‹ Dictionnaire de médecine usuelleChapitre 93 sur 298 · OVO · texte numérisé non relu

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tériques. A partir du troisième mois le cordon n’est plus composé que des artères et de la veine ombilicales. Les autres canaux qu’il renfermait sont oblitérés, et l’intestin s’en est isolé et est rentré dans l’abdomen. Les radicules veineuses qui se ramifient à l’infini dans le placenta se réunissent d’un lobe à l’autre, se rejoignent vers la partie moyenne de ce même placenta, et donnent naissance à la veine ombilicale. Celle-ci entre dans le cordon, contourne en spirale les deux artères, pénètre par V anneau ombilical, et se porte vers le foie dans lequel elle se distribue en partie et va se terminer en deux branches dont l’une, sous le nom de canal veineux , aboutit à la veine-cave, l’autre se jette dans la veine-porte. Les artères ombilicales, nées de l’aorte, montent dans le cordon en décrivant de nombreuses flexuosités, et vont se ramifier en s’anastomosant dans la masse placentaire. Pendant les premiers tempsdelavie intra-utérine, on trouve encore dans le cordon les vaisseaux omphalo-mésentériques; ils sont au nombre de deux : une artère qui naît de l’artère mésentérique supérieure , et une veine qui aboutit à la veine-porte abdominale. Ces deux vaisseaux sont destinés à la vésicule ombilicale. Nous parlerons plus bas de l’ouraque.

Les vaisseaux du cordon sont entourés d’une substance semi-fluide, gélatiniforme, qu’on nomme gélatine de Warthon, et dont la quantité, plus ou moins considérable, fait varier le volume du cordon. Au moment de la naissance, le cordon ombilical est d une longueur variable, qu’on estime généralement à vingt pouces ; il présente dans son trajet de nombreuses torsions et des bosselures qui lui donnent parfois l’aspect de ces pieds de table tournés en spirale.

6° La vésicule ombilicale , vésicule vitellaire , intestinale , membrane du jaune , etc., est une petite poche à parois minces et transparentes, située sur la face fœtale du placenta, contenant un liquide jaunâtre, trouble, quelquefois même floconneux, communiquant, par un pédicule canaliculé, avec la cavité de l’intestin. Cette poche préexiste très- vraisemblablement à toutes les autres parties de l’œuf, et, dans le principe, son volume est très-considérable par rapport à l’embryon. Elle offre ordinairement deux à trois lignes de diamètre; son canal passe par le cordon aussitôt que celui-ci est formé, ainsi que les vaisseaux omphalo-mésentériques qui lui sont destinés. Je pense que l’embryon naît sur la vésicule ombilicale, dont le contenu passe en partie dans le corps du nouvel être, et lui fournit les premiers éléments nutritifs, commele jaune lesfournit à l’oiseau. Mais aussitôt que les vaisseaux ombilicaux se développent, et puisent les matériaux de la nutrition dans le sang de la mère, les fonctions de la vésicule cessent, de sorte que ses usages sont bornés à quelques semaines seulement.

7° L'allantoïde , dont l’existence avait été révoquée en doute par beaucoup d’anatomistes, doit, depuis les belles recherches de Velpeau, être regardée comme faisant réellement partie de l’œuf humain. Si l’on peut s’en rapporter à l’analogié , nous admettrons que, pendant les premiers jours qui suivent la fécondation , l’allantoïde est constituée par une vésicule située entre le chorion et l’amnios, dans l’intervalle qui sépare ces deux membranes ; cette vésicule est très-vraisemblablement une

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dépendance de l'embryon qu’elle embrasse ultérieurement en s’élargissant et s’affaissant sur ellemême : bientôt on ne trouve plus entre le chorion et l’amnios qu’un liquide analogue à l’humeur vitrée de l’œil , de nature albumineuse , incolore ou jaunâtre. Ce fluide est renfermé dans un tissu réticule qui le retient ainsi entre les deux membranes de l’œuf. A mesure que l’on s’avance vers l’époque de la parturition, ce corps s’efface progressivement, et finit par disparaître tout-à- fait. L’ouraque, qui fait suite à la vessie, communique-t-elle, chez l'homme, avec la cavité de l’allantoïde, et le liquide renfermé dans celle-ci est il de l’urine ? Ce sont là deux questions qui dépendent en quelque sorte l’une de l’autre, et que les recherches modernes paraissent avoir résolues négativement, mais dans l’examen desquelles nous ne pouvons entrer ici.

