PIÈCES GRAVÉES EN BOIS
1) Le sauveur débout, vu de face, tenant de la gauche le globe de la terre, surmonté d’une croix et de l’autre donnant la bénédiction. 2) St. Christophe portant sur les épaules l’enfant Jésus à travers un fleuve. Ses pas sont dirigés vers le devant de la droite où l’on voit un petit ange qui le précède à la nage. La marque est placée sur un roc qui sort de l’eau. 3) St. George tuant le dragon. Il est à cheval et dirigé vers la gauche. Il a le bras droit levé pour porter un coup de sabre au dragon, dans la gueule duquel, la lance du saint est enfoncée,
La cinquième marque se trouve selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 7 page 4ÔÔ) sur trois gravures en bois dont la manière est très différente des autres , savoir.
1) Deux hommes armés de toutes pièces, soutenant l’écusson d’armes de la maison de Ba vière. On remarque le lettre H. W. dans une tablette suspendue vers le haut de la gauche. Dans une seconde qui est à droite sont les lettres H. L. L’on ne sait, lequel de ces chiffres désigne le dessinateur.
Ce morceau se trouve imprimé sur le frontispice d’un livre intitulé : Reformacion der bayrischen Landrechte nach Christi , unse res Heilmachers Geburt , im fünfzehnten hundert und achtzehten Jahr aufgericht.
2) Ce même morceau, gravé une seconde fois avec quelques changemens, dont le plus essentiel consiste en ce que les deux hommes portent des barbes au menton, tandis qu'
dans la pièce précédente ils ont le menton couvert d’une mentonnière. Du reste ce morceau est d’une taille plus grossière , mais il porte les deux mêmes monogrammes que le précédent. Il se trouve imprimé sur le frontispice d'un livre intitulé : Das Buch der gemt'ineti Landboth , Landsordnung , Satzung und Gebrciuche der Fürstentliums in obern und niederen Bayern , im fünfzehen liundert und sechszchenten Jahr aufgericht. 11 a été aussi employé pour le frontispice d’un livre qni a pour titre: Gerichtsordnung im Fiirstenthum Ober und JSiederbayern. Anno 1520 aufgericht.
3) Un tribunal où plusieurs juges sont assemblés. Au milieu du haut, une tablette offre l’année 1520, une seconde à gauche porte les lettres H W, une troisième enfin, qui est à droite , présente les lettres H. L. Ce morceau se trouve sur le frontispice d’un livre intitulé : Gerichtsordnung im Fiirstenthum Ober und JSiederbayern , Anno 1520 aufgericht,
Nro- 212.
Plusieurs auteurs anciens et modernes ont faussement attribuée cette marque à Hans (Jean) HOLBEIN, d’autres ont commis l’erreur de la nommer Hans LUYCK. Il y a beaucoup de vraisemblance qu'elle signifie Hans (Jean) LEUCZELBURGER. On la trouve sur une pièce d'une suite de 53 gravures en bois, nommées : La danse de la mort ou Images de la mort de l’invention de Jean Holbein . Cette pièce r eprésente une jeune dame au lit attirée par la mort pendant qu'une autre joue du violon. La marque est en bas sur le pilier supérieur du lit.
On compte plusieurs éditions de cet ouvrage. La première est la plus belle et la plus rare: elle a été imprimée à Bâle en 1530, avec des vers allemands sous chaque estampe.
et ne contenant que 41 gravures en bois, après on l’a augmentée de douze autres morceaux.
Jean Frellon et les frères Treschel , libraires de Lyon ont donné plusieures éditions de ce livre, latines, italiennes, et françaises, entr’ autres une française en 15(32 avec cinq figures de plus qu’aux autres.
Murr (Journal zur Kunstgescbichte und zur allgemeinen Littératur vol l6 page 10) rapporte ce qui suit : „On fut longtems dans l’erreur que „Holbein avoit lui même taillé les pièces pour ,,cet ouvrage; mais il n’en a simplement fait ,,les dessins. Le maître, de ces tailles de bois ,, lesquelles, ainsi que la pièce nommé le siège „de Vienne d’après Albert Durer passent ,, (Suivant Papillon Traité sur la gravure en „bois T. I. page 145) pour le non plus ultra „de l’art de tailler en bois, est d’après ce que „Mr. de Mechel m’a appris Hans Leuczëlbur- „ger nommé Franck, duquel j’ai mentionné ,,une pièce “ *) dans la cinquième partie page 25 Suivant l’avis amicale de Mr. le Professeur d’Annone à Bâle.
Lettre de Mr. de Mechel du 10 Mai 1780 à Mr. de Murr.
,, L’excellent auteur de belles gravures en „bois par erreurs toujours attribuées à Hoï- „bein mêmé, est Hans Leuczelburgar nommé „Franck , comme je le trouvai dans notre bibliothèque à Bâle sous une épreuve rare d’un
*) Le Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière possède cette pièce avec le nom de Jean Leuczelburger en toutes lettres, dont parle Mr. de Itlurr. Elle représente des paysans armés de fourches, de fléaux, de piques, et de divers autres insVrumens, combattant contre une troupe d’hommes nuds qui sont armés de sabres et de rondaches. Le fond est une forêt de pins. A la gauche d’en bas est une tablette avec les lettres ri. H. écrites à rebours.
