DES
Marques douteuses.
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Nr0- 1.
Marque attribuée à Philippe ADLER Paticina ou Agnese FREY , femme de Durer. On la trouve sur plusieurs petites planches représentant les miracles de N. S. qu’on prétend de la composition de Durer.
Il y a peu de fondement dans cette donnée, car la femme de Durer ne connoissoit d'autre art que celui de ramasser de l’argent, dont son mari ne pouvait assez gagner pour elle. De Philippe Adler nous n’avons point de détails sur les circonstances de sa vie. Les TSotices sur les gravures Besançon 1807 , le font cependant naître à Nuremberg vers l’an 1485, mais ils ne disent pas oit ils ont puisés cette notice. On cite dans cet ouvrage -, outre les pièces décrites enhaut, encore un grand autel , composition pyramidale de sujets du nouveau testament grande pièce de deux planches datée 1518, et un S. Christophe portant l'enfant Jésus p. p. en h. datée 1518.
Gori attribue cette marque aussi à Philippe Adler Paticina in un Chrislofano , che porta il piccol Gesù da esso intaglio n'ell anno 1518.
Suivant Papillon cette pièce est gravée en bois.
Nro- 2.
Marque attribuée par quelques uns à AR- CHARDTA, on la trouve sur différens dessins. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
Le Professeur Christ (Diction, des Monogr.) attribue cette marque à Abraham de BRUYN. Suivant cet auteur on la trouve sur quantité
de petites figures bien dessinées , qui ont paru de l’Edition de Christophe Plantin , à Anvers en 15Ô7, entr’ autres sur les fables de Faerne et les Emblèmes de Sambuccus.
Je n’ai jamais pu trouver cette marque sur des ouvrages ressembians à de Bruyn.
Nr°- 4.
| Marque qui nourroit signifier suivant Christ *) Michel Ange ANSELME Peintre dont Vasari parle avec éloge. Il naquit à Sienne en 1491, fut élève de Jean Antoine Vercelli nommé Sodoma , établi à Parme ; il a peint plusieurs tableaux pour les églises de cette ville dans le goût , à ce qu’on prétend du Corrige.
L’idée de Christ parôit fort douteuse, car j’ai trouvé cette marque sur une pièce représentant Hercule et Omphale, d’après B. Spran ger gravée dans un goût approchant de celui de Gilles Sadler, et dont la manière outrée et maniérée est trop connue pour s’y méprendre.
Nro' 5.
Mr. 3ryan (biographical and critical Dictionary of painters and engravers, London 1816) attribue ces marques à André ANDREANI.
Je n'ai jamais eu occasion de les trouver de cette manière.
Christ attribue cette marque à Adam AELS- HEIMER , je n’ai jamais pu la trouver.
*) Casque signifie en allemand Helme dont la figure jointe au reste, peut former un Rebus pour exprimer Anshelme.
Nro- 7-
Marque attribuée à Sandro (Alexandre) BO- TICELLI, suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807. D’après lesquelles on la trouve sur des Svbilles et Prophètes 12 p. p. en h. au bas desquels il y a huit vers italiens, et le monogramme.
Zani (Materiali etc. page 54.) dit : ,,Les ^estampes de Baccio Baldini et de Sandro „Boticelli , quoiqu’ en grand nombre, sont ,,connues à peu d’amateurs , ces deux artistes ,, ayant travaillé ensemble sans avoir jamais ,, signé leurs pièces ni d’une marque ni d’un „nom , il est difficile de dire avec certitude, ,, lesquelles de ces pièces appartiennent à l’un, ,, lesquelles à l’autre."
Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 13. page l62.) dit: „en nous flattant d’un côté, de ne ,,pas nous être trompés, en écartant du catalogue des estampes de Baldini plusieurs pièces qu’on lui avoit faussement attribuées, nous ^avouons de l’autre côté , que malgré le soin ,, employé à l’examen de ces pièces, il nous a ,,été impossible d’en séparer avec certitude „celles que peut avoir gravées Sandro Boli- ,,celli. Plusieurs savants et curieux ont échoué ’,dans cette tentative , avant nous."
11 est donc probable que l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , est en erreur sur ce chiffre , ou qu’il a trouvé les Copies , que Strutt prétend avoir été faites par des graveurs Allemands, dont on ne trouve cependant pas la moindre notice dans aucun autre écrivain.
M arque attribuée par quelques auteurs à Adam BOMMERDE , dont je ne trouve pas de notices et dont je n’ai jamais vu d’ouvrage.
Nro- Ç).
Marque attribuée par Gcri à Antoine BOSI ou BOSIO , qui a travaillé pour le livre intitulé Museo Etrusco di Anton Francesco Gori, imprimé en 1737. le n’ai jamais vu de ses ouvrages ni cette marque.
'Suivant Gori cette marque signifie Nicolas DE BRUYN. Je n’ai jamais pu la trouver sur jes ouvrages de cet artiste et je ne vois pas avec quel fondement on peut lui attribuer une marque composée des lettres A. B. L., qui ont si peu de rapport avec son nom.
Nr° 11.
Marque attribuée par quelques uns a Albert GUYTOT, graveur à l’eau forte, dont je n’ai jamais vu d’ouvrages , et dont je ne trouve pas de notices.
Nro- 12.
Marque attribuée par Florent le Comte à Henri van CLEEF. On doit la trouver sur différens paysages , que je n‘ai jamais pu rencontrer.
A. CRUSEUS FECIT. On a bien un Gottlieb Leprecht Cruseus et un Charles Leprecht son frère , qui ont travaillé pour les libraires de Leipsic entr’ autres quelques portraits, vignettes, frontispices, et autres planches pour les livres ; mais un Cruseus dont le nom de baptême commence avec un A. ne se trouve nulle part, et comme je n’ai jamais pu trouver cette marque je ne puis me fier à cette signification.
Nro- 14.
Marque qui signifie suivant Christ ANNIBAL CARRACCI 1NVENTOR.
Je n’ai jamais pu la trouver ni sur les gravures d'Annibal même, ni sur celles d’après lui.
Marque qui signifie suivant quelques uns Abraham van DILPENBECK. Cette signification est fausse, parcequ’un artiste qui vint au monde en ]G07, ne peut avoir fait les estampes marquées et datées de Tannée lOlO.
Cette marque signifie (suivant Gori) Matteo GRUNEWALDs Cependant il est difficile d’en expliquer le sens, il paroit être un chiffre mal dessiné d'Albert Durer.
Suivant l’auteur cité enhaut M. Grunewald dit V Aschajfenbourg (qui est sa patrie) vivait du tems d'Albert Durer, fut peintre, et à ce qu’on prétend grava en bois l’histoire d’Apocalypse de St. Jean, ouvrage très rare, qui porte cependant une autre marque Composée des lettres M. G. semblable à ce nom, qu’on trouve plus bas dans cette partie.
Nro- 17.
Marque attribuée par Christ à A. DREBBER, qui doit avoir gravé d’après Gollzius. Fussli (Allgemeines Künstler-Lexicon) le nommé A. Drepper . Les Notices sur les graveurs Besançon 1807, en copiant Christ, attribuent cette marque aussi à Antoine Drebber , graveur au burin né en Hollande vers 1570, et vivant à Harlem vers la fin du lGme siècle. L’auteur de cet ouvrage nous dit encore qu’il s’est formé dans l’école de Goltzius , et qu’il a pris une manière ferme et gracieuse, une exécution facile et savante, et qu’il a beaucoup aidé son maître dans la suite qu’il a mis au jour, des métamorphosés d’Ovide en 52 pièces *), enfin
’*) Suivant Mr Bartsch ( peintre graveur vol. 3. page J 04- > cette suite est gravée sous la Direction de Gollzius par ses élèves ; sur les pièces de laquelle on ue trouve cependant ni cette marque ni le nom d'Antoine Grebber , Lue seule de pièces
qu’il a gravé les Apôtres , a mi - corps figures presque grandes comme nature d’après Goltzius et quelques autres pièces d’après Spranger , Iiemsherke etc., dont il a marqué une partie de son chiffre.
On trouve bien un Corneille Drebbel, qui a gravé d’après Goltzius, les sept arts libéraux, représentés par des femmes à mi-corps. Suite de sept estampes dont la première ( la Grammaire) est marquée Goltzius invent. Cornélius Drebbel sculp. et excud. , mais pas une seule de ces pièces est marquée avec un monogramme composé des lettres A. D.
Je ne sais où l’auteur des Notices etc. a tiré sa notice ; car ce Drebbel qui a travaillé d’après Goltzius, s’écrit lui même Corneille, et comme je n’ai jamais trouvé cette marque sur des ouvrages semblables de l’école de Gollzius, et qu’on ne trouve nulle part menlionée une suite des Apôtres grandeur naturele , je suis tenté de croire que ce chiffre, s’il en existe un sur de tels ouvrages appartient à un autre maître anonyme.
Marque attribuée par quelques uns à A. DEN- NAÜD, graveur moderne duquel je n’ai jamais vu des ouvrages,
Nro- le».
Marque attribuée par quelques uns à Abraham DI EPR A AAI, peintre d Oudenaerde et élève de Brouwer. Il florissait vers 1Ô70 à Dortrecht et travailla dans le goût de son maître-
Marque attribuée par Christ a Androuet du CERCEAU. Célèbre architecte qui florissait à
appartenante à cette Suite est marquée R. B. f. ex. qui signifie Robert Buudoux, Voyez première partie Nro. 1109,
irtfgjQA,
Paris vers 1378, sous le règne de Henri III. Le Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Bavière est riche des ouvrages de cet artiste représentant différent cahiers d’Architecture mais pas une seule pièce porte cette marque. Suivant Orlandi on trouve la seconde marque (probablement la même), sur une pièce représentant Adam et Eve. *)
Marque attribuée par quelques uns à Adrien ee W1LGE , artiste dont je n’ai jamais vu quelque chose et dont on ne trouve pas de notices,
Nro- 22-
Marque attribuée par quelques auteurs à A . FUZ , sur des gravures d’après Barroche.
Artiste duquel on ne trouve pas de notices.
Marque faussement attribuée par Marolles à Anarouet DU CERCEAU, elle se trouve sur quelques pièces gravées par un anonyme voyez aussi le peintre graveur vol. 8. pag. 539- de Mr. Bartsch, entr’ autres sur un Bacchus couronné de pampre , sur une femme nue qui semble sortir d’un bassin de bain.
Outre ces pièces écrites par Mr. Bartsch, on trouve encore cette marque sur Adam et Eve pièce dont parle Orlandi mais qu’il a mal dessiné le monogramme (voyez Nro. 20.) Savoir: Judith assise sur une cuirasse, tenant delà main droite un glaive et de l’autre la tête d’Holoferne, sur les vertus 6 pièces, et sur le buste d'une femme marqué Teiviferamtia.
*) Les marques de Christ est Orlandi sont mal dessinées, et appartiennent à un graveur anonyme dont on trouve la marque et l’explication des pièces sur lesquelles où elles sont, sous le Nro. 23- de cette partie.
Marque attribuée par Flor . le Comte et Goii a Lucas VOR.STERMAN, je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.
