‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 178 sur 298 · SUBSTANCES · texte numérisé non relu

SUBSTANCES

POUHON.

gbronsterb.

SAUVINIÈRE.

Acide carbonique ..

Sulfate de soude

O.gr.OllS

Chlorure de sodium

Carbonate de soude

Carbonate de chaux

Carbonate de magnésie...

Oxyde de fer

Silice

Alumine

Perte

Totaux

Comme toutes les eaux minérales ferrugineuses gazeuses, les eaux de Spa sont stimulantes et toniques ; dans certains cas elles sont résolutives, apéritives et diurétiques. On en fait usage dans une foule d’affections, et principalement dans les affections chroniques des organes digestifs, dans les langueurs d’estomac; mais il convient, dans ces cas, d’en surveiller l’emploi, afin qu’elles ne dépassent point le but qu’elles sont destinées à atteindre ; on les administre dans les flueurs blanches et la blennorrhée, les engorgements chroniques de l’utérus, dans les engorgements des viscères abdominaux, dans lajauDisse, l’hypochondrie, les coliques néphrétiques, les affections lymphatiques et scrofuleuses ; on la dit aussi très-efficace contre les vers et le tœnia. On l’administre en lavement contre les ascarides vermiculaires.

Philippe de Limbourg attribue à chaque source une action spéciale dans certaines affections. Ainsi, dit-il , l’eau du Pouhon convient aux personnes robustes qui ont des obstructions du bas-ventre,

I dont l’estomae est, bon et peut supporter cette eau ; on l’emploie dans les dérangements de la menstruation, dans les engorgements du foie, de la I rate, dans les gonorrhées, les pollutions; c’est elle j ;ue l’on administre en lavement contre les ascarides. La Géronstère convient aux estomacs faibles,

I aux personnes délicates, chez lesquelles il y a re- ! lâchement, et où l’inflammation n’est pas à crainj 'ire; dans les vomissements, les pertes d’appétit,

! dans l’hystérie, la suppression des règles, l’hydropisie, les maladies nerveuses ; elle est efficace contre e lœnia et les vers lombrics. La Sauvinière convient dans les maladiesde la peau, les fièvres lentes* les consomptions, le scorbut, la gravelle; on la substitue à l’eau des deux sources précédentes, che» les personnes irritables et qui les supportent mal. On la dit efficace dans la stérilité. La Groæsbech s’emploie dans les mêmes cas que la Sauvinière, mais elle est moins bien supportée; elle est plus active. plus diurétique, et parait mieux résoudre les engorgements abdominaux. Le Tonnelet s’emploie en bains froids ou chauds : l’eau de la première source, qui est très-gazeuse, se mêle à la boisson, au vin, au sirop de groseille, de framboise, etc., et esttrès-estimée des étrangers, dont, dit l’auteur, elle fait les délices. Le Watroz ; cette eau n’est point purgative par sa nature, ainsi qu’on l’avait prétendu, mais bien par les dispositions des personnes qui en font usage , ce qui est également vrai pour les autres sources.

Ces eaux sont contre-indiquées dans les maladies aiguës et inflammatoires , dans les affections rhumatismales, dans les affections cancéreuses, dans la phthisie, dans les affections chroniques ayant encore un certain degré d’acuité, dans les congestions cérébrales et les affections aiguës de la peau. L’rau du Pouhon, dit-on, détermine le priapisme. Enfin, on peut appliquer aux eaux de Spa ce que nous avons déjà dit, soit en général, soit en particulier, sur les eaux ferrugineuses acidulés.

J. -P. Beaüde.

sparadrap ( pharm .), s. m. ( sparadra pum). On appelle ainsi des bandes de toile ou de taffetas recouvertes d’une couche mince de matière emplastique. On les prépare à l’aide d’instruments particuliers nommés sparadrapiers, et qui servent à étendre la composition agglutinative sur l’étoffe. Le sparadrap, pour être bon, doit être souple, se ramollir à la température de la main, supporter des variations (peu étendues) de température sans offrir de changement trop considérable dans sa consistance; l’emplâtre ne doit point s’en détacher par ( plaques, par écailles, ni rester adhérent aux surfaces sur lesquelles on l’applique ; enfin, il doit êtreô partout d’une égale épaisseur. Le sparadrap est trèsemployé en chirurgie pour réunir les lèvres béantes d’une plaie, fixer sur la peau différents topiques ou des pièces de pansement, etc. On emploie surtout le sparadrap diachylon (V. Diachylon) et le taffetas d’Angleterre (Y. Taffetas). Pour plus de détails, voyez aussi Emplâtre. J. B.

spasme [path.), s.m. (spasmus,dngrecspasmos, de spaô, je tire, je contracte). Les auteurs ne sont pas d’accord sur le sens que l’on doit attacher an mot spasme. Les uns appellent ainsi les mouvements

