‹ Dictionnaire de monogrammes, chiffres, lettres initiales et marques figurées sous lesquels les plus célébres peintres, dessinateurs, et graveurs ont designé leurs nomsChapitre 13 sur 55 · GRAVURES EN BOIS · texte numérisé non relu

GRAVURES EN BOIS

1) Des paysans armés de fourches , de fléaux, de piques et de divers autres instrumens, combattant contre une troupe d’hommes nuds qui sont armés de sabres et de rontaches. Le fond est une forêt de pins. A la gauche d'en bas est une tablette avec les lettres N. H. a rebours. Ce morceau est gravé par Hans Leuczelburger (voyez l’explication du monogramme Numéro 212- de cette partie).

La troisième marque ressemblante aux d'éux premières appartient selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol 7 p. 545) à un autre maître anonyme. On la trouve sur une gravure en cuivre représentant. La St. Vierge debout sur un croissant. Elle tient un sceptre de la main gaqçhm et porte sur le bras droit l’enfant Jésus, qui de sa main gauche porte à sa bouche un grain de la grappe de raisin qu’il a sur ses genoux. Toute la figure de la Vierge est entourée de rayons. Le chiffre du graveur se voit à la droite d’en bas.

Nr0- 347.

Suivant l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, ce chiffre signifie Noël GAR- NIER graveur à qui on attribue encore une autre marque (voyez Numéro 351. de cette partie ).

Nro' 348.

Mr. Bryan dans son biographical and critical Dictionary of paintres and engravers , nous donne cette marque pour celle de Nicolas du MODENA.

Je n'ai jamais eu occasion de la voir de celte manière. Il est cependant vrai que cet artiste a très varié ses marques; mais INIr. Bryan n'indique pas la pièce où oh la trouve, pourquoi je n’ai pas voulu la recueillir dans ma première partie,

Selon Christ. Un I traversant un N suivi d’un V, sert de marque sur d’anciennes gravures d’Italie, et pourroit désigner INVEN- TOR VICUS. Je n’ai jamais rencontré cette marque sur les ouvrages d'Enée Vico , et la donnée de Christ paroît fort douteuse.

Suivant Christ ces lettres initiales peuvent désigner NICOLAS LASSEUS pu NICOLAS LASSEUS FECIT. Je ne trouve pas d’autres notices sur cet artiste que celles que Christ nous a laissées, et qui consistent en ce que cet artiste a très bien gravé en cuivre le portrait de Boissard.

Marque attribuée par Florent le Comte, Apin, Christ, Orlandi., et plusieurs auteurs modernes à Noël GARNIER graveur qui florissait à

ce qu’on prclènd. vers 1520. On ignore le lieu de son origine , et le nom qu’on lui a donné (je ne sais avec quel fondement) semble désigner qu’il était français. Son genre de gravure est très - gothique son dessin incorrect , et sa composition mauvaise, i

On attribue à ce maître les lettres de l’alphabet, qu'il a ornées, selon le goût de son tems , de petites figures et de feuillages, et une suite de 48 pièces qui représentant les arts et métiers. ' ‘ >cyi

Gori cite de IVoeZ Garnier un sujet,, où sont quelques figures allégoriques, et un Polyphéme dans le lointain , d’après le Poussin *).

I\Ir. Slrutt dit avoir vu, de ce maître, une espèce de frise , où l’on voit des hommes nuds prêts à se battre , dans le goût de Jean Sebald Beham marquée d’une tablette dans laquelle est écrit NOE0.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 8 page 10.) cilte de cé maître une seule pièce représentant SL Antoine s'occupant à la lecture. Copie en contre partie d’après l’estampe d'Albert Durer, Vers la droite d’en bas est un écriteau avec le mot NOE et un S **) gothique.

Papillon attribue faussement cette marque à Nicolas POUSSIN. On la tr.ouve sur une suite représentant le simbole des Apôtres en douze morceaux, gravé par Jean le Clere,

Ces estampes portent la marque de quelques dessinatur inconnu , formée d’un N et d’un P liés ensemble , qui ne peut être celle de Poussin, car ce peintre n’était qu’un enfant en 15Q0, lorsque cette suite parut.

L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, attribue la première marque à Virgile SOLI$. Gori (Notizie istoriche degl’ intagleatori etc.) lui attribue la seconde. Il n’y a pas de fondement dans ces données, car les pièces sur lesquelles on trouve ces marques n’ont pas de ressemblance avec les ouvrages

de celles de Virgile Solis.

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La première se trouve entr’ autres sur trois pièces qu’on nomme les Soldats , savoir:

1) Un hallebardier. Ich bin ein Feldwebel etc,

2) Un Tambour. TVenn ich. mein Drummel etc.

3) Un fifre. Ein Pfeifer bin ich etc. *)

La seconde se trouve sur une pièce représentant. Les noces de Psyché. Copie en contre - partie d’après une autre gravure de deux planches par un anonyme d’après la pein ture exécutée par Raphaël dans la galérie du palais Chisi. La marque est placée à gauche sur l’escabelle, contre laquelle est appuyée la massue d’Hercule **)•

Nro- 354.

Selon Christ cette marque ***) passe pour celle de Nicolas WEILBRQNNER. Artiste sur lequel, je ne trouve pas de notices.

*) Cette donnée est douteuse car Poussin est né en 1590 . "fet Noël Garnier naquit à ce qu’on prétend en 1490 > par conséquent un siècle entier avant Poussin, Il n’est donc pas probable qu’il lut 1 auteur des figurrs allégoriques citées par Gori.

* ) Il ne parait pas que Mr. Bartsch a lu ce mot comme les autres auteurs avant lui,, car il prend

la dernière lettre pour un S gothique, et il ran-

ge cette marque entre se» inconnues.

*) Ces trois estampes sont mal dessinées et aussi mal gravées à l’eau forte. Chacune est marquée du chiffre, du grareur.

*’) Selon Mr. Bartsc/i ( peintre graveur vol 15 page 44.) ces deux monogrammes appartiennent suivant toute apparence, à uu -et le même maître allemand.

*”) Cette marque paroît appartenir au maître du monogramme Numéro 357. de" celte partie.

Nro- 355-

/ Jpin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen) attribue cette marque a Nicolas WILBORN. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices non plus, et qui est probablement le même que Christ nomme TVeilbronner.

Nro- 356-

Ces lettres avec Tannée 15Ô7 peuvent dénoter suivant Christ N. YYEYER. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices non plus,

Selon Christ un chiffre composé d’un N, d’un M et d’un TV. plus petit, et souvent renfermé dans une tablette, se trouve sur d’anciennes gravures en cuivre qui ressemblent aux ouvrages italiens, quoiqu’elles soient d’un maître allemand. Je sérois porté à expliquer cette marque par NICOLAS MANUEL , si je savais interpréter le W du milieu.

Le Professeur Christ a probablement compris ici Nicolas Emanuel Deutsch , dont cependant l’ouvrage n’a pas de rapport avec celui du maître de ce monogramme , d’un autre Nicolas Emanuel l’histoire de l’art ne fait pas mention.

Mr. Bartsch (peintre graveur volume 8 page 543) nous donne l’explication de 18 pièces portant ces chiffres savoir: 1 le portrait de linipperdolling , copie en contre - partie de H. Aldegrever. 2) La Victoire et la renommée, copie d’après le maître au caducée. 3) Sacrifice au dieu Priape , copie d'après, le maître au caducée. 4) Le Triton et la sirène, copie en contre - partie du maître au caducée. 5) Le cheval ailé. * *) 6) Le triomphe de Paris

*) Cette pièce est pareillement une copie d’après

et d’Hélène. 7) Saturne en planète *). 8)

Jeux d’enfans en forme de frise. Q) Vignette en forme de frise, offrant deux branches qui sont ornées de larges feuilles. 10) Autre Vignette semblable, où Ton voit deux enfans nuds qui tinnent les deux bouts du rinceau. 11) Autre Vignette en forme de frise, offrant deux branches de feuillage qui naissent aux deux coins d’en bas de l’estampe. 12) Dessin de la moitié d’une arcade, ornée de sculpture. 12) Montant d ornemens , il présente entr’ autre un vase surmonté d’un chérubin. 14) Montant d’ornemens où Ton voit entr’ autre à mi hauteur de la planche un buste dans un médaillon. 15 et 16) Deux dessins de gaine qui vont ensemble , le premier offre Eve debout près de l’arbre de vie, le second représente Adam debout près de ce même arbre. 17) Autre Montant d’ornemens qui olfre une espèce de candélabre orné. 18) Frise remplie de feuillage.

J’ai vu au Cabinet d’estampes de S. M* le Roi de Bavière encore une pièce qui porte la troisième de ces marques, dont l’ouvrage m’a parut du même artiste. Elle représente la défaite d’Holoferne , petite frise où Ton voit au milieu de l’estampe une grande tente, dans laquelle Judith est occupée à trancher la tête à Holoferne. Aux deux côtés de cette tente on remarque plusieurs Soldats qui se battent à cheval et à pied. En haut sur la tente on lit: olifernvs, et à gauche entre les pieds d’un Soldat qui court , sont gravées les lettres N. W. et l’anée 1557-

Hauteur 1. p. 7- Hg. Largeur 6. .p. i. lig.

le Maître au caducée et échappée aux recherches de Mr. Bartsch. Elle diffère de l’original qu’ou a, ajouté les mots EL TEMPO.

*) Suivant Mr. Bartsch il est à croire que notre artiste a aussi gravé ies six autres plauetes.

Nr°- 558. a.

Selon Papillon cette marque dénote (O.) GOUJEON graveur en bois qui travailla pour la Cosmographie d 'André Thevels imprimée à Paris en 1575. Fussli (Allgemeines Kiinstler Lexicon) le croit parent de Jean Goujeon célébré sculpteur et Architecte sous le Règne de François I. Roi de France.

Je n'ai jamais eu occasion de voir de ces ouvrages.

Nr°- 358. b.

Selon Mr. Strutt ( biographical Dictionary cette marque signifie Jean OLIVER, peintre sur verre graveur à l’eau forte et en manière noire, né à Londre en lôlô. Mr. Walpole le croit neveu de Pierre Oliver. On a de lui différons portraits et gravures à l’eau forte d'une pointe légère qui portent cependant son nom en entier, J. Oliver fecit ,. ou I. Oliver fecit aqua forli lOîO-

Je n’ai jamais pu trouver de ces ouvrages avec la marque,

Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque signifie 10LAT graveurs en bois qui vivait à Paris vers la fin du 15me siècle, et y mourut vers l'an 1550 dans un âge fort avanée, l’auteur du dit ouvrage a probablement tiré celte notice de Papillon qui parle d'un Jolat qui travailla pour les libraires de son tems, et qui dit avoir vu des gravures en bois de Jolat, dans des heures in 8vo imprimées à Paris environ 15Q0; les cadres qui entourent les pages de ces heures, sont décorés de figures de Sybilles, et ornemcns grotesques, avec des chasseurs, des bergers, etc. le tout très -mal dessiné, mais gravé d'une délicatesse exlraordinarie. Le fond de

ces cadres est noir et pointillé de blanc, cela fait un effet assez agréable. On y voit entr* autres une grande estampe qui représente la Ste Vierge et les Apôtres en prières ; elle est assez bien gravée , mais d’un dessin gothique.

L’auteur des Notices etc. rapporte encore de cet artiste ce qui suit : ,,C’est dans le ,,tems où les premiers graveurs français ne «faisaient qu’imprimer sur le papier quelques «traits informes et gothiques, que parut Jolat \ ,,La sécheresse de ses tailles, l’incorrection de ,,son dessin , prouve qu’il fut un artiste mé- «diocre, cependant il serait injuste de lui en «faire un reproche, parce qu’alors nos gra- «veurs ignoraient le goût de la belle nature, «qui seule inspire le génie, on les appellait ,, tailleurs d’histoire , ils étaient entièrement «subordonnés aux caprices des libraires ; qui «pour mieux vendre leurs livres de prières, «les ornaient de gravures en bois, au simple «trait, encadrés dans des ornemens pris sans «choix dans l’histoire sacrée et profane. Jolat «a travaillé à plusieurs de ces livres ; ses ou- «vrages , qui montrent plutôt la patience de «l’artiste que son génie , furent cependant «admirés.

Ce même auteur fepporte encore , que Jolat grava en 1502 les planches d’un livre de prière, que Simon Vostre fit imprimer sur velin, à l’usage de Rheims. L’histoire du patriarche Joseph, la Passion de N. S.: La Vie de la Ste Vierge etc. , sont représentés dans plusieurs cadres; c’est dans ce livre qu’on voit une danse de mort et 21 estampes délicatement gravées.

En 1520, il grava les planches pour de* heures in 4to. qui furent imprimées à Paris pour Grégoire Godai t ; il fit celles d'un ouvrage intitulé : Raison d'architecture antique , extraicte de Vitruve et autres arhitecteurs ,

nouvellement traduite d'espagnol en françoys, à l'utilité de ceulx qui se délectent en édifice.

Il travailla au grand Herbier français , petit in fol. Les figures sont presque toutes au simple trait, les planches ont 2 pouces 3 lignes de large sur un peu plus de 2 pouces et demi de haut.

On a encore de ce maître les figures d’un ouvrage latin , qui traite de la dissection du corps humain , de Carolus Stéfanus. Ce livre, qui a eu plusieurs éditions, dont la prevmière parut en 1553, renferme 58 estampes qui ont 10 pouces 3 lignes de hauteur sur (j pouces et demi de largeur. Il y en a plusieurs où l’on trouve la marque de Jolat et la petite croix de Loraine de Woeriot *) , sans doute que ces deux artistes ont travaillé de concert à cet ouvrage.

En 1536, parut à Paris, une traduction des emblèmes d’André Alciat , sous ce titre: Livret des emblèmes de maître André Alciat, mis en rimes françoyses et présenté à monseigneur V Admirai de France : imprimé chez Chrétien TVechel à l'escu de Basle 1530- A la tête de chaque emblème , est une petite gravure en bois, qu'on peut attribuer à Jolat puisqu’on voit sa marque à la 78me intitulée. Le simulacre d'espérance : Cette marque est placée au piédestal sur lequel est posé une déesse **).

Nro- 3Ô0.

Selon Christ cette marque se trouve sur le

Suivant Fussli fAlgemeines Künstler Lcxicon) Jolat a gravé eu bois d’après lesdessins de Pierre Woeriot et a copié des gravures eu bois d'Albert Durer.

**) L’auteur des Notices etc. Besançon 1807 dit, de posséder un exemplaire de ce livre: il contient 115 planches, parmi lesquelles on distingue celle citée enhaut, parcequ’on y trouve des contre tailles très -fines et très - délicates : C’est la plus belle de cette oeuvre.

frontispice très -bien gravé en bois de la première édition des oeuvres de Vesalius imprimée à Bàle chez Ilerbsl , et croit la gravure de cette pièce de Coriolan et la marque de Jean OPERES l’éditeur du livre.

Gori nomme cette marque Luca d’OLAN- DO. C’est le chiffre mal dessiné de Lucas de Leyde.

M arque mentionnée au Numéro 11Q. de cette partie, qu’on trouve selon Mr. Bartsch (Peintre graveur vol 13 page 206.) sur des gravures en cuivre savoir: 1) Neptune tenant son trident de la main gauche, dans un char attelé de deux chevaux marins dont chacun est conduit par un Triton qui nage à côté. Le char se dirige vers la gauche. Les lettras O. P. D. C. sont gravées au milieu de la marge d’en bas. 2) Orphée jouant de la guillare. Il est assis au milieu de l’estampe contre un arbre sec. Il a le pied gauche posé sur une butte, en avant de la quelle on remarque un lion qui n’est vu qu’en partie. Les lettres O. P. D. C. sont gravées au milieu de la marge d’en bas.

