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SIG

SÉT

serre-nœud ( chir .), s. m. On appelle serrenœud divers instruments inventés par les chirurgiens pour maintenir la constriction exercée par une ligature autour d’une tumeur à pédicule. Les plus usités sont ceux de Desault et de Deschamps.

sérum (V. Sérosité.)

sésamoïde (< mat .) adj. ( sesamoïdes , du grecsésamê% sésame (sorte de graine), et eidos, forme, apparence) ; qui ressemble à une graine de sésame. On appelle ainsi, en anatomie, de petits corps ostéo-fibreux développés dans l’intérieur des tendons, près de certaines articulations. Ils paraissent destinés à donner plus de force aux muscles dont ils dépendent. On en trouve souvent aux articulations delà main et du pied .

séton [chir.), s. m. ( seto , setaceum, de seta, soie). Le séton est, à proprement parler, une mèche de soie ou de coton, une bandelette de linge effilée sur les bords, que l’on passesous la peau, préalablement percée en deux endroits avec le bistouri ou une aiguille acérée et tranchante, dans le but d’y faire naître et d’y entretenir une suppuration (V. Exutoire ). Par extension, le mot séton s’applique journellement à l’exutoire lui-même, et c’est dans ce sens que nous l’emploierons ici.

Le séton s’applique ordinairement à la nuque ; on peut encore le placer sur la poitrine , à l’abdomen, au niveau du foie, à la région des reins, à la tempe, etc., suivant les indications qui le réclament et la disposition des parties. Le manuel de son application est des plus simples : on pince la peau de manière à lui faire faire un pli plus ou moins étendu, suivant les proportions que l’on veut donner au séton ; un aide tient une des extrémités de ce pli , le chirurgien tient l’autre de la main gauche, tandis que la droite, armée d’un bistouri, traverse d’un seul coup la base du pli, et il agrandit l’ouverture ou la laisse de la largeur de l’instrument, suivant les cas. Sans retirer le bistouri, on glisse sur sa lame un stylet boutonné portant une mèche enduite de beurre ou de cérat ; puis on retire le bistouri, et on passe la mèche dans la plaie souscutanée. Au lieu de bistouri, on peut se servir d’une aiguille en forme de lancette, mais à forte arête, dont la base, percée d’un chas, porte la mèche. Celle-ci doit être assez longue; elle dépasse, d’un côté, l’une des ouvertures dans l’étendue de quelques centimètres; le reste est roulé et placé sur un plumasseau de charpie qui recouvre les deux ouvertures. Des compresses et un bandage approprié maintiennent l’appareil. Au bout de cinq à six jours, quand la suppuration est bien établie, on lève les pièces du pansement avec beaucoup de précaution, et en ayant soin de les mouiller avec de l’eau tiède si elles sont collées par du sang desséché. L’exutoire, mis à nu, est lui-même lavé soigneusement, puis on graisse de cérat une portion de la mèche restée dehors, et, à l’aide d’un mouvement doux et lent, afin d’éviter les douleurs que cause le passage de la mèche à travers la plaie, on entraîne au dehors la portion de celle ci qui était restée dans la plaie, on la coupe avec des ciseaux, et on remet le même appareil. On panse ainsi toutes les vingt-quatre heures. Quand la longue portion de mèche qui était restée hors de la plaie est épuisée, on en coud ou en attache une nouvelle avec un fil à l’extrémité de l’ancienne, et la nouvelle s’épuise ainsi successivement

et par portions. Si la suppuration languissait, que ia plaie fut pâle, blafarde, on l’exciterait en enduisant la mèche de pommade épispastique. Quand on veut faire cicatriser le séton, on retire la mèche et on panse à plat en exerçant une légère compression.

Le séton peut occasionner quelques accidents dont il faut être bien prévenu. D’abord, un rameau artériel peut être ouvert et donner lieu à de l’héinorrhagie; une compression modérée exercée sur la plaie en fera promptement justice. Mais, le plus souvent, c’est une inflammation érysipélateuse et quelquefois phlegmoneuse qui s’empare de l’exutoire et des alentours. Cette inflammation cède, d’ordinaire, assez facilement à la médication émolliente.Dans des cas rares et tout-à-fait exceptionnels, on a vu la gangrène s’emparer de la portion de peau soulevée par la mèche, ou bien le tétanos survenir après l’opération. L’accident le plus ordinaire, mais qui est sans aucun inconvénient, c’est le gonflement des ganglions lymphatiques voisins.

La suppuration provoquée dans le tissu cellulaire par la mèche est un excellent moyen de révulsion dans une foule de circonstances où les exutoires sont indiqués, et plus particulièrement dans les cas d’affections viscérales chroniques, ramollissement du cerveau, hydrocéphalie, épilepsie, les différentes formes d’ophthalmie ancienne, les otites, les otorrhées, les pleurésies et les pneumonies chroniques, les engorgements du foie, de la rate, les maladies organiques des reins, de la vessie, les caries, les ostéites profondes, etc., etc.

En chirurgie, le séton (c’est-à-dire la mèche) est très-fréquemment employé, comme dans les kystes, dans diverses collections séreuses , dans les abcès froids, pour irriter les parois du foyer et en favoriser le recollement, ou pour faciliter l’écoulement du liquide. On l’emploie pour faire fondre, par la suppuration, certaines tumeurs indurées, des goitres, des tumeurs érectiles ; dans certaines fistules, telles que la fistule lacrymale ou salivaire , pour rétablir le cours du liquide, etc., etc. J. -P. Beaude.

sexe. (V. Femme et Homme.)

sexuel ( physiol. ), adj. ( sexualis ), quia rapport au sexe, qui caractérise le sexe; organe sexuel. 6e sont, pour les animaux, les organes de la génération; pour les végétaux, les pistils et les étamines.

sialagogue (mai. méd.) ,s. m. et adj. [sialagoga, du grec sialon, salive, et ageïn, chasser, expulser) ; on donne ce nom à des médicaments qui provoquent la sécrétion delà salive (Voy. ce mot).

siam (Mal de). (Y. Typhus d’ Amérique.)

SXBBENS, SIWEMS, sîwins. Noms donnés par les Ecossais à une variété de la syphilis.

sigillée. (Y. Terre sigillée , au Supplém.)

sigmoïde ( anat .), adj. (de la lettre grecque 5 [sigma), et de eïdos, forme, qui a la forme d’un sigma). On appelle t° cavités sigmoïdes, deux cavités qui sont creusées à l’extrémité supérieure du cubitus (Voy. ce mot.); 2° valvules sigmoïdes , les replis valvulaires qui se trouvent dans le ventricule droit du cœur, à la naissance des artères pulmonaires, et dans le ventricule gauche, à l’origine de l’aorte. (V. Cœur.) J. B.

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