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soit facultatifs. C’est plus qu’il n’en faut pour que la vie cellulaire ne puisse pas être appelée solitaire, surtout lorsque , indépendamment de ces'communications, le détenir se livre dans sa cellule à un travail constant, et y jouit en outre du bienfait journalier de lecturesûnstructives et morales, et de celui de l’instruction scolaire.
Cette instruction, cette éducation qu’ou peut donner en commun aux détenus dans le système cellulaire est un fait qui, indépendamment de son importance morale, a une certaine importance hygiénique : l’esprit dir détenu s’en trouve mieux, et, par conséquent, ses organes. 11 en est de même de la facilité, de la régularité avec laquelle les détenus peuvent, de la porte entr’ouverte de leurs cellules, sans se voir les uns les autres, assister à l’office divin, voyant et entendant le prêtre, s’associant à ses prières ou recevant ses instructions. La construction des nouvelles prisons lesquelles convergent par plusieurs rayons, qui sont des galeries, sur un point central où se trouve l’autel , rend très-facile cette instruction et cette édification en commun des détenus.
Pour ce qui est du travail des détenus dans le système cellulaire, condition sine qucî non de ce mode d’emprisonnement, il a été dit souvent que cette condition, dans la plupart des cas, ne pourrait être remplie. Cette objection, comme presque toutes celles qui ont été faites au nouveau mode d’incarcération, résulte de la plus complète ignorance des faits. 11 est tout aussi facile de donrn r do l’occupation aux détenus dans leurs cellules que dans un atelier. Cela est si facile, que cela est fait, et parfaitement fait, dans la plupart des prisons cellulaires déjà existantes en France, et, par exemple, dans les maisons de Montpellier, Tours, Bordeaux, Il h e tel, et de la Hoquette à Paris. Donner du travail aux détenus en cellule ne devient un peu moins facile que dans les très-petites prisons d’arrondissement. Ces prisons sont placées , en général, dans des villes peu industrieuses, peu riches; les détenus n’y séjournent que quelques mois, quelques semaines, quelques jours, et, par conséquent, il leur est, d’ordinaire, impossible d’apprendre un véritable métier. Et pourtant , dans ces prisons, il est encore possible, je ne dirai pas à la charité, mais à une administration douée à-la-fois d’intelligence et de volonté, de ne jamais laisser un détenu sans occupation et sans travail. Cela lui est d autant plus facile, que, dans ces petites prisons, le nombre des détenus est très-peu considérable ; que quelquefois il n’est pas, en moyenne, de trente ou de vingt. J'ai vu dans la prison cellulaire de Remiremont (Vosges), prison très-bonne et trèsbien tenue, un exemple remarquable de ce que peuvent faire à cet égard le zèle, la volonté, j’ajouterai l’intérêt, du seul directeur de la maison.
Non-seulement lfe travail est aussi facile dans des cellules que dans des ateliers ; mais encore, ce qui nous importe le plus ici, il s’y fait dans de bien meilleures conditions hygiéniques. Dans les maisons centrales actuelles, où le travail en atelier est le mieux organisé, et par cela même qu’il est le mieux, le plus fructueusement organisé, les ateliers contiennent un tellement grand nombre de détenus (sans parler du nombre des métiers, de l’accumulation des matériaux de travail, maté-
riaux souvent fort insalubres), que chaque détenu n’a quelquefois pas en moyenne plus de huit mètres cubes d’air à respirer. C’est là un fait connu de tous ceux qui s’occupent sérieusement de ces questions, et que j’ai constaté bien dés fois par moi-même, soit dans diverses maisons centrales de réclusion, soit dans des maisons départementales d’arrêt et de correction, et par exemple dans la prison du dépôt des-condamnés de la Seine, prison dont je suis le médecin.