Nro- 3Ô3.

La première de ces marques est attribuée par Marolles à Philippe UFFEiNBACH, la seconde probablement la même et mentionnée an Numéro \ 19. de cette partie se trouve selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 page 2O0.) sur des gravures en cuivre savoir : 1) La Provi-

dence représenté par une femme habillée à la Romaine, assise sur un grand dragon ailée. Elle tient une corne d’abondance de la main droite, et de l’autre un petit miroir rond. On remarque quatre arbres dans le fond qui est

poussé au noir. La marque est gravée au milieu de la marge d'en bas. 2) Le triomphe de Mars. Mars est assis dans un char de triomphe ayant Vénus assise sur ses genoux. L'Amour sur un globe, se voit au devant du char qui est trainé par deux lions, conduits par un homme qui montre le char du soleil représenté à la gauche d’en haut. Le char est précédé de deux hommes; un troisième, accompagné de Mercure, le suit. La marche se dirige vers la gauche. Le lettre P est gravée sur le globe où l’Amour se tient debout. 5) L'aigle offert en Sacrifice. A la droite du morceau, un homme nud, ayant un casque sur la tête, est debout près d’un autel antique sur lequel on voit un aigle qu’il tient. A gauche une jeune femme habillée à la Romaine, verse quelque fluide sur l’aigle, d’un vase qu'elle tient de la main gauche élevée. On voit deux têtes de Chérubins dans chaque coin du haut* de la planche. La lettre P est gravée au milieu de la marge d'en bas *)

Nro- 3Ô4.

Marques altiibuées par quelques uns à un P. ARTOIS qui est absolument inconnu. Mr.

Bartsch (peintre graveur vol 5 page 24 et seq.) attribue les eaux fortes qni portent ces lettres initiales à Lucas van UDEN **), On trouve

>) Mr. Bartsch remarque encore quelques autres pièces de l’artiste qui s’est servi du chiffre indiqué a ce Numéro, ainsi qu’ aux Numéro 119 et I 5Ô2 . mais ils ne portent pas des marques où les marges en éloient coupées.

**) Selon Mr. Bartsch. Ces lettres sont suivant toute apparence les initiales des noms de quelque peintre , d’après qui Lucas van Uden a gravé ces estampes,

Seroit-ce peut-être ces estampes que le catalogue de vente de Maarseveen (page 98. Numéro 28) annonce comme gravées par un prétendu P. Artois.

entr’ autres la première sur un paysage où l’on remarque au devant de la droite , un berger assis sur une butte; quelques moutons paissent devant lui. Au delà du berger, un groupe de quelques grands arbres s élève d’une terrasse escarpée. Deux autres arbres, mais plus petits, sont plantés très près l’un de l’autre au milieu de l'estampe, sur le bord d’un chemin qui conduit dans le fond, à une chaumière entourée de bois. Le lointain à gauche offre un village avec une eglise dont le clocher s’élève en pointe. Les lettres P. A. sont tracées au bas de la droite, dans le coin *).

Les autres lettres initiales P. A. I. se trou vent sur cinq paysages appartenant à une suite de huit pièces numérotées et attribuées à Lucas van Uden savoir: 1) Nro. III. Presque au milieu de ce moreau, un grand arbre dont la cime dépassé le bord supérieur de la planche s élève delà mi- hauteur d’une colline qui va en montant vers le milieu du fond. Surun chemin, au milieu du devant, un homme marche à côté d’une femme qui porte un panier au bras. Deux autres figures se voient à mi -corps dans un creux à la mi -hauteur de la colline. On apperçoit au bas de la gauche, dans le coin, les lettres P AI, tracées d’une pointe fine. 2) Nro. IV. A la gauche de ce morceau s’élèvent deux petites collines surmontées d’arbres. Elles font partie d’un bois qui se tire dans le lointain à droite. Sur le devant, presque au milieu, un jeune garçon est assis a terre près d un berger cjuo quelques moutons entourent. Quelques traces des lettres P A I , se voient au bas de la droite, dans une pièce d’eau. 3) Nro, V. Sur le

Cette pièce appartient à une suite de six estampes, dont les autres ne portent ou point de marque ou celle de Lucas van Udent et l'adresse de François van IVyngacrde.

OO

second terrain à gffuche, une petite hauteur couverte de bois touffu se tire, en s’inclinant, vers la droite du lointain où se présente la vue d'un village richement orné d’arbres. On remarque sur le devant, vers la gauche, un berger entouré de ses moutons. Ces figures sont peu distinctement exprimées. Au bas de la planche, à droite, est une pièce d'eau dont le bord est garni de quelques saules ébranchés. tes lettres P A I, sont tracées vers la droite du bas, dans l'eau. 4) Nro. VI. Le côté droit présente un bois. On y remarque particulièrement un arbre isolé qui s’élève au milieu du devant, ainsi qu’un bouquet de deux autres arbres qui sont plantés sur une butte à la droite de l'estampe, Entre ces deux arbres et celui qui est isolé dans le milieu, on apperçoit, vers le fond, un homme conduisant j>ar la bride un âne sur lequel une femme est assise, ayant un enfant sur les bras. Leur marche est dirigée vers la gauche. Près de l’arbre isolé un berger accompagné de quelques moutons, est assis à terre. Au bas de la gauche on apperçoit les lettres P AI, foiblement tracées * *), 5) Nro. VIII. A gauche, sur une terrasse escarpée, s’élèvent quatre arbres touffus. Trois saules peu feuilles sont plantés à droite sur le devant. Presqu'au milieu de l’estampe , pareillement sur le devant, marche une femme tenant un bâton d’une main , et portant un panier de l’autre. On apperçoit à une petite distance un berger assis dans un creux, et

*) Selon Mr. Bartsch. On a de ce morceau des épreuves tirées de la planche après la retouche. On les connoit à la plante à grandes feuilles qui est au bas de la hutte d’où s’élève le bouquet de deux arbres. Cette plante assez distinctement exprimée dans les premières épreuves, est couverte d’une ombre noire dans les secondes. De plus, la jambe gauche du berger, les moutons et le terrain où ils paissent, qui sont en blanc dans les premières épreuves, sont ombrés dans les secondes.

soufflant dans sa flûte. Le fond offre un village dont on ne découvre que le toit des maisons. Les lettres P A I, sont marquées au bas de la gauche.

Les mêmes lettres se trouvent encore sur une pièce dçlachée attribuée à Lucas van Uden savoir. A la gauche de ce morceau est une colline qui s’incline doucement vers le devant à droit. On distingue à sa mi -hauteur une femme portant' un panier sur la tête, et marchant sur un chemin garni aux deux côtés de groupes d'arbres plantés chacun sur un petit monticule. Au devant à gauche, au pied de la colline, marche un chasseur portant un fusil et suivi d'un autre chasseur qui mène un grand chien. Les lettres P AI, se trouvent marquées dans le coin , au bas de ce même côté *).

Nro- 3Ô5.

Selon Papillon ces lettres dénotent P. BO- NÀRDEL graveur en bois, sur lequel je ne trouve pas de notices non plus.

Nc°- 366.

Papillon attribue ce3 lettres à Pierre DUCHES- NE ou Du CHESNE graveur en bois sur lequel on n'a pas de notices,

Nr°- 367.

Selon Christ ces lettres signifient sur d’anciennes gravures Pierre FLODNER ou FLOER- NER **).

*) On a de ce morceau des premières épreuves , moins chargées de burin , et avant les six oiseaux qui se voient en l’air au haut de la droite.

*t) Suivant Doppelinaier, Pierre Floetner fut sculptur à Nurmherg qui faisait des portraits, des pe-

tites figures, et des histoires, desquels se sont servi les orfèvres. Il est mort à Nuremberg en

Je n’ai jamais eu occasion de trouver ces lettres sur des gravures en cuivre vers le milieu du îônie siècle; mais bien sur des gravures en bois.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol Q page lC>2.) nous donne entr’ autres l’explication de quelques gravures en bois avec cette marque savoir: 1) un vieillard à grande barbe debout, faisant un geste de la main droite, et ayant l’autre couverte de son manteau. A la gauche d'en bas, les lettres P. F. sont gravées sur un marteau de bois, contre lequel un repoussoir est appuyé. Cette figure est nommée Tusco père des Allemands, E[le se trouve dans un ouvrage intitulé: Vrsprung und Herkommen der zwôlf ersten alten Iionige und Fdrsten deutscher JSation etc. à Nuremberg 1543, chez Hans Guldemundt l’ainé in folio. 2) L'heure de la mort. A la gauche de ce morceau, ou voit la mort prête à surprendre deux amans qui son*, assis sur un banc de gazon au milieu de la pièce. On remarque à droite deux démons tendant des pièges pour se saisir de leurs âmes. Les lettres P. F. sont gravées au milieu d’en bas. 3) L’Alphabet romain représenté par des figures d'hommes, de femmes et d’enfans nuds. Les lettres P. F. sont gravées sur une bannière arborée à un des bouts d’un boudin ailé. A l’autre bout deux repoussoirs et un maillet sont attachés avec un ruban. Ce rebus se trouve vers le milieu d'en bas. 4) Un lit de parade avec des colonnes et beaucoup d’ornemens. Enhaut de chaque coté on voit un génie avec une torche. Au milieu d’en bas un marteau et deux Ciseaux, vers la gauche une banderole avec les lettres P. F. *),

*) Cette pièce n’est pas citée dans l’ouvrage de Mr. Barlsch.

/ Ipin (Anleitung Bildnisse zu sammlen etc.) et après lui Christ attribuent ces marques à Philippe GONDELLE, quelques autres les nomment Pierre GOLLA. Artistes sur lesquels on n’a pas de notices.

Mr. Bartsch *) ( peintre graveur vol g page 233.), a ces marques entre les inconnues sur six pièces savoir: 1) Jonas se pleignant à Dieu de ce que le ricin qui faisoit de l'ombre, s’etoit desséché. Le lointain à gauche offre la vue de la ville de Ninive. Au haut de ce même côté est écrit. Der Her

sprach zu Jona — solcher grossen Stcidt.

1552. Au dessus de l’année est le chiffre de l’artiste. 2) Allégorie sur l'ancien et le nouveau testament. Un arbre qui s’élève au milieu du devant, divise l’estampe en deux parties. Celle de la gauche offre, dans le lointain, Adam et Eva mangeant du fruit défendu; et plus en avant, la mort comme suite du péché. Le côté droit présente, dans Je fond, le mystère de l’incarnation, et plus en avant, Jésus Christ à la croix, amortissant par son sang le péché originel de l’homme. Vers la droite d’en bas, la marque de l’artiste est gravée sur une pierre carrée, et à gauche est l’année 1552. 3) Le portrait de Jean

Guillaume Duc de Saxe, représenté à micorps, vu de trois quarts et tourné vers la gauche. En bas deux génies ailés tiennent une banderole sur laquelle est écrit : Der Christum hat F ganzen Reich etc. A droite on voit, en haut l’année 1554, et en bas la

*) Il est à remarquer dit cet antreur, que les estampes de ce maître inconnu ne doivent pas être confondu avec celles gravées par Philippe Galle, qui s’est servi quelque fois de ce même monogramme: voyez Numéro 1054. de ma première partie.

5 lG

marque *). 4) Le portrait de Jean Frédéric IL duc de Saxe. Il est à mi -corps, vu presque de face et tourné un peu vers la» gauche, tenant son chapeau de la main droite, de l’autre les gants. Au bas est cette inscription : Der hochgebohrne Fiirst und Herr Herr Johans Friderich der Miller etc. 1552 , la marque est vers le bas de la droite. 5) Autre ■portrait du même. Il a à peu près la même attitude, mais sa tête est couverte d’un petit chapeau, orné d'une plume. En bas est écrit: Rectorum generi benedicam etc. 1552, la marque est à la droite d’en bas. 6) Portrait de Jean Frédéric I. Electeur de Saxe. Il est à mi - corps et vu de face. Le côté gauche de l’estampe offre un lointain où l’on a représenté Daniel dans la fosse aux lions. Au bas de ce côté est une table avec une pièce en vers latins : Daniel in lacu leonem. Dan VI. Exul apud Medos quem posuere, ru-

ent. — M. D. LI. Le chiffre de l’artiste se trouve gravé sur une tourelle carrée et tronquée , vers la gauche d’en haut*

Nr°- 369.

Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary etc.) , attribue cette marque à Pierre KINTS. Graveur en bois Allemand qui florissait vers 1Ô10 et 1020. Il doit avoir gravé différentes pièces en bois d’après un maître

*) Selon Mr. Bartsch. On a de ce morceau deux épreuves, la première est celle qu’on vient de détailler. La seconde diffère par plusieurs changemens que l’on a opérés dans la planche : La tète est entièrement effacée et remplacée par une autre qui montre un âge plus avancé. Les deux génies ailés, au bas de la planche, sont effacés , et la banderole est changée en une pierre qui porte cette inscription : Dax facie îiac seplem illustris etc. L’année 1554 a été effacée et remplacée par celle de 1569 , qui se voit à la gauche d’en haut. Enfin , derrière le génie à gauche, qui soutient l’écusson d’armes, s'élève un arbre que l’on ne voit pas dans la première épreuve.

qui s’est signé avec un monogramme A. S. liés emsemble, entr’ autres une pièce représentant la Visitation de la Ste Vierge chez Ste Elisabeth bien dessinée et bien exécutée.

Je n’ai jamais eu occasion de voir cette pièce.

Marques attribuées à Martin POEHM ou Pierre MAES , voyez Numéro 327. de cette partie.

Nr°- 371.

Marques attribuées à Pierre MARCHAND, voyez Numéro 328. de cette partie.

Nro' 372.

Apin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen) attribue cette marque à Paul MARS. Je n’ai jamais vu de ses ouvrages , ni trouvé de notices sur cet artiste. Fussli , (Allgemeines Künstier Lexicon ) dit seulement Paul Mars est le nom d'un graveur.

Nro- 373.

Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary etc.) attribue cette marque à Théodore van KESSEL. Je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

ro- 374.

Suivant Gori celte marque signifie Pierre NOL1N graveur français , de qui on doit avoir différens ornemens, grotesques etc.

Je n’ai pas eu occasion de les voir.

M arques attribuées à Pierre PERUGIN. Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 page 354.) rapporte la dessus ce qui suit: „Nous n'osons

«pas décider , si les trois pièces dont nous ,, donnons le détail, appartiennent à un même ,, artiste, et si les lettres P. P. désignent le ,,nom du graveur, ou peut-être celui du dessinateur. JZani , en parlant d'une estampe «qu'il avoit vue à Bassano , dans le cabinet „du Comte Antoine Remondini, et que, d’auprès sa description , nous avons ajouté dans ,, l’appendice de notre catalogue *) est porté „à croire, que la dite estampe a été gravée ,,par Pierre Perugin (Materiali etc. p. 12Ç)). „ll se rapporte à ce sujet à l’abbé Lanzi qui „parle de cette même estampe ; mais il sem- „ble n’avoir pas pris garde, que Lanzi, à la « vérité, explique sans hésiter les lettres P. P. ,,par Pier're Perugin , mais qu'il ne considère ,,ce peintre que comme l’auteur du dessin de ,, cette estampe, laquelle parconséquent peut ,, avoir été gravée par quelque graveur «anonyme.

