‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 2 sur 298 · LIBRAIRIE ACADÉMIQUE · texte numérisé non relu

LIBRAIRIE ACADÉMIQUE

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lAïî&AX.Eæ'TîgiïJE {thér.), s. f., ou Iatralepxice du grec iatreuô, guérir, et aleipho, je frotte. Ou donne ce nom à une espèce de moyen thérapeutique qui consiste à traiter les maladies par des médicaments employés à l’extérieur en Uniment, frictions, lotions, etc. Cette méthode diffère de la méthode endermique en ce que, dans cette dernière, on applique les médicaments sur la peau après en avoir enlevé l’épiderme, tandis que, dans la méthode iatraleptique ou iatraleptice, on agit sur la peau recouverte de l’épiderme. J. B.

ichok fpath.) , s. m. Même mot en latin et en grec. C’est une sanie ou un sang aqueux et fétide qui s’écoule des plaies et des ulcérations de mauvais caractère. (V. ces mots et Pus.)

ichthyocolle (mat.méd.), s. f., ichthyocolla, du grec ichthus, poisson, et de kollè , colle; colle de poisson. On donne ce nom à une substance gélatineuse blanche, roulée sur elle-même, et recourbée en forme de lyre; c’est dans cet état que la colle de poisson se trouve ordinairement dans le commerce. Cette substance qui est formée , ainsi que nous l’avons dit au mot gélatine, de la membrane interne de la vessie natatoire du grand esturgeon et de quelques autres poissons des genres Gadus et Cyprinus , est souvent desséchée sous d’autres formes, telles que celle d’un cœur ou d’une lyre ; de ces divers produits, la colle de poisson en lyre, qui a reçu dans le commerce le nom de petitcordon, est la plus estimée. L’ichthyocolleesl usitée en pharmacie pour préparer les gelées , et cette préférence lui est accordée à cause de l’absence de goût désagréable de cette substance et de la petite quantité nécessaire à la préparation d’une gelée. Vingt grains par once d’eau sont une quantité suffisante : Pour faire cette préparation, on coupe la colle de poisson en petits morceaux avec des ciseaux; on la met dans une quantité d’eau convenable; on lui fait jeter seulement quelques bouillons, et ensuite on la laisse, si c’est nécessaire, dissoudre à une douce chaleur. Il est important de ne point prolonger trop long-temps l’ébullition, car la colle de poisson contracterait une saveur animalisée désagréable.La colle de poisson a aussi été nommée grénêtine ou gélatine blanche.

C’est avec cette substance que l’on prépare les gelées de table. Voici quelques-unes de ces for-

T. II

mules : pour une gelée à l’orange on prend : colle de poissoD, 23 gram.; eau de fontaine, 675 grain.; sucre, 46 gram.; acide citrique, 12 décigram.; teinture de zestes frais d’oranges, 12 gram. On prépare de même la gelée de citron en remplaçant la teinture d’orange par celle de citron. On pourrait remplacer dans ces deux préparations, je crois avec avantage pour l’agrément de la saveur, l’acide citrique et les teintures par le suc exprimé d’une orange ou d’un citron, et par de petites portions de l’écorce qui, mêlées à l’eau , en seraient retirées au moment de laisser refroidir la gelée. Les gelées au rhum, au kirsch-wasser, au marasquin, etc., se préparent avec la formule précédente moins les teintures et en ajoutant 185 gram. de la liqueur choisie. Pour les gelées médicamenteuses, voyez le mot Gelée. On se sert aussi de la colle de poisson pour clarifier les liqueurs. J. B.

ichthyose (méd.), s.f., (d eichthus, poisson). L’ichthyose est une maladie de la peau, caractérisée par le développement d’écailles épidermatiques dures, grisâtres ou nacrées, et occupant la totalité ou une partie du corps. Cette affection constitue , d’après l’ouvrage du professeur Alibert, le premier groupe des dermatoses hétéromorphes ; les sectateurs français de la méthode de Willan l’ont rangée dans l’ordre des squames. Son nom lui vient de la ressemblance que présentent les écailles qui la caractérisent avec celles des poissons : ceux qui ont comparé la peau ainsi altérée à 1’envelop.pe squameuse des serpents , ont imposé à la maladie le nom de serpentine, qu’ Alibert conserve pour désigner une des variétés du genre ichthyose.

Causes. Cette maladie étant souvent originelle, il est fort difficile de lui assigner des causes certaines ; quant au mécanisme de sa production, les uns l’attribuent à un suintement très-abondant des petites glandes delà peau, lequel se solidifie à l’air et se change en une enveloppe lisse et polie, qui, incessamment brisée par les mouvements du corps, se partage en une multitude d’écailles de formes diverses. D’autres, avec Tilésius, regardent celte affection comme le résultat d’une sécrétion viciée de la peau, qui se concrète à mesure qu’elle se produit, et donne ainsi naissance aux squames qui revêtent la peau. Il parait plus probable, comme le pensent Buniva , Alibert , et une foule

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