TRE
TRt
trapezoïde (anat.), adj. et s. m. ( trapé zoïdes ), qui ressemble à un trapèze. — Os trapèzoïde. C’est le second os de la seconde rangée du carpe. (V. Main.)-
traumatique ( path .), adj. (traumaticus, du grec trauma, blessure), qui a rapport aux blessures. — Fièvre traumatique , lésions traumatiques, etc.
traumatisme, s. m., état dans lequel une blessure grave jette l’économie.
TRÈFLE D’EAU OU M2NYANTHE ( bot .), S. m.
famille des gentianées, J.; pentandrie monogynie, L.; plante herbacée qui croît dans les localités aquatiques, et particulièrement dans les eaux stagnantes de l’Europe et de l’Amérique septentrionale. Ses feuilles amplexicaules, portées sur un long pétiole et formées de trois folioles ovales, arrondies, sont d’une amertume franche et très-intense. Analysées par Tromsdorff, elles ont fourni une matière féculente, de l’albumine, de la chlorophylle, un extractif amer très-azoté, une gomme brune, de l’acide malique, une fécule blanche, du ligneux et divers sels.
Ces feuilles sont assez souvent employées)comme tonique et fébrifuge, et dans tous les cas où les amers sont indiqués. On les administre en infusion. Dans quelques pays, elles servent à donner de l’amertume à la bière. Le suc de trèfle d’eau se prescrit à la dose de 15 à 60 grammes, soit seul, soit mêlé à celui d’autres plantes. L’extrait se prépare avec le suc dépuré ; on le donne à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes. C’est sous cette forme que l’on administre le plus ordinairement cette plante, qui entre aussi dans la préparation du sirop antiscorbutique. Les racines ou rhizomes, qui contiennent beaucoup de fécule, sont employées dans le Nord comme aliment. J. B.
TRÈFLE MUSQUÉ. (V. Mélilot.)
tremblement ( path .), s. m. ( tremor ). Le tremblement consiste dans une agitation faible et involontaire, attribuée à la contraction et au relâchement alternatif des muscles . Le tremblement peut affecter tout le corps ou seulement un membre ; il est généralement un indice de faiblesse ou de lésion grave des parties centrales du système nerveux. On l’observe chez les convalescents à la suite de maladies longues et graves, chez les vieillards, à la suite d’affections morales vives, telles que la peur. C’est un des symptômes qui accompagnent le frisson initial dans les fièvres intermittentes. Ii s’observe chez les sujets qui ont fait abus des liqueurs alcooliques (V. Delirium tremens ), qui ont été soumis à l’action des vapeurs mercurielles (V. Doreurs) ou des préparations de plomb. (V. Cérusiers, Colique , Plomb.) J. B,
trépan ( chir .), s. m. ( trepanum , du grec trupanon , tarière). On appelle ainsi un instrument en forme de vilebrequin, à l’aide duquel on perfore les os, ceux du crâne en particulier. Ce mot s’ap- | plique aussi à l’opération elle-même. Ainsi, on dit > indifféremment pratiquer le trépan et appliquer le trépan. L’extrémité du trépan, celle qui doit agir sur les os, est en forme de couronne dentée en scie. Le mouvement circulaire de l’arbre du vilebrequin fait tourner cette scie circulaire qui emporte ainsi
toute la portion d’os comprise dans sa circonférence. On a des couronnes de différents diamètres, dont le plus grand ne dépasse pas un pouce. Quand on veut emporter une portion considérable de l’os, il faut appliquer plusieurs couronnes.
Au crâne , les cas d’indication du trépan étaient autrefois trèsmultipliés. A la moindre fracture du ci âne on le mettait en usage. Depuis Desault, son emploi a été bien restreint , et on peut dire même que l’on est tombé dans l’excès contraire. Cependant on l’applique encore dans des fractures avec enfoncement des os ; dans le cas de compression , suite de contusion violente , quand on peut soupçonner le siège de l’épanchement ; dans les nécroses, les caries profondes. Enfin on n’a pas craint de le proposer pour remédier à la compression qui résulte de la turgescence de l’encéphale dans les phlegmasies, dans les attaques d’apoplexie, etc.
Au sternum , on emploie le trépan quand il y a une carie que l’on veut emporter , ou pour perforer cet os dans le cas d’abcès du médiastin.
Enfin, le trépan a encore été appliqué aux lames des vertèbres dans des fractures de la colonne vertébrale , avec esquilles, compression de la moelle ; sur X omoplate , pour donner issue au pus d’abcès profonds, ou emporter des caries ; aux os longs, pour ouvrir leur cavité remplie de pus, etc., etc. Il existe une disposition du trépan qui permet de n’enlever que la couche superficielle des os ; ce trépan est nommé exfoliatif. J. B.
tressaillement [path.], s. m. [subsultus] ; mouvement brusque causé par une émotion de surprise. Frémissement avec horripilation qui parcourt tout le corps. (V. Soubresaut.)
triangulaire (i mat .), adj. (triangularis)\ qualification donnée à plusieurs organes qui offrent cette forme. — Muscle triangulaire du nez. Muscle triangulaire du sternum, etc.
triceps ( anat .), adj. et s. m. (i triceps , à trois têtes) ; mot latin conservé dans la langue anatomique, et appliqué à divers muscles qui présentent trois divisions. — Muscle triceps brachial. C’est un muscle situé à la partie postérieure du bras, et qui s’insère en haut par trois faisceaux : 1° au bord axillaire de l’omoplate, 2° au bord externe de l’humérus, 3° au bord interne du même os ; ces trois chefs sont plus bas réunis en un seul muscle qui va s’insérer à l’apophyse olécrânedu cubitus; ce muscle étend l’avant-bras sur le bras. — Muscle triceps crural , ou crural antérieur , s’attache supérieurement aux faces antérieure, interne et externe du fémur, et aux deux bords de la ligne âpre, et inférieurement par un large tendon à la rotule et aux tubérosités tibiales. Ce muscle puissant étend la jambe sur la cuisse, et il agit d’une manière trèsactive dans la marche et le saut. J. B.
TRICHE ASIS (chir.), s. m. C’est une maladie de l’œil déterminée par le renversement des cils. (V. Paupières.)
trichine ( hist . natur.), s. f. C’est le nom d’un petit ver presque microscopique qui habite les muscles. (Y. Entozoaires.)
trichoma (path.), s. m., synonyme de plique. (Voy. ce mot.)
trichocéphale (hist. nat., méd.), sorte de ver entozoaire très-petit qui se trouve dans les intestins. (V. Vers.)