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stipulées, à petites fleurs, parfois dioïqnes; à fruits charnus, contenant un noyau à plusieurs loges, dont quelques unes sont comestibles, comme ceux du jujubier et d’un des lotus des anciens, le rhamnus lotus. D’autres sont purgatifs, comme ceux du Nerprun, Rhamnuscatharticus , etdu fusain, Evonymus œuropeus. D’autres plantes de cette famille sont fébrifuges; les feuilles de certaines espèces peuvent remplacer le thé, comme le Rliamnus theezans, le Prinos glaber. Les feuilles du houx qui appartient à cette l'ami le, donnent la glu qui est si usitée dans la chasse aux petits oiseaux. J. B.

rhodium ( chim .), s. m., du grec rodon, rose. On donne ce nom à un métal, découvert en 1803, par Wollaston, dans le platine ; il est blanc, infusible, cassant, sa pesanteur spécifique est onze ; celle de l’eau distillée étant l’unité. Ses sels donnent des solulions d’un beau rose, ce qui lui a valu son nom ; il est sans usage.

rosacées [bot-), s. f. p. On désigne ainsi une famille de plantes dicotylédones, polypétales, à étamines périgynes, qui reçoit son nom du genre rosa; cette famille est très-nombreuse et renferme des arbres, des arbrisseaux et des plantes herbacées. Les feuilles sont alternes, simples ou composées, accompagnées à leurs bases de deux stipules persistantes ; le calice est monosépale à quatre ou cinq divisions, quelquefois accompagné d’un involucre qui fait corps avec le calice. La corolle est rarement nulle et a quatre à cinq pétales régulièrement étalés; les étamines sonj. nombreuses, distinctes; le pisiil est formé d’une ou de plusieurs carpelles entièrement libreset distinctes dans uncalice tuberculeux, tantôt de carpelles adhérentes avec le calice; le style est toujours plus ou moins latéral et le stigmate simple; le fruit est tantôt une drupe, tantôt une mélonide ou une akène. Cette famille est une des plus importantes du règne végétale ; elle renferme la plupart de nos arbres fruitiers, comme la

pomme, la poire, le coing, la pèche, l’abricot, l’amande,la prune, la cerise, la framboise, la fraise, etc. Elle renferme aussi un grand nombre d’espèces employées en médecine, etelle nous fournit les plus belles fleurs pour nos jardins. J. B.

rubiacées [bot.), s. f. p. C’est une famille de plantes dicotylédones, monopétales, à étamines épigynes, à feuilles simples, verticillées ou opposées, avec des stipules intermédiaires ou une gaine ciliée à fruit inlère; elle tire son nom du genre rubia, dans lequel est la garance. Cette famille est très-importante ; elle renferme plus de deux mille plantes, dont un grand nombre présente des propriétés économiques, telles que le café, la garance; d’autres sont médicinales, et parmi ces dernières, on peut citer le quinquina, lipéeacunanha ; ces plantes sont surtout très-abondantes, entre les tropiques et elles diminuent graduellement vers les pôles. Les rubiacées d’Europe sont herbacées, annuelles ou vivaces; leur tige est quadrangulaire, et les feuilles sont verticellées. Les rubiacées exotiques sont des arbres ou des arbrisseaux, à tiges arrondies, à feuillesopposées: le nombredes genres dans cette famille est si grand, que l’on a été obligé d’y établir des divisions nombreuses. J. B.

rutacées [bot.), s. f. p. Famille de plantes dicotylédones, polypétales, à étamines hypogynes qui a pour type le genre rula, rue. Ce sont des plantes herbacées, ligneuses ou arborescentes, à feuilles opposées ou alternes, parsemées de glandes transparentes, qui contiennent une huile essentielle abondante, qui est excitante et fortement odorante. Cette famille renferme des plantes usitées en médecine, telles que la rue, la fraxinelie, l’angusture, le gayac.Ces plantes sont en général sudorifiques, fébrifuges, anthelmintiques et emménagogucs. Plusieurs espèces du genre Diasma ont des Heurs fort agréables qui les font rechercher par les horticulteurs. J. B.

SAFRAN DES INDES [mal. méd. J, s. m. V. Curuuma.

safran DES metaux [chim.), s. m. C’est un oxide d’antimoine. V. ce mot.

SAFRAN DE MARS APERITIF (chim.), S. m.

C’est le carbonate de fer. V. Fer.

sanie ( path .), s. f., sanies , ichor. On donne ce nom à une matière purulente, liquide, tenue , séreuse, sanguinolente, et d’une odeur fétide produite par les ulcères et les plaies d’un mauvais caractère.

saponine (chim.), s. f. Nom donné par Bussy au principe immédiat de la racine de saponaire.

