DAX
ration sous la hotte d’un fourneau d’appel, de façon à ce que toutes les vapeurs soient portées dans la cheminée, et répandues à une certaine hauteur dans l’atmosphère , afin que leur dissémination soit complète et sans inconvénients.
Le cuivre à l’état métallique présente infiniment moins de danger qu’on ne l’avait cru pendant longtemps; ainsi qu’on l’a vu à l’article empoisonnement du mot Cuivre de ce dictionnaire, ce sont les sels de cuivre qui sont dangereux. A l’état métallique le cuivre a été ingéré sans danger; des pièces de monnaies, de la limaille de cuivre ont été avalées et sont restées assez longtemps dans l’estomac sans donner lieu à des accidents d’empoisonnement : Douard a répété ces expériences un grand nombre de fois sur des chiens; il a ouvert ces animaux après que des pièces de cuivre avaient séjourné un certain temps dans l’estomac; quelquefois il a trouvé ces pièces encore brillantes, d’autres fois couvertes d’une couche brune, due à la formation d’un sulfure de cuivre.
MM. Chevallier et Boys de Louris ont présenté il y a peu de temps à l'Académie des sciences un travail sur l’action du cuivre, comme cause de maladies chez les ouvriers qui travaillent ce métal, et ils ont établi, ainsi que nous l’avons déjà dit, que les accidents nombreux et redoutables signalés par Ramazzini, et après lui par les médecins qui ont suivi ses doctrines, sont tout-à-fait imaginaires; que les accidents vrais étaient une colique métallique, analogue, si ce n’est semblable, à la colique saturnine; que cettemaladie était même assez rare et que le meilleur moyen pour la prévenir, si ce n’est pour la combattre, consistait dans l’emploi des. eaux sulfureuses naturelles ou artificielles, telles que lés eaux d’Enghien, Baréges, Bagnères, Bonnes, Cauterets, etc. Ils ont d’ailleurs indiqué toutes les précautions hygiéniques qu’il convient de prendre, et qui sont de la nature de celles qui sont indiquées dans cet article. On a constaté depuis peu d’années que les ouvriers qui travaillent le cuivre sont moins affectés par le choléra que ceux des autres professions; M. Vernois a fait un relevé statistique qu’il a soumis au Conseil de salubrité et à i’ Académie de médecine, qui paraît établir d’une manière évidente cette immunité.
curcuma [bot. et mat. méd.), s. m. Genre de plante de la famille des balisiers, J . , monandrie, raonogynie, L. 11 en existe deux espèces dans le commerce : le curcuma longa et le curcuma rotunda, qui correspondent à deux plantes du même nom,
qui croissent dans les Indes-Orientales. La forme de la racine de ces plantes, qui est la seule partie usitée, est cause de la désignation de chacune d’elles. Ces racines, qui sont ou allongées ou arrondies et de la grosseur d’un œuf de pigeon, sont recouvertes d’une écorce grise ; leur intérieur est d’un jaune orangé foncé, leur odeur rappelle celle du gingembre, leur saveur est chaude et aromatique; lorsqu’elles sont mâchée^quelques instants, elles teignent la salive en jaune. Le curcuma, qui est regardé comme stimulant et aussi comme anti-scorbutique, n’est employé aujourd’hui que comme matière colorante et comme réactif dans les expériences chimiques ; il sert à reconnaître les substances alcalines qui lui communiquent une couleur brune. Pour cet objet, on fait usage d’un papier coloré en jaune par une décoction de cette racine. J. B.
cutané ( anal .), adj. ( cutaneus , de cutis, peau). Se dit des choses ou des organes qui ont rapport à la peau. On dit souvent l’enveloppe cutanée, pour désigner la peau. — Les nerfs cutanés sont au nombre de deux, l’un interne et l’autre externe; ils sont fournis par le plexus brachial, et se distribuent à la peau du bras et de l’avant-bras.
cyanogène ( chim .), s. m, (du grec kuanos, bleu, gennaô, j’engendre). Ce corps, qui est gazeux et composé d’azote et de carbone ( azoture de carbone), a été découvert en 1814 par Gay-Lussac; il est un des éléments de l’acide prussique et du bleu de Prusse, d’où lui vient son nom. C’est un gaz incolore, d’une odeur pénétrante, plus pesant que l’air, soluble dans l’eau et l’alcool et qui brûle avec une flamme bleuâtre pourprée. Il se combine à plusieurs corps pour former des cyanures; à l’oxygène pour former X acide cyanique ; à l’hydrogène pour former X acide cyanhydrique, désigné aussi sous le nom à! acide prussique ou hydrocyanique. L’étincelle électrique et une forte chaleur décomposent ce gaz ; un fort abaissement de température ou une pression de 3 à 4 atmosphères le condense en un liquide incolore qui reprend bientôt son état gazeux. Ce corps, qui s’obtient en décomposant le cyanure de mercure par la chaleur, est sans usage à l’état simple. Il a été parlé de ses combinaisons aux mots Acide prussique et Prussiate. J . B.
cyanique (Acide) [chim.), s. m. (V. Cyanogène.)
cyaneybrique (Acide) ( chim .), s. m. (V. Prussique (Acide ).
»ax (Eau minérale de) ( thérap .). Dax est une ville du département desLandes, située sur l’Adour, à 10 lieues de Bayonne et 34 de Bordeaux; elle est eélèbre pour ses eaux minérales, dont la température est assez élevée. On les désignait du temps des Ro-
mains sous le nom d ’Âquœ Tarbellinœ , puis d 'Aquœ Augustce. Les sources y sont nombreuses; les principales sont : 1° La Fontaine chaude , autrefois la fontaine de Nelse, dont la température a été trouvée par Seconda de 46 degrés Réaumur (70° centig.), à