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PRINCIPES FIXES

grains.

grains.

grains.

Sulfate de soude

Muriale de soude

Carbonate de soude

— de chaux

— de proloxide de manga-

nèse

traces.

— de protoxide de fer. . .

— de lithine

— destrontiane

Phosphate d’alumine

Sulfate de potasse

Silice

Matière extractive

Total pour une livre d’eau,

poids de pharmacie . .

Les eaux de Marienbad sont stimulantes, apéritives et légèrement purgatives. Les eaux du Kreuzbrunn s’emploient principalement dans les affections hémorrhoïdales, dans les engorgemenls du foie, les anomalies de la sécrétion biliaire, dans les constipations opiniâtres, dans les digestions lentes et pénibles, dans les affections glaireuses et les flatuosités ; dans les affections nerveuses chroniques, les crampes d estomac , les coliques habituelles, et surtout celles qui accompagnent la

sur

menstruation ; dans l’hypocondrie, l’hystérie, dans la goutte , les scrofules et les maladies calculeuses.

Le Ferdinandsbrunn est surtout recommandé aux personnes faibles , nerveuses, d’un tempérament délicat ; les maladies dans lesquelles ses eaux sont surtout employées sont les faiblesses d’estomac et de la digest on , les disposition à la diarrhée ou la constipation, les affections chroniques du bas ventre, les scrofules, les flueurs blanches la stérilité, les calculs ordinaires et la goutte.

La Waldquelle, ainsi qu’on l a vu par l’analyse, contient moins de sels purgatifs et moins de fer que les autres sources: elle est, ainsi que nous l’avons déjà dit, employée comme pouvant remplacer l’eau de seltz ; on l’emploie surtout dans les affections de la vessie et des voies urinaires, dans la gra velle, dans les coliques menstruelles; enfin on l’administre toutes les fois que les dispositions inflammatoires des malades ne permettent pas de faire usage de l’eau des deux autres sources.

Les eaux de Marienbad se boivent à la source ou exportées; elles sont , dans ce cas, renfermées dans des cruchons de grès semblables à ceux qui contiennent l’eau de seltz. On les prend le matin à jeun par verre desix onces (deux décilitres);î’on commence par un ou deux verres, et l’on augmente jusqu’à ce que l’on consomme une cruche entière dans la matinée. Les personnes qui ont l’estomac faible peuvent prendre, une heure avant de commencer à boire l’eau , une tasse de café à l’eau ou de chocolat faible. Lorsque le temps est froid ou mauvais, il est bon de garder la chambre le matin pendant que l’on boit l’eau. La durée d’un traitement est de quatre semaines.

Indépendamment de l’usage des eaux en boissons et en bains, on fait encore usage , à Marienbad , des douches, des bains de vapeurs, des bains de gaz acide carbonique et de gaz acide hydrosulfurique, des bains de boues minérales : tous ces moyens, qui augmentent et ajoutent à l’action de ces eaux minérales , sont prescrits par les médecins des eaux, suivant les besoins et l’indication des maladies. J. P. Beaude.

' mère ( mal de ), ( méd .), s. f. V. Hystérie.

MINÉRAIÏSATIURS ( chim .), adj. Se dit, en thérapeutique et en chimie , des principes qui entrent dans la composition d’une eau minérale, et lui donnent ses propriétés.

mïkéraiogie ( hist. nat.) , s. f. On donne ce nom à l’une des branches de l’histoire naturelle q i a pour objet l’étude des minéraux, de leurs formes, de leur gisement et de leur composition.

mirage ( physiq . méd.), s. f. Phénomène d’optique, qui consiste en ce que, dans certaines cirtances , des objets lointains , très-rapprochés de l’horizon, paraissent doubles, l’une des images étant droite comme à l'ordinaire , et l’autre se présentant dans une position renversée. Ce phénomène s’observe surtout dans les déserts de l’Afrique, et tient à un état particulier de l’atmosphère. On l’observe également en mer ; ce phénomène ne peut se produire que sur de vastes étendues où la vue n’est point bornée par des montagnes ou de grandes inégalités du terrain. J- B.