C’est une sorte de matière gommeuse qui communique à l’eau la propriété de mousser fortement.

scoliose (patli.), s. f., du grec scolios, tortueux. On a désigné, sous ce nom, les déviations du rachis. V. ce mot.

scrophuIiARIé^s (bot.), s. f. p. On désigne, sous ce nom, une famille de plantes à laquelle le genre scrophularia a donné son nom ; elle est composée de plantes dicotylédones monopétales , à étamines hypogynes, la plupart herbacées; d’autres en arbustes. Ces plantes sontà feuilles souvent opposées, quelquefois alternes, simples; à fleurs en épis ou en grappes terminales. Le calire est monosépale, persistant, à quatre ou cinq divisions iné-

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gales ; la corolle monopétale irrégulière , bilobée ; les étamines sont au nombre de deux ou quatre didynames ; l’ovaire est à deux loges polyspermes, appliqué sur un disque hypogyne ; le style simple, le sligmate bilobé ; le fruit est une capsule biloculaire. Cette famille contient quelques plantes employées en médecine , et dont le nom indique suffisamment les propriétés. J. B.

sélénium ( chim .). s. m., du grec selèné , la lune. Berzélius a donné ce nom à un métal qu’il a découvert en 1817. Ce métal est soli c, rougeâtre, volatil, et répand une odeur insupportable de raifort pourri lorsqu’il est chauffé à l’air libre. 11 est sans usage.

SEMEN CONTRA [mat. mcd.). On désigne, sous ce nom latin, une poudre employée contre les vers, et composée des fragments d’une espèce d’armoise de l’Asie et de la Barbarie, encore peu connue , que Linné désignait sous le nom d 'Àrtémisia contra. V. Armoise.

seneçon [bot.), s. m., sencio vulgaris. Le séneçon, qui a donné son nom à un genre de la famille des synanthérées , est une plante à aigrette fort commune dans nos climats, et qui croît dans tous les lieux cultivés. Cette plante annuelle, qui est 1 ’érigeron des anciens, a été conseillée comme émolliente en cataplasmes sur les tumeurs indolentes. Le suc du seneçon a été conseillé par le docteur Finazzi, de Miîan, à la dose d’une cuillerée à bouche pour apaiser les attaques d’hystérie; quelques médecins l'ont ordonné à la dose de deux onces contre les vers. Cette plante, qui est un peu acide et de saveur herbacée, s’emploie constamment fraîche. Lorsque l’on en prépare des cataplasmes , on doit la faire cuire dans l’eau, le lait ; ou le beurre suivant l’effet plus ou moins émollient que l’on veut produire. Le seneçon est trèsrecherché par les petits oiseaux. J. B.

silicium (chimJ, s. m. C’est le métal qui est le radical de la silice V. ce mot.

SI?hilxs ( palh .), s. f. V. Syphilis.

SODEN (Eau minérale de) [therap.), s. m. Soden est un joli village du duché de Nassau, situé au pied de la chaîne du Taunus, à quelques lieues de Francfort, avec lequel il est mis en communication par un (hemin de fer qui s’embranche sur celui de Francfort à Cassel et Wies^ade; en moins d’une demi-heure, on se transporte de Francfort à Soden. La situation du village est pittoresque; d’un côté la chaîne du Taunus, et de l’autre une vaste plaine qui se prolonge en continuant le versant des montagnes. A l’extrémité du chemin de fer, en sortant de la station, on entre dans un jardin agréable qui précède l’établissement d’un casino en construction aujourd’hui. Trois sources, les sources n° (>, sont situées dans ce jardin. Soden est anciennement connu pour ses eaux minérales. 11 existe dans l’intérieur du village plusieurs établissements de bains, mais qui n’ont encore rien de la magnificence et du grandiose de la plupart des établissements de l’Allemagne, et l’on s’occupe aujourd'hui à mettre Soden au niveau des bains les plus célèbres. Les sources sont nombreuses, plus

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de vingt sont répandues dans ce village ou aux environs; le village lui-même parait avoir eu pour orig'ne -les sources, qui ont été exploitées soit comme salines, soit plu!ôt comme eaux thermales.

La température des eaux varie depuis 13 à 14 degrés jusqu’à 20 ou 22. L’eau des sources est claire , limpide , et clics laissent échapper une quantité notable de bulles de gaz acide carbonique; ces eaux sont salines, ferrugineuses, acidulés: elles contiennent une notable proportion d’hydrochlorate de soude, de sulfate de soude et de carbonate de fer. Une source est si abondante en gaz acide carbonique, qu’on lui a donné le nom de Champagnerbrunn , source de Champagne ; elle donne une eau froide très-acidule, peu saline, ferrugineuse et fort agréable au goût. Le docteur Tilénius, médecin des eaux de Soden, que nous n’avons pas été assez heureux de renconlrer lors de notre visite à Soden, prépare un travail sur ces eaux thermales, dans lequel doit entrer une analyse des sources faite par Liebig. Le docteur Stié— fel, de Francfort, a déjà publié un ouvrage fort intéressant sur Soden, dont il prescrit les eaux très-fréquemment; le docteur Groeser, de Mayence, parait en faire le plus grand cas, ainsi qu’il nous l’a dit lui-même.

Les eaux de Soden s’administrent en boissons et en bains. Les variétés nombreuses que l’on observe dans le degré de force des sources permettent d’en graduer les effets , depuis le Champagnerbrunn, dent l’eau est froide, peu salée, peu ferrugineuse et plus agréable au goût que l’eau de Seltz. naturelle, jusqu’à la source n° 4, qui contient 104 grains de chlorure de sodium par livre d’eau, et qui est très -ferrugineuse; il est possible de passer par tous les degrés intermédiaires de quantité dans les principes minéralisatcurs qui entrent dans la composition de ces eaux, et par conséquent de varier leur énergie thérapeutique.