Marque qui passe suivant Christ pour celle de ISicolas GLOCKENTON. Il dit cependant lui même, que la chose paraît fort obscure.
Je n’ai jamais pu trouver cette marque bien moins un artiste de ce nom.
Cette marque signifie suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807 Albert GLOCKEN- TON. Je n’ai jamais pu trouver une marque semblable sur les ouvrages attribués à ce Glochenton,
Suivant Christ cette marque se trouve sur un grand tableau très -bien peint sur toile. Il est d’un maître allemand, mate au reste inconnu. C’est peut être Jean André GRAF , a qui on attribue aussi le second chiffre semblable.
Fuessli (AllgemeinesKiinstler-Lexicon) parle d’un Jean André Graf , peintre de Nuremberg et élève de Leonard Haeberlein et Jacques Moreel. Il a peint différens portraits, animaux, fruits, fleurs et sujets d’architeclure. Sui\ant cet auteur J. V. Kraus a gravé d’après lui 13 vues de la ville de Nuremberg. Il est mort dans sa' patrie en 1701 à l’age de 64 ans.
Par conséquent on ne peut lui attribuer le premier chiffre avec la date 15Ô7, même le second est douteux pareeque la lettre qu’on voit entrelacée dans l’A. représente un G. et non pas un G.
Nro- 28.
Cette marque est attribuée par quelques auteurs à Abraham GOUBBON , sur des gravures â l’eau forte d’après Tcniers.
Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
Nro- 20.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Antoine 6REBBKR, peintre d’après lequel Soutman doit avoir gravé. Elle se trouve sur différens dessins représentant des sujets d'enfans.
Nt0- 30.
Suivant Christ cette marque signifie Adrien HUBERT, qui d'après l'auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, était graveur et marchand d'estampes, né à Anvers vers l’an 15 î-5. On n’a d'autres détails sur cet artiste, sinon qu'il a gravé au burin plusieurs pièces dans le goût de Tempesta et de Callot , ce sont de Joutes, des Vêtes publiques, et des scènes d’Opéra, d'après ses dessins, où il mettait ordinairement le monogramme indiqué à ce Numéro.
L’auteur des Notices etc. dit: qu’il a vu de ce giaveur, une estampe qui représente une Lucrèce m. p. en t. d’après le Titien, c’est une copie d’après celle de C. Cort, sur une pantoufle de Lucrèce est écrit: A. Hubertus sculp., mais il n'explique pas les pièces sur lesquelles on doit trouver sa marque.
Cette marque est attribuée à Augustin JOR1S, peintre de Delft et élève de Jacques Mondt. Après avoir travaillé cinq ans à Paris chez un graveur nommé Pierre de Clujfe, il s’est noyé en 1552 à l’âge de 27 ans, voyez Descamps T. 1. pag. 134, Je n'ai jamais vu de ses ouvrages.
Suivant Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary etc.) cette marque signifie Josse AMMON. Je n'ai jamais pu la trouver, et s’il en existe une de cette manière on pourroit l’expliquer JOSSE AMMON TIGUR1NUS.
- Nro- 33-
Mr. Bryan attribue de même cette marque à Josse AMMON, dont cependant je ne saurois donner la signification, elle paroit fort douteuse.
Nro- 34-
Suivant Christ on prétend que de cette marque s’est servi Alexander ALGARDI. Les Notices sur les graveurs Besançon 1807, ont suivies Christ de lui attribuer ce chiffre, mais je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages d'Algardi.
Nro- 35.
Cette marque se trouve suivant Christ sur le portrait de George Duc de Saxe portant l’année 1530. C’est vraisemblablement l’ouvrage de quelque peintre Misnien dont le surnom éloit LAUB ou LAUBER.
Cette Idée est fort douteuse car Laub, en allemand veut dire feuille , feuillages , et l’histoire de l'art ne parle pas d’un A. Laub , mais bien d'un Tobie Laub, peintre de portraits et graveur en manière noire d’Augsbourg qui florissait un siècle et demi plus tard.
Nro- 36.
Cette marque est attribuée dans le Cabinet de Mr. de V***, à Antoine VERMANDRE.
Artiste qui n’est pas connu, même un Antoine van Mander , ne se trouve pas entre les artistes.
Celle marque est attribuée à André da MU- RANO, suivant S. Palmer (History of Printing, Londres 1733, pag. 3Ç)1-) cet artiste florissait vers 1400, et fut graveur en cuivre, et par conséquent le premier graveur dont on connoît le nom, celte notice est fort douteuse. Suivant Christ la marque se trouve sur de très anciennes gravures en bois, imprimées à Amsterdam citez Dodo Pctri vers Pan 1505. C’est déjà un siècle plus tard, et Papillon fait de ce Murano un graveur en bois avec la même ivraisemblance,
Cette marque est attribuée par quelques uns à Antoine MEYBUSCH. Suivant Fussli {Ailgemeines Kiinstler - Lexicon) il étoit graveur en acier à Stockholm au service du Roi vers 1700. Je n’ai jamais vu des ouvrages de cet artiste.
Nro- 3Ç)-
Cette marque signifie suivant Christ Josse AMMON, Je n’ai jamais pu la trouver.
Cette marque est attribuée à Alexis PIRN- RAUM» Suivant Papillon cet artiste fut graveur en bois et florissait â Bâle vers 1545, qui est peut être sa patrie, cet auteur suppose qu’il a été disciple de Hans Holbein, mais il ne fait pas la spécification d’une seule pièce, que ce maître doit avoir gravée.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Pierre AERTSENS, nommé LANGEPIER, (c’est a dire Pierre le long) ce peintre est né à Amsterdam en 151Q, et mort dans la même ville en 1573. X Matham, IL Bary, et autres
ont gravé d’après lui différentes pièces, sur lesquelles on ne trouve cependant pas ce chiffre.
Nro- 42.
Suivant Christ cette marque peut signifier A. POILLY. Artiste sur lequel on ne trouve pas de notices.
Ces marques sont attribuées par Christ et le biographical and crilical Diclionary of pain • ters and engraver s by Mr. Bryan I0l6 à. Pierre MYR1C1NUS ou MYRIGINUS, graveur flamand, qui doit avoir fleuri vers 1550. On n’a pas de notices sur cet artiste, et il y a peu de sûreté dans cette donnée, car Christ attribue la même marque aussi à Magdalene de Passe, dont la manière est très différente de celle , qu’on voit dans les pièces portant ces marques, et qu’on trouve sur différentes gravures d’après P. Breughel, Lamb. Lombardus, Perd Bol, sur des copies d’après Albert Durer et sur différentes pièces publiées par Jérôme Cock.
Nr“- 44.
Marque attribuée par quelques uns à André R.USCIIAR.DT , graveur flamand vers 1Ô00- Je n‘ai pas trouvé de ses ouvrages.
Nr°- 45.
Cette marque est attribuée à ADAM GHISI MANTUANO , quoiqu’elle est différente du chiffre ordinaire de cet artiste, et que la pièce sur la quelle on la trouve, est très - médiocre. Elle représente Enée portant son père Anchise, copie d'après une pièce en forme ovale que Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 14. p. 152.) croit gravée d’un anonyme dont le burin est très ressemblant à celui de Marc Antoine, d’après un dessin de Jules Romain,
Nro- 46.
Suivant le Cabinet de IVIr. de V***, cette marque signifie aussi ADAM GHIS.I MAN- TUANO. Je n'ai jamais pu trouver les lettres A. S. d'Adam Ghisi accompagnées d’un P. dont on ne saurait donner la signification.
Nro- 47.
Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, et le biographical and critical Dietionary of pointers and engravers by Mr. Bryan 13 lO. La première marque signifie Antoine DA TRENTO. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver sur les gravures en clair obscur de cet artiste. O11 trouve bien la seconde marque sur des gravures en cuivre qui appartient à un anonyme, dont cependant l’ouvrage n’a pas le moindre rapport avec celui d'Antoine de Trente. Entr’ autres 1) sur S. Barthélemy et S. Mathias. Ces deux apôtres sont représentés debout, et tournés vers la droite. L’un est armé d’un couteau, l’autre d’une hache. L’année 1525 et le chiffre sont marqués au haut de la droite. 2) Une paysanne vue de profil, marchant vers la droite. Elle porte une oie entre les bras, et un grand pot au lait sur le dos. Le chiffre et l’année 1525 (les deux 5 à rebours) sont "raves à la droite d’en bas. *)
Cette marque est attribuée par Christ à André TROST , graveur à YVagenbourg en Carnie vers l’an lObO. Je n'ai jemais trouvé de ses ouvrages.
Cette marque est attribuée par quelques uns
*) Ces deux pièces sont des copies en contre-partie d’après les estampes de H. S. Beham.
sans fondement à Adrien COLL \ERT. On la trouve sur des copies d’après Albert Durer, gravées par quelque anonyme.
Suivant le biographical and critical Dict!o~ nary by Mr. Bryan 18 1Ô, cette marque signifie Augustin VENITIEN. Je n’ai jamais pu trouver d’autres marques de cette artiste, que celles indiquées au Numéro 122. de la première partie.
Nt0- 51-
Cette marque est attribuée par quelques uns à Adrien van der CABEL ou KABEL. Suivant Houbracken le nom de ce peintre a été originairement van der Toow , c’est à dire Corde. Van Goyen, son maître, l’ayant trouvé trop bas et peu convenable au mérite de son élève , lui persuada de la changer en Kabel , ce qui signifie câble. Son nom de baptême est exprimé par le même auteur tantôt par Adriaan (T. II. p. 34Ç).) tantôt par Ary (ibid. pag. 255. et 334.) ce qui veut dire le même. Füssli induit en erreur par ce svnomyme, en a fait deux artistes diiïérens , ayant traduit Ary en Henry.
Van der liabel, que l’on écrit ordinairement Cabel, naquit a Ryswyck près de la Haye en 1Û31, et mourut à Lyon en lOQ5.
Les estampes de van der Cabel sont gravées d’une main ferme et d’une pointe légère. Le travail en est large , et il n’est mêlé ni de burin ni de pointe sèche. Les gravures de notre artiste n’offrent point ce brillant de l’effet de clair obscur , ce sont de simples dessins remplis de belles idées, mais pas une seule pièce porte cette marque, qui n’a ni rapport avec le nom van der Toow , ni avec celui de
van der Cabel.
oot)
Cette marque est attribuée suivant le biographical and critical Dictionary by Mr. Bryan, à Robert van AUDENAERT , mais c'est une erreur , car elle se trouve sur les peintures d' André del Sartv, et sur des gravures d’après lui par différens artistes, voyez première partie Nro. 125. Orlandi dans son Abécédaire l’attribue à Augustin Vénitien , avec encore moins de fondement.
Suivant Christ „un monogramme composé, ,,a ce qu'il parôit, d’un A. d’un I. et d’un V. „d’écriture romaine, se trouve sur les premiers ,, Emblèmes de Fr. Georgelte de Montenai, „qui à écrit du feras de Jeanne Reine de ,, Navarre. C’est peut-être la marque du gra- ,,veur, à moins que ce ne soit plutôt le mo- ,,nogramme ou chiffre de la Reine, dont on ,,voit le portrait à côté, au quel cas on pou- „roit y déchiffrer les lettres 1. , A. , N. et V. ,,ct lire JOHANNA ALBRETANA NA VAR- „REA.“
L'opinion de Mr. Christ pour ce qui regarde la Reine me parôit sans fondement.
