plaques longues, roulées ou repliées sur elles-mêmes; elle est légère, grisâtre, très-fibreuse, irrégulière, d’un rouge brun ou jaunâtre à l’extérieur, blanchâtreintérieurement : l’odeur est nulle, et la saveur d’une amertune extrême. Suivant M. Morin, cette écorce contient un principe amer (la quassine), une résine , une huile volatile ayant l’odeur du benjoin, divers sels, du ligneux.

Le simarouba a été très -usité autrefois, surtout dans les dysenteries; aujourd’hui il n’est plus guère employé; on le donne cependant encore comme tonique dans certaines diarrhées séreuses, soit en tisane à la dose de 5 à 6 ou 8 grammes pour un kilogr. d’eau (décoction légère) ; soit en lavements, 15 à 25 ou 30 grammes pour un kilogr. d’eau. J. B.

simples [mat. méd.), s. f. pi. Nom vulgaire donné aux plantes médicinales. (V. Plantes .)

simulé (méd. lëg.), adj. ( simulatus ). On appelle, en médecine légale, maladies simulées, celles dont certains individus se disent attaqués pour s’exempter d’une peine ou d’une charge, pour exciter la compassion, en un mot, dans un intérêt quelconque. Elles diffèrent donc complètement des maladies dissimulées , puisque, au contraire, dans ce

dernier cas, les individus s’efforcent de cacher la maladie dont ils sont réellements atteints.

Les auteurs partagent les maladies simulées en deux classes : 1° celles qui le sont par imitation, et 2° celles qui le sont par provocation. Dans le premier cas le sujet est parfaitement bien portant, il cherche à imiter les symptômes, las phénomènes de l’état morbide dont il se prétend affecté, les convulsions, l’épilepsie, par exemple. Dans le second, il y a réellement des accidents, mais ils ont été artificiellement provoqués, c’est ainsi que des conscrits se font venir des varices aux jambes en se serrant l au-dessous du genou avec des liens étroits, que des | mendiants se font pousser des vésicules, des pustules avec des poudres irritantes, etc. Il est un certain nombre de préceptes généraux à l’aide desquels on peut découvrir l’erreur. Il faut d’abord s’assurer si la maladie est de nature à pouvoir être simulée : ainsi on peut feindre les affections qui n’ont pas de signes appréciables, telles que les douleurs nerveuses, l’aphonie, etc. Mais comment feindre la phthisie, une fièvre grave? On se demandera ensuite si le sujet, en raison de son âge, de son sexe, de son tempérament, peut être exposé à la maladie dont il se plaint, et s’il à un intérêt à s’en dire attaqué. Pour démasquer la fraude, si on la soupçonne; il faudra étudier avec soin les causes et la marche des accidents mentionnés par le sujet. Voir si l’ordre de succession des symptômes est bien celui qui doit avoir lieu, si ces symptômes eux-mêmes sont bien groupés comme ils doivent l’être en réalité; on tendra des pièges à l’individu, on le fera tomber dans des contradictions , on lui fera dire, par exemple, qu’il éprouve tel ou tel phénomène incompatible avec la maladie qu’il accuse ; on l’effrayera par l’annonce de remèdes désagréables ou douloureux, et l’on pourra parvenir, par ces moyens, à découvrir la fraude. J. B.

sinapisme. (Y. Moutarde.)

sincipüt (anat.), s. m., mot latin par lequel on désigne le sommet de la tête ou vertex.

sindon ( chir .) , s. m. Nom donné à unepetite pièce de toile arrondie et tenue par un fil à sa partie moyenne, que l’on introduit dans l’ouverture faite au crâne après l’opération du trépan.

sinus ( anat.) , s. m. Le mot sinus a été conservé du latin; il sert à désigner toute cavité dont l’intérieur est plus évasé que l’entrée. Ce sont tantôt des cavités osseuses comme les sinus maxillaires et frontaux (Y. Maxillaire et Coronal), ou bien des espaces vasculaires comme les sinus de la duremère (V. Méninges), le sinus de la veine-porte (V. Porte), etc.

sirops ( pharm .), s. m. pl. Les sirops sont des médicaments liquides , de consistance onctueuse qu’ils doiventau sucre ou au miel qu’ils contiennent en dissolution. Le but de leur préparation n’est souvent que de pur agrément ; mais ordinairement les médecins en tirent un parti avantageux, soit pour faciliter la conservation des substances médicamenteuses, soit pour aider à leur administration , en la rendant plus agréable.

Nous allons décrire la préparation du sirop simj p'e qui sert de base à la plupart des autres; nous

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