SPE

SPE

convulsifs des organes musculaires qui ne sont pas soumis à l’empire de la volonté; pour d’autres, c’est un état de contraction permanente des muscles volontaire; enfin, il en est qui en font un synonyme de convulsion. Il est fort difficile de se démêler au milieu d’une pareille confusion, que vient encore augmenter le sens qu’on donne dans le monde au mot spasme, .et qui ex prime ces differentes formes de l’état nerveux que l’on appelle aussi vapeurs. Cependant, prenant en considération l’étymologie du mot et le sens que lui donnaient les anciens Grecs, par lesquels il fut employé d’abord, nous pensons que le mot spasme est tout simplement l’équivalent du mot convulsion. Nous distinguerons donc deux espèces de spasmes : 1° toniques, quand les muscles sont contractés d’une manière permanente, comme dans le tétanos (Yoy. ce mot) ; 2° cloniques, quand il y a des alternatives de relâchement et de tension, comme dans les convulsions ordinaires, dans l’hystérie, l’épilepsie, etc. Les muscles de la vie animale, qui ne sont pas soumis à l’empire de la volonté, peuvent être pris de spasmes; et nous avons dit que c’était plus particulièrement à eux que le mot était appliqué par certaines personnes : c’est ce que prouve l’émission du sperme, de l’urine ou des matières fécales dans des accès d’épilepsie. L’urèthre est quelquefois le siège d’un mouvement de resserrement spasmodique qui rend l’introduction d’une sonde momentanément très-difficile. Dans certains cas la gêne de la respiration parait due à une contraction également spasmodique des petites divisions des bronches; l’œsophage est pris aussi de resserrements qui rendent impossible le passage des boissons ou du bol alimentaire ; enfin , le vomissement, le hoquet, ne sont autres choses qu’une convulsion de l’estomac et de l’œsophage. Quant à l’application du mot spasme aux états d’anxiété, de malaise, de souffrance morale etphysique des personnes nerveuses, voyez Nerfs, Hypocondrie et Vapeurs.

spasmodique ( path .), adj. ( spasmodicus ); qui tient au spasme : état spasmodique, contraction spasmodique, etc. (V. Spasme.)

spatule ( chir .), s. f. ( spatula , diminutif de spalha, en grec spathè, qui signifie épée).C’est un instrument de chirurgie et de pharmacie plat à l’une de ses extrémités, arrondi à l’autre, ayant à peu près la forme d’une petite pelle, et à l’aide duquel on étend sur du linge ou de la peau les substances emplastiques, le cérat, les pommades, etc.

spécifique ( the’rap .), s. m. et adj. [specifieus). On appelle spécifiques les médicaments dont l’efficacité dans le traitement d’une maladie donnée est, sinon constante, du moins presque constante : le spécifique est pour une maladie ce que l’antidote est pour un poison; ainsi le mercure est le spécifique des affections vénériennes, le soufre de la gale, le sulfate de quinine des affections intermittentes. Tels sont, au reste, à peu près les seuls spécifiques que nous possédions; les autres sont des remèdes, des médicaments dont l’action est malheureusement trop souvent infidèle. J. B.

spéculum (chir.), s. m., mot latin conservé en français et qui signifie miroir. On appelle ainsi des instruments, ordinairement en forme de tubes, destinés à dilater certaines ouvertures naturelles afin

d’en laisser explorer le fond. Les anciens avaient imaginé de ces instruments pour la plupart des orifices naturels du corps : pour l’œil, pour l’oreille, pour la bouche, pour l’anus et le vagin. Aujourd’hui, il n’y a guère que ceux de ces deux dernières cavités qui soient en usage, et surtout le second, pour lequel les chirurgiens ont déployé un luxe d’imagination vraiment effrayant.

Le spéculum ani est, comme l’indique son nom, destiné à dilater l’orifice de l’anus pour laisser voir l’intérieur du rectum. Il consiste dans deux valves en gouttières dont la réunion forme un cylindre complet; ces valves sont adaptées à des leviers joints par une charnière, et, en pressant sur ces leviers, on peut écarter les lames à volonté. Pour le placer, on fait mettre le sujet sur les genoux et sur les mains, on écarte les fesses, et, l’instrument étant bien graissé et muni d’un embout, on l’introduit doucement, on retire l’embout, et, pressant sur les leviers, on fait écarter les valves; on peut ainsi, en tournant l’instrument dans différents sens, explorer les parois du rectum. Ce spéculum a été modifié de différentes manières.