Nro- 54.
Cette marque est attribuée par quelques auteurs à Abraham van D1EPENBECK. On la trouve sur une pièce représentant un homme tenant une cruche, accompagné d’une femme qui tient le verre, demi figures dans le goût de Brouwer.
Nr°- 55.
Suivant Orlandi, Flor. le Comte, Christ, et autres, ces marques sont attribuées à MICA- R1NO. Ce n'est que la marque mal copiée de Jean Laderispelder , d'Essen, voyez Nro. 1273. de la première partie.
Suivant le biographical and critical Dictionary of pointers and engravers by Mr. Bryan 131Ô, qui a copié Christ, cette marque signifie Ahasuere van LANDFIELD. Ancien graveur allemand en bois, c’est une erreur, car elle appartient à Ahasuere van Londerseel, voyez Nro. 135. de la première partie.
Nro- 57.
Ces marques sont attribuées par Christ à Antoine de YVORMS. Je n’ai jamais pu les trouver de celte manière.
Nro- 58-
Marque attribuée par quelques uns à Guillaume AKEPiLOTT, graveur ne à Harlem eii 1Ô00. On a de lui plusieurs portraits et différens autres sujets d’après Hondius , van der Vinne, A. van der Velde, P. Molyn, et autres.
Ja n’ai jamais vu cette marque sur les ouvrages de cet artiste mais bien son nom en toutes lettres.
Nr°- 5 g-
Suivant Christ ces marques pouront signifier BURGMA1R, BARTOL TUTIANUM, et DO- MINIQUE BECCAFUMI. Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807. Elles dénotent DOM. BECCAFUMI, le biographical and critical Dictionary by Mr. Bryan , les attrabue à BART. TUTIANI , ancien graveur en bois. Ni l’un ni l’autre donne une explication des ouvrages sur lesquels ces marques se trouvent , Mr. Bartsch ( peintre graveur vol. 7. pag. 448.) attribue la quatrième (probablement la même) à un graveur en bois anonyme ; qu’on trouve sur une pièce représentant Jésus Christ insulté par les Juifs dans le prétoire. Ce morceau (suivant cet auteur) se trouve
dans un ouvrage allemand qui a pour titre: Das Leiden Jesu Christi etc. Durch Wolfsang von Mann in Gesalzweise bezwungen Augb. 1515. durch den jungen Hans Schonsperger , in 4to. Il est renfermé dans une bordure qui est uu passe - par - tout.
Nr°- 60.
Cette marque est faussement attribuée par Orlandi à DOM. BECCAFUMI et par Christ a BAUTOL. TUT1ANUM.
Suivant les auteurs modernes, comme Heincke (Neue Nachrichten von Kiinstlern T. 1. pag. 1Ô4.) Huber (Handbuch etc.) , les Notices sur les graveurs Besançon 1007, Mr. Bryan (biographical and critical Dictionary of painters and engravers 181Ô), VAbate Luigi de Angelis (l’aggiunta à Giovanni Gori) et encore d’autres auteurs nomment cette marque Nicolas BOLDRINI , quoiqu’ils enbrouillcnt souvent cet artiste avec Joseph Nicolas Vicentini de Trente. Mr. Barlsch dans son peintre graveur vol. 12. nous fait l’explication de plusieurs pièces gravées en bois et en clair obscur de Nicolas Boldrini et de Joseph Nicolas Vicentini de Trente, mais il ne donne pas cette marque quoiqu’il en parle vol. 7- page 1Ô6. dans1 l'oeuvre d'Albert Durer, mais pas dans ceux des artistes en question.
J’ai vu celte marque sur deux pièces représentant le portrait de Jean Baron de Schwarzenberg , entouré de plusieurs écus d’armes d'après un tableau d'Albert Durer, et sur une Adoration de Bergers d'après Tilian , dont la gravure est téllement égale aux autres ouvrages attribués a Nicolas Boldrini qu'on ne hazarde pas beaucoup de lui attribuer cette marque.
Nro 6i.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Jules BONASONE. Suivant Mr. Bartsch
(peintre graveur vol. 15. pag. 504.) L’artiste qui s’est servi de ce chiffre et qui paroît être italien, est entièrement inconnu. On sait seulement qu’il a vécu vers 1544. Sa manière de graver ayant quelque rapport avec celle de Jules Bonasone, on l'a souvent confondu avec lui.
Je ne connois avec cette marque que 7 pièces représentant les 7 arts libéraux, représentés par des femmes toutes nues , assises en différentes attitudes. Les planches sont numérotées depuis 1 ad 7. Mr. Bartsch cependant nous donne encore l’explication de deux autres pièces avec cette marque que je n’ai pas eue occasion de voir. Savoir: 1) Cléopâtre et David vainqueur de Goliath. Planche d'étude offrant à gauche Cléopâtre toute nue, débout près d’un tronc d’arbre. Elle se donne la mort avec un aspic qu’elle tient de la main droite sur son sein. (Cette figure est une copie de la Cléopâtre de B. Beham.) A droite est représenté David tenant un glaive de la main droite , et de l’autre la tête de Goliath. La lettre B. est gravée vers la droite d’en bas. Le fond est un paysage orné de quelques fabriques. 2) Bachus et quatre enfans. Bacchus est assis à terre à la gauche de l’estampe. On remarque derrière lui un enfant qui tient une écuclle. Vers la droite sont trois autres enfans dont l’un, couché sur le dos, la tête appuyée sur les jambes de Bacchus, pisse-, le second boit du vin dans une écuelle, et le troisième, vu par le dos, est devant un tonneau rempli de moût. Au dessus de la porte d’un bâtiment qui se voit dans le fond à gauche est écrit : Liber Pa.iupixe,vs Inviott Collievs Vbibras. La lettre B. est marquée au milieu d'en bas et l’année 1544, sur un tonneau à droite, à mi hauteur de l’estampe, pièce ronde.
Cette marque signifie (suivant Gori ) Bernard MEI, peintre et graveur de Sienne, mort à
Rome en 1Ô7Ô. Suivant cet auteur et les notices sur les graveurs Besançon 1807- On trouve de cet artiste plusieurs eaux fortes exécutées d’un dessin correct, qui portent cette marque.
Gori cite de lui. Un’ impresa dell’ Avvertito Academico Intronato, rappresentante un fortilizio tondeggiante in paese contornato lateralmente da duc Cornucopj ripieni di Zucchini , restremità de quali Cornucopj posano sopra la grand Zucca Intronata (divisa dell Academia Sanese antica) -, in altro sopra il detto fortilizio in uno Suolazzo si legge : Nec me mea cura fefellit. C'est un paysage entouré de chaque — côté de deux cornets d'abondance remplis de petites citrouilles , dont les extrémités s'appuyent sur une grande citrouille (armes de l’ancienne académie de Sienne) dans le dessus on lit: IVec me mea cura fefellit.
Comme je n’ai jamais trouvé le nom de cet artiste sur une de ses estampes qu’on lui attribue , je n’ai pas voulu le mettre dans ma
Ces marques sont attribuées par plusieurs auteurs sans certitude, à différens artistes, et tout ce qu'on dit sur son nom offre la plus grande confusion. Orlandi les nomme ZA- BELLO , célèbre dessinateur de Bei'gamo vers
Mr. Bryan ( biographical and crilical Die tionary etc.) a copié Orlandi, et il va si loin de nommer cette marque aussi BAPiTOL. BE- HAM , avec encore moins de fondement.
Suivant Cumberland (sôme anecdotes of the life of Jules Bonasone pag. 42.) ce maître est appelle en Italie par quelques uns DADO qui signifie De, mais 1 histoire de l'art ne fait pas la moindre mention d'un artiste de ce nom. La traduction lui a conservé le nom de Beatricius , et pour le distinguer de Beutrizet ou
Bealriçius le Lorrain , avec lequel il 11’a rien de commun, on l’a surnommé Bealriçius l'ancien.
Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. page 181.) cette tradition ne paroît cependant pas être assez ancienne, pour tenir lieu d'une notice historique sanctionnée, et aussi pour éviter toute confusion, il préféré de donner à notre artiste le nom de Mciitre au Dé, en renonçant à trouver le véritable nom de famille dont la lettre initiale est vraisemblablement B. marqué sur le Dé.
Cet auteur remarque encore avec beaucoup de vérité, qu’on doit être autant plus étonné d’une confusion dans laquelle divers auteurs sont tombés, d'attribuer plusieurs de ses pièces à Nicolas Beatrizet d'autres à Jules Bonasone, car notre artiste porte un caractère particulier à lui, et si individuel, qu'on ne sauroit guère confondre ses ouvrages, même, avec ceux des maîtres qui lui ressemblent le plus.
Les estampes du Maitre au Dé, n’ont pas toutes un mérite égal , mais il faut convenir qu’elles sont en général correctement dessinées et très bien gravées. La seule faute qu’on lui reproche , c’est qu'il a fait ces figures trop courtes, les têtes trop grandes, et les bras et les jambes trop forts. Au reste son burin approche de celui de Marc Antoine, dont il semble avoir été disciple.
Nr°- 64.
Cette marque est attribuée par Christ, et plusieurs auteurs qui ont écrits après lui, à SCHELDE À BOLSWERT, Je n'ai jamais pu la trouver.
Cette marque est attribuée par Christ, et d’après lui par l’auteur de Notices sur les graveurs Besançon 1807 à BOETiUS À BOLSYVER.F, je n'ai pu la trouver non plus.
Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. page 548.) La pièce suivante, la seule que l’on connoisse portant cette marque , a été attribuée par quelques uns à Barthélemi BE- HAM; mais nous n’y trouvons rien qui puisse avoir rapport ni au dessin, ni au burin de ce maître. Elle approche du goût du maître au Dé,
Le satyre et la Nymphe.
Un satyre caché derrière un bosquet, surprenant une Nymphe assise sur le bord d’une fontaine , dans l’eau de laquelle elle se mire. Les lettres B. B. sont gravées vers la droite d'en bas. Pièce libre.
Suivant Gori cette marque signifie Corneille BLECRER, je n'ai jamais trouvé une estampe de cet artiste qui portait d’autre marque que G. Blecker f.
Nro- 68.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Barthélemi D1TTERLE1N, artiste dont on n’a pas de notices, et duquel je n’ai jamais pu trouver quelques chose,
Cette marque est attribuée par quelques uns avec beaucoup de vraisemblance à Burent (Bernard) GRAAT *) , habile peintre de paysages et animaux né à Amsterdam vers 1023, et mort en 170Q.
On trouve cette marque sur une jolie gravure à l'eau forte ou l'on voit sur le devant, un peu vers la droite, se reposant un belier vu de face \ à côté de lui, vers la gauche, est
’) Groot en Allemand ou Kollandois signifie Arête.
débout un mouton tournant le dos. Derrière le bélier, dans un creux, et près d’un tronc d’arbre, se montre la tête d’un jeune bouc dirigé vers la droite. A la gauche du bas, près du bord de la planche sont les lettres B, et f., entre lesquelles se voit une arête. *)
Cette marque est attribuée par quelques uns sans fondement à Jean de BRONCRHORST.