Aussi les eaux de Soden sont-elles prescrites aux femmes nerveuses, aux jeunes filles chlorotiques, comme aux vieillards rhumatisants. On les ordonne principalement dans la constipation, les affections chroniques du ventre, l’atonie des organes digestifs, les engorgements chroniques des organes abdominaux, les dérangements de la menstruation, les affections chroniques de l’utérus. 11 paraît qu’on en fait quelquefois usage dans les affections de poitrine, car le docteur Hyslein, de Mayence, qui a bien voulu nous accompagner aux sources et remplacer le docteur Tilénius, nous a dit faire usage pour lui-même des eaux de Soden avec avantage; il était affecté d'hémoptysie, et l’on craignait l’existence de quelques points tuberculeux dans la poitrine. Mais l’on comprend dans ces cas, que ce ne sont quo des sources les plus faibles qu'il faut faire usage, car l’action des eaux muriatées, comme accélérant la marche de la phthisie pulmonaire, est assez connue pour que l’on doive se défier de leur action. J. P. Beaude.

* sodium [chim.), s. m. Métal qui est le radical de la soude , dont ce dernier corps est un oxide. Le sodium est mou comme de la cire, facile à couper au couteau ; sa couleur est celle du plomb ; il est plus léger que l’eau, sa pesenteur spécifique est de 0,972. Il fond à 90 degrés centigrades, et dé-

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compose l’eau sans produire de lumière comme le potassium. J. B.

solanées {bot.), s. f. pl. C’est une famille des plus importantes du règne végétal , composée de plantes dicotylédones monopétales, à étamines hypogines, et qui a pour type le geure solarium. Les solanées sont herbacées, en arbustes ou en arbrisseaux ; elles sont à feuilles simples ou découpées, alternes ou géminées vers la partie supérieure des rameaux; les fleurs sont souvent très-grandes, extra axillaires, en épis ou en grappes ; le calice est monosépale persistant et à cinq divisions peu profondes ; la corolle est monopétale, le plus souvent régulière, de forme très-variée, à cinq lobes plus ou moins profonds , plissés sur eux-mèmes ; les étamines, en même nombre que les lobes de la coro’le, sont à filets libres, quelquefois monadelphes à leur base; l’ovaire est sur un disque hypogyne à deux rarement, trois ou quatre loges polyspermes; le style est simple et le stigmate bilobé. Le fruit est une capsule à deux ou trois loges polyspermes.

En général, les plantes de cette famille sont d’une teinte sombre, et elles renferment des espèces nombreuses, qui sont des poisons narcotiques, âcres, la p’upart employés en médecine ; d autres, sont des plantes alimentaires de la plus grande utilité. Dans la première catégorie sont les daturas, la jusquiame, la belladonne, la nicotiane ( tabac ), etc. ; dans la seconde, la pomme de terre ( solarium tuberosum .}, qui est aujourd’hui répandue sur presque tout le globe, et forme une des plantes alimentaires les plus utiles, puisqu’à elle seule elle nourrit des populations et fournit des produits aux arts. L’aubergine, solarium esculenlum, et beaucoup d’autres espèces qu’il n’est pas en son lieu d’énumérer ici, quoique moins importantes, entrent dans le régime alimentaire et elles ont été décrites à leurs noms spéciaux. J Ii.

SPERMATOZO AIRES OU SPERMATOZOÏ- DES (physiol.). s. m. pl. On a donné ce nom ainsi que celui de zoospermes , aux animalcules du sperme. V. ce mot.

stérilité 'physiol. et path. 1, s. ï.stcrilitas. Le mot stérilité a été souvent confondu, à tort, par les auteurs avec le mot impuissance; ce dernier exprime qu’il y a impossibilité à l’accomplissement de 1 acte matériel de la fécondation, tandis que la stérilité c’e.-d l’inaptitude d’un sujet mâle ou femelle, très-bien conformé d’ailleurs, à féconder ou à être fécondé. Ainsi le sujet impuissant ne peut exercer l’acte générateur, le sujet stérile peut trèsbien l’exercer, avec beaucoup d énergie même, seulement il n’en résulte pas l’effet voulu par la nature, il n’y a pas de fécondation de la part de l’homme, conception de la part de la femme. Voyez au mot Impuissance les différentes circonstances qui peuvent empêcher le rapprochement sexuel et qui existent plus fréquemment chez l’homme que chez la femme, ainsi que les considérations médicolégales qui en découlent. Dans cet article il sera question de la stérilité envisagée chez la femme saine et bien corformée d’ailleurs.

La stérilité se présente dans les conditions les plus diverses, certaines femmes, au bassin large, aux organes génitaux parfaitement développés, sont

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toute leur vie privées des douceurs de la maternité. D’autres, après avoir eu un ou deux enfants, perdent la faculté de concevoir. D’autres enfin sont jugées stériles parce que, dix ans, quinze ans, vingt ans se sons écoulés depuis leur mariage sans quelles aient eu d’enfants, cependant il est encore pour ces dernières des chances favorables. Sans remonter jusqu’à l’histoire peut-être un peu trop ancienne d’Abraham et de Sara, nous pourrions citer de nombreux exemple de femmes qui ont conçu après plus de vingt ans de stérilité. Une circonstance digne de remarque, c’est que des femmes après avoir cohabité sans fruit pendant pendant longues années avec un premier mari, ont des enfants avec un second : et la stérilité ne venait pas du premier qui souvent avait fécondé d’autres femmes. 11 y a là des rapports insaisissables.

