RES1N
Nt0- 110.
dont s’est encore servi Jacques PE-
l’histoire rie l'art parle encore d'une Christine et d’une Madeleine Kusstl soeurs de Jeanette Sybille qui ont grayées dans le goût du père IYIelchior , mais de Marie Philippine Kuslin mentionnée N10. Ç50 de la première partie on ne trouve nulle notice.
N'°- lil.
Marque de Jean PFANN. Graveur de Nuremberg vers 1(3 18. On a de lui différens portraits assez médiocres qui portent ou celte marque ou son nom en entier,
Nr°- 112. A.
Marque dont s’est aussi servi Jean Baptiste PAPILLON *) fils de Jean le fils , naquit à Paris en 1ÔQ8 et mourut en 177(3, Formé à la gravure en bois par son père, il le surpassa , parcequ’il avoit plus de goût et qu’il possédait l’art du dessin. L’oeuvre de Papillon est très considérable; cependant ce qu’il a fait ne consiste qu’en vignettes , culs de lampe , fleurons , armoiries , et autres ornemens pour la typographie.
Cet homme habile dans son art voulut en faire connaître l’excellence et le mérite. Il donna au public en 1 600 , un traité historique et pratique de la gravure en bois en 2 volumes in 8vo , à la tète duquel il plaça son portrait gravé en bois, non par lui même, comme le dit Mr. Huber , dans son Manuel de Curieux ; mais par Nicolas Caron, quî sans doute était son ami et dont le nom se trouve à l’estampe dans le premier volume. Papillon donne à la gravure en bois la plus haute antiquité : il établit des principes , dont il est étonnant qu'il n’ait pas apperçu le ridicnle et la fausseté. Le second volume offre des détails intérèssans sur la manière de traiter la gravure en bois , et surtout ce qui pourrait contribuer à sa perfection.
Nr°- 112. b.
Marque qui signifie Jacques PALMA fecit (le
*) Ses première planches, et tout ce qu'il a fait avant l’an 1722 > portent la marque de son père (voyez première partie Nro. 7Ô0) ce qui fait qu’il n’est, pas facile de les reconnaître; puis qu’il a marque de ton nom en entier.
jeune) *) on la trouve sur une gravure de lui même qui représente la nativité. Les bergers adorant l'enfant Jésus nouvellement né que l’on voit dans la crèche au milieu de l’estampe , et dont la Vierge ôte le voile pour le montrer. On remarque sur le devant deux bergers dont l’un placé à droite , retire des pigeons d’un panier. Il s’appuye sur le terrain, avec sa main droite , près de laquelle sont les lettres I. P. F. Cette pièce est cintrée par le haut. Chaque coin, que laisse le cintre, renferme une tête d’ange vue de profil. (Voyez le peintre graveur de Mr, Bartsch vol. l6. page 287).
Nr- 113.
Marque qu’on trouve sur les peintures de Jean WYNANTS , né à Harlem en 1Ô00. Le maître de ce célèbre peintre de paysages est inconnu. Wynants fut un fidèle imitateur de la nature , et formoit à son école les plus grands hommes, qu’il dirigea vers la belle nature, qu'il savoxt lui même rendre avec application et délicatesse. Il eboisissoit ordinairement des contrées deserts et sabloneux, pour objets de ses tableaux , ses arbres sont de belles formes et d’une excellente exécution ses couleurs sont claires , vraies et agréables , et son pinceau hardi, facile et spirituel. Van der Velde , Wouvermans ses écoliers, Lingelbach , et autres, ont ornés ses paysages d’animaux et de figures.
Marque de Jean Paul ZIEGER Graveur allemand assez médiocre. On trouve cette marque et son nom en entier sur différens portraits.
*) Voyez ses autres marques aux NrO. 538* 1020, et 1024 de la première partie.
Nro- 115.
Marque de Jacques de SANDRART Graveur de Francfort sur Mein , né en 1Ô50 et mort à Nuremberg en 1708. Cet artiste qui fut le neveu de Joachime de Sandrart étudia à Amsterdam chez Corneille Dcinckerts , et à Danzic chez Guilleaume Hondius , et s'établissait vers 1Ô58 a Nuremberg. (Voyez Doppelmair p. 2Ô0.) On a de lui plus de 400 portraits dont plusieurs portent ce chiffre.