Je n’ai jamais trouvé d’autres marques sur les ouvrages de cet artiste, que celles indiquées au Numéro 714. de la première partie.
Nt0- 71.
Suivant Gori cette marque signifie Schelde à BOLSWERT , quando aile sue opéré non voile apporre il suo nome, marco per capriccio ]^| Je n’ai jamais pu la trouver.
Suivant Christ un B. et un I. avec l’année sur des planches médiocres, gravées semblablement à Nuremberg signifient, Barthel JA- IM1TZER. Artiste sur lequel je n’ai ni trouvé de notices, ni vu de ses ouvrages.
Nra- 73.
Suivant Christ cette marque est attribuée à
*) Je ne sais pourquoi Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 2. p. 25.) a inséré cette piece dans l’oeuvre d'Antoine fVaterloo, et il dit lui mciue, ,,la let- „tre B. et plus bas encore la lettre f. font croire «que ce morceau n’a pas été gravé par fVaterloo , «mais par un autre artiste, dont le nom doit «commencer par B. En effet ces trois animaux «sont trop bien dessinés, pour être attribués a ,, fVaterloo qui étoit très foible dans cette partie, «11 est vraisemblable que la lettre ‘B. désigne le «nom de Marc de Bye , de la pointe duquel «cette estampe approche le plus.“
Cet auteur ne doit pas avoir remarqué l'arête qui se trouve entre le B. et le f. , et qui fait sûrement allusion au nom de l'artiste.
Barthel JENCKEL ; mais il ne saurait dire rien de certain sur cet artiste , qui est probablement Baltasar Jenichen, voyez première partie Numéro 138- et 180.
Suivant Christ un B. et un L. passe pour la marque de Baltasar LEMKE , artiste sur lequel on ne trouve pas de notices. Il y a cependant un Philippe Lembhe de Nuremberg vers ÎÔ31, qui travailla dans le goût de Bourgignon , mais avec lequel cette marque n‘a aucun rapport.
Nro- 75.
Suivant le biographical and critical Dictionary of painters and engravers by Mr. Bryan 18l0, cette marque signifie Mathias BEUTLER ou BEYTLER. Le peu d’estampes qu’on a de cet artiste portent ordinairement le chiffre indiqué au Numéro Q03. de la première partie, je n'ai jamais vu celle à rebours et d’une autre formé mentionée par Mr. Bryan.
Cette marque est attribuée par quelques uns 1 b Martin BAUIYI , je ne sais par quelle autorité, je l’ai trouvée sur une pièce, où il y a un grand rocher, auquel plusieurs moines et démons sont occupés avec des bêches et des pioches, et semblent vouloir le détruire. Sur le devant on voit le Pape porté en pro- : cession. Ce morceau approche du goût de Breughel.
Nro- 77.
Suivant Christ un B. et un M. doit signifier Bernardo JMALPUCCIO , mais il ne l'affirme pas. Suivant Gori Bernardo Malpucci, fut peintre et graveur de Mantoue travailla ; en bois de trois planches , la première forme
le contoure , la seconde l’ombre, et la troisième le clair , cet auteur rapporte qu’on trouve entre ses ouvrages un sujet de S. Sébastien bien fait dans cette manière , ses ouvrages penchent vers le gothique qu'il marquait B, M.
Suivant (l’aggiunla del Gori dall’ abate Luigi de Angelis ) Bernardo Malpucci e conosciuto per le slampe in chiaroscuro de Triompho di André Mantegna. C’est ce qui fait croire que Malpucci en était le graveur qui est sans contredit André Andreani.
Pour que cette suite d’après Montegna soit a son complet elle doit être accompagnée encore de deux autres feuilles , qui cependant sont difficiles à trouver. L’une est un frontispice, offrant au milieu d'en haut le buste de Vincent Gonzague Duc de Mantoue, gravé en clair obscur de trois planches. Au bas de ce buste est le litre suivant: Sermo Principi Gonzagae D. G. Maniuae ac Montis Ferrati optimo duci, — Tabulae triumphi Caesaris olinx nutu Eccelsi Francisci Gonzagae inclitae vrbis Maniuae — imperio novo . novisque potiare triumphis — Bernar Malpitius pict. Mant. F. Mantuae MDXCVI1II.
L’autre pièce offre six colonnes d'ordre Corinthien , placées de front et gravées sur une même planche. Celte pièce est marquée du chiffre d'André Andréani. Suivant Mr. Barlsch (peintre graveur vol. 12- page 104.) les colonnes servent à être rangées entre les neuf pièces, c'est-à-dire une colonne entré deux sujets de triomphe-, mais comme, à cet effet , il faut neuf colonnes , Andréani à imprimé trois de ces six colonnes une seconde fois , et sur une autre feuille*
Suivant Papillon (T. I. pag. 402-) Il y a de Bernard Malpizzi encore un clair obscur représentant une femme assise, c'est la pièce
369 " — UTfS
qui porte suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 12. sect. X. Nro. 15.) le monogramme d'André Andrèani et représente une femme armée d’une cuirasse, assise les jambes écartées. Elle a la main droite appuyée^ sur la jambe, et de l’autre, réleve sa robe, pour la garantir des flammes d’un feu, allumé entre ses jambes *). On lit en bas Bernar, Malpitivs, Mant, Inve, et le monogramme à' André Andrèani qui est le graveur de ce clair obscur des quatre planches.
Outre ce frontispice dédié à François Gonzaque qu’ on peut attribuer à Bernard Malpucci je n’ai jamais vu des clair obscur qui porte celle marque. Il y a cependant encore une pièce attribuée à cet artiste ( voyez le Cabinet de AJr. Paignon Dijonval) elle représente llemus et' Romulus allaités par une louve, d’après Jules Romain, mais l’auteur de cet ouvrage ne dit pas, si cette pièce est un clair obscur ou une gravure en cuivre.
Cette marque signifie suivant plusieurs auteurs tantôt Bernard PASSERO tantôt Barthélémy PASSEROTTI , et l’histoire de ces deux artistes est tellement embrouillée qu’ on a de la peine à s’en tirer.
le n’ai jamais pu trouver cette marque seule: mais s’il en existe une, on pent avec beaucoup de vraisemblance l’attribuer à Barihemy PASSEROTTI, car on trouve une picèe, qui représente la decolation de S. Jt. Jean marquée fPasserottus imitavit.
Outre cela il a marqué ses pièces des lettres BP. voyez première partie Numéro 1Q1.
*) On ne saurait guère expliquer ce sujet! que par une clos fables de la marguerite poétique d’Albert d’Eyh , suivant laquelle le feu ayant été éteint un jour à Rome, les habitans de cette ville etoient obligés de l'aller chercher auprès d’une eourlisaune.
Nr0- 79.
a rist attribue cette marque sans fondement â Bernard PINTORICHIO, peintre né à Perugia en 1454» et mort en 1513> Il fut élève de Pietro Perugino. Je n’ai jamais trouvé cette marque sur des gravures qui pourroient être d'après lui.
Suivant Christ un B, et un R. renfermé en dedans passe pour la marque de BERNARD (le petit) , graveur à Lyon : mais il dit lu même , quoique j’aye une assez grande collection de ses gravures, je ne l'ai pas encore rencontrée jusqu’ à présent.
Suivant les Notice? sur les graveurs Besançon 1807- BERNARD (le petit), fut un des plus célèbres graveurs en bois du sei zième siècle et élève de Jean Coussin dont on ignore le lieu de naissance , mais on sait qu’il se fixa de bonne heure à Lyon, où il travailla long" - tems. Les libraires Tourville et de Tournes employèrent ce graveur pour orner leurs plus belles éditions. La nature qui lui avait refusé les grâces de la figure, voulut le dédommager, en lui donnant les plus heureuses dispositions pour son art. Ses tailles de bois sont exécutées avec une légèreté et une adresse qui n’a point encoreu d’imitateur.
Presque toutes les estampes du petit Bernard 11‘ont ni nom ni marque. Forent le Comte assure cependant , qu’il désignait son nom par les lettres D. B. une faible partie porte le monogramme , et qu’il était flamand de nation.
Mr. Pleincke prétend qu’il fut nommé le petit pareequ’il a gravé quantité de petites pièces en bois et en cuivre. Sandrart veut qu’il fut appelle le petit à cause de sa figure.
J'avoue que je n’ai jamais vu cette marque ni sur le grand nombre d’ouvrages attribués à cet artiste, ni sur d’autres gravures, et aucun ouvragene fait mention d'une pièce marquée de ce chiffre ou de son nom; Cependant dans l'avis au lecteur du livre des Hymnes du tems et de ses parties , imprimé à Lyon en 1500, avec des estampes ovales, renfermées dans des passe - partouts quarrés d'ornémens , représentant la Divinité à qui chaque hymne est addressée. Il est dit que l’invention des estampes est de Mr. Bernard Salomon.
Du Verdier le nomme pareillement ainsi dans la Bibliothèque Française,
Nro’ 81.
L’auteur du biographical and critical Dictionary of painters and cngravers by Mr. Bryan attribue cette marque à THEODORE DE BRY, Suivant d’autres elle signifie REIFAT BERSH- LUNE sur des gravures d'après George Beham de Munich, Je n’ai jamais vu cette marque que sur les ouvrages sur de R. Boivin , R. Boissard „ et R. Bracklenbourg voyez première partie Num. 108 , 109 et 200.
Nro- 8:2.
Cette marque est attribuée par différens auteurs à Bartel SCHON. Sandrart en parlant d’estampes marquées B. S. (pag. 220-) désigne sans doute celles du maître de ce monogramme. Il dit qu’ on prétend qu’ elles étoient de Barthélemy Schon. Christ qui répète ce que dit Sandrart, ajoute que ce Barthélemy à ce qn’on prétèndoit , a été frère de Martin Schon (Schongauer). Nous savons par Scheurl (voyez Bil. Pirckhaimeri opéra. Page. 351.) que Martin Schongauer a eu quatre frères, Gaspar , Paul , Louis et George , mais on ne connoit pas de Barthélemy. Parmi tous les Schon de Nuremberg dont de Murr. (Journ. 1XV. p. 51.) nous donne la liste, il n’y a pas non plus de
Barthélemy. On a donc sujet de croire que le maître dont il est question ici, ne s'est apeîlé ni Schongauer , ni Schon. Ce qu’il y a de certain , c’est qu'il est très ancien. Christ rapporte avoir vu une estampe de ce maître qui porte l’année 147Q.
Nro- 83.
Cette marque est ettribuée par quelques uns à Barthélémy SCHENIO, graveur de Bologne, dont je n'ai jamais vu des ouvrages.
Nto- 84.
Celte marque est attribuée à Barthelemey- BEHAM , dans les Notices sur les graveurs Besancon 1807. C’est une erreur; car on la trouve sur une pièce représentant le Jugement de Paris datée 1570 gravée par un anonyme. Ce morceau est une Copie en contre partie de Hans Sebald Beham datée 154Ô, qu’il a gravée en contre - partie avec quelques changemens d'après une belle pièce en forme ronde de Bart. Beham.