„Si toutes -fois une des trois pièces de „notre catalogue (nous ne pouvons absolu- ,,ment rien dire de celle du cabinet Remon- ,,dini) appartenoit à Pierre Perugin, ce seroit «suivant notre opinion. La puissance de VA- „mour. Le dessin qu’offre cette estampe, à .,un très grand rapport avec celui de ce pein- „tre, et la manière spirituelle et savante, avec «laquelle ce dessin se trouve rendu par la «taille, décèle trop visiblement l’artiste auteur.

’) Cette estampe représente le corps mort de Jésus Christ ôté de la croix, composition de quinze figures principales. Elle est marquée en bas des deux lettres P. P. liées par leurs jambes dans une espèce de noeud. Elle porte 7. p, 6 lignes, de hauteur, sur 6. p. 2 lig. de largeur.

Hcincke (Neue Nachricliten von Iiiinsllern vol 1 Page 38r) nous donne aussi l’explication de cette pièce. Dans le même ouvrage de cet auteur se trouve encore la cinquième marque (qui paroît être du même maître) sur une petite pièce représentant St. Christophe portant l'entant Jésus où on lit en haut POTENS.

«pour qu’on puisse l’attribuer à un simple «graveur

«Je crois faire plaisir aux amateurs de donner ici l’explication des pièces qui portent ces marques, qu’on attribue sans sûreté à Pierre Perugin. “

1) Chasse au lion. Un jeune prince chassant un lion. Il est à gauche, monté a cheval et accompagné d'une douzaine de cavaliers. Us sont de front avec quatre chasseurs montés à cheval qui se voient au milieu de l’estampe, poursuivant le lion. Cet animal se fait remarquer à droite, à la lisière d’un bois. Il a un chien sous ses pattes. Au devant de ce même côté on voit deux bergers qui jouent paisiblement de leurs flûtes, lis sont à genoux près de deux vaches dont une est debout, l’autre se repose. En avant de cette dernière un homme nud est couché par terre. Au milieu du devant, parmi les trois garçons de chasse qui poursuivent le lion à pied, il y en a un qui relève un cavalier tombé de son cheval. Le fond offre un pays monlueux où l'on remarque à gauche deux chaumières au pied d’une montagne. Les lettres P. P. â rebours et jointes avec une paraphe qui leur donne Pair de deux R. R., sont gravées au milieu du bas de la planche *).

Largeur 5. p. 2 lig. Hauteur 4. p. 4 lig.

2) Bacchanale au silène . Au milieu de ce morceau Silène est porté entre les bras de deux Faunes, et d’un Satyre. On remarque à droite un homme, les pieds dans l’eau, s'efforçant de prendre sur son dos une femme extrêmement grosse. Entre ce groupe et celui du Silène se voit un homme sur le dos. A gauche sont deux faunes dont l’un joue de

*) Voyez la quatrième marque.

deux flageolets, l’autre tient un chalumeau. La marque *) est vers la droite d'en bas, sur une souche **).

Largeur : 8 pouces. Hauteur 5 p- 5 lig.

3) La puissance de V Amour. Tel est le nom que l’on donne communément à un sujet emblématique , qui pourroit bien avoir quelque autre signification, mais qu’il seroit toujours difficile d’expliquer. Nous nous contentons, dit Mr, B arts ch de donner ici le détail des figures, qui le composent. On remarque d’abord au milieu de l’estampe un jeune homme nud, debout sur un piédestal. II tient de la main droite une torche et de l’autre le croissant, dans la concavité duquel on apperçoit la figure d’un homme à cheval qui va au galop. C’est à ce jeune homme qu’un vieillard à genoux sur un second piédestal, présente une petite idole , qu’il tient de ses deux mains. Sur un troisième piédestal, en avant de celui ; du milieu, est un autre vieillard couché et à ce qu il paroît , endormi. Sur un quatrième piédestal qui est à droite, est assise une femme ayant un enfant entre les bras. A ses deux côtés sont debout deux autres mères dont l’une porte son enfant sur les épaules , l’autre sur le bras gauche. On voit au delà de celle-ci deux femmes dont chacune porte un vase sur la tête. Sur un cinquième piédestal, à la gauche de l’estampe, sont debout à côté l’un de l’autre, un homme et une femme nuds qui portent un grand vase. Sur le devant de ce même côté, un homme nud est assis sur un cheval, ayant un cheval de main auprès de lui. Sur le devant de la droite, une fille se baigne les pieds

*) Voyez la troisième marque.

**) Le morceau est une copie en contre - partie de l'estampe A' André Manlcgna. Elle est faite trait pour trait, et très- bien gravée.

dans un petit ruisseau. Un peu plus vers le milieu, on remarque un jeune homme qui dort assis à terre , ayant la tête appuyée sur sa main gauche. Plusieurs autres figures encore sont disposées parmi celles que l’on vient de détailler. Une des plus singulières est un homme qui, au lieu de la jambe gauche, a un levrier vivant. Cet homme est représenté endormi et couché à terre sur le devant de la droite. Le fond offre une espèce de temple ou d’amphithéatre découvert et magnifiquement orné de colonnes de différentes formes , décorées et surmontées de bas-reliefs et de petites Statues. Un grand nombre de femmes et d’enfans de tout âge, et qui portent des torches, l’environnent. Ce morceau est extrêmement remarquable par la variété des attitudes des figures nombreuses qui entrent dans sa composition, ainsi que par la correction, et le gracieux qui régnent dans le dessin. Les ombres y étant presque généralement produites par ce que l’on peut voir de plus délicat en travail de la pointe sèche, donnent à cette estampe l’air d’un dessin fait à la plume et lavé à l’encre de la Chine du plus grand fini. Au milieu d’en bas sont les lettres P. P. entrelacées d’un paraphe.

Largeur 8- P- 6. lig. Hauteur: 6- p. 7. lig.

On a de ce morceau deux épreuves très différentes.

La première est très délicatement gravée. Des deux lettres P. P., on ne voit que les parties supérieures, les jambes de ces lettres et le paraphe qui les joint, sont effacées *).

La seconde est tirée de la planche , après qu’elle a été retouchée au maillet par quelque orfèvre peu habile qui a gâté la planche, d’autant plus qu’il n’a pas terminé tout le su-

*) Voyez la seconde marque.

jet; car la figure du jeune homme qui tient le croissant , celle du vieillard à genoux qui lui présente une idole, cinq figures du devant de la droite, et l’architecture du fond de ce même côté sont restées dans l’état où fut réduite la planche, l’orsqu’il entreprit de la retoucher; c’est-à-dire que toutes ces figures désignées sont très faiblement exprimées, la planche ayant été trop usée. 11 y a à remarquer, que dans cette épreuve les deux lettres P. P., et la paraphe qui les joint, sont bien exprimées *)•

On a de ce morceau une copie mal gravée par J. Uopfer en contre-partie de l’estampe originale.

Nr°- 376.

Selon Christ cette marque peut signifier Pierre PERNA, sur des gravures en bois imprimées à Bàle en 1583.

Nro- 377.

Suivant I\Ir. Slrult (Liogr. and crû Dîcl.) celte marque signifie Pierre PERRET. Graveur en cuivre flamand qui florissait vers 1590* Il a gravé d'après Breughel, Speccart et autres maîtres.

Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary etc.) dit qu’il a résidé à Madrid comme graveur de Philippe 7/7. roi d’ Espagne, et qu’on a de lui la femme adultère d’après Breughel, la Chasteté de Joseph d'après Speccart, et une suite de portraits des Rois de Portugal publiés en 1Ô03 et marqués Pedro Perret Sculplor Regis fecit.

Je n’ai jamais pu trouver ces lettres P. P. seules qu’on pourroit attribuer à cet artiste Fussli (Allgemeines Künstler Lexicon) le nomme Paul Perret graveur en cuivre et en bois d’Anvers.

Mr. Bryan, (biographical and critical Dictio-

nary etc.) attribue cette marque à Chrétien ROMSTÂDT. On doit avoir de lui différens portraits portant celte marque, que je n’ai pas eu occasion de voir. Voyez aussi la marque 122 attribuée à cet artiste.

Nr°- 37Q.

Apin (Anleilung Bildnisse zu sammlen etc.) nomme cette marque S. PERIECOUTEUR, qui est probablement P.Serwouter voyez ses marques Nro. 1085, 1185, et 1187 de la première partie.

Je n’ai cependant jamais pu trouver la marque de P. Serwouter de cette manière.

Nro- 380.

Marque attribuée à UFFENBACH voyez aussi Numéro 2ÛQ. de cette partie.

Nt0- 381.

Christ explique cette marque Pierre van LOMBARD , si quelques circonstances favorisaient sa conjecture, je ne vois aucun fondement dans cette donnée.

On trouve cette marque sur quelques gravures qui paroissent plus anciennes que celles de Pierre Lombard enlr’ autres sur trois pièces savoir : 1) Au milieu de la planche ua homme de condition, assis près de deux jeunes femmes dont on ne voit que les têtes , semble montrer deux dés jettes sur une table qui est devant lui, à un homme qui se tient debout vers la gauche de l’estampe. Un autre homme, vu presque par le dos, est debout à droite. La marque est gravée sur une tablette à la gauche d’en bas. Pièce ronde *). 2) Ste Cathérine représentée à mi -corps vue

*) Suivant Mr. Bartsch , (peintre graveur vol g page 24-) On nomme cette pièce ordinairement le maître de la vigne de l’évangile , mais il dit qu’elle pourroit bien ne pas représenter cette parabole de l’évangile de St. Mathieu.

*) Voyer la première marque.

de trois quarts et tournée vers la droite. Elle montre de la main gauche la roue qui lui a servi de supplice, et lient de l’autre un glaive. Sur une pierre d’appui , au bas de l’estampe, on voit à droite la roue dont on vient de parler, au milieu un livre ouvert, et à gauche une tablette avec la marque. 3) Le purgatoire. Une femme à genoux au pied de la croix qu’elle embrasse avec ferveur , et à laquelle Jésus Christ est attaché. Cette croix est arborrée sur le bord du purgatoire qui est à la droite de l’estampe, et duquel un grand nombre d’anges délivre les âmes , et les transporte vers le haut de la gauche , dans le ciel , où l’on apperçoit Dieu assis sur un trône entouré de Saints. Dans une banderole qui flotte à droite, à mi hauteur de la planche, on lit ces mots: 09 (Oremus?) pro benefactoribus , écrits en caractères gothiques et avec abréviations. Au bas de la gauche est une tablette avec la marque.

Nr0- 382-

Dans le supplément du Dictionnaire des Monogrammes de Christ. Edition française se trouve cette marque attribuée à Virgile SüLlS. Numéro 185. suite des marques de l’abecédaire des peintres.

Cette donnée est fausse car j’ai l’Abecedario pittorico Edition de Bologne 17 1 Q devant moi, mais je ne trouve pas cette marque,

Suivant Christ cette marque peut signifier PLEYENWURF. Selon Doppelmair (page 181) Guillaume Fleydennujf fut graveur en bois à Nuremberg vers 1500 , où il a travaillé d’après les dessins de Michel Wohlgemuth différentes Villes et portraits pour la Chronique de Harlmcin Schedel imprimée vers 14Q0.

Cette marque cependant se trouve selon Mr.

Bartsch (Peintre graveur vol 6 page 30Q.) sur des gravures en cuivre *) , entr’ autres 1) sur une Ste Vierge vue de face, assise sur un banc de gazon revêtu de planches de bois. Elle soutient de ses deux mains l’enfant Jésus qui est assis sur ses genoux et qui regarde un petit oiseau perché sur sa main gauche élevée. La tête de la Vierge est entourée de rayons. Les lettres P. W. sont marquées au milieu du bas de l’estampe. 2) St. George tuant le dragon. Le saint descendu de son cheval est au milieu de l’estampe. Il perce d’un glaive la gorge du dragon qui, de ses deux pattes de devant, s’éfforce de retirer une pique enfoncée dans sa poitrine. Le cheval du saint est vu par le dos au devant de la droite. Les mots AVE MARIA MATE sont écrits à rebours sur son harnois. La reine

implorant le secours du ciel, les bras élevés, est à genoux dans le fond à droite, au pied d’une montagne dont le sommet est garni

d’un château. Les lettres P. W. sont marquées au milieu dén bas. 3) Les deux soldats, vers la gauche de l’estampe, un soldat

debout, vu presque par le dos, et coiffé d’une calotte d’où descend une longue plume, parle, le bras tendu, à une autre soldat qui est devant lui, tenant un petit étendard de la main gauche, et de l’autre faisant un geste. Les lettres P, W. sont gravées au milieu d’en bas,

Christ attribue cette marque à Caspar RE- VERD1NUS. Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière.

*) Selon Fussli ( Allgemeines Künstler Lexicon.) 11 y a aussi un Jean Fleydenwurf entre les vieux peintre de Nuremberg vers 1458 qui fut probablement le père de Guillaume ; mais ou ne trouve pas qu’il ait gravé en cuivre.

Orlandi attribue cette marque à Nicolas de LARMSSIN. Je n’y vois pas la moindre vraisemblance la dedans.

Nto- 386.

M arque attribuée par quelques uns à Guide RUGHIER1. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste. On trouve cependant ce chiffre sur une copie d’après H. Goltzius représentant le garçon avec le grand chien, dans le sens de l’original, marquée Caesar Capranica exe. romae anno 15QÇ), mais la même dédication, les mêmes vers que sur l’original excepté qu’on ne trouve pas le nom de P. Scriverius *).

Nro- 387.

Marque attribuée à Hans (Jean) RO GEL , voyez Numéro 217 de cette partie»

Mr. St7~utt (biographical and critical Dict. etc. ) attribue cette marque à Lucas PENNI. Je n'ai jamais pu la trouver de cette manière **).

L'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , attribue cette marque à Raphaël de MEY dessinateur et graveur allemand, né vers l’an 15Q0. Il doit avoir gravé d’un bu rin fin et délicat, un petit nombre d’estampes qui seraient fort belles , si le dessin répondait à l’exécution. La plupart ont été copiées

*) Dans le Peintre Graveur de Mr. Bartsch oette copie n’est pas remarqués.

**) Cette marque paroit être celle indiquée au Numéro 595. de cette partie.

| d’après Goltzius , et autres maîtres des Pays - Bas-

Cet auteur cit de ce maître 1) St. Matheus capucin , en prièrre m. p. en h. marquée de son nom eu entier 2) une tentation de St. Antoine id d’après Martin Schongauer (Schon).

Nto- 390. :

Marques mentionnées au Numéro 375. de cette partie.

Nr°- 3Q1.

Suivant Christ deux R qui se tournent le dos sont fréquens sur des gravures ; mais ils ne sont pas encore déchiffrés. Je trouve R . Rodius sur de grands morceaux gravés en cuivre d’après Titien, par exemple, sur le massacre des innocens etc.

L’auteur des Notices sur les graveurs Be~ sançon 1807, adopte ce que dit Christ et le nomme Remi ROD1US graveur italien né vers l’an 14Q2, dont il ignore cependant les circonstances de sa vie; comme le peu d’estampes (dit il) que l’on a de sa main sont d’après le Titien , on pourrait croire qu’il vivait à Vénise et qu’il fut élève de ce peintre. Son burin n’est pas gracieux, il n’offre ni délicatesse ni fermeté 5 mais il a su rendre avec précision la correction du dessin des originaux sur tout dans les pièces suivantes. 1) Moïse montrant aux Israélites les tables de la loi grande pièce en t. 2) le massacre des innocens *) grande pièce en t. 3) Juthith faisant emporter la tête d’Holoferne. 4) Ester à genoux devant Assuerus 5) une Ste famille où l’enfant Jésus tend le bras au petit St. Jean.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 8 page 551.) a cette marque entre les anonymes, et

*) Pièce dont parle Chris f,

remarque les pièces 3 et 4- mais il ne dit pas qu’ ils sont de l’invention de Titien.