Nro- il 6.
Marque de Jean SAUVE Graveur français du dixseptième siècle qui travailla dans un assez mauvais goût d’après P. de Cortone , Guide, et autres , et qui s’est servi d’un chiffre exactement comme celui de Jacques de Sandrart dont l’ouvrage est cependant facilement à connoitre; car Sandrart terminoit ses gravures presque toujours avec de petites pointes.
Marque dont s’est encore servi dore de B Pi Y.
Jean Théo-
Nro- 118-
Marque dont s’est encore servi Jean TRO- SCflEL et qui signifie Jean Troschel fecit.
Nro- 119.
Marque qu’on trouve encore sur les ouvrages de Jean van der VELDE.
Marque de Jean van HAANSBERGE ou IIAES- BERGE. Peintre d’Utrecht et élève de C. Poelenboui g qu'il imita avec beaucoup de succès, mort en 1705 à l’âge de 03 ans. On trouve ce chiffre sur ses peintures (voyez le cabinet de Mr. le Brun),
Marque de Jean van V1ANEN. Dessinateur et graveur , né à Amsterdam en 1600. On a de lui plusieurs vues de sa ville natale ainsi que des portraits et un grand nombre de petites estampes pour les fables et autres ouvrages de Le Noble qui portent ou cette marque ou son nom en entier.
Autres Marques de Jean WYNANTS qu’on trouve sur ses peintures.
Nro- 123.
Marque de Jean Guilleaume MEIL. Dessinateur et graveur, frère cadet de Jean Henri, naquit à Altenbourg en 1732. Cet artiste travailla beaucoup pour les libraires et on a de lui un grand nombre de Vignettes, ornemens, et autres sujets pour de livres et almenaehs, qui portent ou cette marque ou son nom en entier*
M arque de Jacques AL1AMET. Graveur à 1 eau forte et au burin, né à Abbeville en 1723 et mort à Paris en 1788. il fut élève de J. P. le Bas, son genre est le paysage et la marine; mais il a traité aussi avec un goût et un esprit particulier les vignettes et les autres ornemens de livres, dont il en a gravé plusieurs d’après les dessins de Cochin, de Gravelot et d’Eisen. Outre cela il a gravé d’après E. délia Bella , Berghem , Boucher, Bremberg, Coypel, Croix, Greuse , Hacker t , Poussin, Teniers » et plusieurs autres maîtres.
Nr°- 125. a-
Cette marque ainsi que celle mentionnée au Nro. 157 de cette partie appartiennent à Daniel LIN 1 MEYER. J’ai depuis eu occasion de les
trouver sur les dessins da la collection de Mr. le Baron de Stengel.
Les marques mentionées au Numéro 138 et 15Q de la seconde partie et attribuées à Lintmeyer et Lindemacher pourront bien être de notre artiste quoiqu'elles sont dessinées des manières différentes.
M arque de Jean van dcr LYS et mentionnée au Numéro <15 de cette partie.
Marque de Louis Fubrioc DUBOURG. Peintre et graveur , né à Amsterdam en iGÇ)l, élève de Gérard Laircsse et de Jacques van Huysum. Destiné au commerce il lui resta peu de tems à peintre et à gyaver ; on à cependant de lui plusieurs sujets galants dans le goût de Bernard Piccajt ainsi que des vignêttes et paysages d’après son invention et d'après van Huysum qui portent cette marque ou son nôm en entier , et qui sont datées 1721 et 1722.
D’après lui ont gravé Bernard Piccart , Duflos, Tanie et autres. i / ,
Marque de Sailveur LE GROS dissinateur et graveur à l’eau forte; né en Allemagne. On a de lui différentes gravures d’après ses inventions et d’après d’autres maîtres entr’ autres le Muselman , le derviche , le fui meur , et l’enfant près d’un chien i S le Gt os f ou L, G. Au troisième sujet 1800 — suite de douze petits sujets de paysage inventés et gravés à l’eau forte par S, Le Gros 1790. Treize petites pièces, compris le titre- — Deux chevaux au verd ; a terre , à droite : S. J, le Gros 1810. Vingt -trois vues de rui-
nes, cascades, rivières, hameaux et lieux champêtres; à la plupart de ces pièces, des figures et des animaux. Ces morceaux sont d’après les dessins du graveur ou d’après Md* litor , Rechberger , Wagner et Paiement.