On attribue ordinairement cette marque à Haiis (Jean) BOCRSBERGER le jeune, peintre et graveur en bois né à Salzbourg vers 1540, voyez Heineke (Dict. vol 3 page Gg,) et les Notices sur les graveurs Besançon 1307. Suivant lesquelles son père lui enseigna les principes de son art, et fut étonné des progrès l'apides de son éléve , qui le surpassa dés l’àge de 20 ans, dans les chasses et batailles. Il auroit excellé dans ce genre, s'il n’eut abandonné la peinture pour s’adonner à la gravure en bois, qu'il pratiqua de préférence, quoiqu’il n’y fit pas de si grands progrès.
Sigismond Fcyerabendt , savant libraire l'occupa quelque tems pour l'ornement des livres qu’il mit sous^ les presses vers le milieu du seizième siècle , et notamment pour sa
bible publiée en 1560- La marque de Bocksberger se trouve à l’estampe qui représente Joseph qu'on descend dans une citerne': ainsi qu'a celle représentant; Josu'è, faisant tirer au sort le peuple d'Israël . On compte dans cette bible 196 p. p. en t. gravées par différens artistes. Le même auteur rapporte encore qu’il a gravé la plus grande partie de 122 planches d’un nouveau testament, publie en 1571 sous ce titre Jcones biblica etc.
On connoit de ce maître encore son propre portrait, ainsi que l’echelle mystérieuse de Jacob, d’après un dessin de Laurent qui est à la bibliothèque de Berlin.
Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 0 page 424.) C’est un graveur anonyme qui a travaille d’après Tobie Stimmer, et fosse Amman.
Je ne sais avec quel fondement l’auteur des Notices sur les Grav. etc. a attribué cette marque à Bocksberger car 011 ne trouve pas son nom en entier sur une des estampes qui doivent lui appartenir. Mr. Steineke cependant nous dit que son portrait mentionné enhaut est marqué Johan Bocksperger Pictor in Salisburgciis. hujus imagine ver a,
Nro- 86.
Cette marque est attribuée au MAITRE AU DE, voye/. No. 63 de cette partie dont la lettre V. Mgnifiepeutêtre (Suivant Mr. Bartsch) Venetiano. On trouve cette marque sur quatre pièces savoir: \) Joseph vendu par ses frères d’après Raphaël, 2) les noces de Psyché d'après Raphaël, 3) Zephir enleiant Psyché par ordre de l'Amour de la labié de de Psyché écrite par Apulée d’après Raphaël. Ces lettres ne se trouvent que sur les premières épreuves avant les vers : dans celles avec les vers elles ont été supprimées > 4) L'Amour couché entre les bras de sa chère Psyché , de la même suite.
Nr0- 87,
Marque qui signifie suivant Orlandi ^BERNARD ZAN, graveur qui florissait vers 1571 : dont on n'a pas d’autres notices, et dont cet auteur n’a pas spécifié les ouvrages.
Nr°- 88.
Cette marque signifie suivant quelques auteurs Caesar CAPRAN1CUS. Artiste dont on n’a pas d'autres notices que celles que nous donne Mr. Ileinçke (Dict. des artistes vol 3 p. 577.) Suivant lequel il était marchand d’estampes et qu’il a publié en l601 une pièce sans nom de peintre ni de graveur, marquée Caesar Capronica formis Romae représentant Adam et Eve, assis dans le Paradis terrestre,
Nro- 89.
Le Cabinet de Mr. de \ * * * attribue celte marque à Enée VICO, je n’ai jamais pu la trouver de cette manière,
Suivant Christ cette marque composée d’un C. d’un A. et cl’un W. signifie peut être C. A. WIERINGEN le C peut encore dénoter ici Clcias au lieu de Nicolas. Je n‘ai jamais vu d’autre marque sur les ouvrages de cet artiste que celle indiquée au Numéro 227 de la
Suivant les Notices sur les Graveurs Besançon 1807 , cette marque dénote Caspar BLECKER, mais on ne la trouve pas sur les ouvrages de cet artiste, et comme l’auteur du dit ouvrage est en erreur d’attribuer aussi les lettres initiales J. G B. à Blecker qui appartiennent indubita blement à J. G. Bronckhorst , il peut bien l’être aussi avec cette marque.
Nro- 92.
Suivant Christ ces deux lettres passent pour la marque de Christophe BRECHTEL, et sur des sujets marqués de l’année 1Ô50, pour celle de C. BUNO. Suivant Fussli (Allgemeines Künstser Lexicon) Christophe Fabius Brechtel graveur de Nuremberg publia en l0O5 in folio Nomenclaturam Fharmaceulicam. Le même auteur parle d*un Conrad Buno graveur, imprimeur, et libraire de Wolfenhultel vers 1Ô50, qui travailla pour son dépôt, son nom se trouve aussi comme dessinateur dans la topographie de Merian .
Nr0- Q3.
Suivant Slrutt cette marque signifie Charles BERTRAM. Il est le graveur d’un frontispice d’un livre publié par lui même en 1758 intitulé: Brilanicum Gentium Hisloriae Antiquae Scriptores très , d'après son invention,
Marques attribuées par Christ sans fondement à BUSCH ou BIRNBAUM. Suivant Mr, Bartsch (peintre graveur vol 8 pag 533.) ce maître a gravé dans le goût de D. Hopfer. Il est à remarquer que son chiffre est presque ordinairement accompagné de ce Houblon dont les Hopfer se sont servi, et que ses planches sont marquées du Numéro de la suite des pièces qui composent l'oeuvre de ces maîtres. Il est possible, que ce graveur C. B. ait été pareillement de la famille de ces artistes et que les lettres C. B. ne désignent que les noms de baptême: effectivement la marque du houblon en allemand llopfen donneroit suffisemment à connoître son nom de famille,
Cette marque est attribuée par Orlantli et après dans les Notices sur les graveurs Besançon 1807 a Corneille BOS ou BUS. C’est faux.
car elle dénote Jean. Bapt . Cavalleriis voyez première partie Nro. 213 et la marque de Corneille Bos, Nro, 2l0.
Nto- 96.
Suivant le biographieal und critical Dictionary of painters and engravers by Mr. Bryart 1816 cette marque dénote Benedette CA3TIG- LIONE.
Je n'ai jamais pu la trouver de cette manière.
Nro- 97.
Celte marque est attribuée par plusieurs auteurs à Schelde à BOLSWERT, je n'ai jamais pu la rencontrer.
Ce s marques sont attibuées par plusieurs auteur à Horace BORÇrHIANI , suivant Christ ces deux lelres H. B. jointes servent aussi de marque sur des dessins, qui sont d’un certain H. BOILING, artiste dont je ne trouve pas de notices.
Suivant Christ cette marque servoit à un certain peintre ou graveur de Rome qui pouvoit être. Fr an. Co. CRESSENTI, voyez les Documenti dl’slmore de franc . Barberino .
Je n’ai jamais pu trouvér cette marque sur les pièces qu’on trouve dans l'ouvrage mentionné enhaut , elle représente une femme qui caresse un lion gravé par Corn. Bloemart, mais elle ne porte d’autre marque que le nom Fr a. Co. Cressenti. Artiste sur lequel je ne trouve cependant pas de notices.
Nr0- 100.
Marque attribuée par Christ à Camille CO’N- GlUS, je n’ai jamais pu trouver cette marque
sur d’anires pièces que celles d'après Corn. Cornellis , voyez première partie Nro. 222*
Suivant Christ cette marque signifie Corneille Claas WIERINGEN, elle se trouve sur de jolies paysages très bien gravés d'après son invention, suivant d'autres auteurs elle dénote Corneille de YVAEL , habile peintre de batailles et animaux, naquit à Anvers en 15Q4, et mourut à Gènes en 1662.
Je n’ai jamais vu celte marque sur les ouvrages d’aucun des deux.
RTarque attribuée par quelques uns à Corneille ANTONISZE. Suivant le biographical and crilical Dictionary of pointers and engr avers by Mr. Bryran 18l0, cet artiste est né à Amsterdam vers 1500- 11 fut graveur en bois, de qui on doit avoir douze pièces très rares, qui représentent les vues de l'ancienne ville d'Amsterdam avec les églises, couvents, etc.
Cette marque a cependant peu de rapport à un maître de ce nom.
, Nro- 103.
Çes marques sont attribuées par Huber (Ilandbuch etc.) et par Mr. Bryan (biogr. and crit. Dict. etc.) a François CAR.RACHE. Je n’ai jamais eu occasion de les trouver sur les ouvrages attribués à cet artiste, et elle paroît être la marque de François Chauveau, voyez première partie Nro. 23Ô.
Suivant Mr. Bryan fbiograph. and crit. Dict.) cette marque signifie François CLEYN ou KLEIN , sur des gravures à l'eau forte dans le goût de IJ . Hollar , entr’ autres des ornemens, les sept arts libéraux, 8 pièces en hau-
teur y compris le frontispice. Le même auteur lui attribue aussi les lettres F. K. qu’on trouve plus bas. Je n’ai jamais eu occasion de trouver d’autres marque de cet artiste, que celle indiquée au Nro, 421* première partie.
Nt0- 105.
Cette marque est attribuée par Christ à George FRENZEL , par d’autres, à Caspar FREl- SINGER , je ne sais avec quel fondement. Mr. Barlsch (peintre graveur vol. Q. pag. 584.) a ce chiffre entre les marques inconnues, suivant lequel on la trouve sur deux pièce# savoir : 1) la Vierge débout sur le croissant dans une gloire d'anges, ce morceau est gravé à l’eau forte. 2) Une pièce allégorique ou l'on voit au milieu l’innocence sous la figure d’une femme, nue qui, en fuyant les vices qui la poursuivent, est entravée par le démon, vu au devant de la gauche , à l'entrée de l’enfer dans lequel un ange précipite Cupidon, par ordre du sauveur que l’on remarque dans le ciel , à la droite d’en haut.
L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, la donne aussi à George Frenzel, dessinateur et graveur au burin, né à Ingolsladt vers l’an 1570, et cite de lui encore quelques autres pièces qu'on ne trouve pas dans l'ouvrage de Mr. Bartsch, Entr’ autres
1) les cinq sens représentés par des figures sacrées et profanes d’après Martin de Vos.
2) Sur une pièce représentant un voeu de la Vierge, où l’on voit un Prêtre à genoux, à qui un ange montre la Vierge apparoissant dans les nues m. p. en h. d'après sa composition.
Nro- 106.
Suivant Christ cette marque signifie vraisem. blablernent Conrad GRAHL, graveur de Leipsic vers l02O. Je n’ai jamais pu trouver ce chiffre ni de ces ouvrages.
Nro' 107.
Suivant Christ un C. , un G. et un F. caractère romain, entrelassés les uns dans les autres, dénotent GIACOMO FRANCO VENETO , et l'on voit ce chiffre sur de belles gravures en ' cuivre imprimées vers l*an 1580.
Je n’ai jamais trouvé d’autre marque de cet artiste que celle indiquée au Numéro 651. de la première partie.
