TAM 8G
sur la cornée transparente à la"suite de phlegmasie, d’ulcération, etc. (V. Œil.)
taille ( chir .), s. f., synonyme te lithotomie, de cystotomie, etc. C’est l’opération à l’aide de laquelle on extrait la pierre de la vessie. (V. Pierre.)
talon (anat.), s. m. [talus, calx). C’est la partie postérieure du pied; il est formé par la saillie de l’os calcanéum. (Voy. ce mot.)
tamaris? {bot,, mécl.) , s. m. , fruit du tamar indus Indica, L. ; famille des légumineuses, J. Originaire de l’Inde et naturalisé en Afrique, il s’offre sous la forme d’une gousse solide, à valves épaisses , longues de 10 à 15 centimètres s’il s’agit du tamarinier de l’Inde; de 8 à 10, et ne contenant que trois à quatre semences , s’il s’agit de celui d’Afrique. La pulpe qui provient de ces deux espèces est noire pour la première, et rouge pour l’autre, c’est-à-dire celui d’Afrique. Cette dernière est apportée sur les marchés du Caire par les caravanes qui viennent de l’intérieur , et surtout par les nègres du Darfour. On en fait en Egypte un usage assez fréquent pour l’assaisonnement des viandes. Macéré et uni au sucre, dans certaines proportions, il forme un sirop ou sorbet qui, étendu d’eau, est très-recherché sous ce brûlant climat.
Le tamarin d’Afrique était autrefois préféré à celui de l’Inde ; mais depuis qu’on le falsifie avec la pulpe de pruneaux et l’acide tartrique, il a singulièrement perdu de sa faveur. On doit le choisir onctueux au toucher, d’une odeur particulière, d’une saveur acide agréable, sans toutefois agacer les dents. Il est formé de filaments fibreux, de graines plates quadrangulaires de couleur rouge corail, et d’une pulpe plus ou moins noire. La pulpe de tamarin, pour être conservée et livrée au commerce, est soumise à une sorte de concentration dans des vases de cuivre, qui cèdent souvent une partie de leur substance ; aussi n’est-il pas rare d’y trouver des traces de ce métal. Sa présence pouvant avoir des conséquences graves , nous allons indiquer les moyens de l’en séparer : on délaye à cet effet la pulpe dans une quantité suffisante d’eau , on y ploDge des lames ou spatules de fer bien décapées, et on les y abandonne. Le cuivre, en raison de sa grande affinité pour ce métal, se précipite sur les lames , et abandonne la pulpe ; on les retire et on fait ensuite rapprocher convenablement.
Pour l’usage médical, on prépare en pharmacie une sorte de pulpe épurée ou conserve de tamarin, en mettant la pulpe du commerce dans un pot de faïence avec un peu d’eau ; on fait digérer sur des cendres chaudes jusqu’à ce qu’elle soit ramollie bieu également : on presse ensuite au travers d’un tamis pour en séparer les noyaux et les filaments. On fait ensuite rapprocher en consistance de miel épais, après avoir ajouté une partie et demie de sucre sur une de pulpe, et on obtient une sorte de conserve de tamarin, dont l’action est à la fois plus douce et plus certaine, et qui purge à la dose de 30 à 60 grammes.
La tisane de tamarin s’obtient en délayant dans un kilogramme d’eau bouillante 30 grammes de pulpe du commerce, et passant dans une étamine