Nr°- 128-
Marque à rehours de Louis te SUEUR. On la trouve sur une suite de paysages numérotés savoir s 1. Vue de Chaversis dans le Valois, II, Vue du village de St. Eloy , près de Chantily. 111. Tour de mont Epiloy. IV. Vue de l’arcade de St. Firmin. V. Vue de l’église de Villeneuve. VI, Vue d’une ruine près Chateau”
Ces six paysages sont gravés à l’eau forte et terminés au burin par un artiste qui s’est servi de ce monogramme dont j’ignore le nom.
M arque dont s’est encore servi Louis MA- THIOLI,
Marque de Louis SPIR1NX. Graveur de Dijon qui travailla en 1650 à Bruxelles. On a de lui différentes gravures dafts un goût approchant de celui de Corn Blocmaërt , qui portent ou cette marque ou sort nom en entier,
Marque d'André LUIGI nommé INGÈGNÛ, Peintre d’Assis et élève de Pierre Péi'ugini 11 florisait Vers 1520* Cette marque se trouve sur ses peintures (voyez le Catalogue de la Galerie de Vienne par Mr, de Mechel )t
Nra- 151. s*
Cette inarqué se trouve sur une peinture de Lucas van LEYDEN qui représenté l’adora-
tion des Mages, (Voyez le catalogue do la Galerie de Schleisheim et Lustheim par Mr, de Manlich vol. 5 Nro, 1O94).
Nro- 132- :
Marque dont s’est encore servi Marc Antoine RAI MONO I (voyez Le peintre graveur de Mr, Bartsch vol, 14. p. 144) selon cet auteur on la trouve sur une pièce qui représente Ste Anne et la Ste Vierge avec Jésus. Ste Anne assise à gauche , se penche pour prendre l’enfant Jésus qui est debout sur les genoux de la Vierge assise vis-à-vis à droite de l'estampe. Le fond offre une niche , au milieu de laquelle est ménagée une fenêtre. Le chiffre exprimé par la seul lettre M, est à la gauche d’en has , sur le pilier. *)
Nro- 133. a.
Marque qui signifie Charles van MANDER.
On la trouve sur les gravures d’après lui par Z. Dolendo,
Nr0‘ 133- b. v'
Marques attribuées à Marc D’ANGELI surnomme TORBIDO DEL MORO. (Voyez le peintre graveur de Mr. Bartsch vol. 1Û page 204 et 20Ô). O11 trouve ces chiffres sur deux
pièces savoir: l) Le mariage de Sle Catherine. Cette sainte est représentée à genoux à droite, recevant un anneau qui lui met au doigt 1 enfant Jésus. La Vierge , entre les mains de laquelle se trouve le petit sauveur, est assise à gauche , ayant auprès d’elle Ste Anne et derrière elle St. Joseph. On voit à la droite d’en haut un ange qui descend du oiel d'où il apporte une couronne. Au milieu-
*) On a de ce morceau une copie dans le même, sens. Elle est sans toute marque , et diffère aussi, en ce que le terrain, blanc dans l’estampe originale, est généralement couvert de petits points.
d’en has , sur une marche , est un chiffre qui pdurroit bien designer Marc Angeli del Moro d’autant plus que la pointe ressemble aux ouvrages connus de ce meîire. D’après le Parmesan. 2) Mars et Venus. Mârs assis dans une grotte , embrassant Vénus qui est debout auprès de lui , tenant un voile de la main gauche élevée. A la droite de Mars et de Vénus est l’Amour réfléchissant , le tête appuyée sur ses deux mains mises l’une sur l’autre et appuyées sur un quartier de rocher, au delà duquel il est placé. A la droite d'en haut, les lettres M. A. sont gravées sur une partie éclairée du rocher.
Nro- 134.
Marque de Marc Antoine RAIMONDI qu'on trouve selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14 p, 1Q) sur le masacre des fnnocens. Pièce que les amateurs appellent ordinairement Chicot ou Forgère , les Italiens Falcetta ou Albero , pareeque dans le fond à. droite, tout près du bord de la planche , on voit un bouquet d’arbres , par dessus lequel s’élève un petit arbre semblable à un. sapin. Dans le fond à gauche , sur un piédestal est écrit ; raph. vrbi. inve. et le monogramme de Marc Antoine sans la lettre F. *)
Marques d'André MELDOLLA mentionnées au Numéro 8 de celte partie.