Spéculum uteri. Il est fondé sur le même principe que le précédent. C’est à M. Récamier que l’on doit d’en avoir rétabli l’usage. Cet instrument était depuis longtemps tombé dans l’oubli. Nous n’avons pas l’intention de décrire ici l’infinie variété de spéculums proposés par les chirurgiens. Chacun a le sien qu’il a allongé, élargi, courbé, divisé, subdivisé à sa fantaisie ; mais, au total, on peut les réduire à deux formes principales : le spéculum plein et le spéculum à valves. Le premier est tout simplement un tube creux, légèrement conique. Muniàla partie la plus large qui doit rester à l’extérieur d’un manche plus ou moins long, soudé à angle droit. Le spéculum à valves possède deux, trois ou un plus grandnombrede lames ou valves réunies de différentes manières, pouvants’ouvrir en s’écartant ou en se déroulant, fixées sur le manche ou susceptibles de basculer, etc. Pour introduirecet instrument, la femme étant couchée en travers sur un lit, les tubérosités sciatiques au niveau du bord , les cuisses relevées, écartées, et les pieds posés sur deux chaises ; l’instrument bien huilé, muni ou non d’un embout, est. tenu par le chirurgien de la main droite, tandis que la gauche écarte les grandes et les petites lèvres , et permet ainsi l’introduction de l’instrument. Cette introduction se fait avec lenteur et précaution . A mesure que l’instrument avance, on voit au fond du spéculum se dérouler la muqueuse vaginale, dont on étudie les dispositions; puis on arrive enfin sur le col de l’utérus, qui doit être enchâssé par l’extrémité interne de l’instrument. Alors, plaçant une bougie devant l’orifice externe, on aperçoit trèsbien l’orifice du col de l’utérus, on peut en examiner la surface, voir s’il est sain, ou bien rouge, granu leux, ulcéré, etc . A l’aide de ce même appareil, on peut porter sur l’utérus des caustiques ou toute autre préparation médicamenteuse.

On a certainement abusé de l’emploi du spéculum depuis quelques années; mais on ne pêut disconvenir qu’il ne soit très-utile et qu’il n’ait rendu de grands services à l’art de guérir. Aussi pensonsnous que son usage pourra être plus restreint, mais qu’il doit rester, désormais dans la pratique.

J. -P. Beaude.

t. II.

SPE

SPE

ssperma ceti, c’est le blanc de baleine. ( V. Adipocire.)

spermatique (anat.), adj. [spermaticus); qui appartient à l’organe spermatique ou générateur du sperme, c’est-à-dire aux testicules. Cordons spermatiques. (V. Testicule). — Artères spermatiques; elles sont au nombre de deux, très-grêles, très-longues , naissent de l’aorte ventrale et des artères rénales, descendent sur les côtés de la colonne vertébrale, et se comportent différemment suivant le sexe. Chez l’homme, elles sortent par l’anneau inguinal, font partie du faisceau connu sous le nom de cordon spermatique, et, arrivées au testicule, se perdent dans ces organes et dans l’épididyme. Chez la femme, elles vont à l’ovaire , au ligament rond et aux trompes de Fallope. — Veines spermatiques, au nombre de deux ou trois de chaque côté; nées du testicule, elles remontent dans le cordon avec l’artère ët vont s’ouvrir, celles du côté droit dans la veine cave inférieure, celles du côté gauche dans la veine rénale correspondante. Audessus du testicule, elles forment le plexus spermatique, et au-devant des psoas les plexus pampiniformes. Chez lesfemmes, ces veines naissent desovaires.— Nerfs spermatiques ; ce sont des filets nerveux qui accompagnent chaque artère spermatique , issus du plexus spermatique, dépendant du plexus rénal : ils descendent jusqu’au testicule ; y pénètrentils ? n’y pénètrent-ils pas? c’est ce que leur ténuité ne permet pas de décider. J. B.

spermatocèee (path.), s. m. On a donné ce nom à un gonflement du testicule par excès de continence. (Voy. ce mot.)

spermatorrhée [path.), s. f. (du grec

sperma , semence, sperme, et de rhéô, je coule) ,, écoulement de sperme. Sous ce nom et sous celui de pollution , de pertes séminales, on désigne une excrétion du fluide spermatique qui n’a pas été sollicitée parle coït ou par les manœuvres provoquant l’éjaculation. Cette affection était connue dès la plus haute antiquité; mais c’est aux travaux des modernes, tels que Wichmann, notre collaborateur feu Deslandes, et enfin aux ingénieuses et savantes recherches de Lallemand, de Montpellier, que sont dues les connaissances que l’on possède actuellement sur cettc.muladie.

On sait que les hommes sains et vigoureux, vivant dans la chasteté, éprouvent de temps en temps, pendant la nuit, au milieu de rêves lascifs, une éjaculation de sperme, qui, loin de les affaiblir, les rend plus actifs , et les débarrasse de plusieurs incommodités qui parfois les tourmentent. Mais quand cet écoulement a lieu d’une manière fréquente et rapprochée, que le sujet se trouve affaibli, en un mot , qu’il en résulte des inconvénients pour la santé, il y a alors réellement spermatorrhée ou perte séminale.