Nr° 108-
Suivant Mr. Bryan (biogr. and crit. Dict.) cette marque signifie Hubert de CROOCK, ancien graveur en bois allemand ; qui florissait vers 14Q0. On la trouve et son nom en gros traits sur une pièce représentant la Ste. Trinité bien exécutée dans un vieux style. Albert Durer a gravé le même sujet dans une manière beaucoup plus supérieure et Mr. Bryan est tenté de croire que l’auteur de cette pièce étoit contemporain d'Albert Durer .
Nr°- 110.
Suivant Christ cette marque est reçue pour celle de C. HILDEBRAND. Artiste dont je ne trouve pas d’autres notices que celles que Fussli (Allgemeines Künstler - Lexicon) nous donne, elles consistent en ce qu’il fut le martre d’un artiste nommé Jean Leichner.
Nr°- in.
Suivant Christ un monogramme singulièrement composé d’un C. , d’un H,, d’un M. et d un R. avec un O. par-dessus est la marque de certaines gravures en cuivre faites à Rome
dans la manière de Raphaël. Je serois presque porté à l’interprêter à Hieronymus MO* CETUS Inventor.
Je n’ai jamais pu trouver cette marque, mais bien une autre ressemblante à celle qu’on trouve au Numéro 216. de cette partie.
Suivant Christ et les Notices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque dénote Jean Christophe ST1MMER, cependant ces auteurs ont fait la même erreur qu’après eux Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) d’attribuer à Christophe Stimmer la marque de Christophe JMaurer , voyez première partie Numéro 2QQ*
Il paroît que cette marque ci appartient à Christophe van Sichem , quoiqu’elle soit différente des autres de cet artiste. Voyez les Numéro 244., 308., 829., et 1245. de la première partie.
Sandrart qui nous a laissé les. notices sur Tobie Stimmer, ajoute qu’il a eu deux frères, dont le cadet, nommé Christophe est devenu célèbre graveur en bois (T. 11. Liv. III. p. 254.) Cette dernière donnée a été copiée par plusieurs auteurs qui non seulement n’en ont pas relevé l’inexactitude, mais qui l’ont même embrouillée par d’autres erreurs. C’est ainsi que Papillon (T. I. p. 296.) nous rapporte ce qui suit. ,,C hristophe Stimmer, dit le jeune, „frère de Tobie Stimmer, avoit déjà gravé „en bois plusieurs morceaux d’un grand mérite. „ll vint demeurer à Paris, où il grava par la j, suite plusieurs beaux ouvrages sur les dessins ,,du fameux Chauveau graveur.'*
Mr. Bartsch nous dit : ,, J’ai quelques unes „de ses gravures, où sa marque est faite avec „ces deux lettres St. qui sont les deux pre- „mières du nom de Stimmer . Il est de fait, „que Chauveau, né en 1020, ne peut avoir „fait des dessins dignes d’être gravés que tout
Nr°- 109.
Suivant quelques auteurs cette marque signifie Horace BORGHIAN1 , je n’ai pas pu la trouver de cette manière.
«au plus à l’âge de quinze ans , c’est à dire „en 1Ô35, et que Christophe Si immer , qui «suivant Fussli (Allgemeines Künstler-Lexicon) «naquit en 1552, n’a atteint cette année 1Ô35 «qu’à l’age de 83 ans. Il est donc clair que «le Christophe Stimmer de Papillon et celui «de Sandrart sont deux personnages différens «et que le premier peut bien avoir été parent «de Tobie Stimmer, mais pas son frère com- „me Papillon le dit cependant expressement.“
Jean Gaspar Fussli , malgré qu’il copie Sandrart C'est à dire qu’il annonce aussi comme graveur en bois Christophe le frère de Tobie, rapporte néanmoins, que ce Christophe s'est signé en 1581: der lôbl. V. O. drey Landstdndc Dicner , und general - Einnekmer des jyiesspjennings Elsass , und Sundgauischen Gestades. C'est-à-dire Employé au service des trois administrations de l’Autriche antérieure, et receveur général des deniers publics d'Alsace et de sundgau (Geschichte derSchweizerischen Mallier T. I. p. 3Q)- Peut on bien admettre qu’ un officier civil de cette classe ait pu trouver assez de loisir pour graver en bois toutes ces pièces qu’on lui attribue, et, qu'en qualité cl'amateur, il les ait pu graver d’une telle perfection.
jyir. Bartsch dit plus bas ,, l’opinion er- «vonnée, suivant laquelle Christophe Stimmer, «le frère de Tobie Stimmer , a été graveur »,en bois, semble rouler sur deux fautes. La «première est qu'on a confondu Christophe «le receveur général avec Christophe le jeune «qui a gravé en bois sur les dessins, de Chauveau, et qui peut-être s'est pareillement nom- «nié Cluistophe, ce dont cependant nous ne «répondons pas. La seconde faute est, qu'on ,, s'est imaginé de trouver le nom de Christophe « Stimmer dans un monogramme (est celle «de Csro. 299 prem. partie.) qui ne le regarde
«en aucune manière, mais qu’on a pris pouf «le sien, par la raison qu’il se trouve sur des «pièces publiées conjointement avec d’autres «pièces semblables, dont on sait qu’elles ont «été gravées d’après les dessins de Tobie „ Stimmer ,e.
Il reste à remarquer ici, que l’auteur du cataloque de vente du cabinet de Winckler détaille deux pièces gravées en bois par un Jean Conrad Stimmer de schaffhouse qu’il dit être mort à Paris en l600: mais (Suivant Mr. Bartsch) ce Jean Conrad Stimmer, et sa mort qui auroit eu lieu à Paris en lC'OO, sont de nouvelles erreurs, car les deux pièces nommées portant, l'une la date 1578, l’autre celle de 1588 , sont marquées l une et l’autre du chiffre de Tobie Stimmer et appartiennent par conséquent à cet artiste.
Nro- 113.
Suivant Christ cette marque dénote peut être Corneille KETTEL, sur de belles gravuies en cuivre dans la manière de IL Goltzius et faites par Jaan Sadeler. Suivant Descamps , Kettel fut peintre de Goude qui florissait à Leipsic vers 15 ,0. J- Saenredam, ILBarry et autres ont grave d'après lui; cependant je n'ai jamais pu trouver cette marque sur une de ces pièces.
Nro> 114-
Cette marque est attrtbuée par Heineke (Dict. des Artistes vol 3 page 578 à Jacques CARAG- LIO. Je n'ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.
Nr- 115.
Suivant Christ cette marque peut dénoter un certain Claude LOMBART, graveur à Paris, vers l’an lGÛ5. Je n’ai pas pu trouver de ces ouvrages.
N'°- il 6.
Suivant Huber (Handbuch etc.) cette marque doit signifier Marc de RAVENNA. On la trouve sur une pièce représentant Orphée tenant une lyre sur ses genoux.
Je n’ai jamais trouvé ni la picèce ni la marque qui semble être celle de Lucas Penni Romanus,
Nto- 11T.
Suivant Florent le Comte ces marques signifient Michel COXIS peintre flamand né à Malines en 14Q7 , qui alla de bonne heure en Italie et $e forma à Rome où il travailla longtems, mais enfin il retourna dans sa patrie et mourut à Anvers en 1592.
On a plusieurs estampes d’après cet artiste par C. Cort , Sadeler , B. Dolendo , Jean Ditmur, et autres, mais pas une seule porte ce chiffre.
Le Comte les trouve sur certaines histoires arabes en 68 estampes.
Suivant Heineke (Dict des Artistes vol 4 page 385) l’ouvrage marqué de ce chiffre est plutôt de Mélchior Lorich que de Coxz'e; cependant les marques de Lorich n’ont pas le C, voyez première partie Nro. Q22 et 934.
Je n'ai jamais eu l'occasion de voir celte suite et même Mr. Bartsch dans son Peintre graveur ne fait pas mention d’une suite sous le titre Histoire des arabes comme Flor le Comte et Heineke ; mais bien d’un autre recueil de cent vingt neuf pièces offrant différens sujets, publié sous ce titre: TVohlgerissene und geschnitene Figuren , in Kupfer undHolz, durch den Kuhslreichen und weitberiihmlen Melohcr Lorch , fur die Mahler und Bildhauer und liunstliebenden an Tag gegeben Anno 1619,
Ce titre offre quatre ronds dont le premier renferme l’inscription suivante : Et juvante et conservante Deo , deux autres des emblèmes, et le quatrième le buste de M. Lorch, en médaillon , plus bas est l'année 1575.
Mr. Bryan (biogr and crit. Dict.) cite une suite de Lorich gravée en bois représentant des habits et Costumes des turcs, c’est probablement la même.
Ces marques sont attribuées par plusieurs auteurs à Etienne COLBENSCHLAG. Je n’ai jamais eu occasion de la voir, ni l’autre qu’on lui attribue ordinairement , et qu’on trouvera plus bas dans cette partie.
On trouve bien des estampes marquées Colbens- et Colbensius F., qui est probablement le même.
Suivant le Notices sur les graveurs Besançon 1807. Ce graveur est né à Salzbourg en 1591. 11 apprit dans son pays les principes de
son art, puis se rendit à Rome, où il mourut âgé de 62 ans. Ce maître a gravé plusieurs estampes à la pointe et au burin d’après les meilleurs peintres italiens.
Nr0' 11Ç).
Suiyant Christ ces marques peuvent dénoter Crispin PAL1DAMUS , disciple de françois Floris dont Guicciardin fait mention dans sa description des Pays - bas (pag. 144 et 147 Edit: d’Anvers de 1581) de même Guillaume PALUDAMUS aussi Pierre COCK , et Paul CREUTZBERGER. Dans tout cela il ny a pas de sûreté. Les Notices sur les graveurs Besançon 1807, attribuent la seconde marque aussi à Paul CREUTZBERGER, graveur en bois de Nuremberg, où il est mort en ÎÔÔO- L’auteur de cet ouvrage dit encore qu’on n'a pas d’autres renseignemens sur cet artiste, sinon
irtfSS5-
qu’il a gravé plusieurs planches en hoîs pour orner différent ouvrages typographiques publiés en Allemagne, et qu’on connoît de lui quelques sujets historiques marqués de ce chiffre, que je n’ai jamais pu trouver,
La troisième marque de Christ signifie Pierre Coeck (voyez première partie Nro. 281,) la cinquième quoique plus petite que la quatrième de Christ, se trouve sur une ancienne gravure italienne représentant trois guerriers nuds, n'ayant qu'un casque sur la tête, 1 un d'eux , à la gauche de l’estampe , et vu presque par le dos tient une grande couronne de laurier conjointement avec le second, qui est au mileu , et qui a une corne d’abondance dans la main gauche baissée. Le troisième, à droite, tient pareillement une corne d’abondance de la main droite élevée. Ces trois hommes sont débouts. Le chiffre est gravé au milieu de la marge d’en bas,
Mr. Bartsch (peintre graveur vol 13 page 211) attribue celte marque à un graveur entié rement inconnu et au même qui marquait ses ouvrages ou O. P. D. C. chiffres qu'on trouvera plus bas dans cette partie, ainsi que dans la troisième.
Nro- 120.
