‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 254 sur 298 · EM S · texte numérisé non relu

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thermales. Des doccuments authentiques éta' lissent qu’en l'an 1555 de notre ère, l’emploi des eaux d’Ems, comme moyen de traitement, était déjà en usage. Presque aussitôt la découverte de l’imprimerie il fut publié des dissertations sur les propriétés Biédirales des eaux d’Ems. Depuis cette époque la réputation de ces eaux a subi les vicissitudes auxquelles sont soumis ces sortes d’établissements, qui souvent doivent leur célébrité à la mode, à l’engouement, à des occasions de plaisir et de distractions tout-à-fait étrangères aux résultats que l’on doit se proposer dans l’emploi des eaux minérales.

Les eaux d’Ems sont aujourd’hui en grande faveur et fréquentées par la haute société : on s’y rend de l’Allemagne, de la France et de l’Angleterre. Une bonne musique, une société brûlante et des jeux, aujourd’hui prohibés dans la plupart des grands États européens, exp iquent cette vogue, qui n’est devenue générale que depuis quelques années.

Les eaux sont alcalines, gazeuses et thermales; leur température varie suivant les sources, qui aujourd’hui sont au nombre de six dont trois principales : le Krœchen, le Kesselbrunn. le Früstcnbrunn ; les trois autres sont : le Wappenbrunn, le Maricnbrunn, Wilhelmbrunn. Ces sources fournissent de l’eau pour les bains qui sqnt distribués dans quatre établissements : le Kurhaus, la Maison de pierre, Y Hospice du bain des pauvresses Quatre trous; pendant Icngtemps le Krœchen, à cause deson goût plus agréable, fut la seule source dont on faisait usage pour la boisson, mais aujourd’hui on fait usage également du Kesselbrunn, du Friistenbrunn et du Wappenbrunn.

L’eau des sources est limpide, gazeuse, inodore; des bulles assez nombreuses s’att chent aux parois du verre lorsque l’on vient de la puiser; exposée à l’air libre pendant quelque temps, elle forme un dépôt de couleur jaune cannelle, qui se précipite au fond du vase, en même temps que l’eau prend une teinte bleuâtre. La saveur de l’eau récemment puisée est agréable et semblable à celle d’un bouillon faiblement salé, mais avec un arrièregoût alcalin. Mêlée à du vin du Rhin, c’est une boisson très-rafraîchissante, moussant légèrement quand on y ajoute du sucre et prenant une teinte noirâtre et trouble quand on laisse ce mélange longtemps exposé à l’air.

L’eau, en sortant des sources, dégage une quantité assez considérable de gaz quelquefois si abondante que l’on pourrait croire qu’elle est en ébullition. Dans les tuyaux deconduite l’eau forme un dépôt assez abondant, qui s’attache aux parois; il est de couleur rouille, et il a donné à l'analyse du carbonate de chaux pour plus de 9^10°, du carbonate de magnésie, de strontiane, de l’oxide de fer et de manganèse, du phosphate d’alumine, des carbonate, sulfate et chlorhydrate de chaux, du fluorure de chaux et de la silice.

Voici pour les trois principales sources les indications de température, de pesanteur spécifique et d’analyse, recueillies en 1858 et 1859, par Jung, pharmacien de Hochheim. L’analyse est indiquée pour une livre d’eau de 16 onces, et c’était pour la première fois que la source de Früstenbrunn, était analysée :

Krœchen

Kesselbrunn

Früstenbrunn

Température en degrés centigrades. .

Pesanteur spécifique I eau distillée étant 1 ,000

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