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’ réalgar (chim.), s. m. Lisez sulfure et non sulfate d’arsenic, ainsi qu’on l’a imprimé par erreur. Y. Arsenic.
réfraction ( physiq . méd.), s. f. C’est une des propriétés de la lumière qui consiste en ce que des rayons qui traversent obliquement un corps plus dense que le milieu dans lequel ils se meuvent éprouvent une déviation qui en change la direction; c’est sur cette propriété qu’est fondée l’action des lentilles de verre, qui ont un pouvoir amplifiant, et par conséquent les instruments qu’elles servent à établir. V. au mot Météorologie l’article Lumière.. J B.
REMÈDÜ DE prasxer ( thérap .). Ce remède, qui a joui d’une certaine réputation contre la goutte, se compose d’une teinture préparée avec le baume de la Mecque, 45 grammes, dans 500 grammes d’alcool ; on mêle avec elle le produit de la macération de quinquina rouge, sauge et salsepareille, de chaque 30 grammes, safran, 65 grammes, dans un kilogramme d’alcool. On prend une partie de cette teinture et deux ou trois parties d’eau de chaux, et l’on fait un mélange qui contient un précipité jaunâtre : on arrose avec 60 grammes de ce liquide des cataplasmes de farine de graine de lin, qui servent à envelopper les jambes, depuis le bout du pied jusqu’au genou.
Remède ou élixir de Willette contre la goutte. — On fait digérer pendant quinze jours, quinquina gris concassé, 120 grammes, coquelicot, 60 grammes, sassafras râpé, 30 grammes, dans cinq litres de rhum ; on passe à travers un linge, puis on fait digérer dans ce même liquide, pendant 15 jours encore, résine de gayac pulvérisée, 60 grammes. On ajoute ensuite un sirop de salsepareille faitavecsalsepareille, 120 grammes, et sucre 1 kilo. On mêle et l’on filtre. Cet élixir, qui a été administré, ainsi que le remède précédent, d’une manière seulement empirique, se prend chaque fois à la dose de deux cuillerées à bouche, une, deux et trois fois par jour.
Remède des caraïbes. — Ce remède, également prescrit contre la goutte, est une dissolution de résine de gayac, 60 grammes , dans trois litres de tafia ; on filtre et l’on en prend le matin deux cuillerées à bouches suivies d’une tasse de thé ou d’un verre d’eau froide.
Ces remèdes ne doivent être mis en usage qu’avec une extrême réserve, et il est toujours prudent de ne les employer que d’après la prescription du médecin. J. B.
renoncuiacees (bot.), s. f. p. On donne ce nom à une famille de plantes dicotylédones polypétales, à étamines hypogynes, qui se compose en grande partie de plantes herbacées, à feuilles al-
ternes, embrassantes à leurs bases, et souventtrèsdi visées; les fleurs, très-variées, ont quelquefois un involucre formé de trois folioles, quelquefois caliciformes. Le calice est polysépale, quelquefois coloré ou pétaloïde, rarement persistant. La corolle est polypéiale, mais quelquefois nulle; les pétales sont souvent simples, avec une petite fossette ou une lame glanduleuse à leur base interne ; d'autrefois ils sont difl’ormes ou irrégulièrement creusés en cornet ou en éperon, et brusquement onguiculés à leur base. Les étamines sont nombreuses et libres, à anthères contenues en filet. Les pistils sont quelquefois monospermes ou agrégés en une sorte de capitule, ou bien polyspermes et réunis circulairement; ils sontquelquelois soudés. Le style est très-court, le stigmate simple. Les fruits sont monospermes, en capitule ou en épi, ou bien ce sont des capsules agrégées.
Cette famille est très-nombreuse, elle renferme de cinq à six cents plantes, dont plus de la moitié habite l’Europe; presque toutes ces plantes jouissent de propriétés âcres et très-actives, souvent délétères. Le genre renoncule, qui a donné son nom à la famille, contient des espèces très-actives qui ont même la propriété vésicanle. 11 en est de même des clématites, des anémones. D’autres sont purgatives, et même drastiques, comme les hellébores, les taliclrums, l’adonis ; d’aulres vireuses et stupéfiantes, comme les aconits, les delphinium. Les fleurs dans cette famille sont en général belles et doublent avec assez de facilité , aussi les cultive-t-on comme plantes d’agrément, telles que les renoncules, les anémones, les clématites, les aconits, les pieds d’alouette, les pivoines, l’ancolie, les adonis, etc. J. B.