Les détenus, dans tout système d’emprisonner ment, doivent, dans l’intervalle de leur travail, jouir d’un certain temps de promenade au grancf air. C’est là, comme on le sent bien, une condition indispensable au maintien de leur santé. Dans l’ancien mode d’emprisonnement, cette promenade des détenus dure environ une heure. Dans le nouveau mode, c’esl-à-dirc dans le mode cellulaire, le temps donné à cet exercise sera ou plutôt est absolument le même ; seulement chaque détenu se promène seul à seul dans une cour également cellulaire, les nouvelles maisons d’emprisonnement étant pourvues d’un nombre de préaux suffisants pour que tous les détenus aient tour-à-tour dans la même journée le temps de promenade nécessité par l’hygiène et prescrit par la loi.
Toutes les conditions hygiéniques du nouveau mode d’emprisonnement, c’est-à-dire de l’emprisonnement cellulaire, étant supérieures à celles de l’ancien mode, il en résulte qu’il doit y avoir moins de maladies soit du corps, soit de l’esprit, dans le nouveau mode que dans l’ancien. Et c’est déjà ce que l’expérience , à l’étranger et en France , a surabondamment prouvé. Toutes les assertions contraires ne sont que des déclamations de gens oisifs, abusés, incompétents. Elles proviennent pour la plupart de médecins qui, sans connaissance de ces matières, se sont jetés à l’aventure dans la discussion pour l’embarrasser, et pour forcer les hommes d’expérience à s’occuper d’eux et de leurs erreurs.
Rappellerai -je quelles sont les maladies qui, dans l’un et dans l’autre système d’emprisonnement, mais toujours plus dans l’ancien que dans le nouveau, s’imposeront toujours plus ou moins aux prisons?
Quelques maladies de l’âme sans doute, toujours plus fréquentes que dans la vie libre et honnête, dans la proportion de deux ou trois à un, par exemple; conséquence et première expiation d’une vie de désordre ou de crime; résultat du lien fatal qui unit, dans de certaines limites, la perversité du cœur à celle de l’intelligence.
Pour ce qui est des maladies du corps, celles qui doivent être et sont en effet plus particulières aux prisons sont celles qui résultent soit d’une alimentation peu substantielle ou d’un vêtement insuffisant, soit du manque d’exercice et d’air, soit enfin de la funeste influence que peuvent avoir sur les organes les préoccupations tristes de lfesprit.
Ai-je besoin de nommer ces maladies? de dire quels ravages exercent dans les prisons, sur la santé et la vie des détenus, certaines affections intestinales, le scorbut, les scrofules, et cette terrible phthisie, qui, déjà si fatale dans la vie com-
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mune, le devient encore davantage par l’effet de la réclusion et des privations où vivent les détenus?
Ajouterai-je que les scrofules , cette maladie de ceux qui manquent d'air, de lumière, d’une alimentation et d'un exercice suffisants, est un de points les plus frappants de la pathologie des prisons? Dirai-je que, loin d’être aussi fréquente qu’on le prétend dans l’emprisonnement cellulaire, elle exerce de bien plus grands ravages dans l’emprisonnement en commun, parce que les conditions de ce dernier mode d’emprisonnement sont bien inférieures à celles de l’autre. On voit en effet dans lesprisons actuelles, maisons de correction et maisons de réclusion, les hommes les plus vigoureux être atteints de scrofules presque immédiatement après leur entrée en prison, et en être débarrassés à leur sortie.
Les maladies des détenus doivent être traitées dans la prison même. Dans les anciennes prisons il y a des infirmeries, de bonnes infirmeries. Dans les nouvelles, dans les prisons cellulaires, les détenus malades devront être soignés dans leurs cellules respecti ves, ou mieux dans des cellules d’infirmerie plus vastes que les autres, mais groupées dans un même quartier, sous l’œil et la main des gardiens plus particulièrement habitués à ce genre de service. Je n’ai pas besoin de dire que le détenu doit être seul dans sa cellule d’infirmerie, comme il était seul dans sa cellule d’expiation et de travail.