Existe-t-il des lésions anatomiques qui rendent compte de cette maladie? On a bien trouvé des rougeurs, des ulcérations dans divers points des conduits éjaculateurs; des traces d’inflammation ont encore été trouvées dans les vésicules séminales, l’épididyme, le testicule , etc. Mais ces lésions ne sont pas constantes, et d’ailleurs y avait-il sperma-

torrhée chez les sujets qui les ont présentées?

Les causes peuvent être partagées en trois catégories: la première comprend toutes les causes locales , telles sont les blennorrhagies répétées , les rétrécissements de l’urèthre , l’accumulation de matière sébacée sous le prépuce , les métastases goutteuses, rhumatismales, dartreuses, etc. Les excès vénériens , la masturbation , sont peut-être la cause la plus fréquente de cette maladie. Il faut y joindre tout ce qui provoque les désirs, comme les lectures érotiques, l’habitude de se complaire dans des idées lascives , une continence forcée , une alimentation très-substantielle, etc., enfin, la constipation, la fissure à l’anus, l’habitude de la station assise, l’équitation, les hémorrhoïdes, les oxyures ou les ascarides daus les plis de l’anus , en un mot, tout ce qui peut échauffer ou exciter directement cette région. Dans la seconde catégorie, se rangent certaines affections des centres nerveux, qui réagissent sur les organes génitaux. Dans la troisième, enfin, diverses dispositions originelles, mais surtout l’hérédité.

Les symptômes sont locaux ou généraux. Les symptômes locaux consistent plus particulièrement dans l’écoulement de la semence, ou pollution. Ces pollutions sont en général nocturnes. Pendant les premiers temps, c’est au milieu d’un rêve lascif que la semence est rejetée ; la verge est en érection, il y a sensation de plaisir qui réveille le sujet ; mais, à mesure que l’affection fait des progrès, les signes d’excitation disparaissent, et même le sperme est rendu sans rêve, sans plaisir, sans turgescence de la verge ; le malade n’a connaissance de ce qui lui est arrivé que quand il se réveille, parce qu’il se sent mouillé ou que son linge est taché. Le sperme perd lui-même sa consistance, son odeur spéciale ; il devient plus clair, comme séreux. Le matin, le malade se sent très- fatigué et ne se lève qu’avec peine. Plus tard, aux pollutions nocturnes se joignent ordinairement les pollutions diurnes. Alors, pendant le jour, en allant à la selle , en montant à cheval , en allant en voiture, pendant l’émission des urines, au plus léger frottement contre le gland, le malade rend du sperme. Ces émissions, d’abord accompagnées de sensations voluptueuses, ont lieu, par la suite, sans qu’on en ait la conscience. Un des premiers effets de la spermatorrhée , c’est une diminution notable de la puissance génitale , qui finit par dégénérer en une véritable impuissance. L’examen microscopique du liquide rendu, soit seul, soit mêlé aux urines, révèle la présence du sperme et la nature de la maladie. Les effets consécutifs et généraux de la spermatorrhée sont précisément ceux que notre collaborateur Deslandes a décrits au mot Onanisme : un affaiblissement général de l’économie, avec pâleur, amaigrissement, vertiges, perte progressive des facultés intellectuelles, faiblesse de la vue, tristesse, mélancolie profonde, et enfin marasme et même la mort. (Y. Onanisme .)

Les pollutions offrent dans leur nombre et leur durée de grandes variations. Une foule de modifications dans l’état atmosphérique, dans les conditions hygiéniques et surtout de régime dans lesquelles vivent les malades, apportent des modifications dans la fréquence et l’abondance des pertes séminales. Tantôt la marche est rapide et continue, tantôt lente, interrompue par des améliorations , etc. La guérison est assez difficile à obtenir, et les sujets, à

SPH

SPE

moins qu’ils ne soient jeunes , recouvrent bien rarement leurs forces et leur santé première. C’est chez de jeunes sujets que l’on a vu le coït rétablir la régularité des sécrétions spermatiques, et amener la guérison. Plus tard, le rapprochement sexuel, outre qu’il est parfois impossible, serait, dans la plupart des cas, plus nuisible qu’utile.