Mr. Bartsrh (peintre graveur vol 7 page 552) qui nous donne l’explication de cette pièce ne paroît
l'rSS5'
,, Alphabet * *) figuré avec de petites figures de „morts, et sur laquelle ce nom fut exprimé, „qui avec le monogramme HL. que vous trouverez de lui dans la danse de la mort au „piédestal du lit de la vierge donnera de ,,1’eclaircissement. Ce HL. passa toujours appartenir à Holbein ; cependant il ne s’est ja- ,,mais désigné ainsi, mais d’un H. B. joints, ,, comme je l’ai aussi trouvé confirmé sur plusieurs de ses ouvrages/'
Suivant Christ. Il y en a qui prennent un H. lié ave un L. pour le chiffre de HOLBEIN, surtout quand on les trouve avec un B âpres. Je irai jamais eu occasion de voir cette marque,
Nro- 214.
Suivant Christ cette marque pourroit dénoter un graveur nommé HALBECK , cette donnée n’est pas ivraisembable ; cependant je n’ai jamais vu d’autre marque de cet artiste , que celle indiquée au Numéro CoÔ de la première partie.
Selon Christ, un H. lié avec un N. dénote Mans NEUDORFFER , habile mathématicien et maître écrivain à Nuremberg vers 1530 et 15Ô0, On trouve cette marque au bas de son portrait au frontispice de la Perspective d'Alberti.
pas l’avoir vue avec la marge en bas sur laquelle se trouve à gauche une grande tablette où on lit : Hans Levczellbvrger Fvrmschneider xvxdxxii, à droite est une autre tablette avec l’Alphabet en entier, dont je ne saurais pas donner la signification.
*) J’ai eu occasion de voir quelques pièces de cet Alphabet dans la Collection de Mr. le Baron de Rumohr, qui sons sant contredit aussi bien taillées, que celles de la danse de la mort; mais sur aucune de ces pièces (qui cependant étoient partielles et les marges coupées) je n’ai trouvé ni la marque HL ni le nom de Leuczelburger.
Cetle marque signifie suivant quelques uns Martin HEMSKERK *) cette donnée parait pourtant douteuse, car je ne saurais expliquer la lettre O au dessus des autres, je l’ai trouvée sur une pièce représentant Jésus Christ entre les Docteurs dont la composition a pourtant de la ressemblance avec celle de Hems~ kerk mais cette pièce est gravée dans un goût qui n’a rien de commun avec les ouvrages des graveurs qui ont travaillé d’après Martin Hemskerk , et dont je n’ai pu découvrir le graveur.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Hans ROGEL, graveur en bois d’Augsbourg vers 15Ô0, (voyez van Stetten siebenter Bricf.) mais la pièce que j’ai vue et qu’on attribue à cet artiste, porte la seconde marque à rebours, est gravée en cuivre d’un assez mauvais goût. Elle représente Jésus Christ à la Croix dons une voûte au pied de laquelle est la Ste Vierge, St. Jean, et deux autres saints. Cette pièce paroit être une copie en contre partie d’après une estampe qui porte probablement la première marque que je n’ai cependant pas encore eue occasion de voir.
On trouve pourtant la troisième marque sur des gravures en bois d’après Christophe Maurer entr’ autres sur une pièce représentant les envoyés de Canaan, se reposant dans le retour au pays béni, au milieu on voit la marque de Christophe Maurer et vers la droite celle du graveur en bois.
Marque attribuée à Plans SCHAUFFLEIN , voyez Numéro 208 de cette partie.
*) Cette marque paroît être celle que Christ à prise pour Jerôme Mocelus voyez Nro. m de cette partie.
Nr0, 21f).
Suivant Christ cette marque peut signifier, sur des gravures en cuivre très bien dessinées, Hugues SAIMJ31N fameux architecte à Dijon qui a publié en 1522 à Lyon des Pilastres et des Caryatides dessinés avec beaucoup de précision, Il signe ordinairement Hugues Samhin Architeur en la Ville de Dijon.
Je n’ai jamais pu trouver cette marque,
Nro- 220.
Suivant les Notices sur 1er graveurs Besançon 180“ , cette marque dénote Jean SCHO- REL artiste à qui on attribue aussi les travaux d’Hcrcule marqués du Chiffre Numéro 124 et 18Q de cette partie.