Mr. Bartsch (peintre graveur vol'. 16 pa-
•) Il existe (dit Mr. Bartsch) dan» la riebe collection du Duc Albert de Saxe - Teschen une première épreuve de cette estampe qui est peutêtre unique. Elle est sans les mots Raph. urbl inre , et sans le chiffre de Marc Antoine^ Iicinchc (Dict. des artistes p. 290) dit, qu’il se trouve à la bibliothèque imp. de Vienne une épreuve avant le chiffre de Marc Antoine. Le lait est dit Mr. Bartsch que cette épreuve ne stj trouve pas , et qu’elle n’a jamais existes.
ge 31) qui nous donne encore les quatre autres marques *) de Meldolla, rapporte le suivent: «Beaucoup d'auteurs, surtout les moder- »nes, donnent à André Schiavone le surnom »de Meldolla. Nous avons des raisons fon- »dées de croire , qu’ André Schiavone et Any>dré Meldolla sont deux personnages entière- «ment diflerens.«
»Ccs raisons consistent en ce que Ridulfi »qui est proprement le seul véritable biogra- «phe d'André Schiavone, et qui en a écrit la wvie d’une manière aussi ample que détaillée, «ne fait pas la moindre mention d'un surnom yde cet artiste, que, qui plus est, toutes les «estampes gravées par André Meldolla n’ont «rien de commun avec le goût du dessein dans «lequel les ouvrages d’André Schiavone sont «exécutés , et enfin que les estampes gravées »à l'eau forte par André Schiavone montrent «une pointe essentiellement différente de celle «de Meldolla.a
^ André Schiavone naquit, suivant Riclolji, V)à Sebenieo et Dalmatie , en 1522, Il étudia «d’après les ouvrages de Giorgione , et sous »la conduite de Titien , et mourut à Venise «en 1Ô82.«
«Quant à André Meldolla , considéré com- *me artiste différent d ’ André Schiavone ( on «n’en sauroit rien dire de positif ; mais l’ab- »bé Zani , un des plus infatigables scrutateurs «de l'histoire d’art, nous a donné, dans une «note, **) l’espérance de nous élclairsir un «jour les doutes et les incertitudes dont Phintoire de Meldolla est envelopée.
*) La dernière marque' de Meldolla sctnblabîe à celle de Marc Antoine se trouve sur la pèche miraculeuse 5 d’après Raphaël dont les première* épreuves ne portent point de marque.
**) Ctftte note se trouve page 20? de ses Materiali et traduite par Mr, tiartsch ("peintre graveur TOl 1Ô p. 3Î)*
Bïarque de Martin FESELE. Peintre inconn» qui travailla vers 1530 (Voyez Beschreibung der Churpfalz - Baierisehen Gemalde - Sammlungen zu Muncben und Schleisheim , von Christian von Manlich 1805), Cet artiste dit l’auteur de l’ouvrage cité (vol, 1 p.. 155) donne une idée de ce que pourvoit être l’art dans son état primitif sans les secours et les moyens d’instructions, La main imita avec une servile exactitude la nature superficielle , l’oeil n’avait pas encore appris l’art de la voir dan» toute sa beauté, sa grandeur, et finesse , et de pénétrer par un regard dans ces mystères. Le peintre etoit un artisan , qui sans signification, sans idée de la perspective , ni d'autres scien* ces ou règle» de l’art , dont il n’avoit aucune connoissance , peignit tout simplement, ce qui lui inspiroit ses organes inexpérimentées, l’esprit n’y pouvoit influer, il resta comme le goût endormi , mais aussi incorrompu.
