‹ Dictionnaire de monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célébres peintres, dessinateurs, et graveurs ont designé leurs nomsChapitre 12 sur 55 · GRAVURES EN ROIS · texte numérisé non relu

GRAVURES EN ROIS

1) St. Jerome. Le Saint assis à la gauche de l’estampe sur une hutte, est occupé à tirer une épine de la patte droite d'un lion qui rugit de douleur. A droite s’élèvent deux arbres. Au tronc de l’un est suspendu un petit crucifix et le chapeau du Saint. Le fond oiïre un paysage avec la vue d'une rivière dont le bord à gauche est garni de fabriques et d’arbres. On remarque sur le devant à gauche un canard dans un petit ruisseau. La marque de l'artiste se voit vers la droite, gravée dans une tablette ornée de sculpture, et près de cette tablette on distingne le monogramme M- qui dénote le graveur en bois. 2) Diane au bain accompagnée de cinq nymphes vers la droite du fond. Elle arrose Actéon qne l’on voit sur le devant à gauche, ayant la tête changée en celle d’un cerf. Le fond à droite offre un bois épais. Le côté gauche laisse la vue d’une lointain, ouActéon est représenté chassant un cerf. La marque de l’artiste se voit au milieu d’en bas, sur un fragment de corniche *). 3) Ganimède enle-

vé dans l’olympe par l’aigle de Jupiter, pendant une chasse sur le mont Ida. Ce jeune homme porté par l’aigle, est représenté au milieu du haut de l’estampe. Un de ses chasseurs, monté à cheval, et exprimant son étonnement, le poursuit de son regard ; un autre , sur le devant à gauche, saisi de frayeur, s’enfuit, menant son cheval par la bride. Deux autres chasseurs dont l’un tient deux lévriers à la lesse, et l’autre porte un lièvre tué, se voient a la droite de l’estampe. La marque de Far? liste est gravée au milieu d’en bas , sur un

*) Scion Mr. Bartsch. Le graveur qui a exécuté ce morceau en bois , n’est pas le racine que celui qui a gravé le Ste Jerome. Les ombres ne consistent que d’une simple hachure, on n’y en voit pas une seule où les traits se croisent.

fragment de corniche semblable à celui de la pièce précédente *).

Nr°- 235.

Suivant Orlandi cette marque signifie Etienne COLBENSCHLAG. Je n’ai jamais pu la trouver»

Nro- 236.

Suivant l’auteur des Notices sur les graveurs, Besançon 1807, cette marque signifie JEAN BOTH FEGIT , sur une suite de six vues d’Italie, marquées de lettres initiales de son nom J. B. F.

Je n’ai jamais pu voir une suite avec cette marque; mais bien de son nom en entier.

Huber (Handbuch etc. vol 5 page 3Q6) fait l’erreur d’attribuer cette marque à Jean Caspar BLECKER **).

La même faute a commise Basan suivant lequel les estampes de Blecker seroient marquées des lettres I. G. B. c'est aussi erronné que ce qu’il rapporte (comme Huber) d’un prétendu crucifix gravé par cet artiste d’après Ç. Foelenburch. Cette double erreur vient de ce que Basan a pris pour des estampes de Blecker celles qu’a gravées dans un goût essentiellement différent J. B. Brockhorst , qui a marqué presque toutes ses pièces des lettres I. G. B. ***) et à qui appartient aussi le crucifix exécuté d’après un tableau de Poélenburch.

*) Ce morceau est gravé par le même qui a exécuté Diane au bain.

■**) Presque toutes les estampes de cet artiste portent son nom en entier G. Blecker avec l’année, et je n’ai jamais vu une seule avec ces lettres initiales.

***) Voyez la première partie Numéro 714 et 71 6

Strutt (biogr. Dict.) fait de Blecker deux artistes dont il nomme l’un I. G, l’autre Corneille. Ce qu’il dit du premier , n’est fondé que sur le rapport de Basan qu'il a transcrit ] avec toutes ses erreurs.

Nro- 238. |

Cette marque est attribuée à Jean DUVET, ; par Mr, Bryan (briograph. and crit. Dit. etc.) j n'avant jamais eu occasion de la voir, je n’ai pas voulu la mettre dans ma première partie*

L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, et autres, attribuent ces lettres (je ne sais avec quel fondement) à Jean ERRAR *) graveur liégeois du dix septième siècle, duquel on connoit une suite de paysages d’après Antoine Waterloo: Cette suite doit être marquée des lettres initiales de son nom 1 E. f.

3e n’ai jamais pu trouver cette suite en entière. L’auteur de cet ouvrage paroît avoir copié Christ qui présume les lettres I. B. suides paysages d’après A. Waterloo d'un J. Errar, et on a sujet de croire qu’elle n'existe pas. Une seule pièce ordinairement insérée dans l’oeuvre de Waterloo est marquée des lettres initiales A. W. exc. I E fe. et de Numéro 5. Elle représente un troupeau de mouton traversant l’eau à côté d’une grande colline qui s’incline de la droite vers la gaucbe **)•

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 2 page 43), nous dit sur la, pièce marquée ainsi, ce qui suit.

*) Ce même auteur rapporte encore qu’on ne doit pas confondre ce graveur avec Gérard. Leonard. Errar sculpteur et graveur de Liège, qui a gravé une suite de médailles, sous la direction de M. Varin en 1Ô70.

*') On a de cette pièce une première épreuve avant des tailles au bas du terrain à droite, et au mouton de plus en devant: dont Mr. Bàrtsch ne tait pas mention.

„Ce morceau, même après l'examen le plus scru- „puleux, sembleroit être l'ouvrage de Water- ,,loo : mais la preuve qu’il n’en est pas l'auteur, ce sont les lettres I. E. fe. , qui désignent le nom de l’artiste: celui-ci cependant ,, 11’est pas connu. Il est seulement très certain, qu’il a imité la manière de Waterloo ,,avec une exactitude admirable et séduisante. „Ne pourroit-on pas conjecturer que ce 1. E. „fe., qui fut peut-être un élève de Waterloo, „a gravé celte estampe , et que Waterloo l’a ,, ensuite terminée au burin ? “

On ne peut donc pas admettre avec sûreté que les lettres I. E. fe. signifient Jean Errar fecit, et comme je n'ai jamais vu d’autres ouvrages de cet artiste, ni avec ses lettres initiales, ni avec son nom en entier, elles me paroissent douteuses.

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 page 455). Les estampes du maître I. F., surtout celles qui ne portent pas sa marque, ont toujours été prises pour des pièces de Marc Antoine, que cet artiste a.voit gravées dans ses premières manières chez François Francia. Il est vrai, qu’elles leur ressemblent; mais en les examinant bien, on remarque, que la taille y est moins serrée , et que le dessin y est plus pur et plus simple. On n’a point de notices sur leur auteur, mais il est certain, qu'il est très ancien.

Leur nombre étant très petit, il paroît qu’elles sont l’ouvrage de quelque peintre qui n’a fait que ce peu d’éssais, et qu’elles appartiennent où à Jacques FRANCIA, fils de François où Jean Baptiste son neveu, où Jules, autre de ses paï ens qui sont tous connus comme peintres, et qui, suivant toute apparence, ont fait partie de l’école nombreuse de François Fran-

cia, d’après les dessins duquel les estampes marquées I. F. semblent être gravées.

Comme ce ne sont que des conjectures je n’ai pu insérrer celte marque dans ma première partie.

Mr. W. Ottley (History of engraving) attribue ces lettres aussi à Jacomo or Giçicomo Francia.

Suivant Christ cette marque doit avoir servi à Jacques FLORIS , et on prétend que Her- j man Millier a fait des gravures d’après cet artiste qui ont paru chez Liefrinch.

Je n’ai jamais eu occasion de trouver cette i marque : 1 histoire des arts parle cependant d'un Jacques Floris peintre sur verre, qui a dessiné différentes cartouches d’architecture que H. Millier doit avoir gravées, que je n’ai oependant pas vu non plus,

Nr°- 242.

Les ISotices sur les graveurs Besançon 1807 » attribue cette marque à Jean PRANC orfèvre et graveur de Florence, né vers 1510. L’auteur de cet ouvrage a commis la même erreur que Christ qui prend le maître du monogramme Nro. 2.40. de cette partie et l’artiste du chiffre indiqué à ce Numéro pour un et le même graveur , et qu’ils sont indubitablement non seulement très différents dans la manière de graver, mais aussi dans la composition.

On trouve cette marque (la seule que j’ai jamais vue) sur une piece représentant les noces de Yertumne et de Pomone. Les Nymphes des jardins, apportant des présens pour célébrer les noces de Yertumne et Pomone. Yertumne est assis à gauche sur un trône entouré d'Amours dont un lui met une

couroune de fleurs sur la lête. Pomone à son côté lui montre un vase plein de fruits qu une Nymphe vient de placer sur un autel: Le côté droit de l’estampe offre plusieurs Nymphes des jardins , qui arrivent portant des vases remplis de fruits et de fleurs. Le fond représente l’intérieur d’un palais magnifique *). Sur l’autel est écrit: I. F. FIORENTIN, OREFI, F. MD. XLII, et dans la marqe d’en bas on lit huit vers italiens qui commencent ainsi FUG- GI GRA’LA CASTA POMONA. — IN. QUEL VAS! CONDUTTI **)■

Suivant Christ, et Strutt (biogr. Dict,). Cette marque dénote Jacques LEDERLIN faciebat, graveur de Tubingue, elle se trouve sur les portrais des Professeurs de l’univeisité de Tubingue publiés en cette mêmeVille p&rErhardZell en 15QÔ.

Je n’ai jamais eu occasion de voir ces portraits avec la marque.

Nra- 244.

Aïariette a eu l’idée d’expliquer ces lettres par TOMASO F1NIGUERRA INC1D1T, lu à rebours, mais il avoue lui -même que cette manière de lire ne lui paroît pas bien juste. (Lettere pittoriche. Tome II. P. 230 et 231») On les trouve sur une pièce représentant Hercule assommant le serpent de Lerne ***) Il est

*) Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 page 502), on attribue le dessin de cette pièce à Baccio Bandinelli,

**) On a de cette estampe une Copie dans le même sens, très -bien gravée dans un goût approchant de celui d ’Enèe Vico. L’inscription dans la marge d’en bas est la même, mais au lieu de celle sur l’autel, on lit : Excd. Ant. Sac. l, 5. 42. même dimension.

Les épreuves postérieures de eette copie , portent à la droite d’en bas cette seconde adresse : Ant. Sal. exc.

”’) Mr. Sartsch (peintre graveur vol 15 page 324!

débout, regardant avec effroi le serpent qu'il a entortillé au bras gauche, et contre lequel il porte Un coup avec sa massue qu’il tient de la main droite élevée. Le long du bord droit de l’estampe est écrit: Divo Hercvli Invicto, et au dessous du serpent sont gravées les lettres I. F. T.

Ce maître dont on sait seulement qu’il a vécu a Lyon, a été confoudu par plusieurs auteurs avec Jacques GRANDHQMME , qui cependant est plus moderne. Selon Mr, Bartsch (Peintre graveur vol. Q page 143.) on trouve ces marques sur des gravures en cuivre savoir : 1)

L’étable de Bethléem représenté par un vieil édifice ruiné. Vers le devant de la droite, la Vierge adore à genoux l’enfant Jésus couché à terre sur de la paille. On remarque à gauche St. Joseph près de l’àne et du boeuf. Au milieu d’en bas est le mot Alion, et le chiffre de l’artiste écrit à rebours. Pièce ronde. 2.) L’intérieur d’une basilique où est représenté le massacre des innocens. Le chiffre du graveur est marqué sur une colonne tronquée , étendue sur le devant à droite. 3) La flagellation de Jésus Christ. Pilate faisant fouetter Jésus Christ qui est attaché à une colonne vers la droite de l’estampe. Pilate est debout à gauche, accompagné de quelques autres Juifs. Le monogramme est gravé au milieu du devant, sur une pierre carrée. Le fond présente le prétoire orne d’une colonnade. Pièce ronde. 4) Marie de Lorelte.

Une petite chapelle où l’on a représenté les anges transportant la maison de Lorette, Au bas de l’estampe est écrit: O mater dei , mémento mei. Petite pièce de forme ovale ,

dit: Pour nous, nous n’avons pas le moindre doute que cette estampe ne soit gravée par Jean Antoine de Bresse, vraisemblablement d’après un dessin d’André Manlegna.

sans marque. *) 5) La Vierge assise sur un autel. Trois hommes à genoux adorant l’enfant Jésus qui les bénit, étant entre les bras de la St. Vierge qui est assise à droite sur un autel. Le fond offre un temple. Pièce ronde. 0) La Vierge avec l’enfant Jésus. Un vestibule au milieu duquel la Vierge est assise sur une pierre de taille carrée. Elle est vue de profil, tournée vers la gauche, et ayant sur ses genoux l’enfant Jésus qui lit dans un livre. Le chiffre de l’artiste est gravé sur un fragment de corniche, appuyé contre une pierre, au devant de la gauche. 7) La mariage de St. Catherine. Presque au milieu de l’estampe, la Vierge est assise sur une espèce d’autel, ayant sur ses genoux l’enfant Jésus qui remet un anneau à St, Calharine. Vers la droite , près de l’autel, sont deux anges dont un porte une vielle. Le chiffre est gravé au milieu d’en bas. 8) St. Eloy et le roi Dagobert . St. Eloy forgeant un morceau d’orfèvrerie, en présence du roi Dagobert qui est assis vers le fond de la droite. Sur le devant à gauche, le compagnon du Saint est occupé à souffler le feu. Le chiffre est gravé sur l’enclume. Pièce ronde. Q) St. Eloy orfèvre, travaillant à un calice. Il est assis sur le devant à gauche. Son compagnon est occupé à droite, près d’une cheminée. Le chiffre est gravé au milieu de l’estampe, sur une espèce de bureau. Le fond présente une grande salle ornée de colonnes carrées. Pièce ronde. 10) Le jeune St. Jean Baptiste adorant l’agneau de Dieu, dans un magnifique édifice à demi -ruiné. Le chiffre est gravé sur le piédestal d’une colonne, à la droite de l’estampe. Pièce ronde. 11) L’enfant assis. Un enfant nud qui est vu de profil et tourné vers la gauche, assis au milieu des ruines, au pied d’un tron-

•) Selon Mr. Bartsch , cette pièce patoît indubita' blement être etc notre artiste.