Ce même auteur (je ne sais avec quel autorité) nous rapporte encore ce qui suit: ,,Jean „Schorel peintre et graveur naquit au château „Schorel en hollande en 14t)5, et mourut en 15Ô2 : ,, Après avoir appris les principes du dessin de ,,Jean Mabuse il entra chez Albert Dürer, ,,oû il travailla quelques tems avec beaucoup ,, d'application. Il parcourut une grande partie de l’Europe, où il développa ses talens, „sur-lout à Venise, où il séjourna quelque „tems pour admirer les beaux tableaux de „cette ville. Il suivit un religieux qui aillait en Palestine , et dessina les plus jolis ,, sites et généralement tous les objets qui peu- ,,vent intérésser la piété des chrétiens. De „retour à Venise il peignit St. Thomas pleurant ,,son incrédulité, qu'il envoya aux religieux „,du St. Sépulcre. Il alla à Rome, où le Pape „Adrien VI. lui confia la direction des ouvra- ,,ges de Belveder. Il fit le portrait de ce Pa- ,,pe, qui fut envoyé au Collège de Louvain, „qu'il venait d’établir. Schorel revint en Hollande où , apprenant que celle qu’il devait ,, épouser venait de se marier, il embrassa ,,1’état ecclésiastique et fut fait chanoine/'
„On a de cet artiste plusieurs gravures en ,,bois et en cuivre, d’après ses propres dessins, „et presque toutes marquées de son monogramme. Ses estampes, faites pendant qu’ii ,, était chez Albert Durer, portent un chiffre ,, formé des lettres H. S. F. Celles qu’il fit ,, pendant son séjour à Venise ont un G., dan* ,, lequel est un S. “
Cet ouvrage cité enhaut nous dônne l’explication de quelques pièces gravées en cuivre qui portent la marque composée des lettres H. S. F. Savoir: 1) sur une Ste Vierge avec l’enfant Jésus , à qui St. Jean offre des fruits, p. p. en rond, gravée au burin. 2) Dieu saturne, assis et appuyé sur un bâton marqué de son monogramme à rebours. 3) Adam et Eve, *) deux petites pièces en hauteur, et encore quelques autres pièces sans marque attribuées à ce maître, ainsi que les travaux d’Her* cule gravés en bois.
Dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page 232) on trouve la marque composée de lettres H. S. F. entre les inconnues sur une pièce qui représente un homme nud, assis sur uue cuirasse, vu de profil et tourné vers la droite. Il lient une lyre de la main gauche, et de l’autre un arc. La marque est gravée sur une souche, vers le bas de la droite, et l’année 1547 se voit sur une tablette au bas de la gauche.
Heineke (Neue Nachricliten von Künst- Iern vol 1 page 375) cite encore de ce maître avec le chiffre, quelques pièces qu’on ne trouve pas dans l’ouvrage de Mr Bartsch ni dans les Notices sur les graveurs citées enhaut. Savoir 1) une Vénus sur un char sur lequel on lit Fortuna et la marque, vers la droite est. l’Amour avec son arc. 2) Un homme avec un
.*) Suivant Heinehe (Neue Nachrichten von Künstlern vol l page 575) la pièce qui représente Eüe ne porte le chiffre.
arc tourné vers la gauche ou est une femme assise, petite pièce, 3) une autre Vénus sur un char tiré de deux papillons, sans marque.
Suivant Christ. La première marque pourroit dénoter H. L. SCHÂRER , sur de petits paysages. Fussli (Algemeines Künstlerlexicon) le nomme allemand et peintre de paysages qui florissoit vers 1Ô55.
La seconde marque indubitablement du jnême artiste, je l’ai trouvée sur un petit paysage en t, où l’on voit vers la droite une tour entre quelques arhrissaux. Sur le devant à droite est assis un homme sur une petite colline qui semble parler à une femme débout devant lui , vers la gauche en bas est le chiffre et l’année 1Û27.
Cette petite estampe est gravée à l’eau forte d’une pointe large, mais pas d’une beauté extraordinaire,
Cette marque se trouve sur une gravure en bois représentant les Armoiries de Jean Eckius où l’on voit vers la droite en haut. Dieu le Père tenant le globe du monde , à côté de lui on remarque le soleil :
Je crois , qu’on pourroit lire ce chiffre HANS ECKiUS THEOLOGUS , au lieu de l’attribuer à quelques graveur anonyme.
Suivant Christ, un H. fort large entrelacé d’un V et renfermé dans une petite table se trouvant sur des gravures en bois imprimées a Strasbourg en 1527 , est la marque d’un peintre, et il présume qu’elle pourroit bien dénoter HENRI VOGTHER Vaine, qui y vivoit en ce temps et qui à publié un livre de dessin dans le goût de ces gravures» Il y a
eu deux Vogther , l’un et l’autre bon peintre. L’ainé *) est né en 14Q7, et le cadet en 1513. Le livre de dessin, auquel ils ont tous deux travaillé, paroît avoir été imprimé deux fois savoir: en 1537, et en 1540. **)
Cette marque doit signifier Hans van LUVCK. Suivant Heincke (Dict. des artistes vol 3 pape 3Ô2). On la trouve sur une Ste Cène avec la marque de Crispin van den Broeck,
Je n’ai pu trouver des notices sur un artiste de ce nom qui a gravé d’après van den Broeck, Papillon (T. I. p. 233) parle cependant d’un ancien graveur en bois appellé Hans van Luck que Christ croit de Luyck qui est le nom flamand de la Ville de Liège. Il y a peu de fondement dans tout cela , et je crois que cette marque dénote Hans van Lochom ***) si la gravure de cette Cène (que je n’ai pas eue occasion de voir) s’accorde avec les ouvrages de cet artiste.
Nro- 225.