OXY

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moelle allongée ( anat. ), S. f. V. Moelle épinière.

monoïque [bot.], adj., du grec monos, seul , et oiliia , habitation. Se dit d une plante qui porte des Heurs mâles et des fleurs femelles, séparées les unes des autres, mais sur un même pied.

mouchetures (chir.), s. f. On donne ce

nom à de petites scarifications très-superficielles: que l’on fait ordinairement avec la lancette , dans le but de faire écouler de la sérosité, ou de dégorger une partie qui est le siège d'une congestion sanguine.

MOUSSE U-TSEAHDE ( mat. méd.), v Lichen d’Islande.

NÉphralgie, ( palh s. f., de nephroi, les reins, et algos, douleur. Névralgie des reins ou coliques néphritiques (V. reins).

nicotiane ( chim .)', s, f. Nom donné à l'a subs-

tance active des feuilles du tabac. V. ce mot. noix muscade {mat. méd.)', s.f. Y. Muscade. NOSTOMANIE ( path.}, 8.1 . V. Nostalgie.

oculistique ( path . ), s.f. Synonyme d’opli- Ihalmologie. V. ce mot.

odacisme {path.), s.m. Nomdonné parquelques auteurs au prurit des gencives, qui, chez les enfants, précède la sortie des dents,

otiÉriAîJT (chim.), adj. On a donné le nom de gaz olétiant au gaz hydrogène carbonné. V. ce mot.

onde (phys. méd ), s. f. Unda. C’est la trace circulaire qui se forme à la surface de l’eau lorsque l'on y projette un corfs qui la déplace : par analogie , on admet également des ondes sonores et lumineuses, produites par la vibration de l’air ou de l’éther. V. Son et Lumière.

oa, musif ou Mussif ( chim .), s. m. On donne ce nom à un deutosuhure d’étain. V. ce mot.

orchidées ( bot- ), s. f. pl. Orchideœ, du grec orchis (testicule). C’est une famille de plantes dicotjlédones à étamines épigynes, ainsi désignées à cause de la forme ovoïde des tubercules qui souvent accompagnent les racines. Les feuilles sont simples , alternes et engainantes ; les fleurs, souvent très-grandes et d une forme particulière , ont un calice à six divisions profondes, dont trois intérieures et trois extérieures , qui forment, à la partie supérieure delà fleur, une sorte de casque. Du centre de la fleur s’élève, sur le centre de l’ovaire., une sorte decolumelle nommée gynoslème, formée par le style et les filets des étamines soudés ensembles ; à sa face antérieure et supéri: ure est une fossette glanduleuse, qui est le stigmate; à son sommet est une anthère à deux loges , qui s’ouvre par une suture lodgitudinale ou un operscule qui en occupe toute la partie supérieure. Au

sommet du gynostème sont deux petits tubercules formés par deux étamines avortées, et nommées staminodes. Le fruit est une capsule à une seule loge , contenant beaucoup de graines trèspetites attachées à irois tophnspermes pariétaux.

Les plantes de cette famille, qui a emprunté son nom au genre Orchis, sont vivaces, herbacées. Dans nos régions tempérées, dans les pays-chauds» elles forment de peli • s arbrisseaux parasites, qui se rencontrent sur les arbres; ce qui a valu à un certain nombre le nom d’ Epidi ndrum. Les fleurs offrent des formes bizarres qui imitent. celles de la mouche , d’un oiseau qui vole. Cette famille renferme diverses plantes utiles : les unes sont nutritives par leurs tubercules, qui renferment une fécule dense : tel est le salep, que l’on récolte surtout en Perse ; d’autres sont aromatiques : tel est le fruit de la vanille aromatique. V. ce mot.

osmium (chim. ), s. m. C’est un métal découvert en 1833, par Ten ant, dans les mines de platine ; il est de couleur gris foncé , et sans usage dans la médecine et les arts.

ostéosté atome (path. ), s. m., du grec ostcon (os), etdesfmr, génitif stéatos (suif). On donne ce nom à une dégénérescence graisseuse des os. Ce changement dans la nature du tissu de l’os constitue une des variétés de l’ostéosarcome. V. ce mot et os.

ox'stuule (chim.), adj. Se dit d’un corps à un degré inférieur d oxidation ; c’est le premier degré ou protoxide. V. Oxide .

oxïSuiruF.E (chim. ),,s m. C’est la combinaison diun sulfure avec; un oxide.