* renouée (bot.), s. f., polygonum aviculare, traînasse, centinade. C’est une petite plante de la famille des polygonées, du genre polygonum. J. octandrie-trigynie L., dont les tiges couchées, vivaces, déliées, noueuses et traînantes, lui ont valu ses noms français; elle croît dans les jachères, au bord des chemins. Les anciens médecins la considéraient comme astringente, et l’employaient pour arrêter les hémorrhagies , les vomissements de sang; Fallope la prescrivait contre les hernies. Quelques auteurs, en raison de ses propriétés antihémorrhagiques, la désignent sous le nom de sanguinaria. D’autres auteurs la regardent comme vulnéraire et anti-dyssenléiique. Ses semences, qui sont de forme triangulaire, sont, dit-on, émétiques et pmgatives; mais Decandolle, qui rapporte ce fait, dit qu’il n’est rien moins que prouvé, et que des expériences sont encore à faire à ce sujet. "Pulvérisées, ces graines sont d’une odeur nauséeuse ; elles sont très-abondantes, mûrissent pendant
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huit mois de l’année et sont très-recherchées par les petits oiseaux , d’où vient, pour cette plante, son nom d ’aviculaire. Thumberg dit qu’au Japon on retire des tiges etdes feuilles une couleur bleue, qu’il compare à l’indigo. La renouée est aujourd’hui presqu’inusitée en médecine.
Renouée acre. Y . Poivre d’eau- J. B.
retour, (Age de) (physiol. et path.). Sous ce nom et sous ceux d'âge critique, âge climatérique, menespausie, ménopausé, on désigne l’époque de la cessation physiologique delà menstruation. Cette époque offre des différences assez nombreuses suivant les individus et suivant les latitudes. Chez nous elle a lieu généralementenlre quarante et cinquante ans. M. Uaciborski auquel on doit d’intéressantes recherches sur cette question, a, sur cent dix femmes de la Salpêtrière, interrogées à cet égard, obtenu en moyenne l’âge de quarante-six ans. M. Brière de Boismont est arrivé à un résultat semblable, il fixe également la ménopause entre quarante et cinquante ans.
Leclimat, avons-nous dit, fait notablement varier cette moyenne; au récit des voyageurs, les femmes de l’Orient perdraient leurs règles dès l’âge de trente ans. Pugnet l’a constaté pour l’Égypte; l’usage de donner aux princes de la famille des sultans qui ne doivent point avoir d'enfants, des femmes de vingt huit à trente ans, viendrait à l’appuii de cette assertion. Dans le nord, au contraire, ce n’est guère que vers l’âge de cinquante ans que la cessation a lieu.
Quant aux conditions individuelles, il faut faire entrer en ligne de compte l’état habituellement maladif, la faiblesse native des sujets; ainsi chez des femmes chétives, débiles, il n’est pas rare de voir la ménopause s’établir dès l’âge de trente ans et même de vingt-cinq ans. On a pensé que l’apparition précoce des règles impliquait leur disparition plus prompte ; cela n’est vrai que pour les climats chauds : mais chez nous le principe n’est pas applicable. On a vu des femmes qui avaient vu pour la première fois leurs règles à l’âge de dix ou onze ans, les conserver au-delà de quarante-huit ou quarante-neuf ans. Une circonstance qui paraîtrait avoir plus d’influence sur la durée du flux cataménial est la suivante, le nombre des coûches. D’après des relevés dignes de foi rapportées par M. Uaciborski, il est constant que plus une femme a eu d’enlants, plus elle a de chance pour voir se prolonger encore la menstruation. De même que chez certaines femmes la cessation a lieu de bonne heure ; de même, mais par exception, chez quelques autres le flux se prolonge jusqu’à l’âge de soixante, soixante-dix ou soixante-quinze ans.
Les auteurs ont cité des observations de femmes très-âgées, chez lesquelles la cessation avait eut lieu depuis longtemps, et qui voyaient reparaître leurs règles. Haller et quelques autres observateurs, sans contester le fait, l’ont expliqué en disant qu’il ne s’agissait pa§ là d’une véritable menstruation , mais d’hémorrhagies intermittentes, occasionnées par une affection organique de l’ùtéîus. « Il faut se défier, dit Astruc ( Maladie des femmes, t. n, p. 337), des règles qui persévèrent après cinquante ans. J’ai vu des femmes qui avaient passé cet âge et qui se glorifiaient d’être encore
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réglées comme de jeunes femmes ; mais en les examinant avec soin, j’ai toujours trouvé que ces prétendues règles étaient un véritable état de maladie, et provenaient ou de quelques ulcérations ou de quelques engorgements de la matrice, ou de quelques dispositions variqueuses de ses ve nés; et la plupart des femmes en qui les règles duraient si longtemps finissaient par un cancer ou un ulcère à la matrice >j . Quelle que soit la sévérité de ce jugement, il n’est malheureusement que trop fondé dans la grande majorité des cas; mais hâtons-nous de le répéter : oui, il est des exceptions; oui, il est des femmes qui voient encore à l’âge de soixante ans et au-delà.