La stérilité se montre quelquefois chez les personnes d’une constitution où prédomine le système nerveux. Les organes utérins, disent les auteurs, ont alors trop de sensibilité, il en résulte des spasmes irréguliers dans quelques-unes de leurs parties, ce qui rend ces organes moins propres à l’exercice de leurs fonctions.

Les femmes qui ont beaucoup d’embonpoint sont encore plus exposées à la stérilité. Hippocrate avait déjà fait cette remarque : « Si les femmes fort grasses ne conçoivent pas, dit- il, c'est parce que l’orifice de la matrice est pressé par l’épiploon, et elles ne concevront point quelles ne soient amaigries (sect. V , aph. 46). Aujourd’hui on expliquerait plutôtle fait en disant que la formation de la graisse détourne, à son profit, la force vitale qui doit présider à la nutrition du fœtus, On a remarqué que que les femmes qui ont une constitution vigoureuse et, pour ainsi dire, masculine, qui ont les goûts et les habitudes de notre sexe, et jusqu’à ce duvet plus ou moins épais qui ombrage la lèvre de l’homme, sont de même sujettes à être stériles. Cette disposition que certaines personnesattribuent à une sorte de pléthore locale, a lieu, le plus souvent, sans qu’on puisse se rendre compte de la cause qui la produite. D’autres fois au contraire, la stérilité se rencontre chez des femmes pâles, étiolées, perdues de flueurs blanches.

Les femmes qui abusent des plaisirs des sens, sont communément stériles ; c’est ce que l’on voit chez les femmes de mauvaises mœurs et chez les filles publiques. Les excitations répétées de l’organe utérin paraissent peu propres à la conception, ou plutôt, comme je le crois, à ce que le produit de la conception soit conservédans l’utérus Ainsi ces femmes ne sont probablement pas stériles dans l’acception du mot, telle que nous l’avons donnée, elles peuvent concevoir et conçoivent peut-être souvent, mais l’excitation permanente de l’utérus par suite d’approches multipliées s’oppose au séjour et au développement du germe.

Les nourrices deviennent assez rarement enceintes pendant les premiers mois de la lactation. C’est un bienfait de la nature qui rejetant vers les mamelles la surabondance des forces vitales, ne permet que rarement à l’utérus d’en devenir le siège ce qui ne pourrait être qu’au détriment du nourrisson.

C’est donc chez les femmes a’un tempérament mixte que l’on peut trouverles conditions de la fécon-

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dité. Hippocrate a exprimé cette vérité dans l’aphorisme suivant, où il ne faut pas tenir comptç des explications théoriques : « Les femmes qui ont la matrice froide et dense ne conçoivent point, non plus que celles qui son t très-humides : car lasemence s'éteint en elles; celles qui ont la matrice sèche et brûlante ne conçoivent pas non plus, parce que la semence s’y corrompt faute d’alliment; mais celles dont la matrice est modérément tempérée sont fécondes (Sect. V, apli. 62).

Une taille moyenne plutôt petite que grande, une belle carnation, des chairs remplies de sucs, des , mamelles bien formées, un bon appétit avec un cacactère gai, des mœurs pures et très-peu de désirs, sont, en général des caractères qui présagent une nombreuse postérité. Est-il quelques signes extérieurs qui puissent dénoter chez la femme l’inaptitude à concevoir ? Le défaut ou la petitesse extrême des mamelles, la sécheresse et l’apreté de la peau, une obésité extrême ou quelques unes des apparences signalées plus haut, sont des indices sinon cerlains au moins probables de stérilité.

Traitement. Si l’inaptitude à la conception était absolue on comprend quel’infirmiléseraitincurable, et il ne saurait être question de traitement; mais comme la stérilité peut n etre que temporaire, et tenir à des causes physiologiques, les causes orga niques ou pathologiques étant écartées de cet article, on comprend qu’un ensemble de moyens bien dirigés peut ramener les choses à l’état normal, c’est-à dire à des conditions telles que le vœu delà nature puisse être satisfait.

Pour obtenir la guérison de l’infirmité qui nous occupe, il faut s’attacher à diminuer la prédominance du système qui est en ex: ès dans la constitution. Existe-t-il une tropgrandesusceptibilité du système nerveux? On aura recours aux bains tièdes prolongés, aux boissons émollientes et adoucissantes, à un régime végétal et lacté, etc. Le séjour à la campagne, l’abstention des plaisirs qui mettent en jeu les passions, tels que les bals, les spectacles, les concerts, seront les auxiliaires indispensables du traitemeet. Les femmes qui se livrent fréquemment et avec passion aux plaisirs vénériens devront s’en abstenir le plus possible; nous dirons plus bas quelle est l’époque à laquelle il convient de s’y livrer.