Traitement. Quand la spermatorrhée tient à des causes locales, telles que des hémorrhoïdes, des oxyures dans le rectum, un rétrécissement de l’urèthre, une accumulation de matière sébacée derrière le gland, il suffit d’éloigner ces causes pour faire disparaître la maladie ; ce que nous avons dit des causes indique suffisamment ce qu’il faut éviter. Quand il y a des caractères de phlegmasie chronique des voies génito-urinaires, Lallemand a employé la cautérisation avec le nitrate d’argent dans le canal de l’urèthre. S’il y a susceptilité nerveuse très-prononcée, ce sont les calmants, les antispasmodiques, les opiacés même qui conviennent. Lallemand a préconisé, dans les cas de ce genre, l’introduction lente et graduée d’une sonde dans le canal de l’urèthre. S’il y a état d’atonie, soit des organes eux-mêmes , soit dépendant d’une affection des centres nerveux ou de toute la constitution, le régime tonique, fortifiant, l’usage des ferrugineux, du vin pur, etc., rendent à l’économie et aux organes génitaux la force qui leur manque. C’est dans ces cas que les bains frais, les bains de mer ou de rivière, les applications réfrigérantes sur la région lombaire, les douches et surtout les douches sulfureuses peuvent fournir de bons résultats. Ces moyens, que nous ne faisons qu’énumérer, doivent être variés, modifiés à l’infini par les praticiens ; c’est à eux qu’il appartient de saisir une foule de nuances et de particularités qui commandent des moyens thérapeutiques particuliers ; aussi est-il fort difficile, dans un article comme celui-ci, de donner des détails rigoureux et précis, quand la nature estelle-même si variable et si changeante. J. B.

spermatozo aires ( physiol. ), s. m.p. Animalcules du sperme (V. ce mot).

sperme (anaf.), s. m. ( sperma , semen, en grec sperma , de speirô, je sème). Le sens littéral du mot sperme est donc semence. On appelle ainsi le fluide générateur sécrété par les testicules. Au moment de son émission, ce fluide se trouve mêlé à des produits de sécrétion qui sont versés dans les canaux qu’il doit parcourir avant que d’être rejeté au-dehors. Ces produits additionnels sont ceux du canal déférent, des vésicules séminales, des glandes de Co wper et de la prostate. Ainsi composé, il est formé de deux parties bien distinctes : l’une fluide, lactescente ; l’autre transparente, visqueuse, glutineuse, analogue à du blanc d’œuf. Quand le sperme est abandonné à lui-même , ces deux liqueurs, d’abord distinctes, deviennent plus fluides et se mêlent intimement. Si on le laisse évaporer , il se dessèche en formant de petits cristaux; mêlé avec de l’eau , il se putréfie très-promptement.

A l’état frais , le sperme a une odeur analogue à celle que l’on obtient en sciant les os, ou à celle du châtaignier en fleurs. Examiné au microscope, on trouve ce liquide rempli d’une multitude d’animalcules découverts par le célèbre Leuwenhoeck Ils ont été très-bien étudiés dans ces derniers temps, depuis que la passion du microscope s’est emparée

des physiologistes. On les nomme des zoospermes (zôon, animal) . Examinés à un grossissement de trois à quatre cents diamètres, ils présentent un renflement ovalaire qu’on appelle tête, avec un appendice filiforme qui s’atténue en s’éloignant du renflement : c’est la queue. Leur longueur est de 0,048 à 0,058 de millimètre, longueur dans laquelle la queue entre pour les neuf dixièmes.

Ces animalcules sont très-agiles, et, par leurs formes et leurs mouvements, ils ressemblent au têtard de la grenouille ; ils continuent à s’agiter pendant un temps plus ou moins considérable et qui varie suivant l’élévation de la température; souvent quelques heures, quelquefois une journée, même après ia mort de l’individu ou après qu’ils sont sortis de leurs réservoirs. Plusieurs liquidesorganiques et l’eau paraissent les tuer; mais les observateurs ne sont pas d’accord à cet égard. Enfin, on les retrouve encore dans du sperme desséché depuis longtemps , et délayé avec de l’eau. Le microscope fait encore reconnaître dans le sperme des globules de mucus et de graisse, des lamelles d’épithélium, des particules organiques très-petites, offrant un mouvement moléculaire , et aussi des granules particuliers arrondis , de 0,007 à 0,008 de millimètre de diamètre, appelées par Wagner granules spermatiques. Suivant MM. Mandl, Henle, etc., les animalcules se développeraient dans ces corpuscules vésiculaires, dont même on retrouverait les débris autour d’eux. Le développement paraît s’en faire dans le testicule, mais ce n’est guère que dans l'épididyme et seulement dans le canal déférent, que leurs mouvements apparaissent.

L’analyse chimique donne de l’albumine, du mucus, des sels de soude, de chaux, et une matière particulière appelée spermatite, dont la composition ét l’action sont encore inconnues.