PER

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jPARAMORPHiKE (cto.:), «. f. Nom donné par Pelletier à une substance dont la composition élémentaire paraît être la même que celle de la morphine. Cette substance s’extrait de l’opium par la chaux, et par un procédé analogue à celui employé pour extraire la morphine. Elle est blanche, cristalline, soluble dans l'eau, l’alcool et l’éther; elle est sans usage en médecine. J. B.

paraphrénésïe imcd.). On a désigné, sous ce nom, l’inflammation du diaphragme; d’autrefois une espèce de délire que Ton disait dépendre de cette même intlammation.

pats arsenicale ( pharm .), s. f. On donne ce nom à une pâte caustique préparée avec la poudre de Rousselot, qui est composée de cinabre, de sangdragon (huit parties) , et d’oxide blanc d’arsénic (une partie). Cette poudre se délaye avec de l’eau, ou le plus souvent de la salive, au moment où on veut en faire usage, et l’on applique la pâte en couche mince , de l’épaisseur de un à deux millimètres ; on recouvre cette pâle avec de la toile d’araignée, légèrement humeclée, afin qu’elle y adhère exactement, ainsi qu’à la peau; ce qui empêche le caustique de se répandre sur les parties voisines. Ce caustique s'applique sur les ulcères carcinomateux, sur les lupus ou dartres rongeantes, pour en ariêter les progrès. Dubois en faisait constamment usage après les ablations de cancer, et disait empêcher les récidives par ce moyen. La destruction de la peau ou des parties sur lesquelles on a appli jué cette pâte s’opère très- rapidement , et l’escarre se détache en laissant une plaie de bonne nature, disposée à se cicatriser rapidement.

pelade (palh.) , s. f. Ce mot indique une sorte d’alopécie, dans laquelle la chute de l’épiderme accompagne ou suit celle des poils. Y. Alopécie.

pelvimétrie ( accouch .), s.f Action de mesurer les diamètres du bassin par le pelvimètre. V. ce mot.

pepsine ( physiol. ), s. f. C’est un liquide sécrété par les membranes de l’estomac , analogue comme aspect à l’albumine, et qui a pour effet de déterminer la digestion des aliments par les modifications qu'il leur fait subir. Ce liquide, découvert par Schwann, paraît être analogue à la gasterose, sur laquelle M. Payen a fait des études il y quelques années C’est à la présence de ce corps que le suc gastrique doit son activité. V. Digestion. J. B.

PERSiCAiREtbof.), sJ.Persicaire douce, Polygonum per sic aria, Persicaria milis. C’est une plante dugenre Polygonum, fam.despulygonées J., octandrie-trigynie L. Elle pousse des tiges à la hauteur ê’un pied, rondes, creuses, rougeâtres, rameuses, nouées, portant des feuilles semblables à celles du

pêcher, du saule ; marquées quelquefois, au milieu, d’une tache noire ou de couleur plombée. Les fleurs sortent en épi des aisselles des feuilles et du sommet de la plante par de larges pédoncules. Ces fleurs sont de couleur purpurine, quelquefois blanches, et se rencontrent dans les lieux aquatiques, dans les marais, dans les fossés. La persicaire a un goût légèrement acide, elle est peu employée en médecine. Les anciens médecins la regardaient comme détersive, astringente, vulnéraire, propre pour arrêter les hémorrhoïdes ; on lui a même attribué des propriétés an ti-gangréneuses. TJne thèse a été soutenue, en 1800, à Strasbourg, sur ce sujet , où l’on y rapportait huit cas de guérison de gangrène par son emploi. J. B.