Nt0- 302.

Suivant Orlandi, cette marque signifie RA- PHAËL SANZIO , sur des gravures d’après lui. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver ainsi.

Suivant Mr. Bartsch (Peintre graveur vol 15 page 94) cette marque *) désigne suivant toute apparence le nom de PLATO dont elle contient toutes le lettres. On la trouve sur une pièce représentant Diogène assis en avant de son tonneau , faisant quelque démonstration avec une baguette qu’il tient de la main droite, les yeux baisés sur un grand livre ouvert qui est à terre, sur le devant de la droite. On remarque dans le fond de ce même côté un coq déplumé qu’il envoya à Platon , lorsque celui-ci eut défini l’homme, un animal à deux pieds sans plume. Cette belle estampe porte le monogramme à gauche , sur une pierre , près de la main droite de Diogène , dont Mr. Bartsch attribue la gravure à Jacques Caraglio d’après un dessin de Parmesan **).

Nro- 394.

Selon Christ, cette marque signifie RA- PHAËL URB1NO. On la trouve sur une Ste famille où la Ste Vierge est accompagnée de Ste Elisabeth tenant le petit St. Jean sur ses ge-

*) C’est peut-être la même marque que Mr. Bryan prend pour celle de Lucas Eennl voyez Numéro 388. de cette partie.

) Le meme sujet a été gravé en clair obscur de quatre planches sur lequel ou lit à la gauche d’en bas: FRANCI3CUS PAKMEN. PER VGO CARP, Ces deux noms sout exprimés en blanc.

noux qui présente un oisceau à l’enfant Jésus *).

Suivant Heinehe (Nachrichten van Künstlern vol 2 page 426.) cette pièce est gravée par Alix éléve de Champagne.

Nr0' 395.

Papillon (Traité sur la gravure en bois T. I, page 238 — 525. f.) attribue cette marque à un graveur en bois flamand nommé Silvius ANTONIANUS , et qu’on trouve selon Mr.

Murr (Journal zur Kunstgeschichte T XVI.

page 19) sur deux pièces d’une suite intitulée: Imagines mortis, His accesserunt Epigram mata etc. Coloniae apud haeredes Arnoldi Birchmanni. Anno 1555.

Ces pièces dit ce même auteur sont à la vérité d’un maître habile, et gravées en contre-partie: mais il n’a pu égaler l’original**). Les Numéro 17 et 18 sont marqués d’un A. italique d’un maître tout différent de celui qui a gravé les autres 51.

Ce que Mr. de Murr observe, à l’égard de la marque qui se trouve sur les figures Numéro 17 et 18 doit être confirmé, que ce monogramme ne se voit non seulement sur les pièces Numéro 17 et 18, mais encore sur la I5me (à côté d'un sablier) à la 25me (sur une pierre platte derrière la vieille femme) sur la 45me enfin (derrière un aveugle guidé par la mort). Or, l’observation citée par Mr. de Murr , que toutes les autres pièces non marquées étoient d’un autre artiste, se réfute d’elle même.

L’auteur des TSotices sur les graveurs Besançon 1807, nomme cet artiste (je ne sais

*) Le même sujet est aussi gravé par E. Rousselet.

*’) Voyez l’explication du monogramme H L. de Jean LeuczeLùurger Numéro 212- de cette partie,

avec quel fondement). ANTOINE S1LVYUS ou SILVYNS et rapporte le suivant: „Antoi- „ne Silvyns ou Silvius dessinateur et graveur „en bois, né à Anvers vers l’an 1525. On ,, connaît de ce maître un grand nombre de ,, planches qu'il a gravées pour l’ornement de ,,dift'érens ouvrages de littérature. Christophe ,, Fiant in, fameux libraire l'employa souvent, „parce que personne dans ce tems , ne sot „mieux que lui apprécier le mérite de Silvius. „Ses tailles sont belles et nettes , son dessin „est correct et sa composition est bien ordonnée. La plus grande partie de ses planches „porle son chiffré.

„Parmi les différens ouvrages qu’il a dé- „corés de ses tailles de bois, on compte; 1) ,,Un livre en langue espagnole, de ll6 pages, ,, imprimé à Anvérs en 1553, chez Jean Steelt- ,,jens , et dédié à l'Empereur Charles - Quint. „On y compte 20 moyennes estampes en hau- ,,teur , qui représentent les faits du chevalier „délibéré , écrits par Olivier de la Marche. „2) Un livre in 12 dont la lere édition parut „en 15Ô4, sous ce litre: Emblemata cum ali - „(juot himnis antiqui oporis Joannis Sambuc- „ci Tirnaviensis Panonii. Ce livre, qui fut im- ,, primé chez Plantin , contient 1Ô5 petites „eslampes non compris le portrait de l’auteur.

„En 1566, Plantin donna une seconde édi- „tion de ses Emblèmes, avec 56 estampes de „plus , non compris 45 médailles et monnaies „antiques avec leurs revers. Derrière le titre „est le portrait de Sambuc , représenté à mi - „corps et fort bien gravé.

..Plusieurs graveurs en bais ont travaillé ,,pour cette seconde édition , tels que Goltzius „et deux autres artistes, dont l'un a marqué „ses planches d’une, et l’autre d’un grand C, ,,au milieu duquel il y a un I. La marque „de Silvius se trouve aux planches des pages.

„22 , 24, 28, 57, 71, Ç7, QQ, 104, 107, 1Q7 „et 233*

„ll a aussi gravé les planches pour les „fables de Faerno , publiées en 15Ô7, en un „vol in 16, sous ce titre: Centura fabula e ex ,,antiquis autoribus deleclae , et à Gabriele ,, Faerno Cremonensi , carminis explicata. „Anlverpia , ex offeina Christophori Plantini .

Nr°- 396.

Selon Christ cette marque peut dénoter Sigismond HOLBEIN *) , sur des gravures qui paroisseni être faites d’après Albert Durer.

Dans cette donnée il n’y a pas de fondement , quoiqu’on prétend que Sigismond (l’oncle de Jean Holbein) fut orfèvre et graveur en cuivre et bois, qui doit avoir fait plusieurs vignettes et lettres grises , depuis 1511 jusqu’en 1520, on ne trouve pourtant pas de notices qui l’assurent.

Papillon dit cependant d’avoir eu un grand alphabet in fol de ce maître , qui représente des sujets de l’ancien et du nouveau Testament, et qui est gravé très - délicatement en bois.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 6 page 3Q1.) a les marques indiquées à ce Numéro entre les anonymes sur deux gravures en cuivre savoir; 1) TJn Crucifix. Jésus Christ à la croix, St, Jean, soutenant la Ste Vierge, est debout à la gauche de l’estampe. A droite est Pilate, appuyant sa main gauche sur un glaive, et de l’autre montrant le Christ. On voit derrière Pilate un soldat armé d’une

’) Christ (Dict. des Mouogr.), l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , et Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc,) attribuent avec d’autant moins de sûreté encore une autre marque à cet artiste, composée des lettres S. H, B. (voyez Numéro 400 , de cette partie).

pique. Le chiffre es! gravé à la gauche d’en bas *). 2) La Vierge au singe. La Vierge

est assise au bord d’une rivière, sur un siège de gazon, revêtu de planches de bois. Elle a la main droite posée sur un livre, et soutient l’enfant Jésus qui joue avec un oiseau perché sur la main gauche. Sur le devant vers la droite , un singe attaché à une des planches du siège, se repose aux pieds de la Vierge, Le chiffre est gravé au milieu d’en bas **).

Gori, (Notizie istoriche etc.) attribue cette marque à Simon CANTARINI da Pesaro. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

Nr°' 3()8.

Marque attribuée par Zani (Meteriali etc. page 59 et seq) à Francesco ***) SQUARCIONE, né à Padoue en 1394 et mort en 1474 âgé de 80 ans ****). Je me flatte dit Zani d’avoir dé-

4) Ce morceau est une copie de l’estampe de Martin Schongauer.

**) Ce morceau est une copie en contre - partie de l’estampe d'Albert Durer.

*’*) Vasari l’apèllc Jacopo. Ridolphi Francesco, Orlandi en a fait deux artistes différens.

*”*) Lanzi observe de ce maître , que , quand même il ne fut pas le plus grand artiste de son tems dans les états vénitiens, il fut du moins ie plus excellent maître pour les autres. Non content des moyens que sa ville natale et les autres parties de l’état vénitien lui offroient, il étendit le cours de ses études par toute l’Italie et la Grèce , et fit des dessins d’après toutes les peintures et sculptures qu’il jugea digne de son attention. A son retour à Padoue, il arrangea sa collection , qui jusqu’ à là lut reconnue pour la plus riche, non seulement en dessins, mais aussi en statues antiques , fragments et basreliefs. A l’aide de ces modèles plus encore que par ses propres ouvrages, il enseigna les jeunes élèves qui lui étoient confiés, et les succès de ces

couvert une gravure au burin de cet artiste distingué, qu’il décrit de la manière suivante: Elle a 20 pouces et neuf lignes de largeur , sur 14 pouces et 2 lignes de hauteur, les coins en sont un peu arrondis , et elle porte vers le milieu d’en bas cette marque SE- Le sujet (bas grotesque) représente neuf figures. Dans le milieu se trouve une vieille femme à très haut toupée tenant de la main droite une pique bien garnie de saucisses, de la gauche elle offre un pied de porc à un jeune homme. Un autre homme à genoux devant la vieille semble en implorer ses faveurs. Dans le fond il se trouve, deux autres figures assises et vues de profil, c’est- â -dire une de chaque coté , sonnant de la trompette. Le devant, qui occupe toute la largeur de la pièce, semble être un parterre parsemé de fleurs. Dans le haut uns raye horizontale est également ornée de plusieurs fleurs ; le reste du fond est blanc. Les figures sont d’une proportion larges, avec des pieds courts.

Le même auteur remarque d'avoir vu quatre épreuves de cette pièce. La première à Padoue dans la bibliothèque S. Giustina, appartenante aux moines bénédictins. La seconde dans la Collection ducale de Florence. La troisième dans le Musée de Paris , et la quatrième dans la Collection du sieur Michel Ni * tôt Dufresne dans la même ville.

Mr. William Otiley , (History of engraving) dit : „11 est difficile de se former une ,,idée juste de la manière dont cette pièce est ,,exécutée , par les observations que Zani allègue, pour l’attribuer à Squarcione. 11 nous „raconte qu’elle est exécutée dans le goût de

leçons furent tels, que le nombre de ses disciples se monta à ce que l’on prétend à 173.

Selon Fiorillo , (Geschichtc der Iàüiiste und Wissenschaften vol 2 page 20- ) le nombre des élèves de Squarcione n’éloit que 137.

,, l'ancienne école italienne , savoir dans celle ,,de ces maîtres qui ont gravés le jeu de larok «de MantegJia , dans celle de deux Brescia, «et d'autres artistes semblables, de mainière « qu’il est impossible de conjecturer lequel «d’eux l'étoit. Il est traité en tailles diagonales , comme les pièces de Manlegna et , .quelques unes de Gio. An. da Brescia , avec ,,des lignes serrées et croissées en plusieurs ..direction , semblables aux estampes du jeu «de tarok dans le style libre et nette adopté «par Benedetto Montagna. Zani dit: la vraisemblance, que Squarcione s’est acquis pendant ses travaux des conoissances de la grat,vure, n'admet aucune contradiction; cependant sa conclusion est un peu précipitée, en

..disant que les lettres $ E qui se trouvent sur «la pièce mentionnée, surmontées d’une marque d’abréviation sans entre point, soient «une preuve certaine , qu’elles doivent expri- ,,mer la première et la dernière lettre d’un «mot, et cela étant, qu’elles indiquent probablement le nom de l’artiste qui a gravé cet- «te pièce. Je n’ai jamais eu occasion de voir „ce morceau et par conséquent je ne puis rien ..ajouter de mes propres moyens pour appuyer „les conjectures de Zani sur l’auteur de ceinte pièce. “

Christ (Dictionnaire des Monogrammes) dit aussi qu’on trouve un S et un E sur des gravures en cuivre dont il ne donne cependant pas l’explication.

Nt0- 399.

Selon Christ (Dictionnaire des Mono-ram.

mes) Mr. Bryan (biograph. and critical Dict.) et l’auteur des JSotices sur les graveurs Besançon 1807 , attribuent ces marques (je ne «aïs avec quel fondement) à Simon HÜTER , qui est d’autant plus douteux pareeque l’artiste, qui s'est servi de ce chiffre, marquait

quelques fois ces ouvrages de S F ou d’un S seul avec la pointe. Lettre qui paroi t être celle du nom de sa famille. Le dernier auteur cité enhaut rapporte entr’ autres le suivant: ,,Si- ,,mon Hü.ter graveur en bois , né à Cologne „vers l’an 1550. Ce maître n’ayant travaillé «que dans son pays , il n’est pas étonnant ,, qu’on ignore beaucoup de circonstances de „sa vie , et qu’on ne connaisse pas tous ses «ouvrages: on présume qu’il 11'est jamais sor- ,,ti de Cologne , et qu'il y est mort. Il a ,, beaucoup travaillé pour orner la bible aLLe- «mande, de Dietenberger , qui parut en 1587. «Cette bible contient 136 pièces, non compris «deux frontispices : il y en a Q(j dans Fan- «cien Testament, dont 17 marquées d’un chif- „fre H. E. *) , qui est celui du dessinateur ,,Hans Heinz i les autres sont marquées du ..monogramme de Simon Hute 7 , formé de ..différentes manière.

,,Le nouveau Testament contient 40 pièces dont plusieurs sont marquées du chiffre ,,de Josse Amman : le reste est de Huter.

«Toutes ces estampes, sur -tout celles du «nouveau Testament, sont exécutées avec une «grande properté : il y a des contre- tailles «bien soignées : on y remarque un dessin cor- ,,rect, une grande précision, une coupe nette, >,et sur- tout beaucoup de délicatesse pour ren- «dre les extrémités. “

On connoit aussi de cet artiste, 48 pièces qui représentent des combats , des marches et évolutions militaires. Cette suite est dediée à Charles Quint.

Mr. Bartsch (Peintre graveur volume 9 page 41Q.) a ces marques entre les inconnues, selon cet auteur on les trouve entr’ autres: 1) sur plusieurs gravures en bois d’un ouvrage

*) Voyez le supplément de cette partie.

intitulé : Biblia , das ist die ganze heilige Schrift. D. Mart. Luther. Frankf. am Mayn 15Ô5. Durch Georg Raben, sigismund Feyerabend und TFeygand Erben. In folio. Cet ouvrage contient un grand nombre de pièces très joliment gravées en bois qui sont d’un même format, elles portent 5 pouces, 8 lignes de largeur, sur 4 pouces, 1 ligne de hauteur. Plus de deux tiers d’entre elles n’ont point de chiffre, les autres sont marquées de l’nne ou de l’autre des monogrammes de difîérens graveurs en bois. Il paroit qu’elles ont été généralement gravées les unes d’après les dessins de Josse Amman les autres d’après le maître

On trouve encore selon Mr. Bartsch la marque de cet artiste sur une gravure en bois d’après Virgile Solis appartenante a une suite de soixante sept pièces de difîérens sujets de la bible. Cet ouvrage a pour titre: Die Pro - ! phelen, ail Teutsch . D. Mart. Luth. Frankf. 1570 in fol. Le titre est imprimé dans une bordure à six compartimens dont chacun offre un sujet de la bible; à la gauche d'en bas est la marque de Virgile Solis : à droite S 1. qui désigne le graveur en bois. Une seconde bordure semblable qui est à la page 241 porte ce tilre[: Das neue Testament. D Mort. Luth. 1570. Cette seconde bordure porte en bas les lettres Y. S.

