MYR
tôme s’observe quelquefois danscertainesamauroses. commençantes. C’estlaparalysie deriris.(V.cemot.
myélite (méd-), s. f., du grec muélos, moelle. On donne ce nom à l’inflammation de la moelle épinière. (Y. Colonne vertébrale (maladies de la.)
myopie (path.), s. f. (du grec muein, cligner, et ops , œil). Etat d’une personne qui ne peut voir les objets que de très-près. La myopie, qui est l’opposé de la presbytie , est une disposition qui tient ordinairement à l’organisation des yeux de ceux qui en sont affectés. Elle est produile par l’action trop réfringente des humeurs de l’œil ou du cristallin. L’éloignement trop considérable du cristallin de la rétine, a été également regardé comme une cause de myopie , mais le volume plus considérable de l’œil en est la cause la plus ordinaire : aussi les personnes myopes ont elles les yeux gros et saillants. Rarement la myopie est une maladie acquise; elle vient le plus ordinairement de naissance, et les personnes qui en sont affectées ne s’en aperçoivent que dans leur jeunesse et lorsqu’elles ont besoin de fixer les objets avec attention , soit pour dessiner, soit pour lire et écrire. Ordinairement la myopie disparaît avec les progrès de l’âge ; vers la vieillesse, les yeux ainsi que la vue reviennent à leur type normal.
Le moyen le plus simple pour remédier à la myopie consiste à employer des lunettes à verres concaves, qui, en diminuant le pouvoir réfringent des yeux , permettent à la vision de s’exercer avec facilité. Quelquefois les enfants , par l’influence de l'habitude, ne peuvent distinguer les objets que de trèsprès. On fait cesser cette fausse myopie en les obligeant à ne regarder les objets qui piquent leur curiosité qu’à une certaine distance : il suffit de peu de temps pour faire disparaître cette habitude vicieuse. (Y. Vision, Lunettes , Lumière .) J. B.
myotilité ( physiol .), s. f. Nom donné par certains physiologistes à la contraction musculaire.
myres, s. m. p. Nom donné en France, dans le moyen âge, aux médecins et aux chirurgiens. Les auteurs varient sur l’étymologie de ce mot : les uns veulent qu’il vienne de myrrhe , médicament trèsemployé alors pour la guérison des plaies; d’autres le font venir de muron , onguent ; M. Percy pensait qu’il venait du mot latin mederi , soigner, et qu’il fallait écrire mire.
HYROBOLAN OU MYBLABA3LAN [mal. méd.), s. m. (du grec muron , onguent , et balanos , gland), fruit ou gland médicamenteux. On donne ce nom à des fruits légèrement purgatifs et astringents, originaires de l’Inde, que les Arabes ont introduits dans la médecine; ils appartiennent à deux genres de plantes différents et sont inusités aujourd’hui.
myrrhe [mat. méd.), s. f .,myrrha. C’est une gomme-résine qui, suivant les auteurs modernes, découle d’un arbre de la famille des térébinthacées et que l’on a nommé Balsamodendron mijrrha. Cet arbre croit en Arabie, et forme de petits taillis rabougris , entremêlés d’acacias et d’euphorbes. La myrrhe est un parfum connu de toute antiquité, et qui , avec l'encens , était le plus recherché. Les livres saints et les plus anciens auteurs sont pleins de citations dans lesquelles on voit la myr-
rhe offerte comme tribut et comme un objet précieux. Cependant la myrrhe est loin d’avoir une odeur qui nous semble agréable; mais il en est du sens de l’odorat comme de celui du goût : de même que I on trouverait aujourd’hui peu de personnes qui s’accommodassent de la cuisine des anciens, dans laquelle l’assa-fœtida était regardée comme un assaisonnement précieux, de même aussi trouverait-on peu de nos petite^maîtresses qui s’accommoderaient de la plupart des parfums des dieux et des déesses de l’antiquité. Brandes, qui a fait l’analyse de cette substance, a reconnu qu’elle étai composée d’huile volatile, d’une résine insipide, d’une autre résine molle, de gomme, d’adragantine, d’acide benzoïque et malique, de quelques sels, des traces de matières animales et d’une substance étrangère. Cette gomme résine se dissout dans le vinaigre, le lait, le vin, etc.
La myrrhe se trouve dans le commerce sous deux états : la myrrhe en larmes et la myrrhe en sorte. La première est la plus pure et la plus estimée; elle est friable , cassante , de couleur rougeâtre , tantôt en petits globules agglomérés, tantôt en morceaux plus gros; sa saveur est amère, son odeur n’est pas très-forte , et peu de personnes la trouvent agréable ; jetée sur des charbons, elle brûle en donnant une fumée qui est loin d’être aussi supportable que celle de l’encens. La myrrhe en sorte est la même substance, mais très-impure et mêlée à beaucoup de corps étrangers.