Quels sont les phénomènes qui caractérisent l’époque critique? Elle s’annonce en général par des irrégularités dans la durée du flux menstruel et dans la durée des intervalles qui en séparent les apparitions. L’écoulement diminue ou se supprime pour deux ou trois mois et revient ensuite sous forme de perte, qui peut être plus ou moins abondante. Le sang ne se portant plus vers l’utérus avec la même énergie, la même régularité, il reste en excès dans l’économie et manifeste sa présence par des troubles divers; la femme devient sujette à des pesanteurs de tête, des étourdissements, des envies de dormir; le sommeil est lourd, fatigant, peu réparateur; il y a de l’oppression, la respiration est quelquefois lente, suspirieuse; le pouls est plus fort, plus développé; quelquefois cesphénomènessont élevés d’un dégrë, il y a des tintements, des bourdonnements d’oreilles, des vertiges, des bouf* fées de chaleur au visage, des palpitations, des insomnies quelquefois avec rêvasseries. Dans quelques cas, on observe des goûts bizarres, des dépravations singulières de l’appétit; certaines femmes sont prises à cette époque d’une véritable passion pour les liqueurs a’cooliques ; ces derniers accidents, joints à un gonflement du ventre qui est trèscommun, pourraient faire croire à un commencement de grossesse.
En même temps on observe divers désordres du côté de la digestion et de la nutrition ; des faiblesses, des maux d’e tomac, beaucoup de vents, des sueurs abondantes, un état marqué de maigreur et comme de dépérissement, ou bien, au contraire. un embonpoint marqué, voir même de l’obési'té. Dans certains cas, il y a des vomissements qui en imposeraient pour une maladiedel’estomac, bien qu’ils soient purement sympathiques. Trèssouvent on observe à la face des éruptions pustuleuses, de la couperose, des douleurs vagues, erratiques dans les membres, etc., etc.
Les accidents de la ménopause sont ordinairement peu marqués dans les contrées méridionales et chez les femmes qui ont mené une vie active , mais sobre et régulière, qui ont eu des couches heureuses, qui ont nourri leurs enfants, etc. U.y se montrent, au contraire, avec une certaine intensité chez celles qui ont une constitution nerveuse prédominante, qui ont abusé des excitants ou des débilitants, qui ont mené une conduite peu régulière, qui se sont livrées à do fréquents écarts de régime, qui ont eu des avortements naturels ou provoqués, qui ont eu des couches excessivement laborieuses; ils sont encore très-marqués chez les femmes des climats du nord: chez celles qui ha-
bitent des contrées malsaines, basses et marécageuses, qui ont éprouvé des chagrins violents, des maladies graves et débilitantes, etc.
Outre ces accidents qui accompagnent la cessation des règles, et dont la durée varie de quelques mois à un ou même deux ans, il s’en développe assez souvent d’autres qui viennentà la. suite. Ce sont tantôt des hémorrhagies supplémentaires qui se font quelquefois périodiquement par diverses voies, des crachements de saDg, des flux hémorrhoïdaux; d’autres fois ce sont des (lueurs blanches plus ou moins abondantes, tantôt continues, tantôt périodiques et revenant aux anciennes époques menstruelles. Ailleurs ce sont des pertes excessivement intenses, et qui, par leur abondance et leur durée, inspirent souvent les plus vives inquiétudes. Diverses affections organiques, le cancer du sein ou de l’utérus, les polypes, les tumeurs fibreuses, sont plus communes à l’âge critique qu'à toute autre époque de la vie. Chez certaines femmes on voit souvent des anasarques, chez d’autres des diarrhées, des douleurs rhumatismales, la goutte, mais surtout des phénomènes nerveux de l’hystérie et l’hypochondrie.
Ce tableau des accidents ou des maladies qui peuvent accompagner la ménopause est effrayant au premier aspect ; mais pour peu que l’on examine les choses de près, il perd beaucoup de son apparence formidable. Et d’abord, est-ce dire que la mortalité chez les femmes est plus grande àl’époque dite critique qu’à toute autre? Non assurément. Ces maladies.cesaceidents sont-ils donc très fréquents? Non encore; seulement, ce que nous avons voulu dire, c’est que ces affections, plutôt que d’autres, se montrent à l’âge de retour: ainsi pendant la jeunesse et l'âge adulte, on est exposé à beaucoup d’autres maladies assurément plus graves , la phthisie et la fièvre typhoïde par exemple. Au total, bien que l’époque de la cessation des règles soit, à juste titre, redoutée des femmes à cmise des désagréments et des petites incommodités qu’elle occasionne, il faut bien retenir ceci, savoir : que la vie n’est pas plus en danger alors qu’à aucune autre époque de la vie.