çon de colonne, sur lequel est une lampe allumée. A gauche, le chiffre de l’artiste est gravé sur une espèce de bouclier de forme ovale. Pièce ronde. 12) L'Amour debout sur un globe, tenant son arc de la main droite, et portant l’autre main sur son carquois. Le fond offre un portique. Le chiffre est gravé sur un chapiteau de colonne étendu au devant de la gauche. Pièce ronde. 13) Le singe. Un portique d’architecture, ou l’on voit sur le devant un grand singe attaché par une chaîne au socle d’une pilastre qui est à la gauche de l'estampe. Au bas de ce même socle est le chiffre. Pièce ronde. 14) L'enjant dans la galerie. Vue d’une galérie soutennue de colonnes. Vers la droite un enfant nud est assis à terre, entouré de plusieurs pierres*). 15) Les datiseuses. Une femme dansant au milieu de deux autres femmes qui la tiennent par la main, et qui portent des branches d’arbres. Le fond offre une Salle. Le chiffre de l’artiste est gravé à droite, à -mi -hauteur de la planche, sur un pilier. l6) Laocoon et ses deux enfans mis à mort par les deux serpens que Neptune a envoyés. On voit dans le fond à droite un portique soutenu de colonnes d’ordre dorique , bâti sur le bord de la mer. Au devant de la droite est un autel avec du feu, et à côté de cet autel est une pierre carrée qui porte le chiffre de l’artiste.

Nro- 246.

Suivant Christ, ces marques signifient J. H. IV11TTEL. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices, et dont je n’ai jamais vu des ouvrages. \ -

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15. page 511) les estampes marquées du nom de

*) Cette pièce ne porte pas la marque non plus.

Jésus Christ n’ont d’autre rapport entre elles, sinon qu’elles sont toutes très médiocres. Au reste elles sont si inégales dans leur exécution, qu’on a tout sujet de croire , que plusieurs d’entre elles viennent d’autres graveurs, et que le nom de Jésus Christ n’y désigne souvent que l’éditeur. Du moins le cas est tel dans les sibylles qui ont été gravées par un anonyme, et que le maître au nom de Jésus Christ a retouchées dans la suite , et marquées de son chiffre. Presque toutes les estampes du maître au nom de Jésus Christ portent une date dont la plus ancienne est l’année 15Ô1 , la plus récente 1572. On ignore quel a été le véritable nom de ce graveur ; mais il est vraisemblable , qu’il s’est appelle RENATO, ou de son nom de baptême, ou de celui de sa famille.

Les différens chiffres de cet artiste se trouvent entr’ autres selon l’explication de Mr. Bartsch 1) sur V annonciation, à gauche d’en bas est le chiffre et l’année 1566. 2) La Vierge ayant le corps mort de Jésus Christ sur ses genoux, gravée d’après la statue de marbre faite par Michel Ange pour l’église de St. Pierre au Vatican. A droite d’en bas est le chiffre du graveur et l’année M. D. LXXI.

3) Scipion accordant le pardon à des prisonniers , le chiffre est vers le milieu d’en bas *)

4) Pan, Pomone, et l'Amour. Au bas des pieds de Pan le chiffre est marqué sur une pierre, et plus bas on voit l’année MDLXI **). 5) Diane au bain surprise par Acteon. Le chiffre se voit à la gauche d’en bas, sur une pierre carrée. Dans la marge d’en bas sont qua-

®) Cette estampe gravée à l’eau forte d'après Jules Fiomain est très médiocre.

**) Cette estampe est une copie d’après Jules Bonasone, elle diffère de l’original, en ce qu’elle est en contre - partie et que le terme^derrière l’Amour ne s’y trouve pas.

tre distiques italiens : Ndl ela sua piu verde et piu felice etc. tout ati bas de la gauche est l'aunée M. D. LVI *). G) Un vieillard marchant au moyen d'une roulette telle qu'on s'eu sert pour apprendre à marcher aux petits enfans. Il est accompagné d"un enfant nud qui marche pareillement avec une roulette mais d'une autre construction, leurs pas se dirigent vers la droite. Au haut de ce même côté on lit: Anchora inparo, et plus haut encore : Tam diu discendum est quam diu vivas. Cette dernière inscription est gravée sur une tablette suspendue à la branche d’un arbre. Au bas de la gauche est écrit : BIS PVERI SENEX; et un peu plus haut, sur la roulette , ou voit le chiffre du graveur, et l’année 1558. Sur une autre barre de cette roulette entre la cuisse gauche et le bras droit de l'enfant, est gravé KENATUS F. **) 7) La mort représentée par un squélette ailé, tenant une faulx de la main gauche, et de l’autre une banderole, sur laquelle est écrit: Figilate quia nescitis qua hora dominus veniet Mat . 24. On remarque une tête de mort à la droi-

Ce morceau est une copie en contre - partie d’une estampe gravée par un anonyme d’après un dessin de quelque maître florentin inconnu •voyez le peintre graveur de 31 r. Bartsch vol 15 page 40.

*’) Ce morceau est une copie de l’estampe qu’on croit suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 14 page 302) gravée par Augustin Vénitien d’après l’invention de Baccio Bandinelli. Elle diffère de l’original , en ce que le graveur y a ajouté l’enfant et l’arbre.

Selon Vasari ( édition de Florenc Partie 111 page 392. Vita di Niccolo Soggi ) cette pièce est de l’invention de Domenico Zampolocchi da Prato , à qui il attribue aussi une pièce représentant leColissée gravé par Girolamo Fctgiuoli Bolognese , qui fut probablement aussi le graveur du vieillard dans la roulette.

Dans l’édition de Milan lgtt , cet artiste est nommé Domenico Giuntulocchi da Prato: voyez aussi Fussli (Allgemeiues Künstler Lexicon) Domenico Zampalocchi où Giuntalochi élève de Piieolo Soggi.

te d’en bas , et trois autres à gauche. Près de celle-ci est gravée la marque et près de l'autre l'année M. D. LXV1I. Dans la marge d’en bas on lit : In omnibus operibus — — non peccavis: Ecclesiast. II. Pièce très médiocre 8) Les sibylles suite de douze estampes *)*

Dans le Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière se trouve encore une pièce avec la sixième marque qui paroit être du même artiste dont cependant le burin est assez ferme, elle représente une tête grotesque vu de face ayant de grands yeux et la bouche ouverte qu’on voit les dents et la langue, sa barbe et ses cheveux forment presque la tête d’une méduse.

Nro- 248-

Suivant le Cabinet de Mr. de V...; Cette marque signifie Jerome HOPFER. Je n’ai pu la trouver de cette manière.

Nr°- 249.

Mr. Bryan (biograph. and critical Dictionary etc.) attribue ces marques (je ne sais avec quel fondement) à Jean Jacques KOBEL, ancien graveur en bois Allemand, qui florissait vers l’an 1520.

On les trouve sur une suite de cent quarante quatre pièces offrant des soldats, représentés les uns débouts, les autres marchant, dans des attitudes très variées. Chacun porte un drapeau déployé ou une armoirie est marquée, et se trouve dans un fond de paysage. Le chiffre est gravé sur chaque estampe. Ces pièces qui portent 8 pouces de hauteur, sur 5

■*) Selon Mr. Bàrtsch ces douze estampes ont été gravées par un anonvme qui les a publie'es sans toute marque. Ce n’est qu’après coup que le maître au nom de Jésus Christ , les a retouchées dans toutes leurs parties, et qu’il s’est permis d’v graver son chiffre, et sur la première pièce l’année MDLXXII.

pouces 3 lignes de largeur, sont très -bien exécutées. Elles ont été publiées sous le titre TVappen des heiligen romischen Reichs Teutsclier Nation, Francfort sur Mëyn 1545 chez Cyriac Jacob, in folio.

La marque I. K. de cet artiste se trouve aussi sur une pièce gravée en bois qui représente, une femme habillée en Pape, accouchant d'un enfant pendant une procession solemneîle. Une tablette avec les lettres I. K. est à la gauche d’en bas.

Nr°- 250.

Suivant Christ cette marque signifie Janus LUTIWA , sur des portraits frappés au marteau dans le cuivre (Opus Mallei) : je ne connois que quatre portraits de J. Lutma travaillés dans cette manière, mais ils sont marqués opus Mallei per Janum fecit, per se opéré Mallei lCôl , ou opus Mallei per J, Lulma.

On a cependant quelques gravures à Peau forte de Jean Lutma , le jeune, entr’ autres 1) le portrait de Joannes Lutma Aurifex vêtu d'un habit fourné d'Hermeline tenant d’une main un porte crayon, et de l’autre des lunettes, marqué Joannes Lutma Junior fecit Ao. 1Ô5Ô. in fol , 2) le portrait de Jean Lutma le jeune. Il est vu de face, assis devant une table et tenant un porte crayon avec lequel il semble dessiner. Il porte un chapeau très grand dont les larges bords jettent une ombre sur sa figure, ce qui donne beaucoup d’effet au tout. Cette pièce est très rare.

On prétend que le même Lutma ait encore gravé à l’eau forte et entremêlé de la manière noire quelques ruines romaines, entr’ autres une grande fontaine, avec des statues et la colonne trajane, marqnées de l’année 1056.

Suivant Huher (Handbuch etc.) Il y a eu aussi un Jacques Lutma de qui on a une giande cartouche avec les trois portraits des Lutma cette pièce est marquée Jean Lutma (Toude inv. (c’est à dire le vieux) Jacques Lutma fecit aqua forti et exc.

Suivant Christ et l'auteur des Notices sur les graveurs Besar\çon 1807, celte marque signifie Joseph METZKER , orfèvre et graveur en cuivre et en bois, né à Gorlilz en 1530: Nous n’avons aucun détail sur la vie de cet artiste, qui a gravé en cuivre et en bois plusieurs estampes marquées de son nom en entier ou de son monogramme- Ce même auteur rapporte encore, „Dans la première partie de ,,1’hisloire de l’empereur Ferdinand III. du „comte Galeazo Gualdo , publié à Vienne en „l672 , on trouve le portrait de Godefroy „Henry , Comte de F oppenheim , gravé par ,,Metzker , ainsi que quelques autres portraits „d’une exécution médiocre.**

Je n’ai jamais eu occasion de rencontrer des ouvrages de cet artiste.

/ Ipirt (Ànleitung Bildnisse zu Sammlen) attribue cette marque à Jean MARCO, moine carmélite vers 1502.

Je n’ai jamais vu de ses ouvrages.

Suivant l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque doit signifier Jean MONl dessinateur et graveur en bois , né à Lyon vers l’an 1540. Il rapporte ce qui suit: „Ce n est que d’après Papilion que je ,, parle de cet artiste , car je ne sais rien de ,, positif sur ce qu'il a fait. Cet auteur prétend

„qu’il a copié en 1567, les figures de la bible, ,, gravées en bois par le petit Bernard. Il dit „en avoir eu un exemplaire d’une édition de ,,1582, imprimée chez Barthélémy Honorati, „à Lyon ; et il assure que les actes des apôtres, de cette copie, sont de la composition „de Moni ; que la gravure est bien coupée et ^chargée de contretailles : les trois frontispices ,,de ce livre, sont gravés très -délicatement. „ll y a dans cette bible , qui a d’abord été ,, imprimée chez Rouville en 1570 , quatre „cent vingt cinq estampes de trois pouces de „larges, sur 2 pouces 3 lignes des haut. On ,, trouve le nom du graveur en celle qui représente St. Jude, et à celle du chapitre X. ,,de l’apocalypse,44

„Ces planches ont servi aussi pour une sédition in fol en 3 volumes , imprimée à „a Paris en 1587. On y trouve quelque autres ,, planches de Moni ainsi que des vignettes ,,dont plusieurs sont marquées des lettres ini- „tiales des son nom 1, M. ou de son mono- «gramme formé d’une M. surmontée d’une ,, double croix et d’un quatre de chiffre/4

Marque attribuée à J. ANCKER DE ZWOLL voyez Numéro 225 de cette partie.

Suivant Christ et autres auteurs ces marques signifient tantôt Jeun MABUSE , tantôt Joseph MENABUONI, tantôt Jacques MATHAM, tantôt Isaac MAJOR sur des paysages. Je n’ai jamais pu les trouver de cette manière sur les ouvrages de ces artistes.

Nro- 256.

Marque attribuée à J. H. JM1TTI j voyez Numéro 24Ô de cette partie.

