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artères considérables, une modification quelconque. Comme il n’y a point de canal excréteur, on ne peut le regarder comme une glande.

Thyroïde ( Maladies du corps ). Cet organe peut être atteint de plusieurs affections, dont quelques-unes sont très-graves. L 'hypertrophie a déjà été décrite sous le nom de goitre (voy. ce mot). D’autres fois , il s’y forme des kystes simples ou hydatiques , qui lui donnent un volume considérable. La ponction, l’évacuation, et quelquefois des injections légèrement excitantes, avec l’iode, par exemple, pour déterminer l’adhésion des parois, sont les moyens qu’il convient d’employer. D’autres fois, le corps thyroïde subit la dégénérescence cancéreuse, et alors plusieurs auteurs n’ont pas craint de proposer et d’exécuter l’extirpation de l’organe, malgré les difficultés et les dangers dont cette opération est entourée, surtout quand la tumeur est considérable et qu’elle pénètre profondément dans la partie antérieure du cou. Quelques succès ont été obtenus , notamment par Desaulî, par Hedenus de Dresde ; mais, malgré ces réussites, peu de chirurgiens ont osé tenter cette ultime ressource, qui, dans d’autres cas, a eu des suites promptement mortelles, J.-P. Beaude.

THYB.OI3IEH [anat.) [thyroïdeus), qui a rapport au cartilage et à la glande thyroïde. — Artères thyroïdiennes. Il y en à deux de chaque côté : les supérieures viennent de la partie antérieure de la carotide externe , et vont se rendre à la partie supérieure du corps thyroïde après avoir fournis les rameaux larygéet crico-thyroïdien ; les inférieures viennent de la sous-clavière; elles sont plus volumineuses que les précédentes et vont se rendre à la partie inférieure de la glande thyroïde. — Veines thyroïdiennes, trois de chaque côté : la supérieure et la moyenne s’ouvrent dans la jugulaire interne; Yinférieure gauche se rend dans la sous-clavière, et la droite dans la veine cave supérieure. J. B.

tibia ( anat .), s. m. (du mot latin tibia, flûte). Un des deux os de la jambe. (V. Jambe.)

tibial [anat.], adj. [tibialis], qui appartient à la jambe. Pour les artères , les veines et les nerfs tibiaux , voy. Jambe.

tieîo-tabsiehme [anat.), s. f., qui a rapport au tibia et au tarse ; on donne ce nom à l’articulation du pied. (V. Pied.)

tic ( path .) , s. m. On donne vulgairement le nom de tic à un mouvement convulsif local et habituel qui affecte certains muscles, surtout ceux de la face. En pathologie on a conservé le nom de tic douloureux à la névralgie faciale ou trifaciale, parce que e’est le nerf trifacial, ou nerf de la cinquième paire, qui en est affecté.

Cette affection paraît résider uniquement dans une lésion de la sensibilité du nerf de la cinquième paire; car, à part les cas exceptionnels dans lesquels on a trouvé des tumeurs qui comprimaient les nerfs douloureux , ou une atrophie de ces nerfs, les sujets qui ont succombé avec une névralgie faciale n’ont présenté dans les nerfs malades aucune lésion à laquelle la souffrance pût être rapportée.

Les névralgies du trifacial sont assez communes, et constituent une des maladies les plus pénibles

T. II

dont on puisse être affecté . On les observe à peu près également chez les deux sexes ; les femmes y sont peut-être un peu plus exposées. La maladie paraît quelquefois être héréditaire. Les saisons froides et humides, mais surtout l’impression directe dufroid humide, en sont assurément les causes les plus fréquentes.

On l’a vu succéder à une frayeur vive, à la carie des dents ; la présence d’un corps étranger, d’une tumeur comprimant un nerf, ou quelque dégénérescence de celui-ci, peuvent encore donner lieu à la névralgie qui nous occupe.

Il est rare que toutes les divisions du nerf trifacial soient simultanément affectées; il n’y a d’ordinaire que quelques rameaux. Dans certains cas, la direction de la douleur, indiquée par le malade, permet de suivre le trajet des rameaux malades avec autant d’exactitude qu’on le ferait le scalpel à la main. En général les douleurs sont aiguës, déchirantes, revenant et disparaissant tantôt d’une manière irrégulière, tantôt à heure fixe et par périodes d’une intermittence bien réglée. Dans d’autres cas, les douleurs sont fixes, contusives ; elles n’occupent pas tout le trajet du nerf, elles se bornent habituellement à plusieurs points que l’on découvre en pressant avec le doigt; mais de là elles s’irradient dans la direction des rameaux. Suivant M. Valleix, auquel nous devons cette remarque, le toucher peut faire découvrir au moins onze foyers douloureux : 1° le sus-orbitaire, immédiatement à la sortie du nerf frontal , au niveau du sourcil ; 2° le point palpébral , siégeant le plus souvent sur la paupière supérieure ; 3° le point nasal , à la partie latérale et supérieure du nez; 4° le point sousorbitaire, à la sortie du nerf de ce nom , au-dessus de l’orbite ; 5° le point malaire est plus rare ; il siège au bord inférieur de la pommette; 6° le point dentaire ou alvéolaire ; ici la douleur occupe tout un côté de la mâchoire; 7° quelquefois, mais trèsrarement, un point douloureux à la lèvre supérieure; 8° à la voûte palatine et à la langue ; 9° un point temporal , au bas de la tempe et au-devant de l’oreille; 10° un point mentonnier à la sortie du nerf dentaire inférieur; 11° enfin un point pariétal qui se retrouve aussi dans la névralgie cervico-occipitale; il occupe le confluent des nerfs frontal , temporal, superficiel et sous-occipital.

Quand les douleurs sont très-intenses, il y a souvent des mouvements convulsifs dans le côté de la face qui est affecté ; mais il est rare que la peau rougisse ou s’échauffe; les yeux s’agitent et deviennent larmoyants , la narine correspondante est le siège d’une sécheresse incommode ou d’une sécrétion séro-muqueuse plus ou moins abondante ; d’autres fois , les douleurs suivent le trajet du nerf dentaire ; les dents deviennent d’une sensibilité très-incommode , et peuvent même devenir vacillantes. Quand la douleur siège plus haut vers les tempes, les bulbes des cheveux deviennent d’une extrême sensibilité ; on a vu les cheveux comme hérissés dans des accès violents, et même, si la maladie dure depuis longtemps , ils peuvent blanchir avant l’âge. — Il n’y a pas de fièvre; seulement, quand les douleurs se prolongent, les sujets éprouvent du malaise, de l’inappétence.

Cette affection n’est pas grave, en ce sens qu’elle ne met pas la vie des malades en danger, puisqu’il

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