La femme est elle surchargé d’embonpoint? 11 faut ranimer les diverses fonctions devenues languissantes ; l’exercice, les promenades poussées jusqu’à la fatigue sont ici de rigueur. Quand, en même temps, on reconnaît l’atonie, l’inertie de l’utérus, on mettra en usage les stimulants. A l’in térieur les infusions de menthe, de mélisse, les divers toniques difTusib!es que fournit la matière médicale. C’est dans les cas de ce)genre que les eaux minérales acidulés, alcalines, sulfureuses ou ferrugineuses pourraient être utiles. Celles de Plom bières, de Vichy, d’Aix-la-Chapelle, de Barége, d’Ems, jouissent d’une réputation qui, véritablement, n’est pas usurpée; on les donne à l’intérieur ou sous forme de bains, de demi bains, d’injections, de douches ascendantes, ou dirigées sur les reins. Toutefois il faut tenir compte des heureux effets que le changement d’air et le changement de vie, auquel se soumettent les personnes qui vont prendre les eaux, peuvent et doivent apporter dans la constitution.

Chez les personnes faibles ou débilitées, on pourra encore employer des frictions sur les téguments et particulièrement vers les régions lombaires, avec une flanelle chaude imprégnée d'huile de pétrole, de safran ou de rhue, de la vapeur de benjoin ou de diverses autres plantes aromatiques. Ces moyens sont très -convenables pour stimuler l’organe générateur.

Unecirconstance fort importante pour favoriser la fécondation, et dont les auteurs anciens avaient contaié la réalité sans en connaître la cause, c’est le rapprochement des sexes an moment de la menstruation. On trouve ce précepte dans la plupart des ouvrages consacrés aux maladies des femmes, et aujourd’hui que les phénomènes de l’ovulation mensuelle ont élé constatés (V. l’article OEuf ), on sait que la descente d’un ovule à l’époque des règles est toüt-à fait favorable à l’imprégnation du germe, qui semble ainsi aller de lui-même au-devant delà fécondation.

La superstition a joué un grand rôle dans la stérilité, les vœux, les pélérinages, les amulettes, ont procuré, disent les bonnes femmes, d’innombrables guérisons. Faut-il les révoquer en doute? Non assurément; mais sansquel’ori puisse nous accuser pour cela d’impiété, car la religion n’est ici nullement en question, nous les i apporterons à une antre cause, l’influence toute puissante et mystérieuse aussi, du moral sur le physique.

E. Beaugrand.

sphYgwomètre (physiol.), s. m. Nom donné à un instrument particulier inventé, dans ces derniers temps, par MM. Garnier et Hérison, et destiné à rendre évident, pour l’œil, le nombre et la régularité des battements des pouls ; il est peu employé.

strontium (chimie), s. m. On donne ce nom à un métal découvert par I)avy,en 181)7, qui est le radical de la stronliane, dont celle-ci n’est qu’un oxide : ce métal est blanc, solide, plus pesant que l’eau , qu‘il décompose pour se transformer en strontiane.

sublimation ( chim .), s. f. Opération par laquelle un corps solide, chauffé plus ou moins fortement, suivant sa nature, se volatilise et vient se condenser à l’état solide ou pulvérulent dans la partie de l’appareil ou s’opère le refroidissement. Cette opération est un moyen de purifier et de diviser certains corps, la sublimation est aux solides ce que la distillation est aux liquides. J. B.

suffusion ((path.), s. f., suffusio; de suffundere, répandre dessous. On désigne, par ce mot, un épanchement ; les ee hymoses ont lieu par la suffusion du sang sous la peau. Y. Epanchement et Ecchymoses.

sclfkïbrate (chim-), s. m. On donne ce nom à des composés formés par l’acide sulfliydri que (hydrogène sulfuré) et une base. Ce mot est synonyme d hydrosulfate.

sulfite (chim.), s. m. C’est le nom générique des sels formés par l’acide sulfureux et une base. V. Soufre.

sycose (path.), s. f-, du grec sykon, figue. On donne ce nom ou celui de sycosis à la dartre pustuleuse menlagre. V. ce mot.

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SYMPTOMATOLOGIE (méd.), s. f. du grec syrnploma et logos, discours. On a donné ce nom à ia partie de la médecine qui traite des symptômes des maladies.

SYNANTKÉHÉES (bot.), S, f. pl.,du grec syn, ensemble, et anthéros, fleu-i. On a donné ce nom et autrefois celui de composées à une fami’le de plantcsdont les (leurs nombreuses sont réunies sur un même réceptacle, de façon qu’une seule fleur est composée d’un nombre considérable de petites Heurs adhérentes seulement par l’ovaire au réceptacle commun : c’est ce que l’on nomme une fleur composée. Les caractères de cette famille sont des fleurs petites, à cinq étamines à filets distincts, dont les anthères sont soudées ensemble , et formant un tube traversé par un style simple et ter-

miné par un stigmate bifide ; les feuilles alternes , rarement opposées , sont simples et profondément découpées. Cette famille est très-nombreuse ; et forme à elle seule près de la douzième partie do tous les végétaux connus. File fournit un grand nombre d’espèces à la médecine et à l’alimentation.

svaiNGOTHOME (chir.), s. m Instrument de chirurgie dont on se servait autrefois pour l’opération de la fistule à l’anus. C’est un bistouri courbe, tranchant du côté concave, et terminé par un stylet boulonné et flexible. On introduisait le stylet par l’ouverture extérieure de fistule, et on le ramenait au dehors par l’anus , en entraînant ainsi le bistouri , qui tranchait toutes les chairs comprises dans l’anse formée par le stylet. J. B.