Nr°- 257-

Suivant le Cabinet de Mr. de >V * * *. Cette marque signifie Jacques MINSKORCK. Artiste dont on n’a point de notices, et dont je n’ai jamais vu aucun ouvrage.

Selon Christ cette marque peut dénoter Jean Martin SCHUSTER sur des paysages modernes , représentant des ruines de l’ancienne Rome. Elle peut aussi dénoter M. SP1L , d’autant mieux qu'on voit quelques fois ce nom écrit sur ces sortes de gravures.

Fussli (Allgemeines Künstler Lexicon) rapporte de Jean Martin Schuster qu’il fut peintre à Nuremberg et élève de Jean Murrer : mais selon cet auteur il a peint des portraits et des sujets d’histoire. 11 est mort Directeur de l’académie des beaux arts de la dite ville en 1738 à l'age de 71 ans. Jean Mathieu Schuster probablement le fils de Jean Martin grava en manière noire vers 1700 à Berlin.

Sur M. Spil je ne trouve pas de notices.

Nt0- 25p. •••■ •

Suivant Orlandi cette marque signifie IN- VENTOR NICOLAS BEATRICE. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

Selon Christ les deux premières marques signifient Phillip UFFENBACH , peintre à Francfort, on doit les trouver sur de gravures faites par George Relier en l6l6.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page 577. nous donne les trois autres (qui paroissent être les mêmes) d’un anonyme de l’année

1588 et 15Q2 savoir, 1) sur la résurrection de Jésus Christ représenté, déboüt sortant du tombeau, sous la forme d’un soleil, dont l’éclat fait réculer les soldats qui I’avoient gardé. On en voit un qui dorl profondément, il est vu à mi-corps au devant de la gauche. La marque et l’année 1588 sont gravées à la droite d’en haut, et du côté opposé on lit: Matt. 28- F. Aspruck excud. 2) St. Christophe traversant à gué la mer, et portant l’enfant Jésus sur ses épaules. Il dirige ses pas vers le devant de la droite, ayant le pied gauche élevé et hors de l’eau , et tient de ses deux mains un arbre à tige souple, qui lui sert de bâton. 11 est couvert d’un large manteau qui flotte comme une voile enflée. On remarque dans le fond à droite un Ermite tenant une lanterne. Une tablette avec le chiffre est à la gauche d’en haut. *) 3) La fortune sauvant un vieillard qui vient d’échapper d’un naufrage. A la gauche d’en bas est un écriteau, où on lit : In grosem Gluck erheb dich îiicht etc. 1592 suit la marque de graveur,

Nt0t 261.

Selon Christ cette marque peut dénoter Jean RA BEL sur des gravures en bois. Fussli (Allgemcines Künstler Lexicon) rapporte de cet artistes qu’il fut un de meilleurs peintres de portraits, mort à Paris vers l’an l(X)5 , de qui on a des gravures en cuivre et en bois assez médiocres Th. de Leu et C. Mallery ont gravé d’après lui.

Je n’ai jamais eu occasion de voir des ces ouvrages.

Nro- 2Ô2.

Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes). Un I et un S, tantôt séparés, tantôt

entrelacés se trouvent sur des gravures en cuivre très anciennes , il présume , que ces marques peuvent dénoter Jacques SIGMAIR- Ces mêmes lettres sur des gravures en bois et publiées avec les années 1515 et 1520, signifient quelque fois Jean SCHÔFFER ou SCHAEFER.

Imprimeur à Mayence et fils de Pierre Schaefer ou Opilio , comme il s’écrit en Latin. Cette même marque se trouvant sur d’autres sujets , peut dénoter un certain Jean SCHWARTZ qui a vécu vers l’an 1523.

Sur Sigmair je ne trouve pas de notices, de Jean Schôffer imprimeur de Mayence on prétend qu’il a gravé en Lois vers 1515 et 1520 (voyez Papillon T, I. page 113 et 140).

„L’auteur de Notices sus les graveurs Be- ,,sançon 1807, attribue la seconde marque aus- „si à Jean Schwartz et rapporte (je ne sais „avec quel fondement ) le suivant : Jean ,, Schwartz peintre, naquit à Groningue en ,,1480. Instruit dans les élémens de son art, il ,,se rendit en Italie et séjourna quelque tems „à Venise où il trouva Jean Schorel , chez ,,qui il se perfectionna. Schwartz retourna ,,en Hollande vers l’an 1523, s’établit à Ter- ,,goude, où il mourut. Il peignait également ,,1'histoire et le paysage , grava selon Gande- ,,lini , plusieurs tailles de bois qui font con- ., naître son bon goût j’ai vu un beau morceau en ce genre, qui représente. Notre Seigneur dans un bateau prêchant le peuple, ainsi que plusieurs autres pièces , représentant des Orientanx à cheval armés des flèches, etc.

J’ai eu occasion de voir une belle gravure en bois , qui paroit être celle mentionnée par U auteur des Notices etc . ; mais elle porte cependant la troisième marque, et représente quatre orientaux, dont un fai t signe vers le lointain à droite, où l’on voit un saint Vpôtre dans un vaisseau , prêchant à une foule de

*) Ce morceau est très -bien dessiné, et gravé à l’eau torte d'une pointe assez spirituelle.

rtfSSA

payens assembles sur îe rivage de la mer. Le chiffre esl presque au milieu d’en bas *).

La quatrième et la cinquième appartiennent selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol Q page 41Q) a un graveur en bois anonyme qui a travaillé d’après Tobie Stimmer entr’ autres dans un ouvrage intitulé : Neue hiinstliche Figuren biblischer Historien , grürtdlich von Tobia Stimmer geiùssen etc. Basel bey Tho ma Gwarin 157Ô. In quarto.

Ces pièces (suite de cent quatre-vingts) sont imprimées dans, des bordures qui sont des passe -par- touts. Au dessus de chaque pièce est imprimé le nom du sujet, et en bas «ne explication en cinq vers allemands. Ces pièces ne portent pas le chiffre de T. Stimmer. II n’y en a que trois qui soient marquées de monogrammes des graveurs en bois savoir; Pun du Numéro 85 de cette partie, le seconde celui indiqué a ce Numéro -ci, le troisième du Numéro 507. de cette partie.

La sixième marque se trouve selon Mr.

J Bartsch (Peintre graveur vol Q page 38) sur une gravure en cuivre anonyme, qui repésente Le jugement de Fàris . Il est vêtu en guerrier et assis à la gauche de l’estampe sur une pierre carrée. Il a l’air assoupi , et tient la tête appuyée sur sa main gauche. Mercure debout derrière lui. et Venus devant lui, semblent l’éveiller. Les deux autres déesses sont debout à droite. Une tablette avec le chiffre se voit au milieu, vers le haut d’un pilier, et l’année 1534 est à droite pareillement au haut de l'estampe.

La septième enfin, dont cependant la date est plus reculée se trouve sur des gravures en cuivre savoir.' \)Job s’entretenant avec ses amis . Il est assis à terre a la droite de l’es-

*) On a une copie de cette pièce par le maître au monogramme 210“ de cette partie.

tampe, vis-à-vis de ses trois amis. La femme est debout au milieu. A la gauche d’en bas est écrit; Non estis L, et au haut de ce même côté est la marque du graveur , accompagnée de l’année 15Ô4- C’est-à-dire 15. I. S. 64*). 2) Hercule debout, vu par le dos qu’il a couvert de la peau de lion , et tenant une massue de la main gauche. Il est dans une niche. A la droite d'en bas est la marque I. S. **).

Nr°- 263.

Gori (Notizie istoriche degl’ intagliatori etc.) attribue ces lettres à Hans Sebald BEHAM. Je n’ai jamais pu les trouver de cette manière sur les ouvrages de notre artiste.

Nr°- 204.

Orlandî nous donne cette marque pour celle de Marc de RAVENNA , je n’ai pu la trouver de cette manière, et elle parôit être mal dessïnnée comme d’autres dans son Abécédaire de peintres.

Nro- 2Ô5.

Selon Christ cette marque peut dénoter Jean TEUFEL sur des gravures en bois.

L’auteur des Notices sur les graveurs Be sançon 1807, rapporte de cet artiste qu'il est né en Saxe vers l’an 1510, et qu’on a de lui les figures d’une bible allemande publiée en 1540, et réimprimée en 1570, qu’il a aussi gravé quelques portraits de princes et seigneurs saxons , ainsi que plusieurs sujets pieux. D’ordinaire ses estampes sont mar-

Ÿ) Ce morceau est une copie d’après l’estampe de Hans Sebald Beharn.

**) Cette pièce est une copie en contre -partie de l’estampe de Jacques Binch.

quées IT. ou I. T. F. séparés ou liés, aux quel est joint un rebus *).

Nr“- 260.

Selon Christ celte marque signifie Jean VAL- LET , il doit avoir gravé vers 1Ô1Q d’après Toussaint de Breuil, Je n’ai jamais vu de ces ouvrages.

Nro- 2Ô7.

Quelques uns prennent cette marque pour celle d'iSRAÊL VAN JVLF.CKEN, On la trouve sur une sainte Madelaine, vue de profil et dirigée vers la droite. Elle est vêtue d’une longne robe traînante, et un bout de draperie qui passe par-dessus le hras droit, flotte en. l'air derrière elle, ainsi que les cheveux sortant du bonnet dont la tète est couverte. De la main droite, elle tient un vase, et de l’autre un couvercle. Au milieu d’en bas sont les lettres 1 V M.

Selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol Q page 493). Ce morceau est une copie en contre-partie de l'estampe original de Lucas de Leyde. Les lettres I V M l’ayant fait attribuer à Israël van IM echen, ont produit l’opinion qu’elle étoit l’original , d’après lequel Lucas auroit gravé la sienne ; mais indépendamment que cette estampe n’a rien de commun ni avec la manière du dessin, ni avec la touche du burin d 'Israël de Mechen , la compa raison montre clairement, qu’elle n’est qu’une copie servile de celle de Lucas , faite par quelque graveur inconnu et de peu de mérite.

• Nr°- 208.

Selon Christ une des ces marques avec une

*) J’ai trouvé au Cabinet d’estampes de S. M. le lloi de Bavière une estampe qui porte cependant la quatrième marque sons le titre : ,Lu Fcsta di'Teslaccio JaLta ia<Romu , d’un goût assez médiocre.

éspèce de Z , ou peut être l’instrument de gravure est rapporté par quelques uns à Marc Antoine HANNAS»

Je n’ai jamais pu trouver ces chiffres sur les ouvrages de cet artiste ni sur d’autres.

Nro- 269-

Marque attribuée à Jacques KOBEL voyez Numéro 24Q. de cette partie.

Suivant Orlandi et Gori cette marque signifie Jerome BOSCHE. Ces deux auteurs lui attribuent aussi le chiffre d ’Alaart du Hameel (voyez première partie Numéro 3-) et je ne vois pas la moindre vraisemblance que la lettre K puisse signifier Bosche ou Alaart du Hameel ,

Nro- 271.

Suivant Gori celte marque désigne Hans KALDUNG. Artiste sur lequel on n'a pas de notices. Le même auteur attribue aussi à Kaldung le chiffre de Haris Sprinchinklee. Cette erreur fait croire, que la marque indiquée à ce Numéro , et mal dessinée , et appartient comme l’autre à Springinhlée,

Nro- 272.

Selon quelques uns celle marque signifie Zu* cas JULIAN. On la .trouve sur une pièce représentant quatre têtes de mort dont trois rangées de front, la quatrième est placée au milieu et au dessus de la seconde et de la troisième. Dans le fond à droite, un enfant vu en racourci, est couché sur le dos, ayant un sablier auprès xle sa jambe droite. Au haut de la planche,, de ce même côté est écrit.- ■ivioas oiuMA. aequat, et de l'autre on voit le chiffre *),

Cette pièce est une Copie en contre partie d’après Barthélémy Beham.

Selon Heineke (Idée générale elc. page 233), cette marque peut signifier LUCA FIOREN- TINO FEC1T, en avouant lui même: qui a été ce Luca ? c'est ce qui m'est encore inconnu, Murr ( Joui'nal des arts etc. T. 11 page 247) qui décrit les deux pièces sur lesquelles on trouve ces marques soutient quelles doivent avoir été gravées avant l’année 1472, sans nous dire surquoi son opinion est fondée.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 p. 38Q) avance: „Pour nous, nous ne les croyons pas „si anciennes: le burin délié dont ces pièces ,,sont exécutées et qui est étranger aux pre- „mierès productions des graveurs Italiens, ,, ainsi que leur ressemblance avec les estampes de Robetta , nous font croire qu’elles s’appartiennent qu’aux dernières années du ^quinzième siècle". .

On trouve ces marques entr’ autres sur deux pièces savoir : La première sur Hérodiade debout et vue par le dos. Elle tourne sa tête vers la droite pour regarder celle de St. Jean qu’elle porte de ses deux mains sur un plat. Le terrain est carrelé. Le monogramme est gravé au milieu d’en bas.

La seconde se trouve sur un morceau qui offre une femme assise à terre vers la droite. Elle est couverte d’une drapperie large ; et ses cheveux longs liés en plusieurs noeuds lui descendent sur le dos. Elle montre de ses deux mains èlévées deux enfans nuds qui sont à la gauche de l’estampe, et qui s’embrassent. Au milieu du devant est un lapin , et a droite un écusson avec le monogramme.