Le fluide spermatique peut être altéré; mais en quoi consistent ces altérations ? quelles sont les lésions qui leur donnent lieu? c’est ce qu’on ignore à peu près. La principale de ces altérations a été décrite au mot Spermatorrhée. On a constaté dans quelques cas l’absence des animalcules spermatiques, et l’on dit que ce fait coïncidait avec la stérilité ; ces observations ont besoin d’être confirmées. Quant aux considérations médico-légales sur le sperme, et particulièrement aux moyens de le reconnaître quand il est desséché sur le linge, les détails relatifs à ces questions seront donnés au mot Viol. Enfin, pour le rôle qu’il joue dans la génération, voy. ce mot. J.-P. Beaude.

sphacèle (V. Gangrène).

sphéno-épxneux (anat.), adj. ( spheno spi nosus),q ui a rapport avec l’épine du sphénoïde. Le trou sphëno-êpineux ou petit rond est percé à la partie postérieure du sphénoïde, derrière l’apophyse d’Ingrassias; il donne passage à l’artère sphêno-épineuse ou méningé e-moyenne, division de l’artère maxillaire interne, qui va se distribuer à la dure-mère.

sphénoïdaIi [anat.) , adj. (sphenoidalis), qai & rapport à l’os sphénoïde. (Voy. ce mot.)

sphénoïde (anat.), s. f. et adj. Os sphènoï -

SPI

823 SPH

dal ) du grec sphên, coiu à fendre le bois) -Cet os, appelé aussi os basilaire, os cunéiforme , est un os impair, symétrique et irrégulier, enclavé à la partie moyenne et inférieure du crâne ; sa forme bizarre l’a fait comparer à une chauve-souris. Il présente une partie moyenne ou corps et deux parties latérales déployées en formes d 'ailes dont elles portent le nom.

Le corps se divise en six faces : 1° la supérieure fait partie de la base du crâne; elle présente sur les côtés l’orifice des trous optiques, au milieu la selle turcique ou fusse pituitaire, comprise entre les apophyses clinoides antérieures et les apophyses clinoïdes postérieures; au-dessous des apophyses d 'Ingrassias sont les deux fentes sphénoïdales; 2° la face antérieure présente au milieu une saillie en forme de crête, qui s’articule avec la lame perpendiculaire de l’ethmoïde; sur les côtés, se voient les orifices des sinus sphénoïdaux, cavités creusées dans le corps de l’os, séparées par une cloison médiane et fermées en bas par les cornets sphénoïdaux ou de Bertin; 3° la face inférieure porte également une crête à sa partie moyenne, qui est reçue dans un écartement correspondant du vomer; en dehors existent les deux canaux ptérygo-palafms; 4° la face postérieure, inégale, s’unit à l’apophyse basilaire de l’occipital ; 5° et 6° les deux faces latérales donnent naissance aux grandes ailes.

Les grandes ailes présentent, 1° une face supérieure ou cérébrale concave, terminée en arrière par Y épine du sphénoïde. Prèsde cette épine est le trou petit-rond ou sphéno-épineux ; plus en dedans, est le trou ovale , au devant le trou grand-rond, et tout-à-fait antérieurement, au-dessous de l’apophyse d’Ingrassias, est la fente sphénoïdale. 2° Une face externe , divisée en deux portions par une crête ; la supérieure fait partie de la fosse temporale, et l’inférieure de la fosse zygomatique ; eu arrière, sont les trous petit-rond et ovale. 3° Une face antérieure ou orbitaire, qui fait partie de la partie externe de l’orbite et se trouve limitée en bas par une crête qui concourt à former la fente sphéno-maxillaire ; tout-à-fait en dedans et au-dessous de cette crête, on trouve les orifices antérieurs 1° du trou grand rond, 2° du canal vidien, 3° du canal ptérygopalatin.

Les apophyses ptérygoïdes naissent des parties latérales du corps du sphénoïde, au-dessous des grandes ailes ; leur base est traversée d’avant en arrière par un canal appelé ptérygoïdien ou vidien. Ces apophyses offrent, en arrière, deux saillies ou deux ailes; l’intervalle forme une sorte de gouttière appelée fosse ptérygoïdienne.

Le sphénoïde est un des os les plus compliqués du crâne, et il s’articule avec tous les os de la tête, au centre de laquelle il se trouve placé comme un coin, d’où son nom de sphénoïde. J. B.

sphéno-palatin (anat.) , adj. ( spheno palatinus), qui appartient au sphénoïde et au palais. Il y a un muscle sphéno-palatin, c’est le périsraphylin interne (Voy. ce mot), et uae artère sphéno -palatine , terminaison de la maxillaire interne qui se reud dans les fosses nasales en pénétrant par le trou sphéno-palatin;enfin,leganglion sphéno -palalinou deMeckel est un petit ganglion nerveux triangulaire, situé en dehors du trou sphéno-palatin, dans la fente

- ptérygo-maxillaire, et qui fournit des rameaux sphéno-palatins, des rameaux palatins et le nerf vidien ou ptérygoïdien. J. B.

sphincter (araaL), s. m. (en grec sphinctêr, de sphingeïn , lier, serrer). Ce nom a été donné à des muscles qui sont placés à l’entrée de quelques ouvertures naturelles du corps qu’ils ont pour mission de fermer par leur contraction. Ceux auxquels on réserve plus particulièrement ce nom sont les sphincters de l’anus et du vagin. (Voy. ces mots.)