I II. — Du fœiits. Il est bien certain que l’ovule préexiste à la formation de l’embryon humain; mais à quelle époque celui-ci commence-t-il à s’y montrer à la suite d’un coït fécondant? C’est ce qu’il est impossible de déterminer. D’après toutes les recherches qui ont été tentées à cet égard , il paraît évident que le nouvel être ne devient apparent que dans le cours de la seconde semaine. Quelles sont les parties primitivement formées, dans quel ordre apparaissent-elles? c’est ce que nous Ignorons encore aujourd’hui.

Des œufs humains , examinés vers le douzième jour , à dater du moment de la conception , ont offert l’embryon sous une forme semi-elliptique, c’est-à-dire sous l’aspect d’un petit haricot, dont une extrémité plus renflée constitue la tête, et une autre plus étroite, la partie inférieure du tronc. Les membres ne s’y dessinent pas encore. Il peut avoir dans cet état deux à trois lignes de longueur, tandis qu’il en offrirait quatre à cinq s’il était redressé. Il est formé pàr une petite masse creuse demi-transparente, contenant un fluide limpide au milieu duquel se voit un filet opaque, blanchâtre, qui est le rudiment de l’axe cérébro-spinal. Du centre de la concavité de la courbure que présente l’embryon , se détache le cordon ombilical, dont la longueur est déjà presque égale à celle de ce petit être, et qui va s’implanter sur la vésicule ombilicale.

Dans le cours de la quatrième à la cinquième semaine , on voit poindre de petits appendices sous forme de bourgeons , qui ne sont autre chose que les membres à l’état rudimentaire. Les viscères de l’abdomen et du thorax laissent apercevoir leurs ^premiers linéaments, et la formation de ces deux cavités écarte l’extrémité céphalique de l’extrémité inférieure du tronc. Les yeux se manifestent sous l’aspect de deux points noirs ; les orifices du nez , de la bouche, se creusent au sein de la face, et , de «haque côté, la saillie de deux petits mamelons annonce l’apparition des oreilles. Les observations de M. Velpeau ont fait voir, contrairement à l’opinion de quelques anatomistes, que le ventre et la poitrine étaient fermés dès l’origine.

De la fin de la quatrième semaine à la sixième , les bourgeons qui formaient le rudiment des membres se sont allongés et commencent à revêtir la forme qu’ils doivent offrir plus tard. De la septième à la huitième semaine, de notables changements se sont accomplis : la longueur de l’embryon est de quinze à dix-huit lignes. Le cordon ombilical

offre à son insertion un renflement en forme d’entonnoir, que les premiers rudiments des organe^ génito-urinaires et les intestins remplissent peu à peu. Dans les semaines suivantes, les traits de la face se dessinent de plus en plus. Vers la huitième semaine, un point noir, qui se montre auprès du coccyx, indique la première trace de l’anus, et, audevant, un petit tubercule est l’origine des organes génitaux ; mais il n’est pas encore possible de distinguer le sexe Cette distinction ne peut se faire que vers la onzième ou la douzième semaine. Cependant les membres, mais surtout les doigts, deviennent beaucoup plus apparents, et la configuration de la face mieux caractérisée. Le cordon commence à se contourner eu spirale, et les organes qu’il renfermait dans son insertion évasée rentrent dans l’abdomen. Le volume de la tête est désormais moins disproportionné. Enfin, au commencement du quatrième mois, toutes les parties du fœtus sont très-nettement accusées, deviennent de plus en plus distinctes, et le nouvel être perd son nom d’embryon pour prendre celui de fœtus. Sa longueur est alors de six à sept pouces, et son poids de six à sept onces. Les paupières sont encore adhérentes, le nez est arrondi, écrasé ; la langue forme dans laboucheun petitmamelon saillant ; l’insertion du cordon s’élève un peu ; les sexes sont parfaitement distincts, mais chez le mâle, les testicules ne sont point encore descendus dans les bourses. Au cinquièm'e mois, le fœtus offre de huit à dix ou même onze pouces de long; il pèse huit à dix onces. La configuration du corps se rapproche davantage de celle du fœtus à terme. A six mois, la longueur est de douze 'a quatorze pouces, et le poids de douze à seize onces. Les cheveux, les poils des sourcils, commencent à se montrer; les ongles sont déjà assez solides : le fœtus pourrait vivre alors hors de l’utérus.