On trouve aussi six gravures en bois de lui d après le maître au monogramme S F. cité enhaut appartenant à difîérens sujets de l’histoire de la bible pour la traduction latine

v *j C’est la marque d’un dessinateur, qui a vécu vers 1580, et qui ne doit pas être confondu avec notre graveur en bois qui s’est quelques lois servi des ces mêmes lettres voyez les marques inconnues de la troisième partie.

des livres des antiquités Judaïques par Joseph V Hebreux. Imprimée à Francfort sur Mayn, chez Sigismond Feyerabend 1580 in folio» Suite de 97 pièces *).

Selon Christ (Dictionnaire des Monogrammes) Mr. Bryan , (biograph. and crit. Dict. etc.) et l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807), ces marques signifient Sigis monde HOLBEIN.

Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.

Nr0- 401.

Marque attribuée à Simon HÜTER, (voyez Numéro 399. de cette partie).

Nro- 402.

Marques attribuées à Jacques SIGMA1R, à Jean SCHÔFFER ou SCHAEFFER, et à Jean SCHWARTZ. Voyez Numéro 202» de cette partie.

Nro- 403.

Selon Heineke (Dictionnaire des Artistes vol 1 page 649.) on interprète cette marque KA- RAL1US SCULPS1T. On doit la trouver sur une pièce représentant Jupiter caressant Semèlé. 11 est assis contre un arbre, ayant l’aigle à ses pieds , et au côté droit un petit

•) 11 est à remaquer dit Mr. Bartsch , qu’il n’y a que 64 pièces qui soient gravées sur les dessins de Tobie Stimmer , et que celles-ci ne portent point de monogramme , les autres 33 ont été exécutées sur des dessins de difîérens maîtres savoir: vingt quatre d’après Josse Amman. Deux d’après le maître aux monogramme S F. une d’après le même maître, par le graveur en bois au monogramme Numéro 85. de cette partie. Une d’apres le même maître par le graveur indiqué a ce Numéro et attribuée à Simon Hiiter, et cinq d’après un maître anonyme par ce même graveur.

Amour. Il y a en haut une tablette suspendue à un tronc d’arbre, en bas se trouve un chiffre ressemblant à celui de Ravenna , et attribué par cette raison à ce graveur} mais il est formé d’un S et d'un K qu’on interprète Karalius Sculpsit.

Selon le même auteur, M. Mariette a pris ce sujet pour l’amour de Jupiter et de Junon; et croit qu’il a été gravé d'après un dessin de Jules Romain.

Je n’ai jarra's eu occasion de voir cette pièce, mais IVÎr. Bartsch (peintre graveur vol 14 page 358-) la donne pour l'ouvrage de Marc de Ravenne et dit : C'est à tort que Heineke prétend, que ce chiffre est formé des lettres SK; c’est sans contredit le chiffre ordinaire SR, à la forme duquel il ne manque que le rond de la partie supérieure de la lettre R.

- ’ Nr°' '404-

Marque *) attribuée par Bottari à Marc de RAVENNA. Il y a peu de vraisemblance dans cette donnée , car le goût de la pièce sur laquelle on la trouve n’a pas de rapport avec Celui de M. de Ravenne. On la voit entr’ autres sur la bataille de Constantin le grand, morceau en quatre planches jointes portant vers la droite cette inscription ; lmp. Caec . Constantinus prostrato ad pontem Milvium Tyruno Maxentio post graviss. CCC. fere annorum persecutionem affictam Christi ecclesiam liberati asseruit. Raphaël pinxit in Vaticano suit la marque.

Selon Heineke ( Nachrichten von Kiinstlern vol 2 page 348. ) la même marque se trouve aussi sur une suite de 24 pièces repré-

*) Selon Christ cette marque te trouve sur des gravures en cuivre laites dans le goût de François FLoris.

sentant différentes figures hiéroglyphes , sta. tues, et termes, dont la plupart est d’après Raphaël , il y en cependant quelques unes d'après d’autres maîtres.

.4pin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen 1728) attribue cette marque à Laurent STRAUCH, qui suivant Doppelmair (page 217.), fut un habile peintre de portraits à Nuremberg, naquit en 1554, et mourut en 1Ô30- Il doit avoir dessiné plusieurs vues de la ville de Nuremberg qu'on a gravées à l'eau forte.

Je n'ai jamais eu occasion de voir de ses ouvrages ni de ceux d'après lui.

Christ attribue la même marque à Laurent STOER , habile peintre d’Augsbourg dont nous avons des gravures en bois, imprimées en 15Ô7, et à Laurent SAUBERL1CH sur des gravures en bois, publiées à Wittenberg en

Je n’ai pas vu de leurs ouvrages non plus.

Mais la deuxième marque j’ai trouvé sur des dessins , dont je ne saurais donner la signification s'ils ne viennent pas de ce Laurent Stoer cité par Christ.

Nro- 40S-

Selon Christ un S , un N, et un H passent pour la marque de Stephan (Etienne) HEL- LER. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices et dout je n’ai jamais vu d’ouvrages.

Ma rques attribuées à SALZBURGER, et M.

GRUNEYVALD. Voyez Numéro 144. de cette partie.

Nr0- 403.

| Suivant Mr, Bartsch (peintre graveur vol 9

pagè 233.) cette marque signifie Lambert SU- TERMAN où Lambert Lombardus.

On îa trouve sur une pièce représentant le retour de l'enfant prodigue. L’enfant prodigue à genoux sur le devant de la gauche» reçoit la bénédiction de son père qui est débout au milieu de l’estampe accompagné de trois de ses valets. On remarque quelques hommes et une femme, occupés à tuer le veau gras. Une tablette avec le chiffre surmonté de l'année 1547 , est à îa gauche d’en bas. ,,En examinant (dit cet auteur) le dessin de „ces figures, on le trouve en rapport très- „ exacte avec celui de Suterman, connu sous >,le nom de Lambert Lombard. Cette ressemblance et la date dont l’estampe est rnar- ^quée , doitvent faire croire, que le raoao- „gramme désigne le nom de ce maître, d’au- „lant plus qu’il réunit toutes les lettres qui ^composent le mot de SUTERMAN,

L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 18Q7, attribue la première marque à Simon de PASSE, Jê n’ai pu la trouver de cette manière,

La seconde cependant plus grande (mentionée aussi par Chiist) j’ai trouvé, sur une gravure en bois représentant le songe de Nebucad-Nezar. A droite il y a un grand bâtiment d’architecture, où l'on voit le roi au lit faisant un geste de la main droite et semble montrer à un autre devant lui la grande figure qui est à gauche de l’estampe. Au bas du bâtiment au milieu est gravé l’année 1523 et à gauche au coin sur une tablette la marque*

Selon Christ ces marques dénotent Samuét TYE1SHUN, graveur en cuivre à Dresde et à

Pirna vers 1Ô50. On doit les trouver sur des portraits de Princes de la maison de Saxe.

Suivant l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, Weishun naquit à Pirna en Saxe vers l’an 1Ô2Q. Il s’établit à Dresde en 1(350, où il grava les portraits cités par Christ et encore quelques autres morceaux marquées des lettres initiales S. W. ou de ce monogramme. \

3e n’ai jamais vu d’ouvrages de cet artiste,

L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, attribue cette marque à TITIEN,

On doit la trouver sur une suite des gravures en bois (que cet auteur prétend de Titien même) reppésentant les travaux d’Hercule douze peines pièces.

Je n'ai jamais eu occasion de voir cette suite*

Selon Christ, cette marque signifie André TROST graveur à Wagenbourg en Garnie vers l’an 1080, dont je n’ai jamais trouvé d’ouvrages*

Suivant Christ. Un A avec un R, et un T d’écriture romaine , joints au monogramme avec l’année,, forme un chiffre qui est encore inconnu. Si la lettre du milieu étoit un F retourné, on pourroit lire F. A. REUTER.

3e n’ai jamais rencontré cette marque, l'idée de Christ cependant est très recherchée si le chiffre est véritablement formé de celte manière.

Nr°- 414.

Cette marque est attribuée par Christ â Thomas deBREUlL peintre vers lOlQ* Je n’ai jamais pu trouver ce chiffre. De Files (page 44Q*)

nomme cet artiste Toutsaint DU BREU1L, éltve de Freminet qui travailla après la mort de Frimal.ice avec Jacques Bunel à Fontainebleau et la petite galerie du Louvre brûlée en 16ÔO. H est mort en t602. P. Fatoure et son élève Gabriel le Jeune doivent avoir gravé d’après lui,

Selon Christ un T, et un F séparés passent pour la marque de Tobie FENDT. Graveur à Breslau qui suivant Fussli ( Allgemeines Künstler Lexicon ) s’établit à Francfort sur Main , où il grava les estampes pour un ouvrage intitulé: Monumenla sepulcrorum, cum cpigraphis , ingetiio et doctrina excellentium Virorum, imprimé en 1574 in folio, avec 125 gravures.

Je n’ai jamais vu cet ouvrage ni d’autres pièces de cet artiste.

Marques attribuées à Jeun TEUFEL, voyez Numéro 265. de cette partie.

Nr°. 4Î7#

Marques attribuées à Martin TREU voyez Numéro 537. de cette partie,

Marque attribuée par quelques uns à TRAUT- MAN. On la trouve sur des peintures.

Selon Fussli (Allgemeines Künstler Lexicon) Jean George Trautman peintre de Deuxponts s’établit à Francfort sur Main où il est mort en 17ÔQ à 1 âge de 85 ans.

Ses Ouvrages représentent pour la plupart des sujets de conversation , dans lesquels il tachait d imiter Gottjrid Schalcken.

Cette marque se trouve sur une pièce gravée en manière noire par A. Blooteling d’après Bega représentant un vieillard Juif tenant une médaille, demi figure, qu’on nomme STAFERI- NUS voyez Heineke , (Dict, des Artistes vol 3 page 60).

Nro- 420.

Selon Christ un T et un w , caractère italique font la marque des gravures flamandes en cuivre dans la manière de Rembrandt et d ’Ostade. Cet auteur présume que ces lettres pourroient dénoter Elie TERWESTEN, qui suivant Descamps T. 3. p. 2Ç)4. naquit à la Haye vers 1Ô51 et mourut à Rome en 1724.

Ces ouvrages cependant consistent en fruits et fleurs qui n’ont pas de rapport avec les ouvrages de Rembrandt et à’Oslade.

On a bien un Augustin Terwesten frère d’EZie peintre d’histoire né a la Haye en 1649 et mort â Berlin en 1711. (suivant Strutt 1717.) qui a gravé à l’eau forte, sur les ouvrages duquel je n’ai pas trouvé cette marque non plus.

Nr0' 421.

Selon Florent le Comte , Marolles et Christ, cette marque peut signifier Théodore CRUGER.

Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste, et les auteurs cités enhaut ne donnent non plus l’explication des lettres W. K.

Nro- 422.

Selon Chrrist , Orlandi et différens autres auteurs, cette marque dénote Théodore ZAGEL artiste sur lequel on n’a pas de notices et dont je n’ai jamais vu d’ouvrages.

On doit la trouver sur une pièce représentant une femme vue par derrière.

Mr. Slrult (biogr, Dict. ) et Mr. Bryan (hiograph. and critical Dict. etc.) attribuent cette marque à Vdlerian REGNARD graveur français médiocre qui florissait à Rome vers 1Ô30; Il doit avoir gravé d’après J. Antoine Lelio , A. Pomerancio , A. Ciampelli, et autres.

Cette marque appartient indubitablement à Jean Louis Valesio voyez 1230. de la première partie,

Nr0- 424,

Marque attribuée par quelques uns à Cri&pin de PASSE. On la trouve sur une pièee représentant une Charité dont on attribue l’invention à Raphaël , gravée a l'eau forte d’une manière très différente de celle de Crispin de Fasse,

Nro- 425.

Mr, Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) attribue celle marque à van GOAR ancien graveur en bois qui florissait vers 15 l6, cet auteur a copié Christ qui l’interprète encore à V. GAMBERLE1N,

Comme ces deux auteurs attribuent aussi les marques d’Urs Graf (voyez Numéro 303 , 555 et 1252 de la première partie) aux même artistes il est probable que la marque indiquée à ce Numéro appartient aussi à Urs Graf, j’avoue cependant que je n’ai jamais pu la trouver malgré le nombre de marques de cet artiste.

Mr. de Murr (Journ. T. V, page 28) cite un recueil de dessins qui se trouve à la bibliothèque de la ville de Bâle, et qui contient plus de quatre vingt dix pièces ‘’griffonées à la plume et marquées du second chiffre Numéro 555. de la première partie. Un de ces dessins porte cette inscription : von. mir . Urs.

Graf. GoJdschmùi. vnd miinzisen (Miiuzeisen, Miinzstempel) Schider (Schneider) zwo Basell ano 1523. Cette inscription est écrite en caractères très étrangers, inventés par Urs Graf même Mr. le professeur d' Anonne qui a communiqué ce s notices à Mr. de Murr croit que Graf s’est exclusivement servi de la seconde et de la quatrième marque Numéro 555. de la première partie, savoir les lettres V. G. entrelacées, et que les pièces de la passion attribuées dans le Catalogue de P. Pehaim à notre Urs Graf appartiennent à un autre maître, parceque les lettres V. G. s’y trouvent séparées , et qu’en outre ces gravures en bois différent trop des dessins qu’il a yus.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 7 page 457.) dit: ,,Ce sentiment de Mr d' Anonne ne „nous paroît pas assez valable, pour nous y „joindre. U admet lui -même deux modifications du monogramme d'Urse Graf , pour- ,,quoi donc n’attribueroit-on pas de même à ,,cet artiste les autres monogrammes qui offrent „les mêmes lettres , quoiqu’elles soient séparées ? D’ailleurs ce n’est pas être très exact „que de dire généralement, que toutes les piétés de celte passion sont marquées des lettres V. G. séparées, puisqu’elle contient cependant une où ces lettres sont réellement „enlrelacées , et forment le premier monogramme de la première partie Numéro 555. „composé d’une espèce de paraphe qui sont „peut - être les mêmes caratères étrangèrs, ,,avec lesquels a été faite l’inscription du des- „sin vu par Mr. d' Anonne. Ce monogram- „me paroît être échappé à ce professeur *)•

„Nous avons de plus à remarqner poursuit Mr. Bartsch t que l’estampe représentant

*) Quoiqu’il dit de posséder lui même cette passion, et non pas en pièces détachées, mais bien tout le livre qui contient 26 pièces, (voyez de Murr. T. V. page 29 ) Mr. Bartsch n’en compte que 24-

„ Jésus Christ instruisant ses disciples mar- „qüée du chiffre que Mr. d'Anonne déclare ..désigner Vrse Graj , se trouve imprimée à „la tête d‘un ouvrage publié en 1508, à Strasbourg par Knoblouch et dans lequel on a „employé six planches de la passion, qui suivant Mr. d'Anonne , ne seroient pas d’Urse ,.Graf. Or nous demandons, s'il est vraisemblable que l'imprimeur ait employé dans un „même ouvrage des gravures en bois , exécutées sur des dessins de deux maîtres diffé- „rens qui par hazard se seroient également „servi des lettres V. G.

