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fois été suivis , à une époque plus ou moins éloignée, de l’apparition d’un polype.

Les symptômes diffèrent suivant le volume de la tumeur ; lorsqu’elle est encore petite et renfermée dans la cavité de l’utérus, ils donnent lieu aux symptômes ordinaires des engorgements de l’utérus : flux leucorrhoïque, quelquefois hémorrhagie, pesanteur dans le bassin, .gène dans la marche et la station debout, etc. Plus tard, ils distendent l’utérus et simulent lagrossesse; les symptômes précités deviennent plus marqués, il s’y joint de la constipation, des envies continuel les d’tmner, avec difficulté dans l’émission des urines. Il est quelquefois possible de sentir le polype entre les lèvres du museau de tanche qu’il commence à dilater. Quelquefois ces polypes s’ulcèrent, donnent lieu à tous les symptômes du cancer de l’utérus , et finissent également par faire succomber la malade avant d’avoir fait issue dans le vagin. Dans d’autres cas plus heureux, et surtout lorsqu’ils ont un long pédicule, ils s’ouvrent un passage à travers le col de l’utérus et entrent dans le vagin. Cette sorte d’accouchement est même, dans certains cas, accompagnée de toutes les douleurs de l’accouchement naturel. Le polype ainsi descendu dans les voies génitales externes, et parfaitement reconnaissable par le toucher , continue son mouvement, paraît à la vulve , la franchit , et vient à la longue paraître et battre entre les cuisses ; souvent il entraîne à sa suite l’utérus qu’il renverse. Dans ce cas, il y a tous les accidents du renversement de l’utérus (Y. plus haut) , des hémorrhagies fréquentes qui finiraient par être mortelles si l’on ne venait au secours de la malade. Dans certains cas favorables, le pédicule, mince et grêle, s’est rompu de lui-même, et les malades ont ainsi été guéries naturellement.

Les polypes implantés dans la cavité du col ou sur les lèvres du museau de tanche sont bien plus faciles à reconnaître et surtout à opérer ; leur volume est, d’ailleurs, généralement moins considé-» rableque celui des tumeurs formées dans l’intérieur. Les corps fibreux , ordinairement enchatonnés dans le tissu même de l’utérus , n’ont pas toujours de pédicule ; ils forment seulement une saillie dans la cavité de l’organe, et ne peuvent guère être reconnus que par le palper soigneusement exercé à travers les parois de l’abdomen, et le toucher rectal et vaginal. La nature de cet ouvrage ne nous permet pas de détails plus étendus sur ce vaste sujet, il nous suffit d’indiquer les généralités pour faire comprendre l’immense variété de formes , d’aspect , de symptômes que peuvent produire les formations polypeuses.

Tous les polypes ne sont pas également dangereux : ceux dont la texture est molle et fongueuse sont beaucoup plus graves parce qu’ils saignent avec facilité au moindre attouchement, et qu’ils finissent souvent par tuer les malades, et les épuisent si l’on n’y vient en aide.

Les malades ne peuvent être débarrassées des tumeurs dont nous venons de parler qu’au moyen d’une Opération chirurgicale; mais pour la pratiquer, ü faut , ou bien que le polype soit déjà sorti hors des lèvres de la matrice , ou bien que le col de l’utérus soit assez dilaté pour permettre le passage des instruments nécessaires, soit à la ligature, soit à V excision. Si, cependant, on avait parfaite-

ment reconnu l’existence d’un polype inclus dans l’utérus, et que la malade fût très affaiblie par des pertes ou un écoulement mucoso-purulent, on pourrait inciser le col , saisir le polype avec des érignes , l’attirer au dehors et l’exciser. La rareté des hémorrhagies à la suite de l’excision , la promptitude de celle-ci , ont engagé la plupart des praticiens à la préférer à la ligature , souvent très-douloureuse ou rendue impossible par les dimensions de la base. Les tumeurs fibreuses qui n’ont pas de pédicule peuvent quelquefois être enlevées par une sorte d’exulcération après l’incision de la portion des parois utérines qui les recouvre. Nous avons vu que le pédicule étant très-étroit se rompait quelquefois de luimême : quand on remarque cette ténuité de la base, on peut favoriser cette rupture en imprimant de légers mouvements de rotation à la masse totale , ce qui amène la torsion de son pétiole. Nous devons nous borner à ces données générales , car c’est aux chirurgiens qu’il appartient de modifier les procédés opératoires ou de les combiner suivant l’exigence des cas.

J. -P. Beaude,

Médecin-inspecteur des eaux minérales, membre du conseil de salubrité.

hatobatifs ( thérap .) , adj. (de maturare , mûrir). On donne ce nom à des applications faites avec des substances excitantes sur des tumeurs indolentes, dans le but de hâter la suppuration. 11 existe des cataplasmes , des emplâtres et des onguents maturatifs. Les pulpes euites de certains végétaux , tels que les ognons de lis , les feuilles d’oseille, auxquelles on ajoute les farines résolutives de seigle, de haricots , de pois, de fèves, servent à la préparation de cataplasmes maturatifs , les emplâtres de diachylum et de Vigo, les onguents de la mère , populeum, basilicum , de styrax, sont les maturatifs les plus ordinairement employés. Les maturatifs agissent de la même manière que les résolutifs , seulement leur action est plus énergique. Ce sont presque toujours les mêmes médicaments, combinés de manière à produire une action plus marquée. Yoici la formule d’un cataplasme résolutif prise ans le Codex. On fait cuire dans une décoction de plantes émollientes , et jusqu’à une consistance convenable, farines résolutives: 126 grammes, on ajoute ensuite, pulpe d’ognon de lis blanc 64 gram . , pulpe de feuilles d’oseille bouillie, 64 gram. , onguent basilicum ou de la mère dissous dans un peu d’huile, 32 grammes. Les maturatifs ne doivent être employés qu’avec une grande précaution ; car, placés sur une tumeur phlegmoneuse, ils ne peuvent qu’accroître l’inflammation et souvent donner lieu à de vastes foyers purulents ; il est convenable de, n’en faire usage que sur l’ordonnance de médecins.

maîïvx: ( bot. et mat. méd.), s. f., Malva. C’est un genre de plantes qui forme le type de la famille des Malvacées et qui est très-abondant dans nos campagnes. Deux espèces qui sont également utiles s’y fout surtout remarquer : c’est la petite .mauve ( Malva rotundi folia , L. ) et la grande mauve {Malva sylvestris, L. ). La première espèce est annuelle. Ses tiges sont rameuses , grêles et étalées sur le sol. Ses feuilles sont lobées et réniformes ; ses fleurs sont rosées et presque blanches , réunies

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