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TIS

est sans exemple qu’elle ait jamais occasionné la mort; mais, par sa durée, qui peut s’étendre à plus d’une année, elle est une source de tourments et d’ennuis cruels pour le patient. C’est cette persistance, cette opiniâtreté qui, dans certains cas, la rend rebelle aux moyens les mieux combinés et la fréquence des récidives, qui font de la névralgie faciale une des affections les plus incommodes et les plus pénibles.

Il n’y a guère que l’odontalgie qui puisse être confondue avec la névralgie faciale; et notez que cette confusion existe dans la nature elle-même, puisque des dents gâtées peuvent produire le tic douloureux. Cependanton reconnaît l’odontalgie proprement diteà l’absence de petits mouvements convulsifs dans le côté malade , et à ce que l’on peut découvrir, en percutant les dents avec un stylet, quelle est celle qui est le point de départ de la douleur. L’extraction de la dent malade fait alors cesser tous les accidents.

Le traitement du tic douloureux ne diffère pas sensiblement de celui des autres névralgies ; il exige aussi beaucoup de tâtonnements , d’essais souvent infructueux d’une foule de moyens, avant que l’on ait rencontré celui qui convient. Les antiphlogistiques sont ordinairement plus nuisibles qu’utiles; cependant il est des personnes qui se trouvent soulagées par la saignée ou par des applications de sangsues. Les narcotiques et calmants , l’opium, les pilules de Méglin, les sels de morphine, la belladone , le stramonium , le cyanure de potassium , la ciguë, la térébenthine , et dans ces derniers temps le valérianate de zinc ont assez souvent fourni de bons résultats ; ces divers moyens doivent être employés les premiers. Si la maladie résiste, on aura recours aux vésicatoires volants ou à demeure, et pansés avec la morphine appliquée plusparticulièrement sur les points douloureux. Dans des cas très-rebelles , les souffrances étapt trèsvives, on serait autorisé à imiter soit M. Jobert, qui applique le fer rouge, soit A. Bérard, qui réséquait le nerf malade.

Quand la névralgie est intermittente , on aura recours au sulfate de quinine , seul ou associé à l’opium. Ce moyen est très-efficace et nous a réussi dans un grand nombre de cas.

Nous avons parlé de l’action du froid humide , c’est dire assez que le malade doit éviter soigneusement cette influence, se couvrir la tête d’un bonnet de laine, porter un bandeau de mousseline qui couvre la joue malade, même quelque temps après la guérison, car très-souvent nous avons vu un léger refroidissement faire reparaître l’affection. Quant au régime , il doit être seulement adoucissant’; éviter les excitants tels que les liqueurs, le café, le thé, etc. Ce sont là les seules précautions hygiéniques exigées pour cette maladie. Mais, nous le répétons en terminant, le médecin, et surtout les malades, doivent s’armer de patience, car c’est une affection souvent très-opiniâtre. J.-P. Beaude.

tisæeujl. (V. au Supplément.)

TxrjTEMEKTT. (V. Bourdonnement.)

TIR.E-BA1S.E ( chir .) , s. m. Instrument en forme de pince, qui sert, en chirurgie, à extraire les balles demeurées dans les tissus.

tire-fond ( chir .), s. m. Instrument consistant en une tige de fer, terminée par une vis qui

s’enfonce dans un os pour le relever ; on se sert de cet instrument dans l’opération du trépan et dans les fractures du crâne avec enfoncement des os.

tisane ( phar .), s. f. ( ptisana , du grec ptissanè, orge). Les tisanes sont des médicaments liquides, dont l’eau forme toujours la base, et qui contiennent les principes médicamenteux en solution très-étendue. Elles sont prescrites soit pour servir de boisson ordinaire au malade, soit parce que certains principes actifs s’administrent mieux sous cette forme.

On comprend plus particulièrement sous le nom de tisane, le produit de la macération, de l’infusion ou de la décoction aqueuse des substances végétales; cependant les limonades , les solutions gommeuses, sucrées, salines ou acides, les bouillons animaux, peuvent être aussi considérés comme des tisanes ; mais comme il en a été traité dans des artieles spéciaux, c’est à la première catégorie surtout que nous voulons nous attacher ici.

Le but principal que l’on doit se proposer dans la préparation des tisanes doit être, en leur procurant toutes les propriétés actives qu’elles doivent avoir, de les rendre agréables ou au moins de les faire tolérer le plus possible par les malades.

Les règles générales de la préparation des tisanes se rapportent au choix et aux modifications préalables à faire subir aux ingrédients qui doivent entrer dans leur composition , et , en second lieu , à la manière de les mettre en contact avec l’eau qui doit en extraire les principes médicamenteux.

Relativement au premier point, on ne doit prendre que des parties végétales, feuilles, fleurs, fruits, bois ou racines, en très-bon état de conservation, et bien pourvus de la couleur et de l’arome qui leur sont propres. Il est bon de faire remarquer, au surplus, que, contrairement à un préjugé assez répandu, les plantes sèches sont plus propres à la préparation des tisanes que les vertes , c’est-à-dire celles qui sont pourvues encore de leur eau de végétation ; elles conservent alors un reste d’énergie vitale qui les empêche de céder facilement leurs principes actifs aux menstrues aqueuses. On doit, dans tous les cas , les monder soigneusement de toutes les parties étrangères qu’elles pourraient contenir ; on ne doit conserver que les feuilles, fleurs et sommités des plantes, et rejeter les tiges et les pédicules , à moins qu’ils n’aient été formellement prescrits. Les feuilles doivent être incisées ; les bois , les racines , les écorces , coupés en tranches minces et même concassés sous le pilon lorsque la dureté de leur texture rend cette précaution nécessaire.

A moins d’indication contraire , les tisanes doivent être fort légères : dans un litre d’eau, la dose de quatre grammes de feuilles et de fleurs, celle de huit grammes de bois , écorces ou racines , est en général suffisante, quoique, pour ces derniers et surtout pour les tisanes sudorifiques, telles quecelles de gayac et de salsepareille, il soit surtout utile d’élever la dose à quinze et même trente grammes.

Le mode le plus général de préparation des tisanes , et surtout de celles qui ont pour base des feuilles et des fleurs aromatiques, est l’infusion en vaisseau clos. On doit, lorsque l’infusion est terminée, les passer à travers un linge fin, ou mieux encore les filtrer au papier lorsque le temps le permet.

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