„A l'égard de la grand différence que „Mr. d'Anonne croit avoir remarqué entre les ..dessins de Baie et les gravures de la passion nous observons seulement qu’une pareille différence provient souvent de la mal-a- „dresse du graveur en bois , qui altère son ,, original d'une telle manière qu’on ne saüroit „plus le reconnître dans sa taille de bois,

Nro- 42(5.

Selon Christ. Un I et un C entrelacés d’un L renversé, caractère romain, forment le chiffre d’un graveur en bois , qui ajoute souvent la figure d’un trèfle, ce qui me fait présumer que son nom étoit peut-être CLEEMAN *).

Cette donnée de Christ paroit fort douteuse j car cette présomption n’a aucun fondement.

J’ai bien trouvé la seconde marque sans le trèfle sur différentes gravures en bois d une, bible superbe dont j'ignore cependant l'auteur, qui a travaillé conjointement avec l'artiste au monogramme du Numéro 178- de cette partie et autres anonymes.

*) Klee ou Clee en allemand signifie Trèfle.

Marque attribuée à Philippe UFFENBACU, voyez Numéro 2G0. de cette partie,

Nr°' 428.

Mr. Bryan (biograph. and critical Dict, etc.) attribue ces marques à Virgile SOLIS. Je n'ai pu les trouver dessinées avec des lettre de cette manière,

Nr0- 42Q.

Selon Gori (Notizie istoriche etc.) cette mar* que doit signifier Virgile SOLIS. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste , et elle paroîl être la marque de Jean Ladenspelder voyez Numéro 1273. de la première partie,

Nr0- 430.

Suivant Gori (Notizie etc.) cette marque dénote Juste SADELER, mais on rie la trouve pas sur les ouvrages de cet artiste.

Christ l'attribue à Jean SCHWEIZER peintre hessois, qui Fussli (Allgemeines Künstler Lexicon) dit peintre et graveur de Zurich qui travailla en 1Ô(50 à Heidelberg, et qui est mort en 1Ô7Q. On doit avoir de lui plusieurs portaits au burin assez médiocres.

Je n’ai pas eu occasion de trouver sa marque ni de ces ouvrages. La seule marque que j’ai vue de cette manière appartient à Jean van Somer voyez Nro. 12.75* de la première partie.

Nr°- 43 t.

Christ attribue cette lettre à un artiste nommé W1DITZ, , dont Bernard Jobin fait mention dans la préface de ses portraits des Papes publiés à Strasbourg en 1573*

Je n’ai jamais vu d’ouvrage de cet artiste sur lequel je ne trouve pas d’autres notices non plus,

Nr0‘ 432.

Christ attribue cette marque à Antoine de WORMS.

Je n’ai pu la trouver de cette manière.

Nr°' 433.

Selon Heine ke (Jdée Générale page 234.) Huber (Handbuch etc. vol 1. page 108.) suivant l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , et IYIr. Bryan (biograph. and crilical Dect. etc). On attribue cette marque à Jacques WALCH ancien graveur allemand qui florissait vers 1480 , qu’on présume d’avoir été le maître de Michel Wohlgemuth *),

Tous ces auteurs doutent eux mêmes de la vérité de cette donnée et rien de certain se trouve sur cet artiste, qui d’après Doppelmair page 177 a été peintre de portraits à Nuremberg où il est mort vers 1500.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 6 page 56.) a rangé cet artiste entre les anonymes et dit: „Ce maître est remarquable parcequ’il est auteur original. La perte de son nom est à regretter. “ Suivant cet auteur on trouve sa marque 1) sur les douze Apôtres représentés debout, chacun dans une niche d’architecture gothiqne. 2) La généalogie de la Ste Vierge. 3) Le suaire et le nom de Jésus Christ . 4)

Trois têtes de mort , 5) dessin d'un S. Sacrement , 6) autre dessin d'un S. Sacrement. Morceau de deux planches jointes l’une sur l’autre. 7) Dessin d’une chapelle. 8) Dessin d’une crosse. Q) L’encensoir. 10) La fontaine 11) Le vaisseau. 12) Rinceau d'ornemens, 13) différent sujets militaires suite de huit estampes.

Selon Heinehe , (Neue Nachrichten von Künstlern T. I. page 385.) on trouve encore

*) D’autres prétendent qu’il fut le maître de Jean

Culrnbach.

avec la marque de cet artiste les pièces suivantes. 1) Jésus Christ à la croix entre les deux larrons sur la droite se voit un soldat sur une échelle qui casse les jambes a un larron; 2) une Ste Vierge demi figure, portant l'enfant Jésus qui tient une pomme. 3) Un clocher d’église pièce ronde 5) l’intérieur d'une chapelle *) 6) V intérieur d’une autre chapelle, en trois parties dont celle du milieu et plus haute que les deux autres. 7) Projet de six chapelles. 8) Trois différentes cloches d’un goût gothique. Q) Dessin d’un calice d’un goût très - gothique **).

Selon Christ et après lui Mr. Bryan (hiogr, and crit. Dict. etc.) cette marque dénote Nicolas HÎRSCHVOGEL, artiste sur lequel je ne trouve pas de notices et dont je n’ai jamais vu d’ouvrages.

Selon Doppelmair Veit Hirchvogel de Nuremberg avoit deux fils nommés Veit et Augustin et le fils d’Augustin s’appelloit Sebald. mais d'un Nicolas, l’histoire de l’art n’en parle pas.

Nro- 435.

Christ attribue la première marque sans fondement à Michel WQHLGEMUTH , c'est ce qui a copie l'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, en confondant les ouvrages portant cette marque avec ceux de Wenzeslaus Olomutz , et en changant l’année 1514 en 1518.

Je n'ai jamais eu occasion de trouver cet-

*) Cette pièce porte sur 6 p de largeur et 5 p. de hauteur. L’intérieur d’une chapelle remarquée par Mr. Bartsch , portent 14 pouces 7 lig* de hauteur sur 0 p, tO lignes de largeur.

♦’) L’au'.eur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, fait mention de toutes ces pièces remarquées par Heinehe qu’il paroit avoir transscrites.

te marque mentionée par Christ ; mais dans l'ouvrage de Mr. Bartsch (le peintre graveur vol Q page 53.) se trouve la seconde *) (peutêtre la même) entre les chiffres anonymes, sur une pièce représentant , une soldat arrêtant par la bride le cheval d’un porte-enseigne qui se dirige vers la droite , tenant son drapeau de la main gauche, et de l’autre faisant signe derrière lui. A la gauche d’enhaut est une tablette avec le chiffre qui est très foiblement exprimé. Ce même sujet existe gravé par un anonyme du seizième siècle. L’estampe que nous venons de détailler, et qui est moins bonne, paroît en être la copie **).

Mr. Bartsch rapporte encore que Heineke semble avoir regardé l'original, ainsi que toutes les estampes des petits maîtres anonymes qui portent l’année 1520 et 1521 pour des ouvrages de B. Beham,

Nr°- 43&

Mr. Bryan (biograph. and critical Dict. etc.) attribue cette marque à Josse AMMAN.

Je n'ai jamais eu occasion de la trouver.

Nr°- 437.

Selon Christ et autres cette marque peut dénoter Michel WOHLGEMUTH. Il n’y a aucun fondement dans cette donnée. On la trouve entr’ autres suivant Heineke (Neue Naehrichten von Künstlern vol 1 page- 589*) 1) sur le saint Barthélémy à qui on arache la peau 2) George tuant le dragon 3) un soldat s’appuyant sur sa pique et parlant à un

*) Sans cependant remarquer l’année 1514.

La même pièce se trouve aussi gravée avec quelques petits changcuiens par le maître au monogramme Numéro 28* 4e la première partie

nommé Alaert Clans.

homme vêtu d'un manteau. 4) L’enseigne tenant un drapeau déployé *), 5) le Cuisinier et la fille **).

Marques aussi attribuée à Nicolas HIRSCHVÛ- GEL voyez Numéro 434. de cette partie.

Nto- 439-

Marque attribuée par quelques uns à Guillaume HASSEL. Artiste sur lequel on n’a pas de notices et dont je n’ai jamais vu d’ouvrages.

On trouve bien un Jacques van Hassel, peintre de paysages (voyez Houbraken T. 2. page 345.) avec lequel cependant cette marque n’a pas de rapport.

Nr°- 440.

Selon Christ la première et la seconde marque dénotent Wenzeslaus JAM1TZER. L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, lui attribue la troisième, et le dit graveur et orfèvre de Nuremberg, naquit en 1503 et mourut en 1586- On doit avoir de lui quelques estampes faites avec précision , surtout des frises et de jeux d’enfans , qu’il rendait avec la plus grande vérité. Il fit un voyage à Constantinople, dans le dessein d’y travailler ; mais il ne tarda pas de revenir dans sa patrie , où il s’appliqua tout entier à la gravure. Le peu d’estampes qu’on a de ce maître , sont marquées de son nom , ou d’un monogramme composé des lettres W. I.

*) Cette pièce se trouve aussi mentionnée dan* l’ouvrage de Mr. Bartsch (peintre giaveur vol 8 page 18. ) comme copie très médiocre, grave'e en contre - partie de l’estampe de Lucas de Leyde.

**) Copie d’après Albert Durer connue sous le nom de l’hôlesse et le Cuisinier.

Ce même auteur rappoi’te encore que Josse Amman a gravé en bois , conjointement avec Jamitzer une suite des sujets de piété.

Je n’ai jamais pu trouver ces gravures en cuivre encore moins les gravures en bois de cet artiste, et il paroit que cet auteur a pris les ouvrages de Christophe Jamitzer *) pour ceux de TVenzeslaus.

Ce qui regarde les gravures en bois que TVenzeslaus doit avoir gravées conjointement avec Josse Ammon est une double erreur, premièrement ce dernier n’a jamais gravé en bois, secondement celte suite des sujets de piété mentionée ne se trouve pas.

Josse Ammon a bien gravé à l’eau forte différentes pièces pour un ouvrage de TVenzeslaus Jamitzer, mais ce ne sont pas de sujets de piété : Cet ouvrage contient cinquante planches gravées à l'eau forte d’après les dessins de TVenzeslaus Jamitzer, il porte ce titre : Perspectiva corporum regularium : Das ist eine Furweisung, wie die jünf regulirtee Corper , • darvon Plato in Timaeo , und Euclides in sein Elementis Schreibt etc. Durch einen sonderlichen neuen, behenden und gerechen TVeg, der vor nie in Gebrauch ist gesehen worden, gar künstlich in die Perspectiva gebracht etc. etc. durch TVenzeln Jamitzer , Burger und Goldschmidt in JSürnb erg 1508.

La première planche de cet ouvrage offre un cartouche de forme ovale, au milieu duquel est le titre avec des lettres d'imprimerie. L’ovale est entouré de figures allégoriques qui représentent l’Aritmétique , la Géométrie , la Perspective, et l’Arhitecture. Elle est sans marque.

Voici le détail des autres.

*) Voyez première partie Numéro 246.

Quatre planches avec différentes figures du Tétraèdre , précédées d’un frontispice orné de figures, qui désignent l’élément du feu. Chacune de ces planches est marquée de la voyelle A au milieu d’en haut. Le fontispice porte le chilfre de Josse Amman IA, les autres sont sans ce chiffre.

Quatre planches offrent différentes figures de V Octaèdre , précédées d'un frontis pice dont les ornemens désignent l’élément de l'air. Chacune de ces planches est marquée de la voyelle E au milieu d'en haut. Le frontispice porte le chilfre IA. les autres planches sont sans chiffre.

Quatre planches avec différentes figures de l 'Hexaèdre , précédées d’un frontispice dont les ornemens désignent l'élément de la terre . Chacune de ces planches est marquée 1 de la voyelle I. au milieu d’en haut ; mais aucune ne porte le chiffre de Josse Amman.

Quatre planches avec différentes figures de V Icosaèdre , précédées d’un frontispice dont les ornemens désignent l’élément de Veau . Chacune de ces planches est marquée de la voyelle O. au milieu d’en haut, et trois portent le chiffre de Josse Amman et l’année 150T. Le frontispice n’en est point marqué.

Quatre planches avec différentes figures du Dodécahèdre, précédées d’un frontispice dont les ornemens ont rapport à l’étude des corps célestes. Chacune de ces planches est marquée de la voyelle V. au milieu d’en haut. Le frontispice porte le chiffre IA. gravé vers le bas de la droite , les autres planches sont sans cette marque.

Vingt trois planches offrent différens corps regulièrs , dessinés en perspective, précédées d'un titre marqué vers le milieu d'en bas du chiffre de Josse Amman.

Dans Touvrage de Mr, Bartsch le (peintre graveur vol Q page 1080 > on trouve entre les monogrames anonymes la quatrième marque sur des gravures en bois, que 1 auteui des Notices sur les graveurs etc. peut avoir prise pour celle de PV. Jamitzer mais elle ne se trouve non plus sur des sujets de piété , mais bien sur différens dessins d’architecture suite de dix estampes, dont les unes sont en hauteur les autres en largeur. In quarto. Elles portent outre la marque du graveur encore celle

du dessinateur

Suivant le même Auteur ( vol 7 page 470. ) la cinquième semblable aux autres se trouve sur une gravures en bois représentant le petit sauveur debout dans une niche. Le monogramme se trouve à mi hauteur de l’estampe qui désigne selon toute apparence le graveur en bois car ce chiffre est accompagné d’un autre monogramme composé de H W. *) qui appartient probablement à un dessinateur inconnu.

La sixième marque enfin se voit sur différentes gravures en cuivre dont on ignore cependant l’auteur entr’ autres (suivant Mr. Bartsch , 1) sur Bacchus Vénus et V Amour

pièces ronde, 2) Le Concert pièce ronde, 3) Les débauchés pièce ronde, 4) Vénus et l'Amour. Planche carrée en losange, 5) Vignette ou l'on voit une sirène qui au lieu de cuisses a deux cornes d’abondance, 6) Autre Vignette offrant deux oiseaux perchés chacun sur le dos d’un poisson fantastique, 7) Autre Vignette où est représenté l’Amour tenant un serpent de chaque main , 8) Autre Vignette remplie d'orfèvrerie. On y remarque deux génies ailés , assis à califourchon sur des rinceaux. Q) Autre Vignette offrant deux Génies

ailés qui se terminent en rinceaux d’ornemens, 10) dessin d’une gaine.

Nro- 441-

Selon Christ un monogramme composé d’un W et d’un D, où plutôt d’un I d'un W et d'un D, est fréquent sur plusieurs plans de villes gravés en cuivre , dans la Description du Duché de Garnie de Valvasor et je crois qu’il faut lire JEAN WEICHARD VALVASOR DE- LINEAVIT.

Je n’ai jamais vu cet ouvrage ni les planches avec cette marque.

Nr°- 442.

Suivant Mr, Bartsch (peintre graveur vol 6 page 31Ô.) Il est possible, que ce monogramme signifie WENZESLAUS OLOMUCENS1S.

C’est à dire TVenzeslaus d’Olomutz *). On la trouve selon cet auteur sur un S. Guillaume. Il est assis à terre au milieu de l’estampe, et tourné un peu vers la droite. Il est vêtu en moine mais sa tête est couverte d’un casque. Un drapeau est appuyé contre son épaule gauche. Il prie les mains jointes et élevées. Un grand livre est à terre devant lui, à la droite de l’estampe. Le fond à gauche offre un hermitage, à l’entrée duquel est appuyé, contre un rocher, un écusson d’armes où l’on remarque trois croissans et trois lys de France. Le lointain à droite présente un château, La marque du graveur est au milieu d’en bas. Au haut de la droite, est en l’air une banderole avec ces mots ; Sancte TVilhelme dux Aquitanie et cornes Pictaviensis.