sphygmomètre. V. au Supplément, page 75.

spina-bifida ( chir .), mots latins conservés dans notre langue, et qui signifient épine divisée. En effet, la maladie ainsi appelée est caractérisée par | l’absence, la déviation ou l’écartement d’une ou de plusieurs lames vertébrales, d’où résulte ordinairei ment la présence d’une ou de plusieurs tumeurs si- | tuéessurlalongueurdurachiset remplies d’un liquide ! séreux qui communique avec celui que contient la cavité des membranes de la moelle épinière. De là le nom d 'hydrorachis que porte aussi cette affection,

J laquelle est, d’ailleurs, presque toujours congénitale.

Les causes sont peu connues : l’hydropisie a-t-elle précédé, et doit-on attribuer à la saillie formée par | la tumeur aqueuse le défaut de développement des l lames vertébrales ? ou bien est-ce un arrêt survenu dans l’ossification des vertèbres qui a permis l’ac- ! cumulation du liquide? Ces diverses questions sont l insolubles dans l’état actuel de la science.

Le plus ordinairement, la tumeur occupe la réj gion lombaire, moins souvent la région dorsale, assez souvent ces deux parties à la fois , on la voit ra- ; rement dans la partie cervicale de l’épine ; le volume est très-variable, depuis celui d’une noisette jusqu’à J celui d’une tête d’adulte. D ordinaire, sa forme est arrondie, à base largeou pédiculée ; ailleurs c’est un ovoïde plus ou moins allongé , suivant le nombre des lames vertébrales qui manquent ou sont désunies. Enfin, quand la colonne est bifide dans toute sa longueur, il y a, depuis la nuque jusqu’au sacrum, une saillie longitudinale, plus ou moins renflée. Dans quelques cas de ce genre, il n’y a pas d’hydropisie, et, au lieu d’une tumeur, c’est une gouttière qui règne tout le long de la partie postérieure de la col mne vertébrale. Tantôt la peau qui recouvre la tumeur a son épaisseur et sa consistance naturelles; tantôt elle est amincie et presque transparente ; ailleurs elle est rouge, livide et prête à s’ouvrir. Quand il y a plusieurs tumeurs, en pressant sur l’une d’elles, on fait gonfler les autres par le reflux du liquide qui, chassé de celle que l’on comprime, passe dans les autres. De même, quand l’enfant est tenu debout, la tumeur inférieure se tend, et réciproquement si on lui met la tête plus bas que le bassin. Dans le cas d’hydrocéphalie, on fait aussi gonfler les tumeurs du rachis en pressant sur la tête et réciproquement. Cependant, dans ce dernier cas, la communication n’a pas toujours lieu, et le phénomène que nous indiquons peut manquer. D’un autre côté, les mouvements respiratoires influent souvent sur le volume des tumeurs qui se soulèvent pendant l’expiration et s’affaissent pendant l’inspiration.

Au bout d’un temps variable , la tumeur grossit

SPI

la peau s’amincit, s’ulcère, et une sérosité plus ou moins abondante s’écoule ; puis le liquide devient trouble, fétide; des accidents nerveux, convulsions, spasmes tétaniques se déclarent , ou bien l’enfant tombe dans un profond état d’affaissement, et, dans les deux cas, ne tarde pas à succomber. Ces phénomènes fâcheux sont dus à une méningite spinale et cérébro-spinale consécutive à l’entrée de l’air qu’occasionne l’ouverture de la poche séreuse. Telle est l’issue, on peut dire constante , de l’hydrorachis, à moins que le sujet ne succombe à une affection intercurrente avant la rupture de l’une des poches. Ily a des exemples de cette rupture dans le sein de la mère, et alors l’entrée de l’air n’ayant pas lieu , le sujet ne succombe qu’après l’accouchement. Dans ces cas, la cicatrisation peut se faire, et la guérison avoir lieu avant que le fœtus ne soit venu au monde. On a vu des sujets venus au monde avec une spina-bifida , vivre trois , quatre , six et même dix ou quinze ans; mais cela est très-rare.

Si nous examinons anatomiquement cette maladie, nous verrons 1° que le rachis peut offrir l’une des trois lésions suivantes : soit une division complète d’une ou plusieurs vertèbres , le corps compris ; soit l’absence d’une partie plus ou moins considérable des arcs latéraux ; soit enfin un défaut d’union des arcs d’ailleurs bien développés.

2° Le liquide est une sérosité tantôt limpide , citrine ; tantôt floconneuse et même sanguinolente. Le plus souvent elle est contenue dans la cavité de l’arachnoïde ; mais on en trouve aussi entre cette membrane et la pie-mère. Le liquide communique parfois avec celui des ventricules du cerveau.