Selon Mr. LF. Ottley (History of engraving etc. London 1816) on a de cet artiste encore une troisième pièce dont Mr. Bartsch n’en fait pas mention, elle représente un homme vu par le dos, lâchant une flèche de son

arc. Gravure très médiocre qui porte la troisiè me marque.

Hauteur 7 p. 3. 1. Largeur. 4 p. 2. 1.

Nr°- 274.

Orlandi et Florent le Comte attribuent cette marque à Lucas VORSTERMAN. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.

Selon Christ cette marque signifie Louis CARRACHE ou Lucas CIAMBERLANO , je n’ai jamais pu trouver de marques de ces deux artiste d’une autre manière, que celle indiquée aux Numéro 257, 841, 839, 383 et 8Ô1 de la première partie.

Nr0- 27Ô.

Marque attribuée par plusieurs auteurs à Ftienne COLBENSCHLAG. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.

Suivant Maroles cette marque signifie Nicolas BEATRICE, Elle paroit être la marque mal dessinée de Nicolas da Modena ou de Laurent Lana mais les ouvrages de ces deux maîtres n’ont pas la moindre ressemblance avec ceux de Nicolas Béatrice.

■ . Nto- 278.

Marolles attribue ces marques à Lucas CRA- NACH Christ les nomme ZYYOLL, et quelques autres auteurs l’interprètent Luprecht RUST le maître de Martin Schongauer , dans tout cela il n’y pas de fondement.

Dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (peintre graveur vol 6 page 3Ô1) elles se trouvent entre les inconnues sur deux pièces savoir ; 1) Jé-

sus Christ tenté par le démon , Jésus est débout à la gauche de l’estampe , faisant un

geste de sa main droite, et parlant au démon qui est vis-à-vis de lui sous la forme d’un monstre hideux. La marque de l’artiste est gravée au milieu d’en bas. 2) L'entré de Jésus Christ à Jérusalem. Jésus monté sur un âne, dirige sa marche vers la porte de la ville, qui se présente à côté droite de l’estampe, et sous laquelle on voit deux hommes dont l’un étend un manteau sous les pas de Jésus Christ. Celui-ci est suivi de plusieurs hommes qui se voient à la gauche de l’estampe. On remarque l’un d’entr’ eux qui grimpe sur un palmiel pour en cueillir des rameaux. Le chiffre est au milieu d‘en lias.

Selon Hcineke (Nachrichten von Künstlern vol 1 page 478), on trouve ces marques encore sur deux autres pièces dont Mr. Bartsch ne fait pas mention, savoir: 1) une Ste Vierge assise avec l’enfant Jésus , couronnée de deux anges, dans un fond d'architecture *) 2) une Ste Catherine débout.

Nr°- 27 Ç>.

Marque attribuée à BOUS voyez Numéro 140 de cette partie.

Nr°- 280.

Selon IMr. Bartsch ( peintre graveur vol 9 page 41Ô), cette marque désigne vraisemblablement le nom de Louis FPJG, graveur en bois qui a 'travaillè d’après Josse Amman et Christophe Maurer. On trouve encore sa marque sur une pièce d’après un anonyme représentant : La vue de la Ville de Plauen. Le chiffre est a gauche d’en bas. Ce mor-

*) J’ai eu occasion de voir la première pièce citée par Hcineke dans la collection de feu Mr. Kettner à Munich. La marque se trouve daus la marge droite presque au milieu très -près de a gravure.

ceau se voit dans la cosmographie de Sebastien Miinster , imprimée en allemand à Bâle, en 1628.

Nto- 281.

Selon Christ cette marque signifie LOTHÀ- RINGUS c’est à dire Nicolas Béatrice. Elle paroît être la même que Marolles attribue à cet artiste voyez Numéro 277, de cette partie.

Mr. Strutt (biographïcal Dictionary) attribue la deuxième marque à Béatrice.

Ces trois marques enfin paroissent être des chiffres mal dessinés des Nicolas da Mo déne»

Nr°' 282.

Selon quelques uns, cette marque dénote Hans van LUCR ou LUYCK, c’est à dire de Liège. Artiste qui doit avoir gravé en bois. Je n’ai jamais vu cette marque, ni les ouvrages d’un graveur de ce nom,

Nr0- 283.

Selon Christ cette marque doit signifier Dominique FALCINI: mais il ne voit pas lui même comment ces lettres puissent cadrer avec ce nom.

Mr. Bryan (Biographical and critical Dictionary etc.) l’attribue aussi à Dominique FAL- CINI graveur italien, de qui on doit avoir différentes gravures en Clair obscur de trois planches d’après Raphaël et autres maîtres , que je n’ai jamais eu occasion de voir , et dont on ne fait mention dans aucun catalogue.

Nro- 284.

Selon divers auteurs cette marque dénote Léo DAYEN ou DARIS. Je n’ai jamais pu trouver

d’autres marques de cet artiste que celle indi quée au Numéro 84Ô de la première partie.

Nro- 285.

Cette marque dénote selon Mr. Bryan (bio- | graph. and crit^ Dict. etc. According to Professor Christ) Hans L1NCK : de qui on a selon L'ussli (Algemeines Künstler Lexicon) divers portraits gravés vers 1Ô75.

Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, on attribue cette marque aussi à Louis FRIG, c’est Christ qui croit la pouvoir nommer ainsi , mais il l'interprète aussi à Hans van LÜCK FECIT.

Dans tout cela il n’y pas de fondement et il est certain qu’on ne sait pas le véritable nom de ce graveur , de qui d’ailleurs je n’ai jamais vu la marque.

Cette marque est attribuée dans le Cabinet de Mr. de V * * * à Lambert HOPFER. Elle paroît être mal dessinée et doit probablement représenter la deuxième marque indiquée au Numéro 853. de la première partie.

Cette marque est attribuée par quelques uns sans fondement à Nicolas LOIR. On la trouve sur une pièce représentant un satyre attaché à un arbre et fustigé par l’Amour , gravé à l’eau forte d’une pointe assez hardie. On attribue ordinairement l’invention de cette pièce à Joseph Iîibera dit Spagnoletto.

Selon Christ cette marque dénote Léo PAL- LAVICINI, sur des gravures publiées en 1Ô04 à Milan.

Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.

Nr°- 28Ç).

Mr. Strutt ayant trouvé ces lettres sur des copies d’après les travaux d’Hercule de H. S . Beham , et que l’une de ces pièces est marquée ainsi , supçonne que ces lettres pourroient signifier Lubr ec/i£RÜST, sans nous dire par quel fondement.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Laurent SCHLUNG. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices et dont je n’ai jamais vu d’ouvrages.

Apin (Anleitung Bildnîsse zu Sammlen) lui attribue la seconde marque.

Nr°- 2Q 1.

Selon Christ cette marque peut dénoter WOE1RIOT DE LORRAINE (pierre). Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 292.

Suivant Hubet* (Iïandbuch etc.) et différens autres auteurs cette marque doit signifier Antoine TEMPESTA.

Je n’ai jamais eu occasion de la voir de cette manière.

Mr. Barlsch (peintre graveur vol 14 page 349) attribue cette marque à I.uca CIAMBERLA- NO. On la trouve sur une pièce représentant trois hommes dèbout qui chantent. Ils sont vêtus à la mode du temps. Le premier, à droite, est vu presque par le dos, sa tête est couverte d’un grand bonnet de fourrure. Il tient une feuille de musique dans la main. Le second, vis à -vis de lui est vu de face. Son bonnet pui est pareillement garni de fourrure , est orné de deux plumes. Le

troisième à gauche, appuyé ses deux mains sur les épaules du second. Il est avancé en âge et porte un manteau court. Le fond est blanc. Celte estampe est une copie ei^ contre partie d’après Marc Antoine faisant partie du livre de d essin gravé pas Lucas Ciamberlano d’après des dessins d'Augustin Carrache,

Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 12 page 37) cette marque exprimée en blanc dénote suivant toute apparence George MA- THEUS graveur en bois d’Augsbourg. On la trouve sur une pièce représentant Marthe conduisant Marie Madelaine au temple pour y entendre la parole de Jésus Christ. Les deux soeurs se voient à gauche, montant un escalier. Jésus Christ est assis à droite, entre deux colonnes. Clair-obscur de deux planches gravé par un anonyme d’après un dessin de Raphaël qui a été aussi gravé par Marc Antoine. Au milien d’en bas est exprimé en blanc la lettre M.

La signification que Mr. Bartsch donne à cette marque a beaucoup de vraisemblance , car on trouve encore d’autres gravures en clair obscurs avec le nom en entier de ce graveur, qui ressemblent à l’ouvrage de la pièce marquée avec la lettre M. savoir: 1) Une fuite en Egypte : Clair - obscur de trois planches très -bien exécuté d’après un maître habile dont le goût approche de celui de l’école italienne. Sur les dégrès d’une pyramide, sont exprimés en blanc ces mots: 10RG MATHE1S FURMSCHNE1DER VAN AUGSPURG. Vers le milieu d’en bas, sur une colonne brisée, est le nomMATHEUS, exprimé par la planche des contours *). 2) Acteon : Au devant de la

*) I\Ir. Bartsch ( p. g. v. Q. p. 426) dit: qu’il existe des épreuves de ce morceau , où les mots Iorû jMathüis etc. ue se trouvent pas.

gauche, Diane au bain, accompagnée de ses nymphes, change en cerf Actéon. Dans le fond à droite on le voit déchiré par ses propres chiens. Sur le devant de ce même côté on remarque deux autres chiens dont l’un boit dans une pièce d’eau. Vers la gauche d’en bas on lit: LU1CKES. PEN. D. R. ANNA 1NVENTVR. Clair-obscur de quatre planches,r.le nom 10RG MATHEUS est gravé en blanc sur un des côtés du bassin vers la gauche de l’estampe.

Nro- 295.

L’auteur des Notices sur les graveurs Besan çon 1807 , attribue cette marque à Melchior SCHWARZENBERGER graveur en bois, qui florissait à Wittenberg vers le milieu du seizième siècle. Les ouvrages de cet artiste ne sont pas d’un grand mérite. Ils consistent la plupart en frontispices de livres, en vignettes, et autres ornemens, qu’il exécuta pour l’embellissement des productions typographiques, publiées par Jean Feyerabendt.

Suivant cet auteur ces gravures sont rarement marquées de son nom , mais presque toujours de la lettre M 1554, ou bien d’un M et d’une S. avec ou sans l’année.

Nro- 296-

Cette marque se trouve sur une pièce qui représente : La mort surprenant une femme.

Une femme nue débout, regardant son dos dans un miroir qu’elle tient de ses deux mains, en l’appuyant contre un pilier, sur lequel une drapperie est suspendue.

On voit dans le fond à gauche la mort qui, arrivant par une porte, semble appeller la femme, en lui montrant un horloge de sable qu’elle porte sur la main droite. En avant des jambes de la mort est une roue de fortune, et sur le devant, une grande aile

d’oiseau est jettée à terre. A la droite d’en bas, une tablette avec la lettre M est appuyée contre le mur, et plus bas encore est une espèce de banderole avec cette inscription: MOR- TALIA FACTA PERIBÜNT. Cette estampe approche du burin d'Augustin Vénitien ,

Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 page 541) on en attribue le dessin communément à MICHEL ANGE, et en ce cas la lettre M pourroit bien désigner plutôt ce peintre que le nom du graveur.

Nr0- 297.

Selon Christ un chiffre formé, à ce qu’il paroît d’un M et d’une W., sur des petits sujets gravés en cuivre peut dénoter Michel WOHLGEMUTH.

J’ai déjà fait le rapport dans ma première partie Numéro 1280. sur ce qui regarde les gravures attribuées à Wohlgemuth: La seconde (probablement la même dont parle Christ) , se trouve dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (peintre graveur vol 0 page 412.) entre les anonymes. On la voit suivant cet auteur sur deux gravures en cuivre savoir: Samson tuant le lion. Il est tourné vers la droite, le genou droit sur le dos du lion dont il déchire la gueule des ses deux mains. Il a autour de sa tête une bande dont les deux bouts flottent en l'air vers la gauche. On lui voit aussi un sabre au côté. La marque de l’artiste est gravée au bas de la droite, 2) St, Christophe. Ce saint marche dans l’eau en dirigeant ses pas vers le devant de la droite, 11 s’appuye de la main droite sur un petit arbre sec qui lui sert de bâton. Sur ses épaules est l’enfant Jésus , tenant de la main gauche le globe de la terre surmonté d’une petite croix, et de l’autre il fait un geste vers le haut dé la gauche. Dans le fond de ce côté paroît l’Ermite avec une lanterne.

Il est assis sur un rocher. Le chiffre est gravé au bas de la gauche.

Selon Christ celte marque dénote Israël van MECKEN, ou comme il lit ISRAËL MONAS- TERIENSIS, Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière sur les ouvrages attribués à cet artiste.

Différens auteurs ont donné à ce maître divers noms. Meck , Mecken , Mehenick , Métro, Menz , Metz, van Mechlen , de Matines, Mechliensis , de Mayence, Moguntius , de Munster, tels sont les noms qu’on lui a donnés en différentes langues. Lui même a écrit sous le portrait d’Israël le vieux : Figuracio facierum Israhelis et Ide eius Uxoris , sous le lien : Israhel van Meckenen Goltsmit , et sur l’estampe qui représente les fiançailles de la Vierge : Israhel van Mecken.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 0 page 1Q3) dit: „Ne veut -on pas admettre que le ,,norn de famille de notre graveur ait été ou „Israhel ou Mekenen , ce qui seroit pourtant ,, possible l’un et l’autre, il devient alors clair „que le premier nom doit désigner son nom „de baptême, et le second celui de sa patrie, „ce dont on convient généralement.