TACAMAHACA OU TACAMAQUE (mat. méd.), ». m. V. Résine.

TACHES DE ROUSSEUR (path.), S. f. pl. V.

Eph élidés.

taches syphilitique (p ath.). V. Syphilis et Syphilides.

tjsnia ( hist . nat.), s. m. Sorte d’entozoaire désigné vulgairement sous le nom de ver solitaire. V . Vers takeje (patli.), s. f. On donne ce nom à de petites élevu res formées sur la peau par l’accumulation de la sécrétion des follicules sébacés dans la cavité deces derniers. Les follicules dilatés paraissent former, dans ces cas, de petites tumeurs, dont il a été parlé au mot crypte. C’est surtout au visage, au cou et au-devant de la poitrine que s’observent ces altérations de la peau. J. B.

tartarique (acide). V. Tar trique.

tempérament (Hygiène du). Y. à l’Introduction le chapitre sur l’ hygiène.

1 ERRE FOLIÉE DE TARTRE (dtîffl.) , S. f.

C’est l’acétate de potasse.

TERME Sigillée (mat. méd.), s. f. On donnait autrefois ce nom, ou celui de terre de Lemnos, à une terre rougeâtre argilleuse dans laquelle entrait une proportion notable d’oxide de fer rouge, et que l’on employait en médecine comme astringent; on formait avec cette terre de grosses pastilles sur lesquel les on appliquait le cachet du grand seigneur, delà lui est venu son nom de terre sigillée. J. B.

the d’Suiiope (bot.). C’est la véronique que les Chinois emploient en infusion comme le thé.

THÉ DE FRANCE (bot.), s. m. Nom donné à la sauge. V. ce mot.

THÉ DU MEXIQUE (bot.). V.Ansérine, thé suisse (mat. méd.), s. m. Désigné en allemand sous le nom de falllranck. V. Vulnéraire.

théiforme (pharm.), adj. On désigne, sous ce nom d’infusions théiformes, celles qui se préparent comme le thé.

THÉRIAQUE ALLEMANDE (pharm.), S. f. On a donné quelquefois ce nom à l’extrait de genièvre.

thermos co F e ( phys .), s. m. Nom donné à un thermomètre h air très-sensihle. 11 en existe deux, celui de Leslie et celui de Rumfort : dix degrés du termoscope de Leslie c mrespondent à un degré du thermomètre centigrade.

thrombus (chir-), s. m., du grec thrombos. On donne ce nom à uno tumeur qui se forme quelquefois par 1 épanchement du sang sous la peau, autour de l’ouverture faite à une veine pour pratiquer la saignée. Ces épanchements sont le plus souvent déterminés par un défaut de parallélisme enlre l’ouverture de la peau et celle de la veine, quelquefois par une petite pelote de graisse qui obstrue l’ouverture de la peau, d'autrefois ils sont déterminés par une extrême laxite du tissu cellulaire. Ces sortes de tumeurs ne sont pas dangereuses ; elles déterminent seulement de larges ecchymoses d’abord violettes, ensuite verdâtres et jaunâtres. Des compresses d’eau froide ou rendues légèrement résolutives par l’alcool camphré ou l’exlrait de sahirne, suffisent pour accélérer la disparition de ces épanchements. V. Saignée. J B.

tierce (fièvre) (méd.), s. f.V. Fièvres intermina les.

tilleul (mat. med.), s. m. Tilia europea. Tout le monde connaît ce bel arbre qui fait l’ornement de nos promenades et de nos jardins ; nous nous dispenserons de donner ses caractères botaniques pour ne parler que de ses propriétés médicales. La partie la plus employée du tilleul est la fleur ; c’est un médicament presque vulgaire , et que chacun se donne le droit de prescrire, tant son aclion, qui est bienfaisante dans beaucoup de cas, est incapable de nuire. Ses propriétés sont légèrement aromatiques, diffusibles et délayantes : en infusion théiforme , c’est un calmant qui convient beaucoup aux femmes nerveuses , aux tempéraments irritables, aux estomacs faibles;après lerepas, uno tasse eu deux de cette infusion est le plus sou-

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vent préférable au thé ; elle favorise la digestion sans exciter le système nerveux , ainsi que le fait le thé pour certaines personnes. Il peut être avec avantage mêlé d’un peu de lait, ainsi qu’on le fait pour le thé ; et, dans ce cas, il est substitué à cette dernière infusion pour le repas du matin. La fleur du tilleul demande à être récoltée avec certaines précautions, pour jouir de toutes ses propriétés; on doit d’abord la séparer des larges follioles bractées qui supportent le pédoncule de la fleur et que les herboristes conservent toujours afin d’augmenter le volume de leur marchandise. 11 est ensuite important de faire sécher les fleurs à l’ombre assez rapidement, et de les conserver dans des boîtes ou des bocaux bien secs et à l’àbri de tout contact de l’humidité. Les fleurs exposées à l’air libre perdent, après un certain temps, leurs propriétés aromatiques. L’on doit toujours faire usage des fleurs séchées, qui font une infusion plus agréable et plus odorante. Deux pincées de fleurs suffisent pour une théière ordinaire ; on doit laisser l’infusion se faire pendant huit ou dix minutes. 11 est important de la renouveler toutes les fois que l’on veut en faire u âge , car lorsque l’eau à séjournéc quelques heures sur les fleurs, l’infusion perd de son goût agréable et de ses propriétés aromatiques.