Nro- 443.

Selon Mr. Braan (hiograph. and crit. Dict. etc.)

*) Voyez la troisième partie.

») Voyez ses autres marques de la première partie Nume'ro 1280.

et autres auteurs cette marque signifie WENZES-

XjAUS hollar pragensis excudebat.

3e n'ai jamais e,u occasion de la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

Nro- 444.

"Selon Christ cette marque peut dénoter Pierre WOEIRIOT. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste ni sur d'autres.

Nto' 445.

Cette marque est pareillement attribuée par Christ a Pierre WOEIRIOT, je ne l’ai jamais pu trouver non plus.

Nro' 446.

IVIarque attribuée par Christ à Antoine de WORMS. 3e n’ai jamais pu la trouver de cette manière.

Nro- 447.

Selon Christ deux W , suivis d’un R passent aussi pour la marque de VPendel REICH. Je n’ai jamais pu la trouver d’une autre manière que de celle indiquée au Numéro 1309* * de la première partie.

Marque attribuée à Samuel WEISHUN voyez Nro. 410. de cette partie,

L’auteur des Notices sur les graveur Besançon 1807, attribue cette marque, je ne sais avec quel fondement à Guillaume S CHWAN*)

graveur au burin né à Braunsvvic au commencement du dix septième siècle. Ce même auteur dit qu’on peut placer ce graveur au rang des petits maîtres , parce que tout ce qu’il a gravé est de petit format : la pièce suivante est une de ses meilleures. C’est un Christ en croix , au pied de la Vierge St. Jean et la Madeleine p. p. en h. gravée dans le goût < V AUdorjer et marquée du monogramme W S.

Christ, qui donne cette marque aussi, l’attribue à un artiste inconnu sur des gravures en cuivre dans le goût d ’Altdorfer.

Mr Bartsch (peintre graveur vol 9 page 574.) a les deux autres marques entre les anonymes, sans cependant faire mention du Jésus Christ à la croix cité par l’autre auteur.

Les estampes que Mr. Bartsch cit représentent; 1) St. Christophe , passant à gué une rivière, et portant l’enfant Jésus sur ses épaules. Copie en contre - partie de l’estampe d'Albert Durer . La marque *), et l’année 1587 sont tracées sur une pierre qui sort de l’eau à gauche d’en has. 2) Portrait de M. Luther. Il est assis écrivant à un pupitre placé sur ! une table. Vers le bas de la gauche est une tablette avec les lettres W. S. et tout en has on lit: Pestis eram sifus , moriens tua mors ero papa: Ce morceau est une copie de l’estampe d'Albert Durer . Le graveur n’y a changé que la tête»

Nro- 450.

Marque attribuées par quelques uns à François CHAUVEAU. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cette artiste, et comme

•) Suivant Fussli (Al'gjememes Künstler Lexiçon.) On compte Guillaume Schwan, entre ïes'graveurs flamands vers le milieu du dixseptieme siècle. Il est peut-être Guillaume Swaneburg.

C’est ce qu'ou ne peut pas adopter, car la ma-

nière de Swaneburg et celle du maître qui 'se de'signe avêc le chiffre W. S. est trop differente l’une de l’autre , qu’on ne peut les confondre.

*) Voyez la troisième indiquée à ce Numéro,

ces lettres n'ont rien de commun avec son nom, je la crois fort douteuse *).

Nr0, 45 1.

Selon Christ cette marque peut dénoter Hyacinth G1MIGNIANI, On la trouve sur une pièce représentant un Amour jouant du clavecin, au pied d’un arbre, auquel sont suspendues les armes xlu dieu de la guerre. Ce morceau est une copie d’après l’estampe de J. B . Ghisi , à qui on attribue aussi l’invention (voyez le peintre graveur de Mr, Bartsch vol 15 page 580).

Nr0' 452.

Marque attribuée à Marc Antoine HANNAS, et mentionnée au Numéro 263. de cette partie.

Nto

OrJandi attribue cette marque à Schelde à BOLSWERT. Il ne se servoit de cette marque qne quand il ne trouvait pas à propos de métré son nom en entier, comme il faisait ordinairement.

Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.

Mr. Bryan , (biographical and critical Dict. etc. ) attribue cette marque à Martin van CLEEF, cet auteur a copié Christ qui dit; la marque de Martin **) van Cleef étoit un singe, qui portoit sur son ventre les lettres V. C.

Je n’ai jamais eu occasion de trouver ce Rébus.

Nr0- 455.

Selon Christ et après lui Mr. Bryan (biogph. and crit. Dict. etc.) cette marque signifie Cor-

*) Cette marque paroît être celle de C. Colomhini (Voyez le supplément de la première partie.

*') Martechen où ülarten flamand, signifie en français Singe,

neïlle CORT. On la trouve sur un St. François dans un paysage d’après Jérome Muziano .

Je suis tenté de croire que ce rébus signifie plutôt Jerome Cock pour le fond duquel C. Cort a travaillé beaucoup, et dont le nom a plus de rapport avec ces deux coques.

Nr°- 456-

Selon Christ, ce rébus appartient à Jean WEINER. Je n’ai jamais pu le trouver sans lettres H. A. W. voyes Numéro Ô41» A de la première partie.

Nco- 457.

Marque du MAITRE A LA RATTIÈRE, voyez Numéro 339. de celte partie.

Nr0- 458.

Selon Christ c’est un rébus singulier qu’on trouve avec les deux lettres C et L dans un livre de dessins imprimé à Rome chez Pierre Stephanonius en 15Q9 et ailleurs sur des morceaux gravés d’après les Carraches.

J’ai porté ma conjecture (dit cet auteur) pour Lucas CIAMBERLANI quoiqu’il soit certain que ce nom ne convient point du tout aux figures du rébus, non plus que ceux des autres maîtres connus. S’il s’agissoit absolument de deviner la signification de ces figures, on pourroît y déchiffrer le nom D’ARTIGLI COSCIA CO- LIOLORO; mais il vaut mieux en pareille occasion suspendre la décision que de se livrer trop facilement aux conjectures.

Je n’ai jamais pu trouver ce rébus sur les ouvrages des Carraches ni de Lucas Ciam berlani, et sur un artiste nommé Artigli Coscia Colioloro je ne trouve pas de notices.

Marottes nomme ces marques les Maîtres au chandelier , qui sont les Hop fer *).

Je n’ai jamais pu trouver sur les ouvrages de ces trois artistes un rébus de cette manière.

Selon Christ ce rébus appartient à Martin de VOS. Il est composé de la figure d’un singe **), de celle d’un renard ***), et d’un D au milieu, avec le mot figuravit.

Je n’ai jamais eu occasion de le trouver,

Nro- 4Ô1.

Selon Christ on voit sur plusieurs gravures „la figure d’une Chouêtte , qui est le logogry- „phe d’un peintre italien, nommé vraisemblablement C1VETTA ****), qui veut dire ,, Chouêtte. Les auteurs en faisant men- „tion de cette marque, l’expliquent ordinaire- „ment parle nom CIBETH, qui semble n’être „autre chose qu’une corruption du mot Ci - „vetta.<l

Ce même auteur rapporte encore de connoître des gravures en cuivre d’un peintre de Nuremberg, faites en 1620, qui portent pour marque une Chouêtte avec les ailes étendues *).

J’avoue de n’avoir jamais eu occasion de trouver ni les ouvrages attribuées à Civetta ni ceux de l’autre maître vers 1Ô20.

•) Voyez leurs marques Numéro 339, 726, et 853. de la première partie,

•*) Singe signiGe en Flamand il larten où Martin voyez aussi la marque de Martin van Cleef Numéro 454. de cette partie.

•**) Rénard , en Flamand Vos.

*•**) Voyez la marque de Henri van Blet première partie Numéro 1353.

***••) Voyez la seconde Chouêtte.

Selon Christ un hibou attaqué par deux petits oiseaux sert de marque dans un livre de gravures publié par Augustin Hirschvogel à Nuremberg en 1543, pour le compte de Jacques ZEISNECKER , peintre du Roi des Romains.

Zeys en Allemand signifie Serin, et Vo gel veut dire oiseau: ainsi ce logogryphe doit peut être exprimer un de ces deux noms ou même tous les deux.

Cette donnée de Christ paroit très -douteuse.

Nto- 4Ô3.

Marque ou Tablette attribuée par plusieurs auteurs à André MANTEGNA.

Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.

Nto- 4Ô4.

Marque figurée attribuée à CLEEMAN voyez Numéro 424. de cette partie.

Nr°- 46 5.

Selon Christ, on doit encore regarder comme un vrai logogryphe, la porte ouverte, qui est une des marques dé Albert DURER. Les anciens Allemands , ne connoissoient pas leur prononciation la différence du Delta ou D au Thêta ou T. , qui est si sensible dans la laugne grecque et dans la latine. D’un autre côté, comme leur langne n’admet point d’accent ils avoient adopté la lettreAeolienne H, tant pour adoucir la dureté des Consonnes , que pour prolonger le son des Voyelles. Par ce moyen il ne restoit plus de différence dans la prononciation entre le Th., et le D. et il se peut que dans ces temps on ait cru, que le nom de Durer venoit du mot Thür qui signifie Forte. On ne doit cependant pas confondre cette

marque de Durer avec une porte ouverte, qui représente souvent des Armes de Villes, comme par exemple, de celle de Lemberg en Pologne dans la Cosmographie de Sebastien Munster.

Je irai jamais eu occasion de trouver cette porte sur les ouvrage d'Albert Durer , et Christ est (comme je le crois) le seul qui en parle.

Nr°- 4(56.

Selon Christ un G, et un A surmonté de la figure d’une Chausse - trappe , forment la marque d'anciennes gravures , dont l’auteur est connu sous l’épithéte de Maître à la chausse trappe. La lettre A fait supçonner que son surnom étoit peut-être A1NGEL. Cette donnée de Christ est fort douteuse.

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 15 page 540.) donne l'explication d’une pièce de ce maître qui représente un Arc triomphal antique. Au milieu de cet arc est une grande porte , de chaque côté sont deux pillastres dont chacun est accompagné d’une colonne d'ordre corinthien. L’entahlement est surmonté d’un fronton. La marque est gravée sur un des côtés du socle du piédestal qui est à la gauche de l’estampe.

Nr0- 46 7.

Selon Apin (Anleitung Bildnisse zu Sammlen) et Christ la première marque *) signifie François de BABYLONE le Maître au caducée, l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , et Mr. Bryan (biograph. and critical Dict. etc. London 181Ô-) , et autres attribuent la seconde **) à François de Babylone.

*) Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière sur les ouvrages attribués à ce maître.

'*) Que Christ croit avoir de rapport avec la mar-

Mr. Bartsch (peintre graveur vol 7 page 516.) le nomme LE MAITRE AU CADUCÉE, et dit : C’est ainsi qu’on appèlle communément l’artiste qui a marqué ses estampes d'un caducée, et dont le véritable nom est -absolument inconnu. Christ, dans son dictionnaire des monogrammes, dit que quelques uns le nomment François de Babylone, mais il ne sait se rendre compte sur quoi celte dénomination est fondée.

On ne connoit pas plus la patrie ou le séjour *) de cet artiste. Son dessin s’approche du goût italien, il pourroit bien ne pas être du nombre des maîtres allemands, parmi lesquels nous ne le rangons que pareequ’on. l’a presque généralement placé parmi eux.

Le même auteur qui a fait tant de recherches pour les anciennes gravures nous donne l’explication de 24 pièces de notre artiste, et je crois faire plaisir de nommer ici les sujets aux amateurs qui ne possèdent pas cet ouvrage inlérèssant Le peintre graveur.

Ce caducée se trouve entr’ autres , 1) sur Judith debout, tenant de la main droite la tête d’Holoferne. Ce (morceau est copié par Jerome Hopfer , 2) Les trois Rois. 3) Le Sauveur tenant sa bannière de la main gauche, et de l’autre donnant la bénédiction, 4) La Ste famille près d’une treillis, la vierge et St. Elisabeth sont assises à terre. 5) Autre Ste famille, la vierge est assise au milieu de l’estampe , au pied d’un arbre. 6) La Ste Vierge au pied d’un grand arbre donnant le sein à l’enfant Jésus coucbé dans son bras gauche. 7) St. Jérôme écrivant devant un pupitre , et tourné vers la gauche. Ce mor-

que de Hoefnagel , c’est qui n’a pas le moindre fondement.

*) L’auteur des Notices citées enhaut, dit cependant qu’il travailla à Rome du tems de Mare Antoine, sans dire où il a tiré cette notice.

ceau est assez bien copié par un anonyme. On le connoit aisément, parcequ’il est en contrepartie ; 8) St. Catherine debout tenant une palme de la main gauche. Celte pièce est copieé par Jérôme Hopfer. Q) L'ange gardien. Au haut de l’estampe est écrit : Custodi nos dormientes. 10) La fileuse une femme debout, vue de face, portant un enfant sur le bras droit, et tenant une écuelle de la main gauche. Au dessus de son épaule droite sort le bout d’une quenouille qu’elle semble avoir attachée sur le dos. Copie de ce morceau gravée assez exactement par un anonyme en contre- partie de l’original. Autre Copie gravée par Jerome Hopfer. Il) L'homme portant le berceau. Copie de ce morceau par Jerome Hopfer . 12) La femme au miroir ,

13) le Satyre jouant du Violon. Copie de ce morceau par Jerome Hopfer , 14) Le Satyre jouant de la cornemuse. Copie de ce morceau par Jerome Hopfer, 15) les deux vieillards qui lisent, l6) le soleil et la lune. Le soleil sous la figure d’Apollon , debout sur la sphère céleste. 11 tire de l’arc vers la droite. Au bas de ce même côté on voit la lune sous la figure de Diane accompagnée d’un cerf. Ce morceau est copié par Jerome Hopfer.

17) Trois hommes nuds attachés à un arbre. Ce morceau est copié par Jerome Hopfer.

18) La Victoire et la renommée. Copie de ce morceau gravé par le maître au monogramme Numéro 357. de cette partie. 1Q) Saciifice de Priape des dames romaines célébrant les fêtes du dieu Priape. L’une d’elles, à la droite de l’estampe, lui présente un enfant, une autre à ganche, qui a auprès d’elle une corne d’abondance remplie d’épis de blé, fait brûler des parfums au devant de sa Statue * *). 20) Mars et Vénus qui porte l’Amour

•) Selon Mr. Bartsch , cette pièce est une copie faite avec quelques changemeas d’apres une

sur le bras gauche. 21) Sacrifice de Priape. La Statue de Priape environnée de femmes qui célèbrent ses fêles dans un bois. 11 y en a une, vers la droite, qui fait une libation, une autre à genoux, à gauche , qui regarde. Copie de ce morceau , gravée par le maître au monogramme Numéro 357. de cette partie. 22) Le dieu marin portant sur son dos l’une des Furies, en se dirigeant vers la droite. Il est accompagné d’un cheval marin qui occupe le côté gauche de l’estampe. 23) La Victoire représentée par une femme ailée. Copie de ce morceau gravée par Jerome Hopfer. 24) Le triton et la sirène. Copie de ce morceau gravée par le maître au monogramme Numéro 357. de cette partie. Autre copie, gravée par Jerome Hopfer.

Le Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière possède encore une pièce marquée de ce caducée qui est échappée aux recherches de Mr. Bartsch représentant. Le cheval ailée. Le tems représenté par un cheval ailé semblable au Pégase , Copie de ce morceau par le maître au monogramme Numéro 357. de cette partie *), qui a ajouté les mots EL TEMPO.