„ll n’est pas vraisemblable continue cet „auteur que notre maître , en écrivant lui ,,même deux fois Meckenen , ait voulu désigner Matines, ville située au milieu du Bra- „bant , sur la Dendre, et qui s’apélle Mech- „len en flamand ; mais on a tout fondement „de croire qu’il y entend la petite ville qui „porte le nom Meghen ou Mecken, et que les ,,habitans nomment aussi Meckenen. Cette „petite Ville est située sur la Rieuse, trois lieuses au-dessus de Bois -le - duc , sur les frontières du comté de Ravenstein.“ Elle n'est pas loin de Bocholt ville sur YAa dans l’évê-

ché de Munster , vers les frontières de Clèves et de Zulphen ,

C’est dans cette ville de Bocholt qu’ Israël s'étoit établi, à ce que prouvent plusieurs estampes où ce nom est marqué.

Cette marque est attribuée à Jean MONI voyez Numéro 253. de cette partie.

Nr0- 500.

Selon Cîuist la première marque désigne un graveur nommé STOLZ sur d’anciennes gravures. Florent le Comte et Orlandi attribuent la seconde (probablement la meme) à STOL- Zll S , qui grava dans un gôut gothique. L'abbé Marottes donne la troisième à André MEYER ou Herman MULLER.

Les ISotices sur les graveurs Besançon 1807 *), expliquent la quatrième à Vit STOS- SIO peintre, sculpteur, et graveur florissant en 152Ô, mort âgé de Q5 ans. On admire ses ouvrages de sculpture , sans mésestimer les tableaux qu’il fit en Pologne. On a de ce maître quelques gravures gothiques marquées de ce monogramme , entr’ autres une petite estampe, où sont deux figures en pieds, l'une est un Tambour et l’autre un Fiffre, datée de 1545, dont Gori, fait mention en lui attribuant le cinquième chiffre.

Je n’ai pas eu l’occasion de voir une seule pièce sur laquelle on doit trouver cette marque, dessinée par chaque auteur d’une manière différente.

*) L auteur de cet ouvrage paroît avoir puisé sa notice de Doppelmair qui parle (page 191) d’un artiste uoiumé lreit Stoss peintre, sculpteur, et graveur de. Cracau en Pologne qu’il s’élablit vers 1500 à Nuremberg où il est mort en 1542 à Page de 95 ans.

Strutt (biogr. Dict. etc.) André MEYER peintre de Zurich, dont nous avons des Vues de villes gravées en cuivre : Fussli (Allgemeines Kùnstler Lexicon) rapporte cependant que ni l’artiste ni les vues citées par Christ ne sont connus dans sa patrie,

Nro- 302.

Mr. Bryan (hiograph. and critical Dict. etc) attribue cette marque à Josse AMMAN, je n'ai jamais pu la trouver de cette manière sur les ouvrages attribués à ce maître.

Nr0- 303.

Orlandi attribue la première marque à George GH1SI Mantuano , selon Mr. Strutt (biograhpical Dictionary) la seconde appartient à cet artiste; je n'ai jamais eu l’occasion de trouver ni l’une ni l’autre sur ses ouvrages.

Cette marque doit signifier selon quelques uns Martin ROTA. On la trouve sur une pièce intitulée : Il famosissimo Triompho di Bacco *) dont l’invention est attribuée à ilaphael.

La manière de cette pièce diffère cependant trop de celle de Martin Rota, qu’on pourroit l’attribuer à cet artiste.

Selon Heineke (Dictionnaire des artistes vol 1 page 377) la seconde marque se trouve sur une gravure en cuivre représentant : La sainte Trinité, Le père éternel environné d’ Anges avec les instrumens de la passion, porte une couronne papale sur la tête et le corps de Jésus Christ sur ses genoux. Le saint Esprit plane en haut , au bas se trouvent les

’) Le même triomphe est aussi gravé par Corneille Bos pu Bus, et par un graveur moderne qui ont attribué l’invention à Jules Romain.

têtes des quatre vents et au milieu la marque à' Albert Durer sur une grande tablette et en même tems le chiffre MAR. S. F. qu’on explique MARC ANTOINO SCULTORE FEC1T.

Heineke croit qu’elle signifie MARCO RAVEN- NA SCULTORE FEC1T.

Je crois qu’on pourroit mieux expliquer cette marque MARTIN ROTA SEBENZANUS FEC1T.

Suivant les Tïoliees sur les graveurs Besunçon 1807. Cette marque doit être celle de Gaspar ab AAIBUS, ce qui paroit fort douteux. On la trouve sur une pièce représentant la femme adultère composition de plusieurs figures en largeur marquée de ce monogramme et en outre Gasparo Osello Fadovano. fe.

Cette marque désigne selon toute apparence le maître d’après lequel Oselli a gravé cette pièce, dont j'ignore cependant le nom.

Nro- 30Ô.

Marque attribuée à Martin BAUM voyez Numéro 7(3. de cette partie.

Nr°- 307.

Orlandi et Florent le Comte attribuent la première marque à Josse ’ AMMAN. C'est faux, elle est mal dessinée et appartient à un graveur en bois anonyme qui a travaillé d’après Josse Amman, Tobie Stimmer, et autres maîtres anonymes , et qui s’est servi de la seconde et de la troisième marque, entr’ autres sur une suite représentant les différens degrés de l’age de l’homme. 1) Jeune fille jouant avec une poupée , et une demoiselle dansant au son d’un violon joué par un musicien qui danse pareillement. Inscription. X. Jahr kindischer Art. XX. Jahr ein Jungfrau zart.

2) Un femme portant un enfant sur ses bras. Une autre caresse des chiens. Inscr :

XXX. Jahr im Hauss die Frau. XL. Jahr ein Matron genau. 5) Deux hommes plus ou moins avancés en âge. Inscr : L. Jahr Stillstahii. LX. Jahr gehts Alter an. 4) Deux vieillards. Inscr : LXX. Jahr ein Greis . LXXX. Jahr nimmer Weis. 5) Deux vieillards dont l’un marche à l’aide du bâton, l’autre est assis et ' accompagné de la mort. Inscr: XC. Jahr der kindej^Spott, C. Jahr genad dir Gott.

Il n’y a que les pièces 3 et 5 qui portent le chiffre, les trois autres sont sans cette marque ; mais elles paroissent avoir été gravées par le même.

On trouve encore cette marque sur différens escrimeurs dans une grande cour; la marque est â la droite d’en bas.

Ce morceau se trouve folio CVI d’une ouvrage iutitulé : Grundliche Beschreibung der Kuiïst des Fechtens. Durch Joahim Meyer, Freyfechter zu Slrasburg, Augsburg 1(300 bey Michel Manger in 4to. obi.

Encore sur le portrait d’un savant, à micorps vu presque de face et écrivant. Vers le bas de la gauche est le monogramme. Pièce très médiocre.

Selon Christ et d’après lui les Notices sur les graveurs Besançon 1807 , attribuent cette marque à Martin BOUCHE, graveur d’Anvers né vers l’an 1Ô40 dont '“on ne sait cependant rien de positif sur les circonstances de sa vie. L’auteur (des Notices etc.) rapporte : Il parait qu’il a travaillé en France, en Anglettère, et dans son pays natal. Il a beaucoup gravé pour les libraires de Lyon, Bruxelles, etc. On a de sa main un bon nombre de portraits

et sujets historiques , qui méritent d'être recherchés des amateurs à cause de la fermeté et la netteté de son burin. Cet auteur cite de lui entr’ autres. Le portrait de Thomas Marcot , celui d 'Arien van der Cabel gravé d’après ce peintre même en 1ÔQ0, celui de Jean Fenvick Jésuite exécuté à Tyburn en 1Ô7Ç, et plusieurs autres portails de personnes mises à mort en Angleterre, représentées avec un couteau dans la poitrine.

Farmi les ouvrages qu'il a ornés de ses gravures on compte les métamorphoses d’Ovide , traduites en français par Pierre Duryer parisien 1. vol. in Fol. divisé en 15 livres et imprimé à Bruxelles chez Foppens en 1Ü77.

Le frontispice de cette Edition, représente Apollon et Minerve , qui couronnent le buste d’Ovide, entouré des Génies des arts. A chaque fable on voit une estampe de 6 pouces de haut sur huit de large : elles sont gravées tant par Martin Bouché, que par Pierre Paul Bouché, Frédéric Bauttats , P. Clouet etc. 185 pièces en tout d’après H. Ahbe, Abrach. Diepenbeck, et autres peintres flamands. Il a gravé aussi les planches pour deux ouvrages de Jacques Spon , imprimés à Lyon en 1683 et 1685: ce dernier a pour titre: Jac Sponii, Miscellanea eruditala antiquitalis, quibus , marmora , Statua, Gemma, numismata , etc. in fol. 1085 *)•

Nro- 30().

Christ attribue cette marque à BaltasaryMP2>i- C1US Piimecius sur des gravures en bois très médiocres. Je n’ai jamais pu trouver ce chiffre, ni d’autres notices sur cet artiste, que celles, qu'il fut graveur en bois de Nimwegue et qu’il a travaillé en saxe (voyez Papillon T. I. page 194.)

Christ attribue ces marques à Marlinus CLI- VENSIS ( Martin van Cleef) ou à Michel COXIS sur des gravures en cuivre flamandes,, exécutées dans la manière de F. Floris entr’ autres sur une belle estampe qui représente la conservation de la vie humaine.

Je 11'ai jamais pu voir cette pièce ni trouver ces marques sur des gravures en cuivre.

Nro- 311.

C’est par erreur qu’on explique ces diffe rentes marques par Christophe MAUR.ER elle? appartiennent à un graveur en bois dont on ne connoît pas le nom. Il a gravé entr’ autres d'après Tobie Stimmer, une Annonciation, et quelques pièces dans un ouvrage intitulé: Titus Livius und Lucius Floru s. In dàs deutsche übersetzt: In folio, sine loco et anno. D’après Josse Amman une pièce d’une suite de deux cent quatre vingt neuf pièces qui représentent quelques saints, différens sujets de l’histoire romaine et grecque, et de la mythologie etc. Ce recueil a été publié sous ce titre; K unstbiichlein , darinnen neben Fiirbildung vieler geistlicher und weltlicher hohen und niederen Standes - personen , sodann auch der türkischen Kaiser etc. etc. Deux pièces d’une suite de quarante pièces de chasses et d’animaux , publiées sous le titre : Künstliche wohlgerissene neue Figuren van allerley Jagdund TVaidwcrk etc. etc.

D’après Christophe Maurer , 1) une pièce qui représente un cerf qui se défend contre deux chiens. On voit à la gauche d’en bas la marque de Christophe Maurer, et celle du graveur en bois CM, 2) sur une pièce qui représente un chasseur épiant la marche d’un cerf accompagné d’une biche, La marque est à la gauche d‘en bas.

*) Ouvrage cité aussi par Christ.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page 418) nous donne encore l'explication d’une autre pièce avec cette marque d’après un maître anonyme *). Elle représente les Vierges sages et les Vierges folles débout aux deux côtés d’une maison ou chapelle, par une fenêtre de laquelle on voit le Sauveur qui semble leur dire. Je vous dis en vérité que je ne vous connnois point, mots écrits en allemand sur une banderole à la gauche du Sauveur. Grand morceau de six planches imprimées sur autant de feuilles collées ensemble en largeur, La marque est à la droite d’en bas.

La cinquième marque, qui paroît appartenir au même artiste, j’ai trouvé sur un dessin dans la belle Collection de dessins de Mr. le Baron de Steng el a Munich, représentant un homme portant un chapeau orné de plumes et jouant de la cornemuse.

Mr. Strutt (biographical Dictionary) attribue un chiffre pareil (je ne sais avec quel fondement) à Martin Greuter.

Nr0- 312.

Selon Christ : un M romain suivi d’un II singulièrement formé, doit signifier Martin HATA ; mais la chose est encore incertaine.

Je n’ai jamais vu cette marque , et le nom Ilata n’est pas connu dans l’histoire de l’art,

Nro- 313-

Mr. Bryan (biographical and critical Dict. etc.) attribue cette marque à Daniel MIGNOT, on doit la trouver sur différens ornemens, que je n’ai pas eus occasion de voir.

*) Suivant cet auteur ce morceau paroît être gravé d’après un dessin de Tçbie Stinimer.

Nro' 314.

Gori (Noticie istoriche degl’ intagliatori etc.) attribue cette marque à Martin HEMSKER- KE, je n’ai jamais pu la trouver sur de ouvrages attribués à ce maître.

Nro- 315.

Apin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen) attribue cette marque à Mathias FLORINO.

Christ le nomme Mathieu FLORIAN, qui est probablement le même artiste, sur lequel je ne trouve pas d’autres notices, que celles, que Fussli (Allgemeines Kiinstler Lexicon, Article Pierre Brea) nous donne, qui consistent en ce que Mathieu Florinus a gravé en bois conjointement avec Jacques Franco , Philippe Thomassin, Donato Parigi de Sienne, Lucius Cornely, Horace Bruni de Sienne , Baliu et Jean Blanchin , différentes Cartes géographiques et Villes, que je n’ai pas vues non plus*

Nro- 31 6. .