Dans tout ce que je viens de dire des prisons je n’ai pas dit un mot des bagnes. — Est ce oubli? Non , c’est prévision.
Les bagnes, condamnés à-la-fois et depuis bien des années par la morale, la science et l’administration, les bagnes ont fait leur temps et n’ont plus que quelques années d’existence. Les bagnes, qui, dans la pensée du législateur et dans la croyance des citoyens, sont le plus haut degré des peines, en sont en réalité le plus bas. On appelle encore travaux forcés les travaux auxquels s’y livrent les sept ou huit mille condamnés qu’ils renferment Mais quels singuliers travaux forcés que ces travaux où douze condamnés, par exemple, font, en se jouant, ce que feraient, sans trop de peine, sept.ou huit ouvriers libres, travaux exécutés en plein air, au grand soleil, et auxquels trouvent moyen de se soustraire un certain nombre de forçats, qui, par leur habileté ou leur repentir, ont appelé sur eux quelque indulgence! Les bagnes, qui n’inspirent plus aucune crainte aux détenus qui les connaissent et même à ceux qui n’ont fait qu’en entendre parler , les bagnes ne tarderont pas à disparaître tout à-la-fois de nos codes et des villes où ils sont maintenant placés. Sous le titre de maisons de travaux forcés, que leur donne la nouvelle loi sur le régime des prisons, ils deviendront ce qu’ils doivent être, le troisième et le plus sévère degré de l’emprisonnement cellulaire, les deux premiers degrés de cet emprisonnement étant la maison cellulaire de correction et la maison cellulaire de réclusion.
F. Lélut,
Membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), médecin de la prison du dépôt'des condamnés.
PSiora'OKrcïATïOîi f physiol .), s. f. Action d’articuler les mots. 'Pour les vices de la prononciation. Y. Bégaiement.
PSVLLnm OUPSYÏ.MM (bot), s.m.V. P km tin
pupille artificielle ( chir .). V. Iris.
purgatiosf ( thérap .) , s. .£. Purgatio. C’est l’action de prendre un purgatif. Quelquefois on donne aussi ce nom par extension aux matières évacuées par les effets des purgatifs ; ainsi , on dit qu’une médecine a produit deux, trois, quatre purgations , suivant le nombre de selles qui ont été provoquées. V. Purgatif.
piimiemt ( path •), adj. Purulentus, qui est de la nature du pus. On dit des crachats purulents pour indiquer qu’ils contiennent du pus. V. ce mot.
p'S'élite ( méd .), s. f. pyelitis, du grec pylos, bassin. On donne ce nom à l’inflammation de la membrane muqueuse qui tapisse les bassinets et les calices des reins. V. ce mot,
PYKÈTHEE [bot. et mat- méd.), s. f. Anthémis pyreï'Aritm, pyrèthre officinale. C’estune plante delà famille des radiées i. syngénésie superflue, L.\ qui tire son nom du mot grec Tcup, feu, et qui a donné son nom à un genre pyrethrum, voisin du genre anthemia et chrysanthemum, mais que quelques botanistes persistent à confondre avec les deux précédents. La pyrèthre est une plante herbacée, vivace, qui croît dans l’Afrique septentrionale et principalement dans la régence de Tunis, dans le levant et même le midi delà France, aux environs de Montpel lier. La racine, seule partie usitée de ta plante, est noirâtre, de la grosseur du doigt au plus, épaisse, charnue, blanche en dedans, inodore, d’une saveur âcre et brûlante qui persiste. Lorsque ces racint sont contuses, étant fraîches et appliquées sur la peau, elles la phlogosent et y produisent même la vésication, propriétés qu’elles doivent à une huile essentielle, rouge, très-odorante, congélable par le froid, et qu’on extrait de l’écorce de cette racine par l’alcool ou l’éther, dans la proportion de cinq pour cent de la racine employée.
