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tent les os voisins. Le diagnostic de ce genre d’accident est facile, on reconnaît la fracture à la mobilité de la totalité ou d’une partie seulement de l’arcade dentaire supérieure, à la crépitation des fragments, à la doulenr.
On remédie à ces fractures en cherchant à replacer les fragments avec les doigts , puis en les fixant au moyen de fils métalliques aux dents voisines. Les blessés doivent garder le silence le plus absolu et ne prendre que des aliments liquides, souvent il est difficile d’obtenir la guérison sans qu’il reste quelque difformité.
2° De la mâchoire inférieure. — La mâchoire inférieure peut être brisée sur plusieurs poiûts. La plus fréquente de ces fractures est celle qui arrive vers le menton, elle peut encore avoir lieu sur le corps de l’os entre le menton et les branches, elle est alors unilatérale ou bilatérale. Quand la fracture atteint les branches de l’os, elle présente diverses nuances. Ainsi, tantôt elle a lieu entre le condyle et l’angle de la mâchoire; elle siège à la base du condyle, sur son col ; elle sépare l’apophyse coronoïde elle-même. Enfin, la fracture peut ne détacher qu’une portion du bord alvéolaire, on la dit alors fracture de l’arcade alvéolaire.
Le déplacement est rare quand la fracture porte sur les branches de l’os; si le col du condyle est fracturé, le condyle seul est entraîné en avant et en dedans; il en est de même quand l’apophyse coronoïde a été brisée. Sur le corps de l’os , le déplacement ne se produit pas dans tous les cas , et quand il a lieu, c’est dans le sens vertical ; ces différences tiennent à la direction de la fracture, et à la cause vulnérante.
On a proposé un grand nombre de moyens pour traiter les fractures de l’os maxillaire inférieur, ainsi, on peut fixer les dents des deux fragments avec des fils métalliques , et maintenir les parties exactement rapprochées au moyen d’un bandage appelé mentonnière. On a recours à des attelles en linge, en carton, en substances métalliques, au moyen desquelles on emboîte, le plus exactement possible, l’ensemble de l’os. Quelques chirurgiens ont employé des arcades faites en liège, en métal, en bois, et placées entre les mâchoires que l’on maintenait rapprochées, mais ces corps étrangers sont tolérés avec peine dans la cavité buccale, pendant toute la durée du traitement; aussi vautil mieux s’en rapporter aux appareils externes.
Pendant la durée du travail de la consolidation, le malade évitera de parler et de faire des mouvements de mastication, on le nourrira exclusivement avec du bouillon, des consommés, des bouillies, qu’on lui fera prendre au moyen d’une petite cuillère ou mieux par un biberon. La consolidation est ordinairement complète vers le trentième jour ; elle peut avoir lieu avec ou sans difformité, parfois même, chez les malades indociles, il s’établit une fausse articulation entre les fragments.
B. Luxations de la mâchoire inférieure. — L’os maxillaire inférieure ne peut se déplacer qu’en avant ; dans ce cas les deux condyles à la fois, ou bien un seul d’entre eux, abandonnent la cavité glénoïde du temporal. De là les dénominations de luxation complète et incomplète admises par quei-