Cette marque à rebours est attribuée à Honoré FRAGONARD. On la trouve sur une pièce représentant St. Luc sur des nuages , tenant un tableau, gravée à l’eau forte d'après l’invention de Lanfranc , (voyez le Cabinet de Mr. Paignon Dijoval, rédigé par Mr. Bénard, peintre et graveur).

Q, rist attribue la première marque et Gori ( Noticie istoriche degl’ intagliatori etc. ) la seconde à Mathieu GIUJNEWaLD d’Achaffen.

bourg graveur en bois qui florissait du tems d'Albert Durer et mort en 1510. On lui attribue les Visions de l’apocaljpse de St. Jean, dont Mr. Bartsch fait la déscription de 5 pièces (peintre graveur vol 9 p. 158.)*) suite très rare,

*) L’auteur de cet ouvrage ignore le nombre véritable de cette suite, puisqu’il n’a vu que cinq pièces.

La première marque se trouve encore (selon Mr. Bartsch) sur trois autres gravures en bois savoir : 1) un saint à la porte d’une chapelle ouverte, engageant des rois, des princes et des personnes de différentes autres conditions, à y entrer. On voit la pentecôte dans l’intérieur de la chapelle. Dans une partie séparée de cette même chapelle , à la gauche de l’estampe, paroissent plusieurs démons qui traînent des damnés dans l’enfer. A la droite d’en bas est le chiffre et l’année 1546. 2) Des anges cou-

vrant de vêtemens différens hommes nuds, élevés sur des nues. En bas, un saint, pareillement sur des nues prie à genoux, les bras étendus. Le chiffre est au milieu, et l’année 1540 vers la droite d'en bas. 3) Bordure pour le titre d’un missel. Elle offre une colonne à gauche , une autre à droite. La première est surmontée de la figure de St. Paul, la seconde de celle de St. Pierre. En haut est un fronton, où l’on voit la sainte Trinité en bas est représentée la Résurrection. Le chiffre est au milieu d’en bas *).

J’ai eu occasion de voir encore une belle gravure en bois de cet artiste dans la collection de Mr. le Conseiller TVirtman à .Munich dont Mr. Bartsch ne fait pas mention , qui représente la Ste Vierge assise au milieu de l’estampe, tenant de la main droite l’enfant Jésus assis sur ses genoux et de l’autre un livre ouvert. A gauche a ses genoux on remarque le petit St. Jean et à droite un Ange qui s’appuye de la main gauche sur un écusson d’armes de quelque évêque, placé au milieu d’en bas. A gauche de ces figures est debout St. Beno, et à droite Ste Affra assise et enchaînée à un arhre. En haut à gauche on remarque dans les nues Dieu le père, et au

*) On a differentes épreuves de cette pièce , où le sujet d’en bas est varié, et représente divers autres moments de la Yic de Jésus Christ.

milieu le St. Esprit sous la figure d’une colombe. Plus bas deux anges dont celui à gauche apporte la croix â St. Beno, et l’autrer une pareille à Ste. Affra. Au bas de la gauche et de la droite se voient encore deux anges tenant des écus d’armes. La marque surnontée de l’année 1555 est gravée au coin de la droite enhaut.

Cette gravure est sur le renvers d’une bordure pour le titre d’un missel, savoir: ïllifale feombum vttum Sluguftenfis flrcclefie etc. 2lnno faiïtio 1555. Dans cette bordure on remarque à gauche des ornemens papales et à droite l’homme de douleur. Au bas il y a deux saints et trois saintes vus à mi -corps savoir: Ste AFFRA, St. DIONISIUS, Ste HI- LAR1A, St. NARC1SSUS, Ste D1GNA.

Hauteur il. p. 10. lig. Langeur 8- p- 3. lig.

Nro- 318.

Mr. Bryan ( biograph. and critical Dict. etc. ) attribue cette marque *) à Mathias GREUTER : Je n’ai jamais pu la trouver d’une autre manière que de celle indiquée au Numéro 923,

Suivant Christ, cette marque signifie M, GRE1SCHER graveur en cuivre, dont il y a les planches qui ornent la description du Duché de Carinthie, par Valvasor.

Basan rapporte qu’il a gravé d’après différens maîtres entr’ autres une Ste Vierge avec l’enfant Jésus, accompagnés des St. Jean, d’après JF. Barocci.

L’auteur de Notices sur les graveurs Besançon 1807 , le nomme Marc GREISCHER

*) C’est probablement la même que Mr. Slrult a dessinée avec un C voyez Numéro 311 de cette partie.

ou GRYSCHER graveur né à Francfort en 1Ô12, dont on a peu de renseignemens sur les circonstances de sa vie. On sait seulement que les libraires de son pays l’ont employé très souvent. Ses ouvrages doivent être d’une gravure médiocre, qu’il a marqués du monogramme indiqué à ce Numéro.

Ce même auteur dit, d’avoir de lui une petite estampe, où est représenté le Père éternel entouré de toute la cour céleste: au bas se voit le tems couché, et armé de sa faulx. Les chairs sont exécutées d’une manière pointi liée dans le goût de Boulanger , mais moins bien.

J’avoue que je n’ai jamais vu des ouvrages de cet artiste.

Selon Christ cette marque signifie Michel HERR Inventor très habile peintre de Nuremberg. Fussli (Allgemeines Riinsller Lexicon ) rapporte de cet artiste , qu’il étoit de Menzingen et qu’il s’est établi à Nuremberg, comme peintre d’histoire, où il est mort en l66l à l’age de 70 ans. On doit avoir de lui une gravure nommée le Blocksberg.

Je n’ai jamais pu trouver cette pièce ni lit .marque de cet artiste.

Nvo- 321.

Selon Marolles ces marques dénotent Melchisedech VAN HOEREN ou VAN OOREN, sans cependant donner sur autorité *). Mr, Barsich (Peintre graveur vol Q page 407.) les a' entre les anonymes d’un graveur en bois qui a travaille d’après des dessins de J, Rodolphe Emanuel Deutsch. 11 a fait entr’ autres, 1) différens monstres marins et terras très , où l’on voit en bas le chiffre du dessi-

*) Papillon T I page 134 parle d’un ancien graveur en bois de ce nom.

nateur et à gauche celui du graveur en bois. Ce morceau se trouve dans la Cosmographie de Sebastin Munster , imprimée en latin et en allemand à Bàle en 1550 chez Henri Pétri, 2) Vue de la ville de Francfort sur Mein *) d’après un maître anonyme. La marque est à la gauche d’en haut. Ce morceau appartient pareillement dans la cosmographie de Sebastien Munster mêmes éditions qu’en haut.

Christ ainsi que Mr. Strutt , attribuent cette marque à Marc Antoine HANNAS , je n’ai pu la trouver ainsi.

Marques attribuées tantôt à Jean MABUSE, tantôt à Joseph MENABUONI , tantôt à Jacques MATHAM , tantôt à lsaac MAJOR , voyez Numéro 255 de cette partie.

Mr. Bryan ( biographical and critical Dict. etc. ) attribue cette marque à Michel LUC- CHESI, je n’ai pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste,

Nt0- 325.

Selon Orlandi ('l’Abecedario Pittorico ) cette marque signifie Michel LUCCHESI, sur un St. Sebastien dans le goût de Michel Agnolesco 1550 , et sur une Ste Vierge d’après Raphaël signée encore erry exc.

Je n’ai pas eu occasion de voir ces deux pièces,

Nr°- 32Ô.

Selon Mr, Strutt (biogr. Dict.) et Mr. Bryan

*) Mr. Strutt fait aussi mention de cette pièce.

(biograph. and critical Dict, etc) celte marque signifie Michel LUCCHESI.

Je n'ai pu la trouver non plus.

Nro- 327.

Selon Christ un P lié avec un M, demi gothique, et renfermés dans une tablette avec l'année 1577, passent pour la marque de Martin POEHM; où plutôt pour celle de P. MAES, dont il à trouvé le nom écrit sur une de ses estampes portant cette marque.

L’auteur des ISotices sur les graveurs Besançon 1807, attribue ces marques aussi à Pierre 1V1AES graveur flamand vers le milieu du l6 siècle. Il cite de cet artiste deux pièr ces avec son nom que je n’ai pas encore eu occasion de trouver, savoir: 1) St. Michel terrassant le diable m. p. en h. 2) La St. Vierge et l’enfant Jésus , accompagnes de deux anges, pièce capitale de ce maître *).

Mr. Bartsch ne paroît pas avoir vu ces pièces non plus, car les quatre premières marques se trouvent dans son ouvrage (le peintre graveur vol Q page 5Ô7) entre les inconnues savoir : 1) sur la circoncision composition de plusieurs figures, parmi lesquelles on remarque un homme qui est débout sur le devant à gauche tenant un cierge allumé. Au milieu d’en bas est le chiffre et l’année 1586. Dans 4m, la marge on lit: C hristus octavo die circumcidi tur 2) Le baptême. Un prêtre baptisant un homme qui est à. genoux sur le bord d’une rivière et tourné vers la gauche. La marque est gravée presque au milieu du haut de l’estampe. 3) Les travaux d.' Hercule , suite de treize pièces **), 4)

*) Suivant Mr. Bryan (biograph. and critical Dict. etc.) cette pièce est marquée P. JUaas fccit , in aqua forti , et cet auteur croit que P. lïlcias a quelques rapport avec Dirck I\Iaas ou Itlaes.

**) Ces estampes sont des copies en contre- partie

de celles de H. Aldegrever. La meme suite est

Thisbé se donnant la mort avec le même poignard dont Pyrame s'etoit percé. A gauche d’en .bas est une tablette avec le chiffre du graveur *) 5) La Charité répresentée par une femme qui se dirige vers la droite portant l’enfant sur le bras et étant accompagnée de deux autres enfans. En haut on lit, à gauche chakitas , à droite le chiffre du graveur, 6) le paysan du marché 1577- 7) Le joueur de cornemuse

1577. 8) Le branle 1577 **). Q) Marche des

nouveaux mariés de village suite de quatre estampes ***>. 10) Le jeune captif. Un jeune

homme debout près d’une souche , à laquelle il est attaché par les mains avec une corde. Le chiffre du graveur est à gauche, à mi -hauteur de la planche. Il se retrouve une seconde fois vers le bas de la droite, sur la souche. Pièce ovale. 11) Le Perroquet sur V arbre. Un jeune garçon marchant sur ses genoux vers un arbre qui s’élève le long du bord droit de l’estampe , et sur une branche duquel un perroquet est perché. Derrière lui , un autre jeune garçon debout , avec la jambe gauche sur le dos du premier , fait un geste de la main droite , et tient de l’autre un bâ- ! ton surmonté d’un masceron sculpté. Le ! chiffre est gravé vers le haut de la gauche.

Selon Heine] ie (Neue Nachrichten von Künstlern vol I page 57Q), il y a de cet ar-

veurs Besançon 1807 » et encore quelques autres pièces de la composition de cet artiste, ainsi que plusieurs paysages d’après différens maîtres, dont il ne donne cependant pas l’explication.

*) Ce morceau est une copie en contre - partie de l’estampe originale de H. Aldegrever.

•*) Ces trois dernières pièces sont des copies en contre - partie d’aprcs Albert Durer.

’*'**) Ces pièces sont des copies en contre - partie de H. S. Beham. Elles forment une suite de quatre planches seulement, pareeque chacune contient les sujets de deux des huit planches originales.

tiste encore une pièce avec la marque représentant un aveugle montrant le chemin à un autre. Pièce en travers in 4to.

Dans la Collectiou de Mr, Cari à Munich j’ai trouvé la cinquième marque resemblante aux autres sur une pièce représentant une bataille où l’on voit en haut vers la gauche le portrait du sigmonde Battorie prince de Transilvanie , gravée à l’aeu forte d’une pointe légère et hardie.

La sixième différente des autres est attribuée par Mr. Bryan (biographical and critical Dict, etc.) à Pierre Maes.

Selon Orlandi, Florent le Comte , Christ, et autres, les deux premières marques dénotent Pierre MARCHAND. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.

On les trouve sur différens ornemens pour les orfèvres vers 1Ô28.

Suivant Mr. Bryan ( biograph. and critical Dict. etc.) le nom Petrus Marchant fecit 1Ô23 se trouve écrit sur les gravures d’un livre d’ornemens pour les orfèvres.

Mr. Bartsck (peintre graveur vol Q page 83) à la troisième entre les marques inconnues sur un St. George représenté debout, armé de toutes pièces, et tenant un étendart de la main gauche. Le dragon renversé est à ses pieds, le fond offre la vue de la mer avec quelques îles habitées. La tablette avec la marque est à la droite d’en bas *).

La quatrième pareillement attribuée à P.

Marchand je 1 ai trouvée au Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière sur une pièce qui représente un Amour qui s’appuye sur un

*) Ce morceau est une copie en contre -partie de l'estampe d 'Albert Durer.

gros troue d’arbre. Il est vu de profil et tourné vers la droite. Au bas de ce même côté on remarque par terre un arc et une flèche, sur le premier on lit: TI. PI. (C’est-à-dire) Titien pinxit. La marque du graveur se voit à gauche sur un arbre par terre.

Cette pièce, gravée à l’eau forte, est cependant plus moderne que les ornemens cités par Orlandi et Florent le Comte , et que le St. George cité par Mr. Bartsch.