C’est principalement dans le cours du septième mois que toutes les parties prennent plus de consistance, de volume, que leurs contours s’arrondissent, et que leurs dimensions respectives se proportionnent davantage les unes par rapport aux autres. Le fœtus acquiert de quatorze à seize pouces de longueur environ ; les paupières s’entr’ouvrent, et la membrane qui fermait l’ouverture pupillaire (V. Iris ) disparaît. La peau, qui était rouge, devient plus rosée, et l’on trouve à sa surface cette matière graisseuse dont l’enfant est communément enduit au moment de la naissance. La descente des testicules dans les bourses commence à s’effectuer. L’enfant est désormais viable. Pendant le huitième mois il s’accroît encore et se perfectionne de plus en plus, et enfin, au neuvième mois, il est parvenu à son entier développement : il présente alors , terme moyen, dix- huit à vingt pouces de longueur, et pèse six à sept livres. Des poils très-distiucts remplacent le duvet qui existait aux sourcils et aux paupières ; les ongles, qui ont commencé à paraître du troisième au quatrième mois, sont encore incomplets dans leur développement ; mais cependant leur forme est parfaitement distincte, et leurbord libre dépasse souvent le niveau de l’extrémité des doigts. L’insertion du cordon à l’abdomen, qui s’est successivement éloignée de la région hypogastrique par suite du développement des parties inférieures à cet te insertion, correspond, d’après les recherches de

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M. Moreau et les miennes , à sept ou huit lignes audessous du milieu de la longueur totale du corps.

Pendant les premiers temps de la grossesse, la tête de l'enfant est dirigée par en bas, c’est-à-dire vers le col de l’utérus. Plus tard, c’est-à-dire vers le troisième ou quatrième mois, le fœtus est flottant dans les eaux de l'amnios et change fréquemment de position. Mais, vers la fin de la gestation, il reprend son ancienne position, et, dans l’immense majorité des cas, la tète est placée à la partie la plus déclive. Les anciens accoucheurs attribuaient cette situation à la pesanteur de la tète; mais, dans un travail fort intéressant sur ce sujet, M. P. Dubois fit voir que cette pesanteur relative étant moins marquée au neuvième mois que dans les périodes précédentes, cette cause n’était point aussi positive qu’on l’a dit. Puis, comparant les cas dans lesquels les fœtus expulsés avant terme étaient vivants, avec ceux dans lesquels ils avaient cessé d’exister, il reconnut que la présentation par la tête était peu commune dans ce dernier cas , et très-fréquente dans le premier : d’où il conclut que la présentation céphalique est le résultat d’une détermination instinctive du fœtus.

Ce serait ici le lieu d’examiner en détail le mode de développement qu’affecte chaque organe en particulier; mais cette étude d’anatomie transcendante, comme on se plaît à la nommer aujourd’hui , nous conduirait bien au-delà des limites dans lesquelles nous devons nous renfermer.