On conserve dans les gaîéries citées en* haut deux tableaux de ce maître avec sa mar* que, La première représente Clélie avec ses compagnes devant le consul romain après s’être sauvées du camp de Porseiîne, L’artiste a d’après l'usage de son te ms représenté les mêmes jeunes romaines , à cheval dans le lointain , comme elles traversent le libre. La seconde offre la bataille de CaeSar *) près d’Alesia ou Alexia **) représentée par une-foule d’homme». Dans le haut en Pair , dans utié guirlande de laurier, se trouve cette Inscription : QUANTA STRAGE V1RUM SÜBLIMlS ALEXIA CESSlT
*) de Belle, gai. llb. "Vil, Cap, Ô8«
**) Alise village en Bourgogne entré Dîjort et Âtf* serre, Quelques Uns veulent qu’elle soit Alaàs ville de Praiice dans le bas Langedoc dans le departement du güarde, Mr. de Mandajofs qtn y etoit le mairë , a faite tint dissertation sur cé sujet. Voyez le Journal des Savans du 9. May i(}>9$ à la page 521 de l’édition de Hollande,
CAESAMS AQUILIS - PICTA TABULA NO- TAT, La marque du peintre est à droite sur le tronc d'un arbre accompagnée de l'année 1553, et le nom MARTIN FESELE se voit au milieu par terre.
Ce dernier tableau ne se trouve point dans le catalogue de la galerie de Schleisheim par Mr. de Manlich, parcequ’en 1800ilfuttransporté par les Français à Paris, d’où Mr. de Dillis Inspecteur de la dite Galerie de Munich le renvoya en 1815 avec plusieurs autres tableaux.
Marques de Daniel LINTMEYER mentionnées au Nro, 125. A. de cette partie.
Marque de Michel FENN1TZER frère de George et graveur en manière noire vers l0"5* On trouve ces lettres initiales sur différens et assez médiocres portraits.
Marque de Magdalene FÜRST femme célèbre pour les fleurs ; née à Nuremberg en 1Ô52, Elle fut élève de Jean Fischer et Marie $ybille Merian. Cette artiste travailla en 1717 à Vienne où elle est morte à Page de 65 ans. (Voyez Doppelmair p. 270).
- Les lettres initiales de son nom se troutent sur des dessins de fleurs enluminées.
Nro- 139- b.
Cette marque signifie Mathieu GREUTEJ1.
On la tronve sur une gravure qui représente St. Laurent et St. Sixte acéompagnées de St. Pierre et St. Paul, adorant sur la terre Jésus Chrit qui couronne la Vierge dans le ciel. P’après Frédéric Zuchero. On lit en bas , à
gauche : Federicus Zuccarus Inuentar , à droite: Adam sculptor Mantuanus excudebat. *)
»C’est par erreur dit Mr. Bartsch (pein- »lre graveur vol. 17 p. 13) que nous avons «rangé cette estampe de Mathieu Greuter dans «l’oeuvre d'Adam Ghisi qui n’en est que l’èdi- «leur. La marque^ qui y est gravée en très «petit caractère dans le coin d’en bas, au- «dessus du mot excudebat , nous étant échap- «pée , nous donnâmes cette pièce à Adam »Ghisi avec d’autent moins de doute qu’elle «ressemble parfaitement aux ouvrages de cet «artiste.»
Nr°- 140-
Autre marque de J. Michel METTEN- LE1TER.
Nr°- 141-
Marque de Martin de MOL1TOR célébré peintre de paysage, naquit à Vienne en Autriche en Î75i> et mourut dans la même ville, en 1812. Cet artiste se donna aux arts âgé déjà de dix - sept ans. Il choisit le paysage. Ses progrès dans cette branche de l’art furent rapides ; bientôt il fut le meilleur des disciples de Chrétien Brand. Son génie supérieur et l’étude continuelle de la nature le conduisirent à la perfection. Ses tableaux peints à l’huile, et dans la suite, ses peintures à gouache furent recherchés et admirés par tous les amateurs et connoisseurs.
Un artiste qui manioit le crayon et la plume avec tant «de fermeté et de goût , ne pouvoit pas être moins habile à conduire la pointe. Moiilor s'amusoit quelques fois à gra-
*) La même pièce est aussi grave par Corn. Cirt. e* 157& el par Horace de Sunlis en 1577-
8ÔQ
ver à l’eau forte, et le nombre de ses gravures monte a 52 pièces (voyez le catalogue raisonné de l’oeuvre d’estampes de Martin de Molilor par Adam, de Bartsch Nuremberg chez î'rauenhoh. et comp. 1815).