Mr. Bryan (biagraphical and critical Dictionary etc.) nomme l’artiste qui s’est servi de ce monogramme I. Ancker de ZWOLL, an-
♦) Christ croit aussi qu’on pourroit lui attribuer lechiffre d 'Urs. Graf voyez Numéro 305, 555»
1252 de la première partie.
**) Ce livre a le titre suivant: Ein fremds vnd ivunderbares Künstbiichlin allen Molern, Bildtscknitzern , Goldschmiden , Steynmetzen, Schreinern , Platnern , fVajfen und Messerschmieden hoch nüizlich zugebrauchen , dergleich vor nye keins gesehen oder in Truck kommen ist. Strasburg , durch Heynrichen Vogtherrn. Anna 1540 zu vieren. C’est a dire : Livre d'art extraordinaire et merveilleux, très -utile à tous les Peintres, Sculpteurs, Orfèvres, Marbriers, Menuisiers, Armuriers et Couteliers. Ouvrage , dont on n’a jamais vu ni imprimé le pareil, à Strasbourg par Henri Vogtherr. Anno 1540 quaternis.
***) Voyez sa marque Numéro 638 de la première partie.
cien graveur allemand qui florissait vers l’an 1500, et qu’on suppose disciple d'Israël van Mecken dont il imita le style j mais à qui il était bien inférieur.
On trouve bien le mot 3^^Ê t sur quelques pièces de ce maître , qui s’est servi de cette marque et qu’on nomme le Maître à la Navette: mais je ne sais avec quel fondement on pourroit le nommer Ancker de Zwoll que Papillon T. I, page 157,) compte entre les graveurs en bois, et dont je n’ai cependant pas vu d'ouvrages.
IMr. Bartsch (peintre graveur vol 6 page QO) nous a donné l'explication de 18 pièces de ce maître , mais il ignore pareillement son véritable 110m.
Cette marque doit signifier Jean Antoine de BRESSE suivant l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, elle doit se trouver sur le grand cheval, ou le cheval blanc, le même que Durer a gravé *),
Nro- 227.
Marque attribuée à Jean André GRAFF voyez Numéro 27 de cette partie,
Nt0- 228.
Suivant quelques amateurs cette marque signi* fie J. A. HANZELET , que l'abbé Bitigi de Angelis (Aggiunta a Giovanni Gori Gandellini) nomme Augustin naquit à Toul vers 1Ô0Q.
) I! est sur que Jean Antoine de Bresse a fait des copies d'apics Durer, entr’ autres la famille du Sutj re mais je n’ai pas voulu insérer cette marque dans ma première parti, parceque je u ai pas eu occasion de voir la pièce sur laquelle on doit fa trouver, et même dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (le peintre graveur) on ne trouve ni cette pièce entre le copies d’après Albert Durer, ni dans l’explication des pièces d’Antoine de Bresse.
Il doit avoir gravé quelques sujets libres qui portent cette marque, Basan dit: Il est rare quun habile Artiste avilisse ses talens sur de pareilles sujets .
Je n'ai jamais eu occasion de trouver des ouvrages de cet artiste.
Nt0 22Q-
Suivant Orlandi cette marque signifie VUAR VAN HOSSANEN. On doit la trouver sur 12 morceaux de la passion en rond avec différen* symboles au bas, touchant la vie de N. S.
Outre cela il doit encore avoir figuré la Vie de Notre seigneur en 60 planches :
Je n’ai jamais eu occasion de voir cette dernière suite: mais la première porte la marque de Jean Walter van Assen (voyez Nro. 647. de la première partie), et la dernière lettre est un A goihique et non pas un H. Florant le Comte a fait la même faute,
Autre marque du maître à la Novette voyez Numéro 225 de cette partie.
Le Professeur Christ attribue celte marque à Jacques BENSHE1MER , sur des portraits des Electeurs de Saxe. Je n’ai jamais vu d’autres marques de cet artiste , que celles indiquées au Numéro 662. de la première partie.
Nro- 232.
/ Ipin (Anleitung Bildnisse zu sammlen) attribue cette marque à JULES BOLOGNESIUS qui signifie probablement Jules BONASONE *)»
O Le prénom Bolognese avoient Jules Bonasone , Guide Aspertini , Baltasar Croce , J. François Grimaldi , Horace di Jacopo , Pellegrin Pellegrini, et Guido Reni .
dont cependant je n’ai vu d’autres marques que celles indiquées aux Nurméro 660, Ô70, 670 et 79O de la première partie.
Nro' 233.
Marque aussi prise pour celle de Jacques B1NCK. Les estampes qu’on lui attribue communément, sont marquées de trois différentes manières. Les unes, et nommément les dieux de la fable portent son nom écrit en toutes lettres sur la première pièce de cette suite ; d'autres offrent les lettres I. B..; d’autres encore sont marquées du chiffre 585 et 085 de la première partie.
