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ques chirurgiens. Cet accident succède à des violences extérieures appliquées sur la mâchoire , à des chutes sur cette partie , à certains efforts de mastication, à l’abaissement forcé de la mâchoire dans les chutes, les efforts , la mastication , le bâillement, etc.
Onreconnait la luxation aux caractères suivants; quand elle a lieu des deux côtés à la fois, la bouche estbéante, ellenepeutêtreferméeni par lavolonté du blessé ni par une pression quelconque, les dents dépassent le plan formé par celles de l’arcade supérieur, les joues sont aplaties, il y a écoulement continuel de la salive ; les mouvements, la déglutition, la production de la voix sont difficiles ou impossibles, il existe une vive douleur en avant du conduit auditif; là, on sent une cavité anormale , et plus en avant une saillie formée par l’apophyse coronoïde. Lorsque la luxation ne porte que sur un seul condyle, la douleur et la dépression antéauriculaires n’existent que du côté malade, le menton est tourné du côté opposé au déplacement, la bouche est moins largement béante.
On a renoncé à tous les moyens baroques ou violens que les chirurgiens d’autrefois mettaient en usage pour réduire la luxation de la mâchoire. L’opérateur se place en face du malade , il porte ses pouces garnis de linge , le plus près possible des dernières dents molaires inférieures , il embrasse le corps de l’os avec les autres doigts fléchis sous le menton, puis appuyant en bas , il abaisse l’os avec les pouces , et continuant à presser, il ramène le menton en haut et en devant avec ses autres doigts; un bruit caractéristique et brusque des condyles l’avertit que l’opération a réussi. Quelques précautions suffisent pour compléter la guérison.
C. Tumeurs de la mâchoire. — La mâchoire inférieure peut être le siège de diverses tumeurs propres au tissu osseux. 1° Kystes : on les distingue en kystes à produits liquides — kystes à produits solides (tumeurs fibreuses)— kystes à produits mixtes. Leurs causes sont peu connues, et le traitement chirurgical est le seul auquel on puisse avoir recours, il est cependant bon de savoir que la marche de ces affections est très-lente. (V. Kyste.)
2» Tumeurs érectiles. — Elles sont rares, et elles ont leur siège dans la portion de l’os voisine du bord alvéolaire; l’ablation par le fer et la cautérisation par le feu n’ont pas toujours réussi pour arrêter la maladie. Dans des cas rapportés dans les auteurs, on a dû avoir recours à l’amputation partielle du corps de l’os.
3» Exostoses. — L’exostose survient rarement a l’os maxillaire inférieur et son traitement ne dif fère pas de celui qu’on lui oppose quand elle se développe sur d’autres os du squelette. (Y. Exos tose .)
4° Cancer , Ostéosarcome. — En revanche, ces terribles maladies atteignent souvent l’os maxillaire; le voisinage des organes de la digestion les rend encore plus graves pour le malade, aussi faut-il, dès que la nature de la lésion est bien reconnue, procéder à l’ablation générale ou partielle de la mâchoire inférieure. (Y. ces mots.)
5» Tumeur blanche — Cette maladie envahit l’ar-