Les lettres initiales de son nom se trouvent cntr’ autres sur les picoes suivantes : 1) une vue d’un petit canal dont le bord est garni de jonc , et le long duquel broute une vache qui occupe le milieu de l’estampe. Vers Ja gauche s’élève une souche à côté d'un grand arbre dont la cime est tronquée. Deux autres arbres de haute futaye , l’un près de l’autre, se volent au milieu du fond en deçà d'un enclos qui s'étend jusqu’ au canal. Le devant à droite montre un petit terrain garni de deux souches entourées de roseaux. Les lettres M. INI. sont gravées à la droite d'en haut. *) 2)
Paysage montueux où l’on volt au milieu une colline surmontée d’un batiment ruiné. Celte pièce est animée par un homme à cheval que l'on apperçoit sur le devant à droite. On lit en haut, à gauche: M. M. iny , et à droite : A. Bccli. f. C’est à dire Adam Bartsch fecit.
M arque de Martin SCHONGAUER (SchÔii) qu’on trouve sur ses peintures (voyez le Catalogue des galeries de Munich et Schlcisheim par Mr. de IManlïch ). L’auteur de ce catalogue dit (vol. 1 p. 381). «Nous possédons «dans la galérie de Schlcisheim cinq grands «tableaux, qui sont les plus beaux, que les «teins et la barbarie des siècles nous oient «conservés. Il règne une douceur, une in- «nocence cl une idée si sublime d’une vertu «pure dans les tètes de femmes qui paroissent «être toutes faites d’après nature , qu'on peut
*) Le catalogue de Mr. Bartsch nomme cette pièce
la- Vuchc près du jonc.
«distinctement rcconnottre les moeurs pur.ea «de son siècle. Ces tableaux prouvent ce que «le Conseilleur Z, erse *) assure d’avoir trouvé «dans des manuscrits , à l’égard de Martin «Sc/ton et de sa famille à Colmar; savoir que «cet artiste a vécu plus longtems qu’il n’est «indiqué. Un de ces tableaux porte la ntar- «que et l'année 1524.
') La date de la naissance de Martin Schongauer dit IM:-. Bartsch (peintre graveur vol. 6. p. log) "n'est pas connue, mais il est vraisemblable qu’il "ne vint au monde que vers i’an Î445, parCeque "son portrait peint eu 1483 (voyez le détail de -rce portrait INro. t)52 de la première partie) , le ''présente comme un homme âgé alors de trente «six, ou tout au plus, de trente huit ans, et «qu'il ne peut guère avoir eu plus de vingt «cinq ans en 1470» qui est la date du dessin dont %'IIvinçke (Neue Nachricjtten von Küqstlïirn etc «p. 407) qui eu étoit le possesseur nous donne »ce detail. Albert Durer avoit écrit au bas de ce "dessin; Diejs fiat der Hiibsch Martin ggrissc.n rirn 1740 jar, dar er ein junger gcsell was. Dnsviltab ich Albrecht Durer crfarn vnd La zu Ern vduher gescliricben im 1517 ;«r.« C'est à dire ce morceau a été dessiné par le beau Martin en 1470, étant jeune homme - Moi , Albert Durer . j’ai appris cela, et ai écrit ceci en son honneur,, en l’année 1517,
A l’cgard de sa mort poursuit Mr. Bartsch- «l’inscription collée sur le dos de son portrait "nous apprend qu’elle a eu lieu en Î4Q9 ce qut "ne s’accorde ni avec le rapport de Christophe- ■ y-Scheurl ni avec celui de Sandrart qui cepen- «dant ne semble avoir pulsé sa notice nue de «l’auteur précédent, suivant lequel Schongauer "«croit déjà décédé en I486- H est donc question de savoir laquelle de ces deux dates est "la véritable.*
«Pour nous nous n’hésitons pas un instant "de prêter une plus grande foi au témoignage "de l’élève de Martin Schongauer (Hans Largkr-mair voyez Nro. 958 de la pre. part) qu’i r>Scheurl qui est moins ancien de pics de manquante ans, et qu’à Sandrart qui n’est pas "toujours de la dernière exactitude. Notre opi- «nion que ces deux auteurs pourroieut être en «erreur sur ce point, est affirmée par la juste "confiance que nous avons dans la manière seruvpuleuse de faire de recherches du conseiller de *Lerse que nous avons connu de son vivaut, et «qui à ce que Hubcr (Manuel T. I p. 108» et vtrad. AU. T. I. p. ç6) nous rapporte a eu occasion, lors de son séjour à Colmar, d’exarr.iner «de vieux manuscrits, desquels il resuite que "Martin Schongauer doit avoir vécu plus longvitems qu'on ne croit communément.