Il n’y a pas de doute à l’égard des estampes de la première classe: quant à celles de la seconde et la troisième, Sandrart nous rapporte ce qui suit. Il dit (II. P. III. liv. page 254) ,,En ce tems (vers 1540) vivoit un nom- „mé Jacques Binck dont la patrie ne m'est pas connue. Celui-ci marquoit des lettres ,,1. B. les estampes qu’il a publiées en assez ,, grand nombre, et dans lesquelles il a sulfis- „sarnent montré un génie estimable dans l'art „du dessin, dans la netteté du travail, et dans „la beauté et perfection des figures nues, des ,, draperies et des rinceaux d’ornemens. C'est „pourquoi il mérité à juste titre d’être quali- ,,fié de prédécesseur du bon goût. Je ne cite- ,, rai maintenant que les sept planètes, le triom- ,,phe de Bacchus, ainsi que les Bacchanales .,d'enfans et plusieurs petites batailles entre ,,des guerriers nuds, estampes qui toutes font ,,1'éloge de l'esprit sublime de cet excellent „homme, et des connoissances profondes de ,,1’antique, mieux que ne le sauroit faire ma „plume. Aussi pour honorer sa mémoire, j’ai „ joint ici son portrait sur la planche marqué C. c. * *) Marc Antoine a aussi beaucoup
*) Ce portrait a été gravé d’apres Jacques Binck
mais Sandrart y a substisué les lettres I. JB. au
, employé cet artiste sous son nom dans les ^estampes qu’il a publiées d'après les dessins ,,de Raphaël. Je n’ai jamais pu apprendre ,,où il a demeuré, ni où il est décédé.
,,ll y avoit en ce même temps un graveur qui, en l'imitant, à marqué ses estampes 1CB. ce que quelques uns peu intelligent ,, n’ont d'abord point remarqué, mais enfin ,,s’en sont bien apperçus, et l'ont vu par la „tête d Holoferne portée par Judith , et particulièrement par le petit David tenant la tête „du géant et le glaive , daté de 1530 *) ainsi ,,que par le portrait de Lucas Gassel de l’an ,,1529 et Par plusieurs autres pièces."
Mr. Bartsch (peintre graveur volume 8 page 252) dit sur le rapport de Sandrart avec beaucoup de fondement le suivant: „Exami" „nons jusqu’ à quel degré les notices de San- ,,drart sont fondées , et si l’opinion de cet ,, auteur à l'égard de ces deux classes d'estampes peut être adoptée.
„En comparant entr’ elles les pièces mar- „quées IB on voit qu’elles ne sont pas d’une ,, égale perfection. Il en est de même des ,, pièces marquées du chiffre ICB, par conséquent ces deux classes d’estampes semblent ,, devoir appartenir à deux maîtres différens , „dont chacun a gravé les siennes à différentes „époques de sa vie. Si l’on vouloit soutenir ,,que les deux classes d’estampes viennent néanmoins d’un même auteur, il faudroit ad- „mettre , ou qu’il a marqué ses pièces alternativement de deux différentes marques, ce ,,dont on n’a pas d’exemple, ou qu’il s'est „d’abord servi de l’une , et que dans les ,, temps postérieurs il a employé l autre , ainsi „que l’a fait Hans Sebald Beham , qui a
monogramme 585 de ma première partie, qu’on se voit à la droite de l’estampe oiiginale.
*) Cette pièce porte cependant l’année 152Ô-
„marqué scs premires ouvrages de HSP, et ,,ses derniers de HSB *) : mais ce cas ne peut ,,pas avoir lieu ici , vu que les bonnes pièces „de l*une classe, portent les mêmes dates que ,,les bonnes pièces de l'autre.
,,ll s’agit ensuite de savoir laquelle des ,,deux marques désigne le nom de Jacques ,,Binch . Une confrontation entre les dieux de ,,Ia fable ne peut point donner ici d'éclaircissement: car ces pièces faites à l’imitation ,,des estampes de Jacques Caraglio , d’après ,, lesquelles elles ont été copiées, sont exécutées d’un travail large, qui n’a rien de ,, commun avec le burin fin et délicat des au- „tre^ pièces de l’une et de l’autre classe.
,,En s’en tenant aux substances mêmes ,,dont les deux marques sont composées , les „lettres IB. semblent à la vérité, exprimer le „nom de Jacques Binck plus clairement que ,,le chiffre qui offre un H et un C **), dont ,,on ne sait d’abord que faire; mais pourtant „ni cette circonstance ni les notices de San- „drart, ne deviennent de motifs pour expli- „quer par Jacques Binck les lettres IB, lan- ,,dis que nous avons plus d’une raison pour „donner ce sens au chiffre ICB ou HGB.
,,Nous passerons ici sous silence, que Hon- „dius n’a pas hésité de mettre les noms de 7a- „ cobus Binck, German , Pict. , et sculp , au „bas du portrait qui se trouve dans l’ouvrage „de Charles van Mander , et qu’il a gravé „d'après l’estampe qui porte le chiffre ICB. „parceque ce chiffre pourroit désigner quelque ,, graveur anonyme. De même nous ne parlerons pas du portrait de Lucas Gassel, où le „mème chiffre se trouve joint à cette inscrip-
*) Voyez la marque Numéro 626. de la première partie.
•*) Voyez la marque Numéro 585. de la première partie.