Autrefois la myrrhe était très-employée en médecine , et elle entrait dans une foule de médicaments dont la plupart sont aujourd’hui complètement inusités. Les anciens préparaient un vin de myrrhe qui était très-précieux et très-estimé. La myrrhe a été aussi employée en fumigations dans les catarrhes chroniques , la toux convulsive et l’asthme humide , mais sans beaucoup de succès. En Arabie et en Egypte, on mâche la myrrhe comme les Turcs et les Grecs mâchent le mastic. Cette substance est tonique et stimulante. J. B.
myrte et bïystke [mat. méd .) ,s.m.,mtjrtus communis. C’est un petit arbrisseau de la famille des myrtacées, qui croit dans le midi de l’Europe, et que, dans nos climats, on est obligé de rentrer en orangerie l’hiver. Les fruits de cette plante, que tout le monde connaît et qui fait l’ornement de nos jardins, à cause de la beauté de son feuillage et de ses fleurs, étaient autrefois employés en médecine comme toniques et aromatiques. La décoction des feuilles était mise en usage comme astringente; les fruits secs servaient d’épices avant que l’on connût celles de l’Inde, et ils sont encore employés , dans certaines contrées de l’Italie , en guise de poivre; les feuilles sont employées, dans quelques localités, pour le tannage des cuirs. J. B.
myrtïpoeme [anat.], adj. (de mijrtus, myrte, et de forma, forme), qui a la forme d’une feuille de myrte. On a donné le nom de muscle myrtiforme à un petit muscle situé dans un enfoncement de l’os maxillaire supérieur, en dedans de la fosse canine. Ce muscle est abaisseur de l’aile du nez. Les caroncules myrtiformes sont de petits tubercules qui se remarquent à l’orifice du vagin; ils sont les débris de la membrane de l’hymen.
NÆVUS MATERMDS. (V. Envies.)
nancy (Boules de) [mat. méd.). (Y. Boules de Mars.)
Nancy (Eaux minérales de) ( thêrap ..). La ville, de Nancy, chef-lieu du département de la Meurthe , possède plusieurs sources ferrugineuses : la plus importante est celle de Saint-Thibault , située dans un bastion de la place, qui lui adonné son nom. L’eau de cette source est claire , fraîche et légère; sa saveur est ferrugineuse, aigrelette et astringente. Cette eau, qui ne se prend qu’en boisson, est composée, d’après l’analyse qu’en a faite M. Dombasle , de carbonate de chaux , de sulfate de chaux , de chlorhydrate de soude et de carbonate de fer , quatre centigrammes pour un litre. Cette eau est employée dans tous les cas où l’on prescrit les préparations ferrugineuses. Beaucoup d’habitants la boivent sans en éprouver d’effets bien sensibles : l’habitude, dans ces cas, a dû modifier les effets de l’eau. Il existe , dans la ville , plusieurs autres fontaines qui ont la réputation d’étre ferrugineuses, mais qui contiennent encore moins de carbonate de fer quela fontaine Saint-Thibault. J. B . naissance. (V. Accouchements.) napel (aconit). (Y. Aconit. ) n aphte [mat. méd.), s. m., naphta. C’est un bitume minéral qui se rencontre assez rarement dans la nature à l’état de pureté; il est presque blanc, d’une grande légèreté, d’une odeur qui n’est pas désagréable lorsqu’il est recueilli pur à l’état naturel ; en vieillissant, il se colore en brun clair, et il peut alors être confondu avec le pétrole, dont il partage les propriétés, et qui paraît être la même substance plus colorée.
Le naphte, qui est le bitume le plus pur que l’on connaisse à l’état minéral, brûle sans laisser de ré- 6'du; il se trouve dans des gisements qui paraissent Voisins de terrains houillers, et souvent il jaillit comme une source à la surface du sol ou dans des creux de rochers.
Les sources les plus abondantes et les plus célèbres sont en Perse et dans le voisinage de la mer Caspienne. Il existe aussi des sources et des mines de naphte en Sicile et en Calabre. Les anciens s’en
servaient comme parfum, et Hérodote cite une fontaine dans laquelle se baignaient les Ethiopiens, qui en sortaient la peau luisante et comme parfumée d’une odeur de violette. Il attribuait à ces bains la faculté de prolonger la vie. Le naphte, qui se rapproche beaucoup , pour la consistance et la couleur, de l’huile de térébenthine, est souvent mêlé à cette dernière dans le commerce.
Le Pétrole, petroleum oleum petrœ, huile de pierre, paraît être analogue au naphte, puisque, distillé, il présente la même pureté et jouit des mêmes propriétés; c’est aussi un biturqp minéral, mais plus commun que le naphte; sa consistance est plus huileuse;iIestmoinsléger;sa couleurest d’un jaune rougeâtreou brun ; son odeur est plus forte et plus tenace que celle du naphte; il brûle en répandant une fumée épaisse : rectifié, il esttrès-employé pour l’éclairage.
Les mines de pétrole existent en France, en Italie et surtout en Amérique; elles se rencontrent dans les conditionsoù l’on trouvelenaphte. Le pétrole aété plusemployéenmédecinequelasubstance que nous venons de décrire; on l’a regardé comme un spécifique contre les vers et surtout contre le ténia. On l’administrait à la dose de trente à quarante gouttes en émulsion, et plusieurs fois répétée dans la journée; on l’a conseillé aussi pour les enfants, en leur administrant autant de gouttes qu’ils avaient d’années, et son effet vermifuge a souvent été constaté par ce mode de médication. L’huile de pétrole a été employée quelquefois contre les spasmes du basventre. En frictions sur le bas-ventre, il produit également ses effets vermifuges; en frictions sur la joue, il a été employé contre le mal de dents. Les frictions de pétrole sont aussi conseillées contre certaine maladie de la peau telle que la gale. On les employait autrefois contre la congélation des membres.
Pour compléter l’histoire des bitumes , nous dirons un mot du malthe et de l’asphalte.
Le Malthe, pissasphalte, goudron minéral , est épais , visqueux et noirâtre , presque solide par les temps froids, comme l’indique son nom de poix minérale. Il est beaucoup plus commun que les deux substances dont nous venons de parler ; on le nomme aussi baume-momie, parce qu’en Orient il servait aux embaumements. Il aété employé en médecine