La troisième marque différente des autres se trouve sur une pièce représentant des hommes se baignant ensemble dans une grande cuve, le même sujet est gravé par Jules Bonasone **),

J’ai vu cette pièce dans la Collection de Mr. de Langer Directeur de l’Académie des beaux arts à Munich. La manière cependant diffère beaucoup de celle qu’on remarque ordi-

estampe A' Augustin Vénitien, la même que Heinehe a rangée parmi celles de Itlarc Antoine au Nro. 5 page 528 de son dictionnaire des artistes Tome I.

•) Voyez le peintre praveur roi 8 page 445. Numéro 5.

**) Voyez le peintre graveur vol 15 page 157 Numéro 177.

nairement dans les ouvrages du Maître au Caducée, le burin en est plus large et les hachures n’ont ni celte properté ni cette finesse qui régnent dans toutes ses autres pièces et quand même on adopteroit que l’artiste en voulant copier Bonasone a changé sa manière il n’est pas probable qu’il ait changé son monogramme.

Nr0- 4Ô3.

Selon l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, Mr. Strutt (brogr. Dict.), et IVIr. Bryan (biogr. and crit. Dict. etc.) cette marque signifie Isabeau QUATRE - POMME.

Ce premier auteur rapporte ce qui suit: „Pa- „pillon dans son traité de la gravure en bois „T. I. page 458, dit qu’il avait vu de cette „femme , qui vivait au commencement du , .seizième sicèle, le frontispice d’un livret ou ..calendrier qui a pour titre: Figures des sait,sons et des mois, inventées et taillées par „ Isabeau Quatre- pomme tailleuse d'histoire. „Et qu’au dessous se voit la figure de Janus, ..passablement gravée en bois ; mais d’un dessin gothique que dans un coin de ce frontis- „pice on voit le logogriphe indiquée à ce ..Numéro qui semble faire allusion à son „nom, et que dans le bas est cette adresse: „E lies se vendent vis-à-vis la grande église, „à Rouen pour Van 152.1.

,,Je n’ai jamais vu d’estampes marquées ..ainsi poursuit cet auteur et aucun n’en parle ,,si ce n’est Papillon , qui est le premier et le ..seul qui en fasse mention. D’après ce motif „il m’a paru qu’on pouvait révoquer en doute ,,tout ce qu’il avance à se sujet : Ce doute „est fondé sur un grand nombre de fautes „que cet auteur a faites, lorsqu’il a voulu par- „ler des premiers graveurs. En lui rendant „la justice qu’il mérite, je crois avoir le droit ,,de rejelter tout ce qui n’est pas appuyé sur

„la plus exacte vérité *), On doit respecter „les lumièrs des savans; mais on ne doit pas ..adopter leurs erreurs. Si j’ai placé Isabeau „ Quatre -pomme dans mon ouvrage, c’est pour ..engager ceux qui voudraient fournir la même ..carrière que moi , à faire des recherches ..exactes sur cette femme, jusqu’ici inconnue.**

Nro- 469.

Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 12 page l6.) l’artiste que Vasari appèlle Giannicolo Vicentino , s’est écrit sur une estampe **)

JOSEPH NICOLAVS V1CENTIN1 *in

y ajoutant une feuille de pampre qui n’est peut-être qu’un ornement. Sur une seconde pièce ***) il se nomme NIC. S. VINCENTINO. T. Comme il est à présumer que pour exprimer de Vicence , il auroit écrit ViCENTI- NUS conformément au nominatif NICOLAUS, nous devons croire que le nom VICENTINI où V1CENTINOJ, est le nom de famille de cet artiste , que la lettre T. signifie TRIDEN- TINUS, et que par conséquent il a été compatriote d 'Antoine de Trente, comme il a été son collaborateur. Car Vasari rapporte qu’il avoit gravé en clair-obscur plusieurs dessins de Parmesan, que ce maître avoit laissés à sa mort. Huber (Manuel) l’appèlle JEAN N1CO- LAI, surnommé Rossigliani, ce qui pourroit faire croire , que le nom de famille de cet artiste a été Nicolai. Papillon le nomme Nicolaus Piossilianus de Vicence, graveur en

♦) Je ne sais si toute* les marques attribuées à différens artistes par cet auteur sont fondées sur la plus exacte vérité , je laisse à en juger les amateurs qui liront ma partie des marques douteuses.

*♦) Voyez Numéro 3. des pièces attribuées à cet arttiste.

*♦♦) Voyez Numéro 4. des pièces attribuées à ce maître.

bois clair-obscur qui a travaillé d’après Raphaël. Voilà encore un autre nom qui paroît désigner la famille de notre graveur. Comme cependant on ne trouve pas la moindre trace ni de l'un ni de l’autre de ces noms dans aucun auteur de source, nous croyons être autorisés de les regarder comme fictifs ou attribués et appliqués erronnément.

Mr. Bartsch attribue à cet artiste les gravures suivantes. 1) Une adoration des Mages d'après le Parmesan. La Vierge est assise à gauche, ayant sur ses genoux l’enfant Jésus, duquel un des Mages s’approche en rampant par terre. Le second Mage, au delà du premier, embrasse St. Joseph; le troisième prend d’entre les mains d’un de ses valets qui est à genoux au devant de la droite, un vase pour le présenter au petit sauveur. On voit dans le fond de ce même côté les gens de la suite des Mages et un chameau. Vers le bas de la gauche sur le siège de la Vierge, sont les lettres FP. (C’est-à-dire Fanciscus Parmensis). Clair obscur de trois planches, gravé vraisemblablement de Nicolas de Vicence *). 2) Adoration des Mages, d'après le Parmesan. La Vierge est assise à terre à la droite de l’estampe. Elle a sur son giron l’enfant Jésus qui retourne sa tête vers les Mages qui, à genoux à gauche, lui offrent des présens. St. Joseph est au milieu, au delà des Mages. Le fond offre, à droite une colonne, contre laquelle le toit de l'étable est pratiqué, et à la gauche les gens de la suite des Mages, ainsi que plusieurs cheveaux et chameaux. A la droite d’en bas sont les lettres F P. exprimées en noir. Clair - obscur de trois planches , gravé à ce que l’on croit par Joseph Nicolas de Vicence.

*) On a deux e'preuves différentes de ce morceau. ha première est celle que l’on vient de détailler' ha seconde est sans les lettres F. P. André Andreani les a ôtées et remplacées par son chiffre et l’anuce MDCV.

3) Jésus Christ guérissant les lépreux d'après le Parmesan. Jésus Christ suivi de ses disciples, dirige ses pas vers la droite. Il retourne sa tête vers une foule de lépreux qui le prient à genoux et les mains élevées, de les guérir. Clair-obscur de trois planches. C’est un de plus parfaits qui aient été exécutés sur les dessins du Parmesan. On lit au bas de la droite : IOSEPH NICOLAS VICENTINI

exprimée en blanc *). 4) La sainte

Vierge entourée de différens Saints et Saintes, d'après le Parmesan. La Vierge assise au milieu de l’estampe et ayant l’enfant Jésus sur ses genoux, met la main droite sur le dos de sainte Marguerithe qui est à genoux à gauche , un dragon à ses pieds. Au delà est debout Marie Madelaine et St. Antoine l’Ermite. Au devant de la droite on voit St. Philippe et un Ange. Clair-obscur de trois planches, gravé par Nicolas de Vicence d'après un dessin du Parmesan. A la droite d’en bas est écrit: F. P. Nie. Vicentino T. 5) La sibylle Tiburtine faisant remarquer à Auguste la sainte Vierge dans le ciel , d'après le Parmesan. Elle est au milieu de l’estampe, faisant signe de la main droite d‘en haut, où l’on voit la sainte Vierge assise dans des nues, et accompagnée de quelques anges. Elle retourne sa tête vers l’Empereur Auguste qui la suit; en marquant son étonnement par ses mains jointes et élevées. Deux valets le suivent. Clairobscur de trois planches supérieurement bien gravée par un anonyme qui suivant toute apparence, est Joseph Nicolas de Vicence **).

*) On a 4e ce morceau deux épreuves différentes ha première est eelle que l’on vient de détailler. ha seconde. On y lit à la droite d’en bas.

in Illantoua

*’) Cette pièce est aussi gravée par Antoine de Trente , et une des celles citées par Vasari. O»

(6 Clélie d'après Maturino. Clélie et ses compagnes s’échappant du camp de Porsenna.

On remarque vers le milieu Clélie à cheval, prenant en croupe une de ses compagnes. Quelques tentes du camp de Porsena se voient à gauche. Clair - ohscur de trois planches. Au bas de ce meme côté on lit: MATURINg 30S. N1CVS* * V1CENT. *). 7) Ajax se tuant de désespoir en présence d' Agamemnon et des autres chefs des Grecs. On remarque Ajax à gauche, tombant et s’appuyant du bras droit contre la terçe, et ayant son bouclier au bras gauche élevé. Clair-obscur de trois planches. On lit à la droite d’en bas : PVL1DORO CAR. 10. NIC. V1CEN. exprimé en noir **). 8)

Diane chassant un cerf. Cette déesse est à la droite de l’estampe, et représentée courant vers la gauche, où l’on voit, dans le fond, le cerf assailli par deux chiens. Plusieurs autres chiens accompagnent et précèdent Diane, Clair-obscur de deux planches, gravé d’après Parmesan par Joseph de Vicence ou Antoine de Trente. Q) Hercule étouffant le lion de Hemée d'après Raphaël. Hercule est vu de profil et tourné vers la gauche. Il se courbe et étrangle le lion de son bras gauche qu’il

distingue ce morceau qu’on vient de détailler de celui d 'Antoine de Trente en ce que le pilier et la colonne que l’on voit à droite, au delà de deux valets d’Auguste ne sont point garnis d’herbe.

*) Dans une seconde épreuve les noms de Maturino et de Joseph Nicolas de Vicence se trouvent remplacés par cette inscription: MATURIN

INVENIT 16 SL 08* In mantoua. De plus ,

la planche aux rehauts a été pareillement remplacée par une autre planche , dans laquelle les ondes du fleuve Tibre ne sont exprimées que par quelques rehauts épars, tandisque dans la première épreuve ces ondes sent faites par des traits nombreux qui forment des dégrès comme l'eau tombant en cascade.

**) Dans une seconde épreuve on lit une autre inscription, pareillement exprimée en noir et placée à la droite d’en bas: POLIDORO DA CA-

RAVAGIO INVENT. in mantoua 1608.

lui a passé autour du cou. Le lion s'accroche de ses deux pattes droites au genou" gauche d’Hercule. Le fond offre un antre. On y remarque à droite la partie de derrière d’un lion. Au devant de la droite est un paquet contre lequel la massue d’Hercule et un chalumeau liés ensemble avec un ruban , sont appuyés. Clair - obscur de deux planches. A la gauche d’en bas, sur une pierre; on lit: RA- PHA. VR. — JOS. NIC. VICEN. Ces mots sont exprimés en noir. Le fond n’est pas dessiné dans le goût de Raphaël ; il approche (selon l’opinion de Mr. Barlsch ) plutôt de la manière de quelques peintre de l’école Vénitienne *).

Cette marque se trouve sur une gravures en bois représentant un cadre qui entoure le tittre suivant : Ein getrewe vleissige und ehrliche Verwarnung widder das hesliche Laster der Trunhenheit durch Heinr . Stromer von Auerbach, den Eldern auf ein disputation gestellet. Vnd d. Georg Spalatinum gedeutscht. VFiltenberg 1531. 4. Gedr. zu Witt. durch Georgen Rhaw. Dans la partie inférieure du cadre on voit un petit Génie assis tenant de chaque main un écusson , dans l’un desquels on voit la marque indiquée à ce Numéro, et dans l’autre le suivant V- (voyez litleraische Blatter T. 5. page 302.)

L’auteur de l’article inséré dans ces feuilles, demande, si cette marque est connue, et dit qu’on prétendoit autrefois que Lucas Cranach a travaillé pour Gerge Rhaw mais il avance lui même , d’en posséder quelques livres, dans lesquels il est impossible de mé-

*) Dans une seconde épreuve on a supprimé les noms et on les a remplacés par d’autres, savoir: RAPH (sans l’A attachée a la lettre H) VR. suit le chiffre d 'André Andrcani. Le tout exprimé en noir.

connaître les ouvrages de Cranach quand même la marque ne s’y trouveroit pas, mais ici cela ne peut avoir lieu, quoique cette taille de bois soit également fine.

Ne pourroit-on pas attribuer cette marque à Chrétien EGNOLPH, auquel appartient la seconde marque, qui a beaucoup de rapport avec la première. Elle se trouve cependant sur le portrait de cet artiste , mais imprimé à l’envers d’un cadre qui enferme le titre suivant : Der Gerichllich Proccss aussgeschribenen Rechten, und nach Gemeinem , im Heiligen Reich Teutscher Nation , gebrauch, vnd übung. etc. etc. Jctzt uffs newe ersehen vnd gebessert durch Herr Justinum Goblerum der Rechten Doctor etc. Ce cadre représente sept sujets historiques très bien exécutés à ce qui semble de Chrétien Egnolph. Dans le premier de ces sujets on voit le Jugement de Salomon dans une tablette en haut on lit: Saepe latet verum, dum res sine teste gerunntur etc. Le second représente. La femme adultère, dans une tablette en haut on lit: Ne facile alterius reprehendas crimina vitae etc. Ces deux sujets sont divisés par une colonne, au bas de laquelle on remarque l’année 153Ç). Le troisième offre le Juge au siège sur lequel est suspendu la peau de son père, juge vénal, dans une tablette on lit: Ast hic accepto quia legcs vendidit auro etc. Le quatrième représente la parobole de l’araignée qui prend les mouches et qui laisse échapper les guêpes, dans la tablette on lit: Implicat ut muscas, transmitlit aranea vespas etc. Le cinquième offre le Jugement de Seleucus contre son fils adultère, dans une tablette on lit: Neu plus ajfectus

natij quam jura, vdleret etc. Le sixième représente un Roi sur le trône tenant de la main gauche un sceptre et de l’autre il fait un geste vers la tête, devant lui on remarque un homme armé d’une cuirasse et d’uue épée qui semble lui parler. Au fond on voit le cortège du roi. Dans la tablette on lit: Car germinas homini concessit Jupiter aures? Pos sit ut haec laeses , ilia patere reis? Le septième enfin en bas offre la diète de l’Empire.

À l’envers de cette gravure on voit le portrait de Chrétien Egnolph vu à demi -corps portant chapeau plat et tenant un livre de la main droite. En haut à droite est gravé la marque dans une tablette. A gauche il y a un petit autel avec un coeur enflammé entre le mot PIETAS. Dans la marge d’en haut on lit : Talis eram lustris sapria tria quatuor actis Egnolphi proies, nomine Christianus *).

Au dessus de ce portrait est imprimé un médaillon avec le buste de Justin Gobler dont la gravure paroît cependant d’un artiste moins habile. A l’entour de ce médaillon on lit: DOCTOR JUST1NUS GOBLERUS. GOA- R1NUS. JURIS CONSULTUS, à côté de la tête on lit: AETAT. LVJII 150l, et au dessus de ce médaillon est cette inscription: Hos annus uitae mihi concessere benignè, Tempora post mullb, Dij , meliora dabunt .

Nro- 471.

Marque mentionnée au Nro, 351. de cette partie.

*) On a de ce portrait différentes épreuves, la première qu’on vient d'écrire. La seconde porte une autre inscription voyez Nro. 2Ç7. de la première partie, et paroît avoir servi pour un autre ouvrage, car on ne trouve pas à l'envers le titre avec les sujets historiques.

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