„tion: Imago Lucae Gasseli ah Jacoho Binco ,,ad vivam effigiem deliniata , pareequ’on „pourroit objecter que le mot deliniata 11e ,, prouve pas le graveur. Mais ce qui prouve „mieux la véritable signification du chiffre ,,ICB ou HCB , c'est qu’il se trouvé sur le ,, portrait de Christian roi de Dannemarc, de „la cour duquel Binck étoit peintre, et qu‘il ,,se trouve aussi sur une gravure en bois dont ,,on sait positivement que Jacques Binck a tra- „cé lui même le dessin sur la planche *).
*) Mr. Bartsch rapporte cependant de n’avoir jamais vu cette taille de bois; mais l'auteur du mémoire inséré dans l’ouvrage de Meusel, dit positivement qu’elle est marquée du chiffre 585 de la première partie et voici la lettre que le roi Christian a écrite à Binck par rapport à cette taille de bois. (Meusel Page 1029) ,,An Jacob Pinckcn , ko. ,,Mayt. begerrnn Ir Wapen und Conterfait zur ,,Bibel abzureissen und schneiden zu lassen , ,,sich auch widerumb anhero zuvoriugen. Ac- „tum Copenhagen den iij Octobris anno 1549.
,, Christian etc. Wir bettenn Vnns vorsehenn , ,,du werst deinem vorigenn Zuschreibenn nach „vorlengst widderumb bey Vus ankommen , was ,,dich aber vf’gehaltenu , ist Vns unvisseudt. ,,Vnnd nachdem die Bibel itzo zu Copenhagen „gedruckt wird , auch schirst mit gotlicher Hulff ,,gel'ertigt werdenn , begeren wir gnstl. du wilt „Vnser Conterfect uf beiiigendt Holz vfs beste, ,,wie du weist zu thun, abreissen , auch Vnser „Wapen uff dasselb scheiden lassen, achten , ,,dass der Ort Lcute dartzu zu bekommen. Was ,,auch dartzu erfordert, sol zur Gnuge erlegt ,,werdenu. Du wilt auch schaffen , so bald ,,solchs geschitten , das es anhero vnuorzuglich ,,gel'ertigt , dan der Drucker darauf warthen vnd #,vortziehen muss , weil solche Conterfect vnd ,, Wapen vor an die Bibel gedruckt vnd gcselzt „werden soll. Du wilt hierin dein Vleis ertzei- „gen vnnd mit dem Ilichsten die Vorfertigung „befurderu , dich auch mit dem ersten anhero ,,widderum vorfugeDn. Daran geschicht vnns „seint dir mit Gnaden vnnd allem guten ge- „neigt “.
C’est- à . dire : A Jacqnes Binck. Sa Majesté le roi demande de dessiner ses armoiries et son portrait, et de le faire graver, ainsi que de retourner ici. Donné Copenhague le 3 d’octobre, 1549-
Christian etc. Nous nous étions attendus à ce que, suivant votre dernière lettre, vous seriez déjà depuis long temps de retour chez nous , et
-Pour ce qui regarde la composition étrange du chiffre ICB ou IICB, nous remarquerons -que la lettres H n’est peut-être qu’un I, que -par un trait on a voulu lier avec la lettre B, -ou bien qu’elle dénote Hans Jacob (C'est-à- -dire Jean Jacques ) Le C peut bien signifier Coloniensis, parceque Binck étoil de Cologne.
-Au reste le rapport de Sandrart est aus- — si confus qu’eronnée. Cet auteur prétend -que Marc Antoine a employé Jacques Binh , -c’est à -dire, le maître aux lettres IB, à gra- — ver plusieurs estampes d’après des dessins -de Raphaël, et qu'il doit les avoir publiées -ensuite sous son propre nom. Or ih n'y a —aucun motif raisonnable pour croire que ,,Marc Antoine ait fait graver par un autre -les estampes qu’on connoit de lui. Le fait —est que Jacques Binch a gravé le massacre „des innocens d’après Ravenna et une pièce -nommé V Autel tirée en partie d’une estam- -pe de Marc Antoine, mais d’abord ce copis- -te-ci n’est pas le maître aux lettres IB : c’est -le véritable Jacques Binch , c’est-à-dire celui
nous ignorons ce qui peut vous avoir arrêté. Comme on imprime maintenant à Copenhague la bible, et qu’on en est déjà presque à la lin, nous demandons de vous , de dessiner notre portrait sur la planche de bois ci -jointe, le mieux que vous saurez faire, et d’y faire tailler aussi nos armoiries, estimant que vous trouverez là où vous étez des gens propres à ce travail. Tous le frais y requis serons suffisament payés. Faites aussi vos arangemenï pour que la planche, dès qu’elle sera gravée, soit envoyée iei sans délai, car l’imprimeur doit l’attendre, et suspendre son travail, parceque ce portrait et ces armoiries doivent être imprimés, et être placés à la tète de la bible. Vous montrerez en celà votre zèle et accélérerez l’expedition de cet ouvrage au plus vite, et vous vous rendrez aussi ici le plutôt possible. Tel est notre plaisir, et nous vous sommes affectionnés eu grâces et en tout bien.