Le même auteur rapporte encore dans son troisième volume (p. 2-3). »Ces excellents tanblcaux êtoient nombre d’années dans îc cloi- „tre de la prèlature à YVettenhauser près d'Ulm, «exposés à l'intempérie et aux injures de l’air «et ont perdus par là un peu en force, en har- «monie, et en couleur. Le dernier et digne ab- »bé de cette prèlature fit en i??8 , mettre ces «chefs d’oeuvre , d’ancienne art , dans l'archi- »ve secret du couvent, où je les découvris avec »d'autres tableaux de Martin Schon et les en* «voya à Munich le 3. Septembre 1803. «
Qu’il me soit permi d’ajoutter encore quelques observations sur ces tableaux , que j'examinai tant de fois avec infiniment de plaisir.
»$i l’année 1524 est juste, dit M. Fioriîlo (Geschichte der zeichnenden Künste inDeutsch* land und den vereinigten Niederïanden vol. 2. p. 313) l’artiste en faisant ce tableau avoit un ôge de 10+ ans , si l’on adopte 1420 *) pour l’année de sa naissance , ce qui est encore incertain.
L’année 1524 se trouve effectivement sur l’un de ces quatre tableaux de la vie de la Sitî Vierge r c’est à dire sur celui qui représente la purification mais la marque indiquée â ce Numéro se trouve sur deux autres tableaux de cette suite savoir: sur la puniecàte, es sur la mort de la Ste Vierge, **) Ces
’) iFigndfôis que quelques auteurs (Selon Mb. F/orillo ) donnent l’année de naissance de Martin Schongauer à 1420 > l'année la plus reculés que je trouvois est, celle dé 1430 f mentionnée par Mi', de Michel (voyez le catalogue de la Galérie de Vienne p. 38l) tuais Fauteur ne dit pas où il a tiré sa notice.
**) Mr, Striûtner à Munich a Tait on fort beau dessin Sur pierre dé ce tableau , et pourtant ajouté à la marque l’année 149c), que je ne pouvons découvrir sur te tableau malgré tous mes' efforts. 41 est cependant possible que cette date se' trouve au dus du tableau, que je n’avois point il’oc- •atiou d’examiner, mai» elle né se trouve re-
marques sont en petits écussons , placés dans l’architecture du fond. Le quatrième tableau de cette suite qui représente Vannoacuttion n’a ni marque ni date.
Outre ces quatre tableaux mentionnés, on en conserve encore, dans la Galerie de Schleisheitn quelques autres pièces de Martin Schon • g auer entr’ autres aussi une suite de huit tableaux représentant des sujets de la vie de Jésus Christ, -*) dont deux portent la même marque M savoir: La Ste Çène et le La vement des pieds de cette dernière pièce la marque est sur accompagnée de l’année 1515.
Mr. de JMechel dans son catalogue de la Galerie de Vienne nous donne une marque de Mactin Schon (voyez Nro. 87 dû supplément de la seconde partie) qu’i n’a pourtant aucune ressemblance avec celles qu’on trouve sur les tableaux à Schleisheim , et si elle est aussi inexactement copiée, que celle d 'Israël van Mcchen (voyez Nro, 71 du supplément de la seconde partie) on n’y peut ajouter que
née de l’année 14QO (voyez N10. 400 de la troisième partie) mentionnée par Mr. de Me chel paroit avoir du rapport avec notre mar que indiqué a ce Numéro-
Marque de Jean Michel SOEKLER. Graveur de Munich, naquit à Augsbourg en 1744, et mourut en 1781* Il fut élève de F. X. Jung wirth. Ôn a de lui différens portraits et autres sujets historiques qui portent les lettres
pendant pas au dessous de la marque comme Mr. Strixner l’a représentée dans sa copie,
#) Voyez le catalogue de la galerie de Schleishein» par Mr. de Manlich Nro. J465, 1521 > 1522s 1551» 1532, 1541 ) 154Ô et 1573.