persicaire acre. Polygonum hydropiper ; Persironia acris, mens . Cette plante, vulgairement désignée sous le nom de poivre d’eau , et voisine de la précédente, a des tiges moins rameuses, plus hautes; ses feuilles sont plus étroites , plus longues, plus vertes et sans maculatures; elle est d’un goût poivrée, ce qui lui a valu son nom latin, qui indique en même temps les lieux où on la rencontre ; les bois, les mares et tous les lieux aquatiques. Ses fleurs forment des épis plus grêles que dansl’e pèce précédente; sa racine est petite, simple, ligneuse, blanche, garnie de fibres. Le suc de cette plante rougit les couleurs bleues végétales, ce qui indique son acidité. La persicaire âcre, moins utile encore que la précédente, est considérée comme incisive, résolutive, vulnéraire et détersive ; sa graine est employée en place du poivre par quelques habitants des campagnes. Les feuilles et les tiges de cette plante perdent une partie de leurs propriétés en séchant. J. B.

phanérogames ( bot .), adj. et s m. phanerogami. On donne ce nom aux plantes dont les organes sexuels sont bien manifesles. Les phanérogames constituent la plus importante des divisions du règne végétal, ils sont opposés au x cryptogames, dont les organes sexuels sont cachés ou inconnus.

phvtolcgie (hist. wat-), s. f.,du grec phytone, plante, et logos, discours. On désigne ainsi un discours ou un traité sur les plantes.

pisrrefonds (Eaux minérales de) ( thérap .). Pierrefonds, département de l’Oise, canton d’Attichy, est un bourg de 1500 habitants, situé à 12 kilomètres Sud-Est de Compiègne et à 87 kilomètres de Paris. Les habita lions du bourg sont disséminées dans une vallée très-pittoresque et assez resserrée, qui est entourée en grande partie par la belle forêtdeCompiègne.Surl’extrémité saillante du plateau qui estau Nord-Ouest du vallon, se trouvent les belles ruines du célèbre château de Pierrefonds, construit, sur la fin du XIVe siècle, par Louis d’Orléans, comte de Valois, frère de Charles VJ, et détruit en 1617 par le cardinal de Richelieu,

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qui le fit mettre dans l'état où on le voit aujourd'hui. Les sources sont placées dans le voisinage d’un étang situé à l’extrémité de la route de Compïègne; elles sourdent dans un terrain qui fut uo ancien marais; e les paraissent provenir dit M. O. Henry, qui en fit l’analyse, d’une large nappe souterraine située entre deux couches d'argile.

C’est au propriétaire actuel, M. Duflubé. que l’on doit la découverte de ces sources. Depuis plusieurs années il avait constaté dans son parc l’existence de plusieurs points d’où se dégageait une odeur sulfureuse très marquée; près de ce point il avait reconnu l’existence de filets d’eau qui blanchissaient à l'air et qui laissaient sur les plantes et les détritusvégétaux un dépôt blanchâtre formé pardu soufre. Des fouilles que l’on fut obligé de faire pour des travaux mirent sur la voie delasource, qui apparut donnant une quantité notable d’eau ayant tout le caractère d’une eau sulfureuse minérale. L’eau paraît provenir des hauteurs qui environnent le vallon et qui sont formées par des roches d’un calcaire siliceux; ces eaux elles-mêmes alimentent l’étang, dont les eaux sont également sulfureuses d’une manière très-marquée. Les sources sourdent dans un intervalle de près de trois cents pas, et elles sont réunies aujourd’hui dans un même bassin, où M . Duflubé lésa captées en lesy conduisant au moyen de tubes en bois blanc; ces tubes ne font subir aucune altération à l’eau. Le petit bassin dans lequel arrivent les eaux est construit en pierre calcaire et imite le bassin d’une grotte naturelle: l’eau y arrive par deux conduits : l’un supérieur, plus petit, donne l’eau qui est spécialement destinée à être bue ; l’autre, inférieur, et plus large, donne une quantité d’eau plus abondante : il est destiné aux bains. Un conduit unique dirige l’eau de ces sources vers un châlet assez pittoresque, où sont situés les bains ; la source est couverte par un petit pavillon fermé.

L’eau des diverses sources, dit M. Henry, est identique ; elle est claire, parfaitement limpde; elle exhale une odeur d’hydrogène sulfuré trèsmarqué; son goût douceâtre n’a rien dedésagréable: il est celui des eaux hydrosulfurées, mais sans l’amertume et la saveur saline de quelques-unes; elle reste quelque temps exposée à l’air sans se troubler, mais bientôt elle louchit, puis devient opaline, et ensuite blanchâtre et même laiteuse, ce qui tient à la précipitation du soufre.

