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cale rhumatismale, inflammatoire, névralgique, etc., on applique des compresses imbibées d’eau froide ou tiède et que l’on renouvelle très-souvent. Pour les douches froides, leshydrosudopafhes ont mis à contribution toutes les formes déjà connues de ce mode d’administration de l’eau : douches en colonne , en arrosoir, en nappe, en ondée, en pluie, etc., etc.
L’eau se prend, à l’intérieur, par demi-verres ou par verres, à plusieurs reprises dans le courant de la journée , mais surtout pendant que le malade transpire dans le maillot. C’est la seule boisson permise aux repas. Les lavements, les injections à l’eau froide sont ordonnés pour calmer les irritations intérieures dans les dysenteries , les hémorrhoïdes par exemple. On comprend que la température de Peau ainsi administrée doit varier à l’infini suivant les indications.
Quant au régime, il esttrès-frugal à Grafenberg, bien que Priessnitz conseille à ses malades de manger abondamment. Du laitage et des fruits avec du pain noir font tous lesfraisdu déjeuner et du souper. An dîner, des viandes bouillies et rôties, quelques légumes farineux, composent l’ordinaire. Du reste , les déperditions par les sueurs, les promenades répétées, l’air vif que l’on respire dans les établissements hydrothérapiques, excitent fortement l’appétit des malades, et favorisent singulièrement les digestions.
En résumé, voici comment est employée la journée des malades à l’établissement de Grafenberg : 1° A quatre heures du matin, réveil, emmaillottement, transpiration, bain froid, puis une promenade ; 2° à huit heures, le déjeuner, nouvelle promenade ; 3° à midi la douche ou un bain de siège suivis de l’exercice au grand air ; 4° à une heure, le diner, promenade ; 5° la digestion faite , nouvel emmaillottement, ou bien applications locales par douches, bains partiels , etc.; 6° souper à sept heures , puis coucher.
On voit que, dans la méthode de Priessnitz, on se propose (en outre de la transpiration) d’exercer, à l’aide d’un seul agent, l'eau froide, soit une action sédative par l’emploi continu de cet agent, soit une action révulsive par le froid temporaire. Il paraît que l’excitation produite par les applications faites à la manière de Priessnitz peut déterminer des éruptions pustuleuses ou furonculeuses que l’on regarde comme critiques. Enfin, dans certains cas, ce sont de véritables abcès, quelquefois assez volumineux, qui se déclarent , et terminent, dit-on , la série des accidents éprouvés par le malade. Ce dernier point a besoin, pour être admis, d’être étudié plus sérieu- j sement qu’il ne l’a été.
Si maintenant nous passons à l’application pratique, nous serons fort embarrassé; car, il faut bien l’avouer, les faits nous manquent. Il est absolument impossible de tirer parti des observations que renferment les différentes brochures publiées sur l’hydrothérapie ; et, quant à celles plus détaillées et ( lus positives que contient l’ouvrage de M. Scoutetten , elles sont trop peu nombreuses , d’une part, et, de l’autre, n’offrent pas toujours l’ensemble des éléments nécessaires pour asseoir un jugec eut. Nous serons donc obligés de raisonner à priori, et de dire que les moyens puissants d’action dont peut disposer l’hydrothérapie semblent devoir convenir dans beaucoup d’affections chroniques, telles
que la goutte, le rhumatisme, les névroses, les engorgements viscéraux, et notamment ceux du foie, certaines entérites chroniques , quelques formes de maladies de la peau , désignées vulgairement sous le nom de dartres. Parmi ces affections chroniques, il est une classe particulière sur laquelle l’hydrothérapie paraît exercer une influence réelle. Je veux parler de l’hypochondrie et des accidents dont elle s’accompagne. Or, l’hypochondrie affecte surtout les personnes appartenant aux classes élevées de la société, celles dont l’esprit est cultivé, et, partant, plus soumis à l’influence des impressions morales ; celles que tourmentent les passions, fruit de l’oisiveté ; celles enfin dont les sens sont blasés par l’abus de tous les plaisirs , de toutes les jouissances. Telle est, en effet, la société qui fréquente les établissements hydrothérapiques de l’Allemagne, et il est facile de comprendre les effets que doivent produire sur de pareilles constitutions les pratiques si actives, si multipliées de Priessnitz, secondées encore par un régime sévère , un exercice soutenu et pris au milieu de l’air pur des montagnes.
Quant aux contre-indications, elles ne paraissent pas très-nombreuses. D’abord, il faut exclure les maladies de poitrine aiguës et chroniques, les fièvres éruptives, etc. Peut-être, dans certains cas de fièvres graves de forme typhoïde, lorsque la chaleur cutanée est extrême , sera-t-il convenable de recourir à l’enveloppement, avec le drap mouillé et exprimé, pour rafraîchir le malade, calmer l’ardeur du mouvement fébrile , apaiser la soif, et favoriser les sueurs ; nous avons vu à l’Hôtel- Dieu M. Récamier employer dans ce même but les affusions froides : mais tout ce qui regarde ces moyens de réfrigération est en dehors de l’objet spécial de cet article, consacré à l’histoire de la transpiration. Au total , l’emploi des sueurs dans l’hydrothérapie se trouve nécessairement borné aux cas qui réclament l’usage des sudorifiques, et dont nous avons donné plus haut une liste abrégée.
J. -B. Beaude.
tramsposit ( path .). s. m. Synonyme vulgaire de délire. (Voy. ce mot.)
transveûse ( anat .), adj. [transver sus) , qui est en travers. La qualification de transverse , transversal, est appliquée à plusieurs organes. Celle de transversaire est plutôt donnée aux parties qui ont rapport aux apophyses transverses des vertèbres. — Muscle transverse. C’est un des muscles des parois abdominales : il y a aussi le transverse du périnée. On connaît des artères transverses de la face et du périnée , etc. J. B.
trapèee [anat.], adj. et s. m. [trapezius), qui a la forme d’un trapèze , quadrilatère dont deux côtés seulement sont parallèles. — Os trapèze. C’est le premier delà seconde rangée du carpe. (V. Main.) — Muscle trapèze ; situé à la partie postérieure et supérieure du tronc, il s’y s’attachè, d’une part, au tiers interne delà ligne courbe occipitale supérieure, au ligament cervical postérieur , aux apophyses de la septième vertèbre cervicale, et à toutes celles du dos et des lombes ; de l’autre, à l’épine de l’omoplate, à l’acromion, et au bord postérieur de la clavicule. Ce muscle fait exécuter des mouvements en arrière et latéraux à l’épaule et à la tête. J. B.