Un mot seulement sur le mode de nutrition du fœtus dans le sein de sa mère. Les physiologistes sont loin d’être d’accord à cet égard, et les opinions les plus opposées, j’ai presque dit les plus étranges, ont été émises pour expliquer ce phénomène. Mais si l’on s’en rapporte aux faits que l’observation directe permet de constater, on sera conduit à admettre que , dans les deux premières semaines , la nutrition du nouvel être a principalement lieu par l’absorption du fluide contenu dans la vésicule ombilicale; qu’alors le liquide de l’allantoïde n’y est peut-être pas étranger, et que, dans la première moitié de la vie intra-utérine , il ne serait pas impossible que l’eau de l’amnios exerçât une action analogue; mais que pendant toute la durée de la gestation, dès le moment où l’œuf devient villeux, et surtout dès l’époque où le sang commence à paraître dans l’embryon , les vaisseaux ombilicaux sont l’agent principal à l’aide duquel celui-ci puise dans ie sang de sa mère ses éléments nutritifs, et renouvelle continuellement cette nourriture.

Ollivier (d’Angers),

Membre de l’Académie de Médecine et du Conseil de Salubrité.

ovule ( physiol. ), s. m. , petit œuf. On donne ce nom aux petites granulations qui sont contenues dans les vésicules de l’ovaire, et que l’on regarde comme les rudiments de l’œuf humain. (V. Ovologie .)

oxalates. (V. Oxalique.)

oxalique (Acide), s. m. Cet acide, dont le nom vient A'oxalis , oseille, parce qu’il fut découvert par Bergmann dans le sel d’oseille, existe dans plusieurs autres substances végétales, telles que les rumex , les lichens, les rhubarbes, les poils du pois-chiche. On l’obtient maintenant en traitant divcrsessubstancesvé.gétaiesparlesacides;tellesque

le sucre, la gomme, l’amidon , par l’acide azotique.

L’acide oxalique cristallise en longs prismes incolores , transparents et quadrilatères , terminés par des sommets dièdres; sa saveur est très-forte , et son action sur le tournesol est très-grande. Exposé à faction du feu, il se fond dans son eau de cristallisation ; à 1 1 5 degrés, une partie se volatilise, et l’autre se décompose en donnant lieu à des vapeurs et à des gaz. La partie qui s’est volatilisée dans ces vapeurs se condense sous forme cristalline, et elle n’est plus combinée qu’à un atome d’eau ; tandis que, dans la cristallisation ordinaire de cet acide, l’eau existe dans la proportion de deux atomes par un atome d’acide. Lorsque la décomposition totale de l’acide oxalique a lieu dans un tube rougi au feu , elle se fait sans laisser de charbon pour résidu , ce qui indique la grande proportion d’oxygène qu’il contient. Cette proportion est de trois atomes d’oxygène par quatre de carbone, ou, eu poids, de 66,24 d’oxygène et de 33,76 de carbone; ce qui place l’acide oxalique entre l’acide carbonique et l’oxyde de carbone.

Cet acide est inaltérable à l’air ; il s’effleurit sensiblement lorsqu’il est cristallisé; il est soluble dans huit fois et demie son poids d’eau, très-soluble dans l’eau bouillante, peu soluble dans l’alcool ; la présence d’un peu d’acide azotique augmente sa solubilitédans l’eau d’une manière considérable. Mis en contact à chaud avec 40 fois son poids d’acide sulfurique, il se décompose et disparaît peu à peu, en donnant naissance à du gaz acide carbonique et à de l’oxyde de carbone . L’acide oxalique a une tendance très-forte pour s’unir à la chaux ; il enlève cette base même au sulfate de chaux, et il forme un oxalate de chaux insoluble; aussi est-il, avec l’oxalate de potasse et d’ammoniaque, le meilleur réactif que l’on puisse employer pour reconnaître ce corps.

L’acide oxalique est très-employé dans les usages domestiques, surtout en Angleterre, pour nettoyer le cuivre; \'eau de cuivre qui, importée d’Angleterre, commence à être répandue chez nous, n’est autre chose qu’une solution d’acide oxalique , environ 10 grammes pour 500 grammes d’eau : on frotte les objets de cuivre avec un linge imbibé de cette solution, on lave ensuite avec l’eau simple, et l’on essuie fortement. Ce simple procédé suffit pour entretenir le brillant du métal.

