‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 63 sur 298 · NAB · texte numérisé non relu

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limbedelacorolleestàsix lobes, au centre duquel est une espèce de nectaire petaloïde en forme de coupe. Les narcisses habitent les bois et les prés des contrées üi . Europe centrale et méridionale; ils sont surtout euh vés dans les jardins , à cause de leurs belles fleurs au port penché et à l’odeur si suave, quoiqu’un peu forte. Les principales espèces sont :

Le Narcisse des prés, pseudo-narcissus , espèce qui est commune dans les environs de Paris, à belles fleurs jaunes, d’une odeur faible, et qui fleurit: vers la fin de mars. Cette espèce, qui est presque la seule qui soit employée en médecine, jouit de propriétés émétiques qui la firent proposer comme succédanée de l’ipécacuauha; cependant M. Loiseleur- Deslongchamps, qui, pendant l’Empire, s’est livré à des expériences nombreuses sur les propriétés médicales des narcisses , a constaté que le buibe de cette plante, desséchée et réduite en poudre, ne produisait pas de vomissements à la dose de trente-six grains ( 2 grammes), tandis que MM. Ârmet et Walteeamps, de Valenciennes, disaient obtenir journellement des vomissements avec la même substance, à la dose de vingt-quatre à trente grains.

L’extrait de la même plante a été proposé aussi pour déterminer les mêmes résultats , et ses effets sont également contestés. Cependant, la plupart des médecins qui se sont occupés de ce narcisse croient à ses effets vomitifs. Cette opinion est aussi partagée par MM. Mérat et Delens, qui, dans leur Dictionnaire de thérapeutique, ont consacré un article important au genre Narcisse, et leur autorité est pour nous d'un grand poids.

Les fleurs de cette plante jouissent aussi de propriétés antispasmodiques moins contestées : Dufrénoy dit qu’il calma les convulsions dont une jeune personne était tourmentée, en mettant, pendant la nuit, un assez grand nombre de fleurs de narcisse dans la chambre de la malade. Le même médecin conseille aussi l’infusion des fleurs et le sirop de narcisse dans la coqueluche : le sirop fait vomir saus causer de douleur, et il calme la toux convulsive et si opiniâtre qui tourmente les eufauts dans cette maladie.

Loiseleur-Deslongchamps dit avoir employé avec succès la poudre de fleurs de narcisse contre les diarrhées et la dyssenterie; quelquefois il l’associait a l’opium; la dose est de un à deux gros (4 à 8 grammes) dans six à huit onces d’eau (62 à 125 gram.). La même poudre a aussi été employée avec avantage dans les fièvres intermittentes ; la dose est peu près la même que dans les cas précédents : chez un enfant de sept ans, ii la porta à quarante grains avec succès.

Le Narcisse odorant, grosse jonquille, grande jonquille , a des fleurs d’un beau jaune et d’une odeur suave, qui le fout rechercher pour orner les jardins d’agrément; il croit spontanément en Provence; ses bulbes, réduites en poudre, jouissent d’une action émétique tres-marquée. C’est parmi les plantes de ce genre, dit M. Loiseleur-Delongchamps, celle qui, sous ce rapport, possède les propriétés les plus énergiques.

Le Narcisse des poètes, narcissus poeticus , narcisse des jardins, est cette belle fleur blanche, à nectaire jaune et d’une odeur si douce, qui est cultivée dans nos jardins; ses bulbes jouissent aussi de la proprété émétique.

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