La cinquième marque enfin j’ai trouvé sur une gravure en cuivre dans la collection de Mr. le Conseiller TYirtman à Munich, dont la manière ne paroit pas si moderne , mais de laquelle la gravure n’a pas un grand mérite. Elle représente une bataille de cavallerie , où l’on remarque sur le devant à droite deux cavalliers , qui se battent au sabre, habillés à la romaine, les autres sont armés de toutes pièces. A droite et à gauche au fond on remarque une potence. La marque est vers la gauche d'en bas.

Nr°- 32p.

Selon Christ un M lié de même avec un F, et surmonté d’un P, ou encore P MF, séparés , dénotent Pierre MÜNGERSDORFF graveur, dont on voit entr’ autres des pièces dans la Carinthie de Valvasor.

Nro- 330.

Suivant Christ, cette marque peut dénoter Martin PLEGINGK graveur en cuivre, qui a travaillé à Venise en 1594, d’après les tableaux d'André de Vicence.

J’ai trouvé la seconde marque, sûrement la même sur une grande pièce de quatre planches, représentant la noce de Cana, gravée d’après André Vicentino par ISicolas Cochin : mais de la marque je ne saurois donner la signification j et l’attribuer à Plegingk n’a aucun fondement.

Nro* 33Ï*

Selon Heinehe (Neue Nachri-chten etc. T. 1» page 380). Les pièces qui portent ces marques sont d’un très ancien maître, et non pas de Martin ROTA comme quelques uns le prétendent. Mr. Bartsch (Peintre graveur vol 6 pago 413) les a aussi entre les marques inconnues sur deux gravures en cuivre (mentionnées aussi par Heinehe ) savoir : 1) l’homme de douleur . La Ste Vierge à la gauche, et St. Jean à la droite de l’estampe adorent à genoux les mains jointes et élevées Jésus Christ, l'homme de douleurs qui est assis sur son tombeau, au pied de la croix, laquelle est environnée de divers instrumens de la passion. Au milieu d'en bas sont les lettres IM R. qui dénotent le graveur de cette estampe. Un autre chiffre *) se trouve au haut de la gauche, mais il ne paroît pas avoir du rapport au graveur, du moins il ne se trouve pas sur la pièce suivante qui est incontestablement gravée par le même artiste. 2) La tentation de St. Antoine. A la droite de l'estampe le saint est à genoux devant un quartier de rocher qui lui sert de prie-dieu. Ayant sa main gauche passée sur un livre ouvert, il exorcise de la droite élevée les démons, qui l'environnent sous différentes formes, pour la plus grande partie, très hideuses. On en remarque particulièrement celui au milieu de l’estampe qui , au lieu d’un chapeau, a la tête couverte d’un ruche. Le loin-

*) Voyez Nro. 471. des marques figmées de cette partie. Mr. Hcineke, ne parle pas de ce second chiffre dans l’explication de cette pièce.

Suivant Mr. Bartsch ce second chiffre étant tracé sur un écusson d’armes pourroît faire croire qu’il indique les armoiries de celui qui fut le possesseur du tableau d’après lequel cette estampe a été gravée ou qu’il renferme le nom du peintre, si toute fois cette estampe a été exécutée d’après un tableau.

tain offre un vaisseau à pleines voiles en mer. Les lettres M R gravées sur une tablette se voient au bas de la gauche.

Nr°' 332.

Selon Christ, (Dict. des Monogr.) Heinehe , (Dictionnaire des artistes) Huber (Handbuch etc.), çt les ISotices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque dénote Marc de RAVENNA.

On doit la trouver sur une pièce représentant un bacchanale d'enfans, où se voit vers la gauche un jeune garçon qui tient une lyre , et qui porte le pied droit sur une pierre marquée de ce chiffre.

Je n’ai jamais eu occasion de trouver cette pièce et on ne la trouve pas non plus dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (le peintre graveur).

Mr. Bryan (biographical and critïcal Dictionary etc. planche III. lig. 7.) attribue cette marque à Mathias KAGER. Je ne vois pas la moindre vraisemblance dans cette donnée.

Celte marque est attribuée par Christ à M. SACKERER graveur en cuivre , sur lequel je ne trouve cependant pas de notices.

Selon Christ, et autres cés marques dénotent M. SPIL artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. J’ai vu cependant la troisième marque sur une pièce représentant la Circoncision gravée dans un goût approchant de celui de J. Matham d’après Fred. Zucchero.

Nr0- 33(5-

Celte marque peut dénoter selon Christ,

( Dict. des Monogr. ) Mattheus SCHAFFNA- BURGENSIS *) sur des figures de bibles Allemandes imprimées a Wittenberg dans les années 1541 — 1545.

Le même auteur attribue cette marque aussi à Melchior SCHWARZENBERGER , artiste qui doit avoir travaillé pour les Editions de 'Jean Feyetabenat voyez Numéro 295. de cette partie.

Nro- 537. -

Suivant Christ ce chiffre passe pour être celui de Martin TREU: mais on ne trouve nulle part des notices sur un artiste de ce nom.

L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, nomme cette marque aussi Martin Treu en lui attribuant encore la seconde que je n’ai jamais pu trouver sur les ouvrages , qui passent ordinairement pour ceux de Treu ; le même auteur cite aussi de notre artiste Jésus Christ et les douze Apôtres treize grandes pièces en hauteur d'après ses dessins , qu’on ne trouve pas dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (le peintre graveur vol Q page 08) qui donne l’explication des pièces suivantes : 1) Le Jugement de Salomon, Une ta-

blette avec l’année 1540 et le chiffre est à la droite d’en bas. 2) Les cinq vierges sages de V évangile. An haut du côté droit est le chiffre surmonté de l’année 1540- 5 ad 14) L'his-

toire de l'enfant , prodigue. Suite de douze estampes numérotées, 15 ad 23) Les paysans dansans. Suite de neuf estampes numérotées **). 24) ad 35) La danse des gens de

condition. Suite de douze estampes numéro-

’) Schaffnaburgcnsis , qui veut dire d’Achaffenburg est le surnom de NI. Grunewçtld.

**) Selon Mr. Bartsch il y a toute apparence que cette suite consiste en douze pièces.

tées depuis 1 ad 12 **). 5(3) Un paysan surprenant sa femmë entre les bras d'un moine . Une tablette avec le chiffre et l’année 1540 est à la gauche d’en haut. 37) La polissonerie. Au milieu de ce morceau un jeune étourdi à genoux est tenu sur un banc par deux femmes perdues, tandisqu’ une troisième lui verse un vase rempli d’eau sur le derrière. A droite on remarqué un buffon ayant un chat sur le bras. Au milieu d’en haut est le chiffre et l’année 1540. 38) Le mari mal-

traité, Une femme en culotte sdonne des coups de bâton à son mari en le tirant par les cheveux hors d’une maison qui se voit à gauche. Le chiffre est gravé vers le haut de la droite. 39) Montant d’ornemens. La tablette avec la marque est au milieu d’en bas. 40) Autre Montant d'ornemens. A la gauche d’en bas est la tablette avec le chiffre. 41) Gaine pour un couteau et une fourchette. La tablette avec le chiffre et l’année 1540, est à la gauche d’en haut. 42) Dessein de poignard. Le chiffre et l’année 1540 sont gravés vers le haut de la droite.

J’ai vu au Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière encore une pièce de cet artiste, dont Mr. Bartsch ne fait pas mention, représentant un ornement dans lequel on remarque au milieu un rond avec une tête d enfant entourée de feuilles. A gauche une tête de femme sonnant d’un cor. En haut de ce même côté est la marque et l’année 1540.

Suivant Heinehe (Dictionnaire des artistes) cette marque signifie M. V. BROERS peintre hollandois, cité par Iloubraken, duquel nous

**) Mr. Bartsch rapporte de n'avoir jamais pu trouver cette suite au complet. Cependant il paroît qu’elle ne dépasse pas le nombre de douze.

avons une suite des gravures représentant Thistoire de Tobie.

C’est une erreur, car celte suite appartient à ftïoise van Uytenbrouçk dont la première pièce, Tobie remettant son fils sous la conduite de l'ange, porte à gauche cette adresse Broer. Jans. exc. Hage. , c’est ce qui a trompé Heineke de l’attribuer à cet artiste.

Marque inconnue qu‘on prend quelques fois pour celle de Martin ZATZINGER. On la trouve sur une suite de douze estampes, dans chacune desquelles est représenté un chrétien dans le moment du trépas. Toutes ces pièces portent les lettres MZ, semblables à celles de Zatzinger : mais il ne faut pas s’y méprendre, car elles ne sont assurément pas de ce maître.

Les deux autres marques appartenant pa-, reillement à un artiste anonyme qu’on ne doit pas confondre avec celui qui a gravp la suite citée enhaut, se trouvent selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol Q page 527) sur des gravures en cuivre savoir : 1) La Nativité. La partie gauche de ce morceau offre la Vierge, et deux anges adorant Jésus nouvellement né. On remarque au delà de la Vierge St. Joseph tenant une lanterne. A droite Sont deux pasteurs qui viennent voir le petit Jésus. Au bas de ce côté est la marque est l’année 1560. Dans la marge d’en bas on lit; In cunis vagit celso — caetera turba Deum. 2) Le crucifiement. Jésus Christ à la croix entre les deux larrons. On remarque un juif à cheval, perçant d'une lance le côté du Christ, en présence d’une sainte femme qui exprime sa douleur en élevant ses deux mains. 'Vers le devant à gauche, au pied de la croix d’un des larrons, deux autres saintes femmes donnent du secours à la Vierde évanouie. La marque est l’année 1566,

sont gravées à la droite d’en bas. Dans la marge on lit : In ligno moritur — turba re dempta sumus, 3) La Conversion de St.

Paul. Le Saint est représenté tombant de son cheval , au milieu de l’estampe. Il se couvre le visage d’un bouclier contre l’éclat de la lueur qui le frappe , et qui sort d’un nuage sur lequel apparoît Dieu. On voit plusieurs hommes armés et à cheval aux deux côtés de l’estampe. Dans la marge d'en bas, à droite, est la marquç et l’année 1566. On y lit aussi : In conversionern Pauli — Chris, tiados sitiens furibundus etc. 4) Actéon surprenant Diane au bain. Cette déesse se voit à droite, accompagnée de deux nymphes. Actéon est représenté a cheval à la gauche de l’estampe , ayant la tête métamorphosée en celle d'un cerf. A la droite de la marge d’en bas est la marque et l’année 1566. On y lit aussi : Iti imaginem Actaeonis — Viderai ut nudam etc. 5) Un écusson d’armes. Offrant

x i tt

un bras d’homme en cuirasse , tenant une tête de coq. L’écu est timbré d’un heaume qui a pour cimier un coq déployant ses ailes. Ces armoiries sont dans un ovale supporté par quatre femmes. La marque et l’année 1570, se voient au bas de l’écusson. Il y a en haut un cartouche destiné pour une inscription , un autre sembable est au bas de l’estampe, mais l’un et l’âütre sont en blanc.

Nro; 33Q*

Le MAITRE À LA RATIERRE. Tel est le

nom qu’on donne ordinairement à l’auteur de deux estampes qui portent pour marque une ratière, et les deux syllabes NA DAT. Cellesci sont expliquées par quelques auteurs comme les initiales les des mots NATALIS DATI, cependant l’histoire des artistes ne parle point d'un maître de ce nom. Il est est vraisemblable que les syllabes NA DAT; et la ratière for-

ment ensemble un rébus: mais il est difficile d’en deviner le sens.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 page 3Ô2) rapporte ce qui suit ,,la bibliothèque impériale de Vienne possède une première «épreuve de deux armées *) , sur laquelle est «écrit à la plume par une main très ancienne: ,,RATO DE PiAVENNA 1512. Ces mots désigne «sans doute ou le nom du graveur ou celui «du dessinateur, d’après lequel ce morceau a «été exécuté. Le rat , RAT O semble y avoir «allusion.

«Ce qui est très remarquable, c’est l’an- «née 1512 écrite par cette même ancienne «main : elle prouve que cette estampe est plus «ancienne que celle gravée par Augustin Ve- ,,nitien. Il est vrai que la seconde épreuve «porte l’année 1530; mais cette nouvelle date «n’a été ajoutée dans la plancha qu’après «coup, et lorsqu'elle a été déjà très usée, com- „me le prouve le mauvais état des épreuves «qui portant cette date de 1530.

„Qn ne connoît pas plus la signification «des lettres T N gravées sur une pierre de la «même estampe. **

Outre la pièce nommée les deux armées on trouve ses deux syllabes accompagnées d’une ratière encore sur une Ste Vierge avec l’enfant Jésus, auprès de laquelle est assise Ste Anne , l’une à côté de l’autre sur une espèce d’autel placé dans une niche, au milieu de deux arcades, par lesquelles on voit, à gauche l’Ange apparoissant à Joachim, à droi-

*) Cette estampe est quelques fois nommée la bataille de Caries le hardi : mais Mr, Bartsch dit qu’il est plus vraisemblable, qu’elle représente la bataille de Fornoue sur le Sporzano dans le duché de Parme, gâgne'e par Charles VIII. dit l’affable, roi de France en 1495, contre l’armée des Princes confédérés composée des troupes du

‘jsâpc?, des Vois d’Espagne et de Naples, et du grand duc d’Uxbiu.

te. l’Ange apparoissant à Joseph. Vers le milieu d’en bas est une tablette avec cette inscription: Gratia, ex. qua haec etc. Une seconde tablette portée par un ange en l’air se voit à gauche. On y lit: Redi. ad. concives. tuos. Joachim, etc. A droite, dans une pareille tablette, on lit: Fiti. David, ne timeas etc. Au bas de ce côté est une ratière accompagnée d’une banderole ou les mots na dat sont marqués. Au milieu de la marge d’en bas cette adresse: Ant. Sai; exc.