Le traitement de la ménopause consiste généralement à surveiller sa marche, en se tenant prêt à combattre les accidents qui pourraient se manifester. Tant qu’elle n’occasionne que de légères incommodilés, il n’y a absolument rien à faire ; on pourraitpar des médications intempestives troubler le travail de la nature, qui tend à faire cesser une évacuation périodique désormais inutile.
Si la femme éprouve des étourdissement?, de l’oppression et autres accidents qui dénotent un trop plein du système sanguin, une saignée du bras sera nécessaire, ou bien, dans le but de rappeler le sang vers les régions qu’il tend à abandonner, quelques applications de sangsues à l’anus et des bains de siège peuvent être utiles ; mais il faudra bien sc garder de faire de la. saignée une habitude. En outre, on conseillera un régime essentiellement adoucissant, peu de mets substantiels et épicés, moins de viande, moins de vin pur, de café, de liqueurs; l’usage continué pendant longtemps des viandes blanches, des légumes verds; des bains tièdes répétés deux fois par semaine, de l’exercice modéré, mais surtout des promenades à
pied et au grand air. De temps en temps de légers laxatifs, boissons rafraîchissantes, etc.
S’agit-il au contraire d’une femme nerveuse, délicate, affaiblie par un mauvais régime antérieur, on aura recours aux toniques, aux boissons amères, aux viandes rôties, au vin pur, aux bains froids, surtout aux bains de mer ou de rivière, aux frictions, au massage. Si, en même temps, il y a des phénomènes indiquant un1 délabrement de l’estomac, les boissons amères, de' quassia amara, de germaudrée, le' vin de quinquina pris aux repas ou à jeun suivant la susceptibilité^ l’estomac, seront sérieusemer.tindiqués. Les vomissements opiniâtres, avec douleurs et anxiétés épigastriques, seront combattus par l’application d’un emplâtre de ciguë',, d’opium ou d’extrait thébaïque au creux de l’estomac; un vésicatoire pansé avec le chlorhydrate de morphine pourra encore être employé, si les autres moyens restaient sans effet. Quand le sujet est très - nerveux, très-impressionnable, il doit s’abstenir du coït, car, ainsi que l’ont fait remarquer beaucoup d’auteurs, l’excitation communiquée à l’utérus par les approehes conjugales ne peut plus être dissipée par l’écoulement menstruel qui habituellement leur sert de crise ; il se produit souvent alors des engorgements, des prolapsus de la matrice, etc.
Au total, comme le dit Nauche, dans un ouvrage éminemment pratique sur les maladies des femmes, quelle que soit la nature des accidents qui se manifestent dans la ménopause, il est certaines précautions qui s’appliquent à peu près à tous. On doit éviter, par exemple, de fréquenter les spectacles, les bals, tous les lieux de rassemblement propres à éveiller, les passions, où l’on respire un air vicié et où la température est en général très-chaude. 11 faut quitter les habitations situées dans des lieux bas, humides, se garantir del’impression du froid et éviter les compressions sur l’abdomen Les vêtements médiocrement serrés et peu épais sont ceux qui conviennent. Les personnes qui sont surchargées d’embonpoint devront rester au lit le moins longtemps possible, et fa re beaucoup d’exercice.
Quant aux maladies qui compliquent la ménopause ou se montrent à la suite, leur traitement est celui quelles réclament dans les circonstances ordinaires. Uneremarquecependant: quand il existe une maladie chronique telle qu’un engorgement des mamelles, une disposition à la phthisie, un crachement ou un vomissement de sang, on s’efforcera de retarder l’époque où les règles doivent cesser découler, au moyen de pédiluves et de bains de siège irritants, de sangsues appliquées aux cuisses ou aux aines, etc.; l’expérience ayant appris que plus la cessation dès règles est lente à s’opérer, moins les accidents qui en' résultent sont à craindre. J. P- Beaude.
aÉTaftCTio&r ( path ••), s. f. État d’une partie qui est, revenue sur elle même, et qui a perdu de ses dimensions normales ; la rétraction est souvent une des formes de l’atrophie. V. ce mot.
RHAMîïiiES;(6ot.), s. f. p. Famille de plante dicotylédones, polypétales, à étamines périgynes, à ovaire le plus souvent supère, qui tire son nom du genre rhammis; ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles simples ordinairement alternes.