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bientôt les ramifications vasculaires deviennent plus touffues, moins distinctes, forment un tissu plus dense qui constitue le placenta proprement dit. Cette masse spongieuse, plate, arrondie en forme de gâteau, adhère habituellement au fond de l’utérus. Ses diamètres sont ordinairement, àl’époquede la parturition, de 6 à 8 pouces ; son épaisseur de 1 2 à 15 lignes au centre, et de quelques lignes à la circonférence.

Le côté du placenta qui correspond à l’utérus, ou sa face utérine, est partagé en plusieurs lobes ou petites masses mamelonnées, réunies entre elles par un tissu couenneux et vasculaire très-mou, étendu en membrane sur toute cette face. Les auteurs ne sont pas d’accord sur l’origine de ce tissu : suivant moi, il provient d’une sécrétion plastique de l’utérus excité par la présence de l’ovule, et qui s’étend sur le placenta à mesure que celui-ci se développe. La face interne ou fœtale est lisse, recouverte par lechorion et l’amnios. Elle présente les ramifications nombreuses des artères et de la veine ombilicale dont l’insertion a lieu le plus souvent au centre du placenta. Chacun des mamelons dont se compose le placenta reçoit des troncs vasculaires spéciaux, veines et artères, qui s’y divisent à l’infini. La trame qui unit ces ramifications est un tissu cellulaire mou et spongieux. Quoi qu’on en ait dit, il est certain que le placenta ne contient ni filets nerveux provenant du fœtus, ni vaisseaux ou glandes lymphatiques.

L’organe dont nous parlons sert, avec le cordon ombilical, à établir la principale communication qui existe entre la mère et l’enfant ; et c’est sur cette communication que nous avons actuellement à nous expliquer. Nous avons vu que le placenta était formé de deux portions : l'une fœtale, formée par les ramifications des vaisseaux ombilicaux; l’autre utérine, constituée par l’expansion membraneuse dont nous avons indiqué la nature, et qui reçoit des vaisseaux artériels et veineux provenant de l’utérus. Ce son' ces deux ordres de vaisseaux qu’on a nom mes utéro-placentaires. D’après les recherches les plus récentes de MM. Velpeau, Jacquemier et Bonamy, il n’y a pas de communication directe entre les vaisseaux provenant de la mère (utéro-placentaires) et ceux qui proviennent du cordon ombilical. Comment le fœtus peut-il donc recevoir de la mère les éléments de nutrition qu’il en reçoit évidemment, si les cônduits sanguins de l’un êt de l’autre ne communiquent pas librement? Une particularité de structure constatée par M. Jacquemier me paraît de nature à éclairer ce point d’ovologie encore si litigieux. Cet habile observateur a vu les villosités terminales des vaisseaux ombilicaux faire saillie dans l’intérieur des veines utéro-placentaires, au travers de leur membrane interne. Cette disposition anatomique ne fournit-elle pas l’explication la plus complète du mécanisme suivant lequel le sang de la mère est si rapidement transmis à l’enfant ?

5° Le cordon ombilical est le lien vasculaire qui unit le fœtus au placenta. Les recherches de Velpeau ont démontré que le cordon ombilical existe dès les premiers temps de la gestation, mais il est alors très-grêle, très-délié. Il renferme d’abord une partie de l’ouraqueou de l’allantoïde, le conduit de la vésicule ombilicale, une portion du canal intestinal, et les vaisseaux omphalo-mésen-

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