Nr“- 340.

Gori (Notizie istoriche degl’ intagliatori etc.) attribue cette marque à Nicolas BEATRICE. Je n’ai jamais pu la trouver.

Nro- 341.

Cette marque est attribuée par quelques uns à Nicolas BR10T.

Christ cependant parle d’un N. Briot qui s’est servi des lettres NB séparées ou liées ensemble.

Fussli (Allgemeines Kilnstler Lexicon) rapporte que Isaac, Marie, et Nicolas Briot graveurs de Mons en Hennegau ont travaillé d’après Raphaël et autres.

Suivant Gori un de ces trois, savoir Isaac à gravé vers la fin du 17me siècle une suite de Costumes d’après St. Jgny en 15 pièces.

Selon Gori, cette marque signifie Nicolas de BRUYN. Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière.

Les gravures qui portent cette marque ont été prise tantôt par Hugues~de CARPI tantôt par MANTEGNA tantôt par NICOLAS DE VI*

CENCE. On la trouve selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol 12 page 33, 5Q, 63, 103 et 109) sur des clairs-obscurs dont il ignore cependant l’auteur savoir : 1) le massacre des

innocens d’après Raphaël. Grande composition de beaucoup de figures. On remarque au milieu du devant une mère assise pleurant, les mains jointes, son enfant couché dans son giron. A droite, un bourreau se baisse pour poignarder un enfant terrassé, sur la tète duquel il s’appuye de la main gauche. Clairobscur de trois planches. On lit au milieu d’en bas : RAPH. VRB. 1NVEN. exprimé en noir par la planche des contours. A droite sur une pierre carrée , est gravé le monogramme du graveur et l’année: NDB. 1544. La pierre est exprimée par la planche des demi -teintes et par celle des ombres. Le monogramme est en blanc, l’année est exprimée par la demi teinte et ménagée dans la planche des ombres *). 2) La sainte famille d’après le maître Roux. La Vierge assise, ayant sur ses genoux l'enfant Jésus qui tend la main droite pour prendre une pomme que S. Joseph lui I présente. Elisabeth, vue de profil, est à droite. Les figures qui entrent dans cette composition, ne sont vues que jusqu’ aux genoux. Clair-obscur de trois planches, fait d’après

•) On a quelques fois des épreuves de ce morceau imprimées d’uue seule planche, savoir: de celle qui offre les contours. Dans ces e'preuves la pierre avec le chiffre du graveur et l’année manquent absolument, de même il y manque aussi le nom de rath. vrb. inven, , qu’on a ôté de la planche, la quelle suivant toutes les apparences a beaucoup souffert, les contours s'y trouvent interrompus en plusieurs endroits.

Hclnekc qui décrit ce Clair-obscur (Nachrichten von Künstlern etc. T II. page 500) n’a pas remarqué le inonogarmme. 11 a raison (dit Mr. bartsch) en 11e passe joignant à l’avis de Florent le Comte qui attribue ce morceau à Hugues de Carpi ou à ÏHantcgna ; mais il a tort en croyant qu’on pourroit l’attribuer à JSicolas de Vicence.

un dessin du maître Roux. Vers le bas de la gauche le chiffre du graveur NDB. est exprimé en hlanc *). 3) La Vierge entourée de

Suints et de Saintes d'après le Parmesan. La Vierge assise considère l’enfant Jésus qui descend du giron de sa mère pour embrasser le petit St. Jean qui est débouta droite, accompagné de son agneau. Vers le fond de ce même côté est St. Jean P évangéliste : On remarque à gauche Marie Madelaine et deux autres saintes femmes. En haut les letires NDB sont exprimées en hlanc. Clair-obscur de trois planches **). 4) Les Amours jouant aux pommes d’après Raphaël. Dix neuf Amours s’amusant à jouer avec des pommes, ainsi que de différentes autres manières. On remarque à gauche l’un deux jetlant une pomme à son camarade qui est au milieu, et qui tend les deux mains pour la prendre. Vers le fond du côté gauche, trois Amours en se vautrant sur l’herbe , jouent avec un petit chevreuil, un quatrième, en 1 air, jette une pomme sur eux. Parmi les Amours qui occupent le côté droit , on en remarque deux qui luttent ensemble. Un de leurs camarades, au haut d’un arbre qui s'élève presque au milieu de la planche, jette une pomme pai mi eux. On voit sur le devant de ce même côté droit un autre Amour qui se baisse pour ramasser deux pommes. Le fond offre un paysage, Clair-obscur de trois planches , très bien exécuté d’après un beau dessin de Ra. phael. Au bas de la droite est le chiffre du graveur NDB exprimé en hlanc. 5) Jeux d’Amours d’après Raphaël . Un grand nom-

*) On a de ce même dessin une estampe gravée en contre - partie par un anonyme que l’on croit être de Dominique del Barbiere.

**) Il y a des épreuves de ce morceau où les lettres ni>b ne se trouvent pas. La même pièce à été aussi gravée par Le 0 Daris.

bre d’AmOurs qui se divertissent de différentes manières dans un paysage. On remarque un de ces Amours à la gauche de l'estampe décochant une flèche, un second, assis à terra, presque au milieu du devant , montre un grand papillon qu'il tient de la main droite élevée. A droite, deux autres jouent au ballon. De cinq autres qui grimpent sur des arbres, on distingue celui du milieu, qui lient une tablette avec l’année 1544 exprimée en blanc. Dans le fond à gauche, plusieurs autres Amours dansent en rond autour d'un arbre. Clair-obscur de trois planches, gravé d’après un dessin de Raphaël par le maître au monogramme NDB. qui est exprimé en blanc à la gauche d"en bas. Vers la droite on lit en noir : RA. VPiB, 1NVEN. Ce morceau est très -rare.

Suivant ,,Mx. Bartsch (peintre graveur vol Q „page 48.) DURANTES ALBERTI a eu le sur ,,nom de NERO : mais il est difficile à décider s’il est l’auteur de l’estampe qui porte ce ,,mot, qui d’ailleurs nous paroit venir d‘un ,,maître allemand. “ Elle représente. La justice. Un femme nue vue par le dos , et assise sur un siège orné de sculpture. Elle lient le glaive de la justice de la main droite, et de l’autre une balance. Elle foule aux pieds un homme nud , ayant un sabre dans la main droite. Sur le siège est gravé le mot NERO. Plus bas, dans le coin à droite est une tablette sans marque.

Suivant Gori, Durante Alberti , est né à Borgo St. Sepolcro , et mort à Rome en lô 13 à l’age de 75 ans.

Nt0- 344-

Heineîte ( Nachriclilen von Künstlern vol 2page 370) attribue la première marque à Ni-

j colas da MODENA , sur une pièce représentant Adam et Eve, d’après l’invention de Raphaël.

C’est une double erreur, car la marque est dessinée comme on voit la seconde, indiquée à ce Numéro et se trouve sur une copie assez médiocre d’après Marc Antoine représentant Adam et Eve d'après l’invention Raphaël.

Nro- 345.

/ Ipin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen Nurnberg 1728.) et Christ attribuent cette marque à Nicolas GLOCKENTON.

Je n’ai jamais pu la trouver, ni l’autre au Numéro 25 de cette partie.

Nro- 346.

Selon Strutt , (biographical Dictionary’) ces , deux premières marques peuvent dénoter Nicolas HOPFER , dont l’ouvrage ressemble beaucoup aux autres artistes de ce nom. Il y a cependant peu de sûreté dans cette donnée.

On trouve bien, outre les trois Hopfer cités dans la première partie encore un Barthélemy Hopfer peintre d’histoire et de portraits d’après lequel les Kilian ont gravés des portraits et qui doit avoir vécu à Augsbcurg vers l05O * *). Un David et un Thomas Hopfer , peintres de portraits allemands d’après lesquels Barthélemy et Philippe Ixilian ont gravés (Voyez Fussli Allgemeine6 Kiinstler Lexicon.) Un Bernard Gottfrid Hofper né en 1717 à Redelsee en Franconie (Voyez Heineke Nachrichten von Künstlern vol 1 page 55), et un Wolfgang Louis Hopfer peintre de portraits et des Batailles de Nurnberg, mort

*) Van Stelten ne sait rien de cet artiste, et il le prend pour un négotiant Fussli T. 2. page 1 53 fait mention de lui dans la description de la Yie de JV. Stetter.

en 1698 à l’age de 50 ans (Voyez Doppelmair page 252.) Mais 1 histoire de l’art ne fait pas mention d'un Hopjer dont le nom de Baptême fut ISicolas *).

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 7 page 547) attribue ces marques à un artiste inconnu , dont il explique les pièces suivantes: 1) Dieu appciroissant à Jérémie **). Dieu montrant à Jérémie une branche d’amandier et une chaudière bouillante, lui ordonne de prédire la ruine de Jérusalem. Le prophète est à genoux à la droite de l’estampe. Vers la gauche d’en bas les lettres N, H, et l’année 1525 sont marquées sur une petite pierre carrée. Dans la marge au bas de la droite est écrit: D. E. C. V. 1HEREMIAS. (C’est à dire: Das erste Capitel von Jeremias. Le premier Chapitre de Jérémie). 2 ) Jérémie descendu dans une basse-fosse. Les grands de la cour de Séiiécias descendant Jérémie dans une bassefosse remplie de houe. En bas, à droite, sont les lettres N. H. et à gauche on lit: D. 58 C. V. IHEREMIA. 1525. (c'est-à-dire: Das 58 Capitel von Jeremias. Le 38 Chapitre de Jérémie.) 3) L'homme de douleurs reposant sa tête sur la main droite, et de l’autre embrassant une colonne, à demi -corps. Vers le bas de la gauche on voit le monogramme N H, et les chiffres romains XX III. ***) qui désignent l'année 1523. 4) La Trinité. Au milieu de

l'estampe, Dieu le père est assis sur un grand globe. Il soutient de ses deux mains le corps du sauveur qui repose sur ses genoux. Au

•) Mr. Bartsch croit cependant que le maître au monogramme Numéro Q4-. de cette partie peut avoir été de la famille de Hopfer dont on n’a cependant pas de sûreté non plus.

*’) Cette' pièce est aussi mentionnée par Mr. Strutt.

***) Mr. Strutt, est tenté de croire que ce chiffre xxiir. dénote l’age de l’artiste et non pas l'annee ce qui ne paroît pas probable.

dessus de sa tête plane le St. Esprit sous la forme d’une colombe. Aux pieds de Dieu le père et de Dieu le fils est le globe de la terre, à chaque côté duquel on voit trois enfans armés d^épées et de poignards. On en remarque particulièrement celui à gauche, qui est vu par le dos, tenant un poignard de la main gauche élevée. Au milieu d’en bas est une tablette avec les lettres N H , surmontées des chiffres romains XXI1IJ. qui désignent l’année 1524. 5) Les patriarches , Adam et Eve,

Noé , Moïse, Abraham et David, représentés debout. Au milieu d’en bas est un écriteau portant l’année X. X. IIII, (1524) et les lettres N H *). 6) Les saints : St. Jean Baptist , St.

Pierre, St, André, St. Christophe, St. Jean l’évangeliste et quelque autres saints , pareillement représentés debout **). 7) Dieu bénis -

sant trois Martyrs qui sont étendus par terre. Dieu est représenté à mi -corps daus des nues. A la droite d'en bas, sur une pièrre, sont marquées les lettres N. H., surmontées des chiffres romains X. X. IIII. qui désignent l’année 1524. 8) St. Dorothée. Elle est debout te-

nant une palme de la main droite , et de l’autre prenant des fleurs d’un panier qui est placé sur une espèce de socle. Au bas de la gauche sont les lettres N. H., surmontées des chiffres romains X. X. V. qui expriment l'année 1525 ***). 9) St. Barbe. Elle est debout,

vue de trois quarts et tournée un peu vers la

*) Selon Mr. Bartsch on a de ce morceam une épreuve où les lettres N. H. et l’année XXI11I. sont supprimées, et l’écriteau est couvert de tailles.

**) Mr. Bartsch rapporte, que dans l’épreuve qu’il a vue de cette piece, l’écriteau placé au milieu d’en bas, se trouve couvert de tailles, il ignore s’il existe aussi des épreuves , où les marques sont exprimées de la manière comme dans' ]a première épreuve de la pièce précédente.

***) Les pièces Numéro 7 et fi sont aussi mentionnées par Mr. Strutt.

droite. Elle tient une palme de la main gauche, et de l’autre relève son habit. On remarque dans le fond à droite la tour qui lui a servi de prison. Au haut de ce même côté sont les lettres N H, surmontées des chiffres romains X. X. V, qui désignent l’année 1525. 10) St. Marguerite. Elle est représentée de profil et dirigeant ses pas vers la gauche. Elle foule aux pieds un dragon, dans la gueule duquel elle enfonce une lance. Vers le bas de la gauche se voient les lettres N. H., surmontées des chiffres romains X. X. V. qui désignent l'année 1525. 11) Un guerrier romain

vu par le dos tenant un bouclier de la main gauche , et de l’autre une pique. A la droite d’en bas, sur une pierre, sont marquées les lettres N. H. surmontées, des chiffres romains X. X. 1III, qui expriment l’année 1524.

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