Selon Christ un P. et un C. , séparés ou liés de différentes façons signifient Crispin PAS- SECS ou VAN PASS.
Je n'ai jamais pu trouver ces marque sur les ouvrages qu'on attribue ordinairement à cet artiste.
Nro- 121.
Suivant les Notices sur les graveurs Eesanfon 1807, et le biograph. and critical Dictionary of pointer s and engravers b y Mr. Bryan 18l0, cette marque signifie Jacques CARAG- LlO. Je n'ai jamais pu la trouver, elle pa-
raît être la même que Heineke a dessinée avec Je K. entre le R. voyez Nro. 114 de cett» partie qu’on ne trouve pas non plus.
Suivant Christ cette marque signifie vers l'année 1630 Christophe RICHTER , bon peintre de paysages à Weimar, et vers lC70 Chrétien ROMSTET graveur à Leipsic qui suivant Fussli (Algemeines Künstler Lexicon,) et Mr. Bryan (biograph. and critical. Dict.) a gravé plusieurs petits portraits, qui je n’ai pas pu rencontrer avec cette marque.
Nro- 123-
Suivant VirloyS cette marque signifie CAE- SAR ROBERTUS FECIT. Ja n’ai jamais pu la trouver de cette manière. Elle paroît être celle de C. Reverdinus voyez Nro. 2Q0 de la première partie.
Nro' 124-
Suivant Orlandi cette marque signifie Gio vanni SCOüREL: mais il n allègue ni preuve ni raison de cette explication, on n’ose pas l’adopter pour certaine. Selon Christ elle dénote Sigimond GELEN1US , ce qui a copié Mr. Bryan ( bïagr and cri liai, Dict. etc. ) L'auteur *) (des Notices sur les graveui’s Besançon 1807,) les attribue aussi à Schorel en copiant Gori qui le nomme peintre et graveur disciple de Durer.
On trouve enfin ces marques snr une suite de douze pièces représentant les travaux d’ Hercule , gravées en bois sur les dessins d’un maître habile par un graveur dont la taille maigre offre une sécheresse désagréable.
*) Ce même auteur attribue aussi à Schorel une marque composée des lettres H. S. F, voyez Ko. 220- de cette partie.
Suivant Christ cette marque signifie Corneille van SICHEM, qu’on ne doit pas confondre avec Christophe et Charles . C’est une erreur (voyez les marques de Christophe V/an Sichern, de la première partie Nro. 244, 308 et 82Q.)
On trouve cependant une marque ressemblante à celle ci, mais elle appartient à un graveur en bois inconnu (voyez la troisième partie) qui travailla d’après Virgile Solis , d’après Robert Emanuel Deutsch, d’après Josse Amman, et d’après des maîtres anonymes pour la Cosmographie de Sebastien Munster imprimée en 1550, et qui ne peut être le graveur des pièces datées 1625.
Cette marque est attribuée par quelques uns à C. SERYEUX, graveur hollandois dont je ne trouve pas de notices et duquel je n’ai jamais vu des ouvrages.
Nro- 127.
Suivant Huber (Handbuch etc.) et (Mr. Bryan biogr. and crit. Dict. etc.) ces marques dénotent GASPAR AB AVIBUS , ou GASPAR PA- TAVINUS. 3 e n’ai jamais pu les rencontrer de cette manière.
Nt0- 128-
Suivant Orlandi, Marolles, Florent le Comte, Christ , et autres cette marque signifie Corneille HEVISSEN, je ne sais par quel fondement , car on ne trouve pas de notices sur un artiste de ce nom. Je l’ai trouvé sur différentes gravures en bois datées 153(5, 1557 et 1544.
Nto- 12Q.
Suivant quelques auteurs celle marque signifie C. V. BREEN, graveur hollandais qui a travaillé d’après différens artistes. Je n’ai jamais
pu trouver cette marque seule •, mais bien C \fJ renn scalp, sur des pièces d’après Hemsherk. Heincke (Dict. des artistes vol. 3. pag. 521.) le nomme C. v. Brecht duquel nous avons une suite représentant la vie des jeunes gens , en 0 pièces in 8. C. v. Breen sc.
Suivant quelques auteurs cette marque signifie
C. V. SBRAUSSEN, artiste dont je n’ai jamais rencontré quelque chose.
Cette marque est attribuée par quelques uns cà Corneille WYNSPISI, duquel je n’ai jamais vu des ouvrages.
Nto- 1 32.
Suivant Christ et Florent le Comte cette marque signifie BERNARD le petit, suivant Gori BERNARDO GALLO detto il petit Bernard.
Voyez aussi Numéro 80. de celte partie.
Suivant Fapillon cette marque signifie DES- COUTEAüX, imprimeur à Chaumont en Bassigny, dont je n’ai jamais pu trouver quelques gravures.
Nt0- 134-
Suivant Christ un D, entrelacée dans un H. avec l’année, est la marque de certaines gravures en cuivre de quelque maître Allemand^ 11 paroît être le même que celui qui signe
D. HOEY, et c’est peut - être Jean de HOEY, dont Felibien fait mention. Je n’ai jamais pu trouver celte marque.
Suivant quelques uns celte marque signifie David KAMUEL de KAMUEL, né à Heidelberg vers 1524.
•On doit la trouver sur différens dessins. Je n’ai jamais vu de ses ouvrages.
Nr°- 156.
Suivant Christ et autres auteurs ces marques signifient tantôt Daniel MEYER tantôt Daniel MIGNOT faciebat, dans tout cela il n'y pas de sûreté, et j’avoue que je n’ai jamais trouvé ces marques sur les ouvrages de ces artistes. *) Daniel Mignot travailla suivant Fuessli (Allgemeines Künsller - Lexicon) à Augsbourg vers lôlO. Suivant Florent le Comte ,on a de lui différents ornemens d’architecture.
Daniel Meyer peintre doit avoir vécu à Francfort sur Mem vers iOOQ.
J'ai trouvé des marques ressemblantes à celles - ci sur des gravures d'autres maîtres. Voyex les Numéro 350-, 351., 355. et 356. de la première partie.
Suivant Christ ce chiffre composé, d’un D., d'un G. et d’un M. plus petit , dénote selon toute apparence Georgette de MONTENAI.
On voit celte marque sur son portrait gravé en cuivre, qu’elle a peut-être dessiné elle même aussi bien que les emblèmes de son livre. Cette donnée paroît fort douteuse car on ne trouve pas Georgette de MONTENAI entre les artistes.
Suivant quelques uns ce chiffre dénote Daniel LINTMEYER, peintre de Schafhouse vers 1560, qu'on prétend écolier de Tobie Stimmer. Voyez FuSsli (T. I. pag. 143.)
C est vraisemblablement le même que Christ nomme Daniel Lindemacher. Voyez le Numéro qui suit.
*) J’ai vu cependant la première sur le portrait d'Albert Durer, tourne vers la gauche, dont la gravure ne ressemble pas aux artistes- cités en-
haut»
Nro- 13Ç).
Suivant Christ cette marque passe pour celle de Daniel LINDEMACHER, artiste sur lequel je ne trouve- pas de notices. La seconde probablement la même se trouve cependant sur une gravure en bois d’un inconnu représentant un seigneur et une dame qui s’amusent à la chasse au vol. Le chiffre est à la gauche d’en bas.
Ce morceau appartient à un recueil de 68 pièces gravées en bois d’après Tobie Stimmer et Christophe Maurer.
Nra' 140.
Cette marque se trouve sur une Ste. Vierge assise sous de grands arbres , allaitant l’enfant Jésus pièce très rare. Fuessli nomme le graveur BOUS, je ne sais pas avec quel fondement. Voyez Heincke (Dict. des artistes vol. 3. pag. 26.)
Nr°- 141.
Suivant quelques auteurs cette marque signifie Donalo RASCIOTTI, graveur vénitien qui travailla d’après Raphaël, Rosso , Corrège et autres. On trouve aussi un graveur nommé Rasicoli qu’on confond souvent avec l’autre.
Nro- 142-
Suivant Christ un D. avec un S. renfermé passe pour la marque de Daniel SALVETER ou SALVATOR, Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices. La seconde marque à rebours probablement la même se trouve sur des gravures d’un anonyme de l'année 155Q.
Entr’ autres sur le Jugement de Salomon sur le mauvais riche sur une chasse aux cerfs et sur une chasse au sanglier. Voyez le peintre graveur de Mr, Rartsch vol, 9, page 479»
391 — — rcç
Suivant Christ c’est la marque des tableaux de fleurs très bien peints, et signifie vraisemblablement le P. Daniel SEGHERS Jésuite.
Il naquit à Anvers en 15Q0, fut élève de Jean Breughel, et mourut en lOGO. Voyez Descamps T. I. page 3Q1.
Nr- 144.
Ces marques signifient selon Christ SALZ- BURGER, sur des gravures d’après Josse Amman. Sur d’autres gravées à Witlenberg en 1534 SCIIAFFNABURGENSIS, c’est-à-dire .M. Grunewald d’Aschaffenbourg.
11 y a peu de sûreté dans cette donnée.
1 8 1 G , cette marque signifie Henri van der BORGHT , que je n’ai jamais vue de cette manière.
Cette marque est attribuée par quelques uns à Dirck van RYSWYCK. Suivant Fussli (Allgemeines Kiinstler - Lexicon) Ryswyck fut un artiste célèbre vers le milieu du 17me siècle en ouvrages marquetés de nacre de perles, et d’yvoire, dont il sut composer fleurs, insectes, etc., d’une beauté extraordinaire.
Nro- 14Q.
Selon quelques uns cette marque signifie Denis WATERLOO , artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
Suivant Orlandi cette marque se trouve sur un Christ soutenu par deux anges avec l’année 1555.
Dans l’ouvrage de Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 15. p. 301.) on trouve la seconde sur une vieille femme débout, filant au fuseau, dans un paysage, copie dans le même sens d’après Enée Vico de l’invention de Parmesan, où le fond représente une chambre.
Ces deux pièces paroissent être d’un graveur italien, dont on ignore cependant le nom, et bien loin d’être d’un artiste nommé JVar terloo.
Nro- 150.
Il y a des amateurs qui attribuent cette marque à Corneille ENGELBRECHT de Leyde, peintre dont parle Sandrart T. I. pag. 237. : mais ce peintre ne naquit qu’en 14Ô8, c’est - à - dire deux ans après la date que l’on trouve sur des estampes de notre anonyme. D’autres le croient être le père de Corneille Engelbrecht, qui n’est pas même nommé dans aucune histoire. Du reste, la lettre E. de cet artiste est quelque fois accompagnée d un S.»
Nto- 145.
Suivant Christ on interprête ces lettres selon l’occasion par Drost van TERLEE , disciple de Rembrandt. Il peignoit selon Houbracken des sujets d'histoire, et suivant Descamps T. 3. p. 42-, il floris$ait vers 1Ô70. Quelques uns prétendent qu’on voit la marque sur des gravures à l’eau forte dans le goût de Rembrandt , que je n’ai jamais eues occasion de voir,
Nr°- 14 6. ■
Selon Christ et suivant les JSolices sur les graveurs Besançon 1807, celle marque signifie Dirck van ST ARN *), je n’ai jamais eu occasion de voir d'autre marque de cet artiste, que celle indiquée au Numéro 3ÜQ. de la première partie.