La seconde écerce du tilleul est douée de principes mucilagineux et de propriétés émollientes. On l’applique quelquefois en cataplasmes sur les lumeurs goutteuses ; on s’en sert aussi pour préparer des objets économiques, telles que des cordes, des nattes et des tissus grossiers ; en Russie, on en fait des chaussures. En Suède, M. Dalhmann est parvenu à retirer, de la sève du tilleul, du sucre cri assez grande quantité pour que l’on puisse s’occuper de cet extraction , si le prix de cette denrée venait à s’élever. Les feuilles de tilleul servent, dans le nord de l'Europe, de fourrage aux animaux ; seulement Linné dit qu’elles donnent un mauvais goût au lait , ce qui peut provenir, disent Mérat et Delens, qui rapportent ce fait, de ce que l’on emploie un mauvais procédé pour leur dessication. On a même essayé, disent les mêmes auteurs , de faire du chocolat avec les graines du tilleul, qui contiennent une amande légèrement oléagineuse; on a assez bien réussi, mais il est douteux que ce chocolat puisse jamais remplacer celui fait avec le cacao. J. P. Beaude.

titane (chim.), s. m. C’est un métal découvert en 1787, dans le sable noir d’un ruisseau de Cornouailles ; puis il fut trouvé, en 1791, dans le schorl rouge de Hongrie, par Klaproth, qui lui a donné le nom qu’il porte aujourd’hui.

toux ( séméiol. ), s. f. lussis- La toux est une succession rapide et saccadée d'expirations courtes et violentes, dans lesquelles l’air expiré produit un bruit particulier en traversant le larynx. Un suppose qu’en même temps la glotte se trouve spasmodiquement resserré.

On a admis plusieurs espèce de toux, nous noterons seulement les principales :

1° La toux est idiopathique , quand la cause irritante qui la provoque a son siège dans l’appareil respiratoire lui-même, les poumons, les bronches, la trachée ou larynx. C’est ainsi qu’agissent la bronchite, la coqueluche, etc. pour déterminer

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la toux : celle-ci est dite encore pectorale ou gutturale, suivant que le point de départ est au-dessus ou au dessous de la glotte.

2° Par contre, on dit que la toux est sympathique quand elle est déterminée par la réaction sympathique d’un organe plus ou moins éloigné : ainsi dans la pleurésie l'irritation delà plèvre retentit sur les bronches et provoque la toux. On appelle également toux stomacale celle qui so montre assez souvent dans les maladies de l’estomac. Les femmes grosses sont assez sujettes à tousser, la dentition produit le même effet chez les très-jeunes enfants, etc. En général cette toux est sèche , et cela se conçoit, la toux ne peut être humide et suivie de l’éjection de crachats que quand il y a affection des bronches et sécrétion anormale.

5° Quand la toux est sèche et en même temps répétée, opiniâtre, c’est la toux férine ; quand il y a sécrétion des bronches , le passage répété de l’air à travers les mucosités produit un bruissement particulier, c’est la toux humide.

4° Quand la toux se répète d’une manière suivie et sans interruption pendant un temps plus ou moins long , il y a ce qu’on appelle des quintes. Alors la lace rougit, se gonfle , les yeux sont injectés, larmoyants, le malade éprouve des éblouissements , des bourdonnements d’oreilles, les veines du cou se gonflent, enfin il survient parfois des vomituritions et des vomissements. Ces phénomènes s’observent dans la coqueluche.

La toux se montre surtout dans les maladies des voies respiratoires dont elle est le phénomène en quelque sorte pathognomonique , aussi quand un malade est affecté de toux , l’attention du médecin doit-elle se porter aussitôt vers la poitrine, et grâce aux admirables procédés de la percussion et de l’ausculation, il saura bientôt si le phénomène tient à une affection des poumons ou des bronches, et quelle est cette affection.

La toux est caractéristique dans le croup et dans la coqueluche, elle offre aussi des caractères particuliers dans les fièvres éruptives.

Certaines personnes sont sujettes à une toux sèche habituelle et qui coïncide parfaitement avec la santé ; il ne faut donc pas s’en inquiéter.

Le traitement de la toux est celui de la cause qui lui donne naissance; y a-t-il phlegmasie, ou la cause peut-elle être rapportée à de la pléthore, à une congestion du côté des poumons, il faudra saigner ou appliquer les sangsues suivant l’indication : les révulsifs cutanés ou les dérivatifs intestinaux seront encore très-utile. La toux sèche et nerveuse sera combattue par les émollients et surtoulles narcotiques. Mais , je le répète, là toux étant plutôt un symptôme qu’une maladie proprement dite c’est à la cause qu’il faut s’adresser.