Les feuilles de la pyrèthre sont découpées à-peuprès comme celle du fenouil, mais plus petites/ vertes, et ressemblant, dit Lémery, à celles de la' carotte; il s’élève entre ces feuilles de petites tige** se terminant à leur sommet par des fleurs larges, radiées, de couleur rouge, ayant la forme de celles de la pâquerette.
Cette racine est un puissant sialagogue; il suffit d’en mâcher de petits morceaux pour déterminer une sécrétion de salive extrêmement abondante et l’on ressent en même temps une chaleur brûlante dans toute les parties de la bouche. La pyrèthre est conseillée en substance et mâchée par petits morceaux, pour dégorger les glandes salivaires, pour faire cesser les gonflements et les fluxions muqueuses du pharynx et des diverses parties de la bouche, pour combattre les douleurs rhumatismales •des dents; on l’emploie aussi dans la paralysie de la langue. On prépare avec cette racine une teinture alcoolique qui a reçu le nom d’élixir de pyrèthre, que l’on emploie en en versant quelques gouttes dans l’eau pour les soins hygiénique de la
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bouche. La pyrèthre n’a été que rarement employée à l’intérieur; on dit l’avoir donné à la dose de dix à quatorze grains en poudre, dans les paralysies rhumatismales. Dans l'Inde, on emploie son infusion mêlée au gingembre dans les paralysies; c’est un puissant stimulant dont il ne faut user qu’avec réserve. J P.Beaude.
pyrmoNT (Eau minérale de) ( thérap ), s. m. Pyrmont est une très-jolie petite ville de Westphalie, chef-lieu du comtéde Pyrmont, et dépendant de la principauté de Waldeck; le comtéde Pyrmont est cerné par la principauté de Lippe Detmold et le royaume de Hanovre, la ville esta sept lieues de Hanovre et trois lieues du Weser. Les eaux sont célèbres depuis les temps les plus anciens ; on dit qu’elles furent visitées en 784 par Charlemagne, et tout permet de supposer qu’elles étaient connues lors de l’occupation romaine. Ces eaux sont acidulés, ferrugineuses; elles sont beaucoup plus gazeuses que l’eau de Seltz et sont très-usitées en Allemagne.
11 existe plusieurs sources à Pyrmont: t° la source principale ( fons primaria), nommée autrefois sainte fontaine, source sacrée, puits saint, et plus ordinairement source à boire ou Trinckquelle, parait celle que boivent spécialement les malades et que l’on expédie par cruchons, sembla blés à ceux deSeltz, dont le nombre s’élève, dit on, à près de 400,000 par an; l’eau de cette source est limpide, mousseuse, îro:de, et laisse dégager une grande quantité d’acide carbonique; elle est renfermée dans un bâtiment en forme de temple, situé dans une vaste place, entourée de promenades très-fréquentées pendant la saison des eaux.
2° Le Brodelbrunnen, source bouillante ou puits des bains ; — elle est moins claire que la précédente, elle jaillit avec force, elle est la plus abondante et alimente seule un vaste établissement de bains.
3" La Sauerling ou Source aigrelette, située au nord-ouest de la nouvelle ville; — elle est très-gazeuse, extrêmement limpide, contient peu de fer et est très-estimée comme boisson.
4° Le puits salé minéral, dont l’eau s’administre en boisson et en bains.
5° La source saline, qui diffère des autres par sa saveur et qui n’est point ferrugineuse.
6°L eNenbrunnen ou source nouvelle, puits neuf, situé à un quart de lieue de Pyrmont, près des salines; l’eau de cette source est un peu trouble et présente du sulfate et de l’oxide de fer.
7° Augenbrunnen. La source des yeux. Son eau est claire, elle s’emploie en boissons et surtout en collyre; Hufeland la recommande contre les taies et les filaments voligeants.
8° Le petit Badebrunnen, ou ancienne source des