L’acide oxalique est un poison très-actif, et l’usage presque général que l’on fait en Angleterre de cette substance a été cause d’accidents que sa ressemblance avec le sulfate de magnésie ( sel d’Epsom ) a quelquefois déterminés : divers individus ont pris, croyant se purger, des doses assez notables d’acide oxalique qui leur avait été livré par erreur pour du sulfate de magnésie. Les accidents déterminés par l’ingestion de cette substance sont très-rapides ; la mort arrive souvent en assez peu de temps pour qu’il soit presque impossible d’administrer des secours efficaces, surtout lorsque l’acide oxa ique a été pris à doses élevées, telle qu’une demi-once, une once, qui est la proportion de sulfate de magnésie que l’on prend pour obtenir un effet purgatif.

Aussitôt après avoir pris ce poison, on sent une ardeur brûlaxite dans l’estomac et vers la gorge ; la douleur est violente , le malade est pris de vomis-

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semcnts et souvent de convulsions ; les matières vomies sontdecouleur fobcée, et quelquefois mêlées de sang; le pouls est petit, faible, et les mouvements du cœur cessent presque complètement. XJQ des effets les plus marqués de ce poison consiste à détruire la propriété contractile du cœur. Dans quelques cas, on a vu la mort arriver d’une manière très-rapide, dix minutes après l’ingestion du poison; d’autres fois, elle n’a eu lieu que 10 ou 12 heures après. Dans tous les cas, les accidents sont toujours en rapport avec la quantité de poison administrée, et surtout en raison de son état de concentration. Il corrode et détruit les membranes de l’estomac, lorsqu’il est dans cet état de concentration; lorsqu’il est plus étendu, son action est moins marquée sur les membranes dé cet organe ; on n’observe qu’une simple injection artérielle et veineuse, et le poison agit seulement par le fait de son absorption.

Nous n’entrerons pas ici dans des détails de médecine légale étendus pour indiquer les moyens par lesquels on peut constater l’existence de ce poison dans la matière des vomissements, dans les liquides contenus dans l’estomac et les intestins ; ces procédés , qui sont fondés sur les propriétés chimiques de l’acide oxalique , consistent à précipiter l’acide par des sels de chaux, de magnésie , le nitrate d’argent , pour obtenir des oxalates de ces bases, dont il est ensuite facile de constater la nature. L’oxalate d’argent présente ce fait remarquable, qu’il est blanc, qu’il brunit légèrement par la chaleur , et détonne ensuite faiblement en se dissipant en vapeur.

Les secours que l’on doit administrer aux personnes empoisonnées par l’acide oxalique doivent avoir pour but de déterminer le vomissement immédiat ou de le favoriser s’il existe; on devra préférer les moyens mécaniques , tels que l’introduction des doigts dans la bouche, plutôt que l’ingestion de boissons aqueuses et tièdes , qui ont pour inconvénient d’étendre l’acide et d’en favoriser î’absorption. Mais les moyens les plus efficaces sont les neutralisants , c’est-à-dire les substances susceptibles de saturer l’acide oxalique en formant un oxalate insoluble. La chaux est de toutes ces substances la plus efficace; la craie , le blanc d’Espagne , même le plâtre gratté des murs , peuvent être employés délayés à l’état de bouillie, et administrés sous cette forme : on devra renouveler l’administration de ces substances , favoriser leur rejet par les vomissements, et en administrer de nouvelles. Il faudra éviter, pour neutraliser l’acide oxalique, les alcalis caustiques et les carbonates de soude et de potasse , qui forment des oxalates solubles qui sont eux-mêmes délétères ; l’ammoniaque forme aussi un oxalate soluble , et, de plus, présente des inconvénients en raison de sa causticité. La magnésie a été conseillée par quelques toxicologistes , et M. Orfila la recommande ; d’autres prétendent que l’on ne doit pas en faire usage , parce que son oxalate est en partie soluble. Nous pensons que le peu de solubilité de l’oxalate de magnésie n’est pas une contre-indication suffisante de son emploi , surtout dans un cas urgent; mais, lorsqu’on le pourra , il sera convenable de lui préférer la chaux et ses composés.

La médication à employer , lorsque le malade a

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