J. P. Beaujje.

trachéite ( mêd .), s. f. On donne ce nom à l’inflammation de la trachée. Cette maladie existe rarement seule ; elle se complique presque toujours d’une laryngite ou d’une bronchite : c’est même sous ce dernier nom qu’elle a été décrite.

traînasse ( bot .), s. f. Y. Remuée.

traitement ( thérap .), s. m. On donne ce nom à l’ensemble des moyens que l’on emploie en

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médecine pour obtenir la guérison d’une maladie. Le traitement, comme on doit le voir, se compose d’une foule de moyens qui varient suivant toutes les indications à remplir. L’ensembledeces moyens constituent une des parties delà science médicale , que l’on a nommée thérapeutique (v. ce mot). Le traitement est médirai ou chirurgical : il prend ce dernier nom suivant que l’on a besoin de pratiquer soit des pansements, soit des opérations pour obtenir la cure d’une maladie ou la guérison d’une infirmité qui dépend d’une lésion matérielle de nos organes. Par extension, on a donné le nom de traitementprophylaciique à l’emploi des règles de l'hygiène, et à l’usage des moyens médicaux ou chirurgicaux qui ont pour but de prévenir une maladie dont un sujet est menacé, et d’empècher son développement. Par opposition au traitement dit curatif , qui a pour but direct deguérir une maladie on a le traitement palliatif, qui n’a pour objet que de diminuer et de faire supporter au malade les inconvénients et les douleurs d’une affection réputée incurable. L’ensemble de toutes les connaissances médicales convergent vers le but unique que nous venons d’indiquer, le traitement; ainsi 1 anatomie, la physiologie et toutes les connaissances dites accessoires à ia médecine, ne servent qu’à éclairer et guider le médecin dans cette importante partie de ses fonctions. J. B.

tronc ( anut .), s. m., truncus. On désigne sous ce nom, dans la classe des animaux vertébrés, la principale partie de l'animal à laquelle s’attachent les membres ou appendices, ainsi que le col qui supporte la tête. Le tronc, chez l’homme et les mammifères , forme les deux cavités importantes

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qui renferment les principaux agents de la respiration et de la circulation , la poitrine; et ceux de la digestion et de la reproduction chez les femelles, l’abdomen et le bassin. — On désigne aussi, sous le nom de tronc , la principale partie d'un nerf, d’une veine ou d’une artère : on dit un tronc nerveux , veineux ou artériel. J. B.

trousse ( chir .), s. f. C’est un portefeuille qui contient les instruments dont le chirurgien fait le plus ordinairement usage. Une trousse se compose ordinairement de deux paires de ciseaux , une droite et l’autre courbe sur le plat; trois bistouris, un droit, un courbe et un boutonné : une pince à anneaux pour les pansements ; une pince à disséquer , une spatule, une sonde cannelée, deux outrois stylets, une sonde de femme ou une sonde d'homme brisée, un porte-pierre garni de nitrate d’argent fondu , un rasoir, quelques lancettes, un porte-mèche, une érigne, une aiguille à séton , quelques aiguilles à suture. On comprend que ce choix d’instruments doit varier suivant lescirconsconstances qui dépendent des habitudes du chirurgien , et des besoins les plus ordinaires de sa pratique. 3. B.

TuNGSTÈNE(c/ifm.),s.m.C’est le nomd’un métal d’un gris foncé, noirâtre, très-dur, très-pesant. U est sans emploi dans les arts et en médecine.

turcique {anat.), adj. On a donné le nom de selle turcique à la fosse pituitaire du sphénoïde, V. ce mot.

typhus D'Orient ( méd ■), s. m. Quelques auteurs ont donné ce nom à la peste. V. ce mot.

crâne ( chim ), s. m. Longtemps on avait regardé l’urane comme un corps simple métallique, mais M. Péligot a démontré que ce corps n’était qu’un oxide dont le radical est Yuraniuin, métal qu'il a extrait sons la forme d’une pondre noire, qui brûle lorsqu’on la chauffe, en donnant une lumière d’un grand éclat et d une grande blancheur. J. B.

urétrax, ( anat .), adj. Qui a rapport à l’urètre : crête urctrale, éminence oblongue aplatie latéralement, d’une consistance assez ferme , qui est située dans l’urètre au-devant de la prostate. V. Urètre.

urétraxgie ( path .), s. f . On a donné ce nom à des douleurs de l’urètre, qui sont de la nature des névroses, et qui ne sont déterminées ni par une inflammation, ni par une alléiation organique. On a aussi donné ce nom aux douleurs déter-

minées dans l’urètre par la présence d’un calcul dans la vessie. Y. ce mot et Urètre.

urticées [bot.), s. f. pl. On'désigne ainsi une famille de plantes dicotylédones, à fleurs le plus souvent diclines, irrégulières, à feuilles alternes, ordinairement stipulées, à fleurs unisexuées ou très-rarement hermaphrodites, à corolle monopéfale, à fruit monosperme, sec ou pulpeux. Cette famille renferme des genres nombreux composés de plantes herbacées, arbres ou arbrisseaux, dont plusieurs sont d’une grande importance. Parmi les espèces les plus communes et les plus utiles, nous citerons le chanvre, le houblon, l’ortie, la pariétaire, le mûrier, le figuier, l’orme, le poivre, etc. Quelques urticées renferment un liquide lactescent qui contient du caoutchouc. J. B.

uvéitE [path-), s. f. On a donné ce nom à l’inflammation de la face postérieure l’iris , qui est revêtue d'un enduit noirâtre nommé uvée.

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