Cette lettre est encore une nouvelle preuve que les peintres n’ont pas gravé eux - mêmes les planches de-s bois qui portent leurs monogrammes, comme Mr. Bartsch l’a déjà démontré dans l’avant - propos de l’oeuvre à' Albert Durer.
-de la marque ICB que Sandrart supposse -être un aûtre individu, et enfin Binch peut -avoir fait ces copies dans sa patrie, sans -qu’il ait eu besoin de faire le voyage à Ro- „me , et de se mettre en apprentissage chez ,,Marc Antoine ou chez Marc de Ravenne. -En parlant de la Judith portant la tête d'Ho- -loferne, Sandrart a bien raison, de Rappeler copie, mais il fait une erreur en attri- ,, huant au maître I. B. l’original qui est in- -contestahlement gravé par B. Beham . A ju- ,,ger de ce qu’il dit du portrait de Lucas Gas - ,,sel , on croiroit qu’il n’en a vu que la copie -qui porte le chiffre ICB, et qu’il a pensé que -l'estampe originale étoit marquée des lettres ,,1B ; mais il se trompe, car cet original porte ,,le même chiffre ICB que la copie.
-Tout ce que nous venons d’exposer suffira ,,ce nous semble, pour prouver la significa- ,,tion du chiffre ICB; nous regrettons seule- -ment de nous voir hors d’état de donner -des éclaircissement pareils quant à la mar- ,,que IB. Il ne nous reste donc d’autre parti, »,qué de ranger le maître de celte marque -parmi le grand nombre d’autres artistes dont -les noms n’ont pas encore pu être décou- -verts.
-A l’égand des pièces marquées du mo- — nogramme ICB , nous croyons devoir encore -observer qu’elles sont d’une inégalité si sin- -gulière , qu’on a de la peine à se defendre -du soupçon , qu’il n’y ait plusieurs qui ne -soient que des productions de copistes qui y -ont mis le chiffre des estampes originales. -Pourtant il est possible, que Binch ait gravé -ces estampes à des époques très différentes -de sa vie, et d’après des dessins d’une per- -fection plus ou moins grande.
Mr. Bartsch fait l’explication de 52 pièces du maître au monogramme IB. avec les litres suivantes 1) ad 3) Trois sujets de la vie
de Jésus Christ de forme ronde * *) 1) La circoncision 2) Jésus Christ dormant dans le bateau pendant un orage 5) Jésus Christ consolant le centenier. 4) La vierge assise sur un banc de gazon et ayant l'enfant Jésus sur ses genoux à qui elle présente une pomme.
B) La Virge assise au pied d’une muraille. 0) S. Luc, 7) S, Jerome, 8) Marc Curce. **) Q) Martin Luther, ***) 10) Melanchton. 11 ad 17) Les divinités qui président aux sept planètes représentées débout et accompagnées des signes du zodiaque qui leur conviennent. 18) Apollon et Diane. ****) iq) Triomphe de Bacchus. 20) Combat de deux Tritons. 21) Combat de gladiateurs à pied. 22) Combat de gladiateurs à cheval et à pied. 23 ad 2Q) les sept Vertus chrétiennes représentées par des femmes nues assises. 30) Pièce emblématique avec les inscriptions : SPES , TRIBULATIO , INVIDIA, TOLERANT J A. 15) Le Génie de l'histoire 32) Un génie ailé , un genou à terre , sonnant d'une trompe. ****•) 53) Les trois enfans et l'armure. 54) Les deux génies au pied de la colonne , 35) les enfans vendangeurs. Belle
■*) Selon Mr. Bartsch. Tl y a toute apparence qu’il existe une suite de ces pièces , composée d’un plus grand nombre, mais il n’en a vue que ces trois.
*’) On a de ce morceau une copie, gravée en contre - partie par un anonyme assez habile qui y a mis la marque I B , l’année est les noms Marcus Curtus sans la lettre I dans ce dernier nom.
•**) Copie de ce morceau, gravée par un anonyme , d’une taille maigre. Cependant elle est assez trompeuse. Oo la connoit en ce que les lettres 1 B sont séparées des chiffres de l’année par des points, savoir: 15- I- B. 50. Ces points ne se trouvent pas dans l’original.
**’*) Ce morceau est une copie de l’estampe d'Albert Durer.
•»»*«) Il y a trois copies de cette pièce savoir : A. Copie gravée dans le sens de l’original, par un anonyme qui y a omis les lettres I B. Il est remarquable , que ce morceau est éclairé du côté droit, tandis que l’original est éclairé du
estampe qui suivant toute apparence , a été gravée d’après un dessin de Raphaël. 36) Le joueur de cornemuse. Pièce ronde. 37) Le marché. Pièce ronde. 38) Le paysan de marché. *) 3Q) Le montant d'ornemens à la cuirasse. 40 ad 41) deux petites vignettes en regard. 42) La vignette aux deux vases. 43) La seconde moitié de la vignette précédente. 44) La vignette aux trois médaillons. 4A)"La vignette aux deux Tritons. **) 46) La vignette au satyre au milieu de deux dauphins. 47) Vignette au deux petits génies. 4Ç)) La Vignette à la femme entre deux Génies. 4Q) La grande vignette à la cuirasse. 50) La gaine au guerrier. 51) La gaine à la femme ailée. 52) La gaine à la Vénus.
