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TRU

composés de substances sèches réduites en poudre, et auxquels on donne la forme de cônes, de pyramides, de boules, etc., à l’aide d’un intermède approprié, un sirop, par exemple, ou du miel. Les trochisques étaient autrefois très-usités; ils sont aujourd’hui presque complètement abandonnés, à l’exception des trochisques caustiques de minium ou de sublimé. J. B.

TROIS-QUARTS OU TROCAR ( chir .), S. m., (triquetrum). Le trois-quarts est un instrument constitué par un poinçon monté sur un manche et renfermé dans une canule. La pointe du poinçon, qui dépasse l’extrémité de la canule, est formée de trois pans tranchants sur leurs arêtes, d’où le nom de trois-quarts. Cet instrument sert à donner issue à certains liquides épanchés, quand on ne veut pas faire une grande ouverture, et surtout quand on ne veut pas que l’air pénètre dans le foyer. L’instrument étant plongé dans le foyer, on retire le poinçon et on laisse la canule jusqu’à ce que le liquide soit écoulé. On remploie dans l’hydropisie ascite, dans les épanchements pleurétiques, l’hydrocéphale, l’hydrorachis, l’hydrocèle, les tumeurs enkystées, quelques abcès profonds, etc . . . On donue à cet instrument différentes formes; quelquefois il est courbé comme celui qui sert pour la ponction de la vessie. Ses dimensions varient aussi beaucoup, suivant l’usage auquel on le destine. On emploie souvent aujourd’hui des trois-quarts fins comme une aiguille, et qu’on nomme explorateurs; Asservent à déterminer l’existence ou la non- existence d’un liquide dans les tumeurs de nature douteuse où on les plonge. J. B.

trompe (anat.), s. f. (tuba). On appelle ainsi divers conduits tubuleux qui se trouvent dans l’économie.— Trompe d’Eustache, conduit qui va du pharynx à la caisse du tympan. (V. Oreilles.) — Trompes de Fallope , conduits membraneux qui vont de l’utérus aux ovaires.

tronc (anat.). (V. au Supplément.)

trou (anat.), s. f. On appelle ainsi, en anatomie, des ouvertures dont sont percées des parois plus ou moins épaisses, ou bien des orifices de canaux. Trou de Bolal (V. Cœur), trou borgne , trou ovale, etc.

trousse (chir.). (V. au Supplément.)

trousse-gai, ant (path.), s. m., nom donné à diverses épidémies graves, et notamment au choléra sporadique.

truffe (hyg.), s. f. (tuber cibarium, persoon vel lycoperdon tuber.)

Ce produit est bien certainement celui dont la classification a le plus embarrassé les naturalistes. En effet, l’absence complète des organes qui constituent les végétaux, le mode d’accroissement, la forme même, tout concourait à faire ranger les truffes parmi les êtres inorganiques. Mais une investigation rigoureuse a démontré que leur développement s’effectuait par intususceptiou et non par juxta-position. Cette ligne de démarcation bien tranchée entre les végétaux et les minéraux a fait ranger ces sortes de tubercules souterrains parmi les premiers. M. Turpin est, de tous les nouveaux observateurs, celui qui a le mieux décrit leur orga-

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