La température a été trouvée par M. Henry de 9J et demie à 10°. En examinant la source au mois de juillet, nous l’avons trouvée de 13°.. la température de l’air extérieur étant de 26°; cette différence peut s’expliquer par le peu de profondeur des sources, et peut-être aussi par le trajet qu’elles font dans les tubes, qui sont peu enfoncés dans le sol. Par l’ébullition l’eau dégage du gaz sullhydrique et de l’acide carbonique, elle se trouble et il se forme une pellicule à sa surface formée par les carbonates terreux qui entrent dans sa composition, et qui entraînent un peu de soufre. Lorsque l’on met en contact avec l’eau une pièce d’argent bien décapée, elle se couvre d'une coloration d’un jaune rougeâtre qui devient bientôt brun, et qui est d’un assez bel effet par l’action du brillant du métal qui se reflète sous la couche brune qui le recouvre.

Par le sulfhydromètre, l’eau de Pierrefonds a donné à M. Henry, dans une série d'expériem es, de 6 dégrés 7 dixièmes à 7 dégrés 4 dixièmes, moyenne 7 dégrés. A l’époque où nous avons visité la source, nous avons obtenu une moyenne de 8 degrés; cela tient sans doute au captage qui est mieux fait que lorsque M Henry l’a examinée. Voici l’analyse faite en 1846 par ce chimiste, et qui fut présentée à cette époque à l’Académie de médecine. Pour un litre d’eau ;

Principes volatils.

Acide carbonique ‘ uaces

gram.

Acide hydrosulfurique libre . . . 0,0022

Principes fixes.

gram.

Bicarbonate de chaux > 04nA

de magnésie i u’-<uu

Hydrosulfale de chaux 0,0150

Sulfate de diaux anliidre t n aiao

de soude idem >

Chlorure de sodium 0 qOO0

de magnésium J ’

Silice, et alumine >

Sel de potasse > 0,0500

Matière organique \

Eau pure 999,5556

Les sels qui sont les plus abondants sont, comme on le voit, les carbonates de chaux et de magnésie, rendus solubles par l'excès d'acide carbonique que contient l’eau. La proportion des principes salins est peu considérable, ce qui explique la saveurassez agréable de l’jeau, qui ne doit ses principales propriétés qu’au sulfnydrate calcaire et à I acide sulfhydrique libre. Cette eau, ainsi qu’un grand nombre d’eaux semblables à celles d’Enghien, de Kisnak, de Chamouix, ne doit ses propriétés qu’à la décomposition du sulfate de chaux, par des matières organiques qui doivent se trouver accumulées en grande quantité dans le marais qui a existé au lieu où sont ces sources; elle est donc hydrosulfatée, hvdrosulfuriquée, et elle doit prendre rang à côté de celles que nous venons de désigner. Les eaux de Pierrefonds sont plus sulfureuses que celles de plusieurs sources qui jouissent d’une grande réputation, et elles sont à-peu-près égales, relativement à la quantité de soufre qu’elles contiennent, à la plupart des eaux des Pyrénées.

Les eaux de Pierrefonds peuvent être prises en boissons et en bains; pour les administrer de cette dernière façon, il est nécessaire d’en élever la température : aussi M. Duflubé a-t-il disposé, dans une partie du châlet dont nous avons parlé, deux appareils destinés à chauffer l’eau sans le contact de l’air. Avec cette précauiion on peut chauffer les eaux sulfureuses jusqu’à plus de 60 dégrés centigrades, sans qu’elles éprouvent une décomposition marquée. Dans des expériences que j’ai faites sur une eau de même nature que celles-ci, ce n’est que vers 80 dégrés que l’eau a commencé à se décomposer; jusqu’alors elle donnait: encore au sulfhydromètre l’indication d’une sulfuration de très-peu inférieure à celle qu’elle avait primitivement.

Déjà cette eau a été appliquée d’une manière avantageuse à la thérapeutique; moins sulfureuse

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