Nro- 234.
L’abbé Zani dit avoir un juste motif de croire , que le nom du maître dont les estampes sont marquées d’un I et B accompagnés d’un oiseau, s’est appellé Baptiste DEL PORTO ***), et que ce maître est le même dont parle Vedt iani dans sa raccolta de ’ Pittori Modenesi, page 45. Il promet de s'expliquer un jour
côté gauche, et que par là il n’est point une copie servile. B. Copie gravée eu contre - partie par, un anonyme: Elle est exacte, par conséquent éclairée du côté gauche. Les lettres I B sont omises. C. copie très bien gravée pareillement en contre - partie. Elle est éclairée du côté gau: che, et les lettres I B se trouvent gravée sur l’écusson.
*) Ce morceau est une copie dans le même sens d’après l’estampe d 'Albert Durer mais aa lieu de l’année 1512, celle de l’année 1523 est gravée vers la gauche d’en haut, et au lieu du chiffre de Durer, les lettres IB se trouvent sur une pierre, vers la droite d’en bas. Ce morceau est des commencemens de notre artiste.
**) On a une copie de ce morceau avec la marque d'Albert Cluas. Voyez Numéro 28. de la première partie.
**’) Quelques uns attribuent cette marque à Jean Baptiste Passera.
Passera en françois moineau.
plus amplement à cet égard. (Materiali etc. ' page 145. Note 56). Le même Zani rapporte aussi qu’une des pièces de cet artiste est marquée de l’année 1502.
Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 page 244) dit: Nous n’avons jamais eu occasion de voir cette pièce: et toutes celles dont nous donnons ici le détail, sont sans date. Savoir: 1) Saint Sebastien. Le Saint se voit à droite, attaché par ses deux bras à un arbre sec. A gauche , un bourreau tend son arbalète pour tirer des flèches sur le Saint, Au delà de ce bourreau s’eleve un morceau de ruine. La marque est au milieu d’en bas. 2) La femme d’un Satyre assise contre un rocher qui est à la droite de l’estampe. Elle a auprès d’elle deux jeunes Satyres à l’un desquels elle donne le sein. A gauche, s’élève le tronc d’un arbre, Le lointain offre un château situé sur un roher escarpé et baigné par une large rivière. La marque est au milieu d’en bas, 3) Leda et ses enfans ayant auprès d’elle un cigne et ses quatre enfans Castor et Pollux , Hélène et Ciiterrmestre. Leda est assise vers la gauche de l'estampe , ayant la tête tournée vers la droite. Le fond offre un ancien bâtiment voûté, tombé en ruines, A la gauche d’en bas est une tablette avec les lettres I. B. et l’oiseau, ménagés en blanc sur un fond couvert de tailles *). 4) L’ enlèvement d’Europe. Jupiter tranformé en taureau, enlevant Europe. Le taureau traversant une rivère, se dirige vers la gauche de l’estampe, Europe couchée sur le dos de l’animal , s’attache à son cou avec les deux bras. La rivière s'étend dans
') On a de morceau une copie, très bien gravée en contre - partie par un anonyme qui y a mis aussi la tablette avec les lettres I. B. et l’oiseau. La marge d'en bas contient ce distique : Lacdu jaccns falsis cigni deLusa sub alis Portentosa parturit oça joui,
le lointain à droite. Son bord à gauche est garni de fabriques. La marque de l’artiste est au milieu d’en bas *). 5) Le Tri-
ton et sa Famille. Un Triton nageant dans la mer, en se dirigeant vers la droite. Il tient un arc de sa main droite, et de l’autre une rame. Un enfant qui sonne d’un cor, est à califourchon sur ses épaules. Sur sa queue, est assise une femme toute nue, ayant dans la main droite un petit dauphin, et de l’autre soutenant un petit enfant qui est debout sur le dos d’un dragon nageant à côté de Triton. Le fond offre la mer avec un bord orné de fabriques. La marque de l’artiste est gravée vers la gauche d’en bas. Pièce libre, 6) Priape au point de surprendre Lotis. Cette Nymphe dort couchée vers le fond de la droite. Deux autres Nymphes, pareillement endormies , sont couchées sur le devant de ce même côté. Dans le Lointain à gauche, on voit Silène près de son âne qui brait. La marque du graveur est au milieu d’en bas. Pièce libre. 7) Les Sauvages. Un homme sauvage, ayant la tête ornée d’une couronne de feuilles d'arbre, assis presque au milieu de l’estampe, sur un banc de gazon revêtu de planches. Il met son bras droit autour du dos d’une jeune femme nue qui est assise à côté de lui, et dont la cuisse gauche repose sur la droite de l’homme. Aux pieds de la femme, vers la gauche de l’estampe, est debout un enfant nud qui semble parler à son perè. On remarque un chien couché à droite près du banc, et deux lapins vers le fond à gauche. Le lointain de ce même côté présente une rivière , sur l’un des bords de laquelle s’élèvent quelques bâtimens. La marque du graveur est en bas , presque au milieu de l’estampe.
*) Cette pièce est copiée en contre - partie par Nicolas de nludène.