3° La moelle épinière est tantôt saine, tantôt plus ou moins altérée. Ainsi elle est parfois aplatie, comme étalée en membrane; ailleurs, on la voit divisée en deux portions latérales : quand la tumeur siège à la région lombaire, les nerfs lombaires et sacrés et l’extrémité de la moelle elle-même sont confondus et adhèrent avec les parois de la tumeur. Enfin , la moelle peut être ramollie, détruite même au niveau de la poche séreuse. Quant aux nerfs spinaux, ils ont souvent subi des déplacements : on les trouve comme perdus dans les parois de la tumeur, et quelquefois ils y entraînent le cordon rachidien.

Traitement. Peut-on guérir le spina-bifida? On a proposé plusieurs moyens : la compression , qui parait avoir fourni quelques résultats heureux, surtout quand la tumeur est circonscrite et peu volumineuse. Les ponctions pratiquées avec une aiguille ont aussi amené quelques guérisons. Le sélon et les ligatures ont déterminé des phlegmasies promptement mortelles, Dans ces derniers temps, on a eu l’idée de favoriser le rapprochement des vertèbres en réunissant la peau qui formait la poche, après avoir vidé celle-ci, et d’en obtenir la cicatrisation ; alors, dit-on, les vertèbres se rapprocheront, comme il arrive pour les os maxillaires, dans le cas de becde-lièvre compliqué de la séparation de ceux-ci , quand la réunion a été obtenue. M. Dubourg , et après lui quelques personnes, ont essayé la section et avec des succès très-variés. D’autres ont proposé de comprimer la tumeur entre des baguettes serrées par des fils .Enfin, nous-même, pour éviter ces inconvénients de fils traversant la tumeur et pouvant déterminer l’inflammation , accident le plus à craindre pour le succès de l’opération , nous avons proposé

SPL 829

de serrer progressivement la tumeur seulement de dehors en dedans avec les branches d’une pince analogue à celle dont se sert M. Breschet pour le varicocèle, mais faite en bois. 11 y a beaucoup de modes de traitement à tenter, et ici, il faut le dire, on doit se les permettre, puisqu’il s’agit d’une maladie presque nécessairement mortelle. E. Beaugband.

spina-ventosa. C’est une maladie des os.

(F. Os.)

spinal ( anat .) , adj. (de spina , épine], ,qui a rapporté la colonne vertébrale .—A rtères spinales. Ce sont deux branches que l’artère vertébrale fournit dans le crâne : l’une, antérieure, descend sur la face antérieure de la moelle, s’unit avec celle du côté opposé au niveau du trou occipital , pour former un tronc commun qui descend, jusqu’à l’extrémité inférieure du cordon rachidien. La postérieure descend sur la face postérieure de la moelle, parallèlement avec sa congénère.— Nerf spinal (accessoire de Willis, nerf de la onzième paire). Il naît sur les parties latérales de la moelle , au niveau de la quatrième vertèbre cervicale, remonte dans le crâne par le grand trou occipital , se porte en dehors et en avant , ressort par le trou déchiré postérieur, traverse le muscle sterno-mastoïdien et va se perdre en se ramifiant dans le muscle trapèze. Ch. Bell, le regardant comme un des principaux moteurs des forces respiratoires, l’a désigné aussi sous le nom de nerf respiratoire supérieur du tronc. J. B.

spiritueux. (V. Alcoolique.)

splanchnique [anat.), adj. [splanc fini eus, du grec splangchnon , viscère). — Cavités splanchniques.Ou appelle ainsi les trois grandes cavités du corps où sont logés les viscères; ce sont : le crâne , la poitrine et l’abdomen. — Les nerfs splanchniques sont les divisions importantes du grand sympathique. (Voy. ce mot.)

splanchnqlqgie [anat.) , s. f. (de splangchnon, viscère , logos, discours);!discours sur les viscères ; c’est la branche de l’anatomie qui traite des viscères.

spleen (path.) , s. m. (mot anglaiç, dérivé lui-même du latin , ou, si l’on veut, du grec splên, la rate). C’est une forme de l’hypochondrie avec tendance au suicide, assez commune chez les Anglais. Ce nom lui vient de l’ancienne théorie qui plaçait dans la rate la bile noire ou mélancolie , dont l’action sur le cerveau déterminait , suivant les humoristes, les accidents de tristesse, de morosité, qui constituent ce que nous appelons, d’a> près la même origine, mélancolie (mêldina choie , bile noire). (Y . Hypochondrie.) J. B.

splénification [anat. path.), s. f. ( spleni ficatio, de splèn, rate, facere , faire). On appelle ainsi, en anatomie pathologique, une transformation du tissu d’un organe qui devient semblable à celui de la rate. C’est ce qui arrive au foie et quelquefois au poumon.

splénique (anat.), adj. [splenicus, du grec

Page 1