Suivant le biographical and crilicaï Dictionary of pointers and engravers by Mr. Bryan
*) Stem en Allemand- et Stctrn en Hollande signifie Etoile, et Staar ou Stahr veut dire EslourneaU' ou Samonnet.
et c’est sans doute cette dernière qui signifie son nom de famille. Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 6. page 1.) On sait seulement que c'étoit un Allemand, et deux pièces *) pourvoient faire croire qu’il étoit de la suisse. Toutes ces pièces montrent un artiste savant et tout à fait original. Il a un carac-
*) La première représente une petite chapelle avec un autel sur lequel est assise la Ste. Vierge ayant l’enfant Jésus sur scs genoux. A sa gauche est un ange, à sa droite un S. Religieux portant une crosse épiscopale; l’un et l’autre tient un chandelier. Au bas de l’autel est à genoux, à gauche une femme , à droite un homme, l’un et l’autre vêtus en pèlerins et portant un bourdon. On voit sur une éspèce de balcon au dessus de la chapelle, à droite Dieu le père qui donne la bénédiction de sa main droite élevée , à gauche Dieu le fils qui trempe un aspersoir dans un bénitier que tient un ange, et au milieu d’eux, le S. Esprit. Ces trois personnes divines sont accompagnées d’un grand nombre d’anges, dont les uns chantent, les autres jouent de divers instrumens, 11 y en a quatre qui portent un grand dais. Au bas du balcon, à gauche, est gravée l’année 1466 et a droite la lettre E. sur le ceintre de la chapelle on lit en lettres gothiques. Dis ist die engelwichi zu unser licben frouwen zu den cinsidlen. aue grcia plenna.
Hauteur 7. p. 9. lig. Largeur 4. p. 8- lig*
Ce morceau est un de plus finis que l’on ait de ce maître, et R est un de ceux qui montrent le grand mérite de son excellent auteur,
Keincke (Idée générale page 231.) à détailée cette pièce avec tant de fautes, qu’on a de la peine à la reconnoîtrc.
La seconde représente la Vierge assise dans une chapelle , ayant sur ses genoux l’enfant Jésus à qui elle présente une poire de la main droite. Devant elle , à droite , est débout un auge, à gauche, un évêque, tenant l’un et l’autre nu chandelier. Le S. Esprit plane au dessus de la tète de la Vierge. Dans la corniche de la chapelle est écrit en caractères gothiques : Dis ist die cngelwein zum ensidlen. Au dessus du dernier mot est gtavé l’année 1466- et à gauche,
au dessus du mot die, on voit la
jnarque
Au haut, sur le toit de la chapelle, paroît, à droite, Dieu le père, à gauche. Dieu le fils, l’un et 1 autre à mi- corps dans des nues.
Hauteur 5. p. Largeur 3. p. 5. lig.
Heincke dans son Idée générale, page 2$ J., et et d’après lui, de Murr dans son Journ. T. II. p. 226- lisoit. Dis in dis evachonn zum emdlen. Ce qui n’a aucune signification.
têre dans son dessin, et une manière de graver qui ne sont propres qu’à lui seul. Ses têtes sont un peu trop grandes à proportion des figures , il faisait les nez longs et minces, les plurielles claires, les cheveux longs et serpentans, les doigts des mains et des pieds très allongés. Plus souvent que tout autre artiste de son tems , il orne ses vêtemens d’une bordure qui offre ordinairement un rang d’étoiles entre deux bandelettes. Les arbres ont la forme de boules, spn burin est extrêmement délicat etc.
Nr°- 151-
Suivant Christ un A. avec un E. renversé et peut - être aussi avec un I. dans le trait du milieu de l’A. , se trouve sur des gravures d’après Raphaël et signifie vraisemblablement Aeneas VICUS.
Je n’ai jamais pu la trouver sur des gravures d’après Raphaël.
Nro- 152- ‘
Ce s marques sont attribuées par Florent le Comte et Christ à Jean de BRONCKHORST, que je n'ai jamais vues de cette manière.
Selon Christ cette marque peut signifier Antoine EISENHART. On la trouve sur des gravures imprimées à Rome en 1 5QQ- C’est vraisemblablement Antoine Eisenjioul , habile graveur de Varnbourg vers 15Q0, qui travailla d’après F. Zucchero , et autres; mais je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste.
J’ai cependant vue la seconde sur une Ste. Vierge entourée de plusieurs anges, gravée par Raphaël Schiajninosi d’après Castelli, dont je ne saurais donner d’autre signification , que celle, qu’elle appartient au dessinateur ou à l’éditeur.
iVTarques attribuées à Corneille ENGELIiRECHT. Voyez Numéro 150. de cetle partie.
Suivant les Notices sur les graveurs Besançon 1807, cette marque signifie Simon Pierre FOURNIER, ‘graveur et Fondeur de caractères d’imprimerie, naquit à Paris vers l’an 1700, et y mourut en 1 7Ô8- lTpasse pour avoir été l’un des plus grands typographes de la France, et selon l’auteur de l’ouvrage cité enhaut il a gravé en bois depuis 1752 jusqu'en 1755, plusieurs \ignettes et fleurons, où il mettait quelques fois un F. pour marque.
Papillon cite de lui une grande vignette in fol, où se voient un génie des arts, des trophées d'amour, des urnes, et des cassolettes, elle doit être de la plus belle exécution. Il I ©n est de même d une autre vignette plus petite, qui se trouve vis -a- vis le portrait d'Erasme dans, l'histoire des philosophes modernes: par IM. Saverien, édition de Paris lG'/O.
On a encore de Fournier une petite estampe in 12, pui représente les paysans de Sarcelles, harangnaat M. de VinLimille, archèvêque de Paris-
Suivant ITeincke ( Neue Nachrechten von Rünstlern page 180) cette marque doit signifier FECJT ANTON1US MARCUS , on la trouve sur une pièce représentant Jésus Christ ] prenant conge de sa mère avec linscripiion- Aspice virgo parens , modo me Calvaria poscit : copie d'un anonyme d’après Marc Antoine de la pièce appartenante à la Suite connue sons le titre, la Vie de la Ste Vierge d-’après Albert Durer-
Nt0- 157.
Suivant Christ un Monogramme composé d‘un F., d’un A. et d‘un R. caractère romain, passe pour la marque de F. A. REUTER, Artiste sur lequel je ne trouve par de notices*
Selon le Cabinet de M. de V * * * cette marque signifie FRANCISCUS BUR.GUNDUS.
C'est-à-dire François P errier Bourgignon. Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière.
Suivant Christ deux F. se tournant le dos et joints par le trait du milieu, ensorte qu’ils forment peut-être aussi un H. sont la marque des gravures Allemandes en cuivre vers l’an i lG50,
J’ai trouvé la seconde, beaucoup plus pe* tile que la première que nous donne Christ sur une pièce , dont la marge étoit coupée et dont la gravure parôit être d'un Sadeler , sur laquelle on voit à gauche trois Squellettes, dont un est assis, l’autre bat le tambour et le troisième tire une flèche sur un jeune cavalier qui est à la droite vêtu d’un petit manteau, portant chapeau de plumes, et armé d'une epée et d’un poignard. Le fond offre un paysage avec différens bâtiments. Au second plan se voit un quatrième Squellette qui montre à une jeune dame- differens Squelettes , têtes de morts etc, qui sont par terre entremêlées de scepters , de d’épées , couronnes, tiares etc. A droite au. boid de l'estampe se voit le sauveur aux limbes. La marque est au milieu d’en bas ; qui pourroit (Selon moi) dénoter JERÔME FRANCK., élève de François* Fioris x et frère d'Ambrosie Franck -
Ces chiffres doivent signifier tantôt Guido RUGH1ERI tantôt GH1SI FEC1T. Mr. Bartsch (.peintre graveur vol. Q. pag. lO.) dit : „Ce }, chiffre quoique de différentes manière ne „siffnifie ni Guido Rughieri ni Ghisi fecit,
,, ainsi que plusieurs connoisseurs l’ont expliqué." Nous nous rapportons à cet égard à ce qu’en dit Christ d'une manière très judicieuse : „Un chiffre composé d’un G et ,d:un F de caractère romain , se trouve avec l'année 1537 , sur de petites gravures en cuivre ainsi que sur d'autres plus grandes , travaillées d'après Primatice. On pourroit expliquer ce chiffre de même que le G. simple suivi d’un F. j>ar Giorgio ou Ghisi fece ; mais la difficulté naît de l'époque, car ce maître paroît n’avoir commencé la plupart de ces ouvrages que vers l'an 15bO. D’ailleurs la manière de ces gravures est visiblement de quelque Allemand , qui a travaillé dans le goût de George Venez.
Le Cabinet de Mr. Paignon Dijonvaï rédigé par Me. Bénard peintre et graveur 1810, attribue (je ne sais avec quel fondement) une pièce qui porte la marque de notre artiste à G. Fantucci. Elle représente Vulcain et les C)clopes forgeant des flèches pour les Amours, vers la droite d’en bas on lit. A. Fontana Bleo. Bol. Le chiffre est tout-à-fait au coin «n bas de ce même côté.
On trouve bien des ouvrages d’après Primatice d’un artiste nommé Antoine Funtuzzi et dont la marque est composée des lettres A. T., ou A. F. T., ou A. N. F. T. Voyez la première partie Nro. 50., Q0., Q2- , 120. et 132.; mais d un G. Fantucci je ne trouve pas de notices.
N'°- tôt.
Suivant Mr, Bryan (biographical and cxitical
Dictionary etc.) cette marque signifie François KLEIN ou CLEYN.
Je n’ai jamais pu la trouver d’une autre manière que de celle indiquée au Numéro 421. de la première partie.
Nto- 1Ô2.
Suivant Christ et autres auteurs cette marque signifie François STO SS. Selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol. 6. pag. 00.) ,, L'artiste
„qui s'est désigné avec cette marque , est „trés - ancien , et absolument inconnu, car les „noms de François Stofs , Stoltzhirs et -Stol- ,,zius , que différens auteurs lui ont donnés, „sont aussi peu fondés, que l’avis de ceux qui „prétendent qu'il a été le maître de Martin „Schongauer.,<
Nro- 1Ô3.
Celte marque est attribuée par quelques uns à Frédéric van der BORCHT. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
Nro- 1()4. -
Selon Christ cette marque appartient à un graveur en bois , qui a vraisemblablement vécu à Leipsic vers l'an 1Ô25 , et dont nous avons des très jolies figures dessinées, peintes, ou imprimées sur du parchemin dans des livres de prières et ailleurs.
La seeonde qui paroît être la même signifie Jean GRIEN1NGER , éditeur de Strasbourg, qui cependant a vécu vers 1525. Voyez la Typographie de Rothscholtz.
Nr°- 1Ô5.
Suivant Heinche (Nachrichten von Künstlern T. 2. pag. 405.) cette marque dénote GASPAR AB AVIBUS ou GASPAR PATAVINÜS. Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière sur les ouvrages de notre artiste.
Nro- l66-
Cette marque est attribuée par les uns à Barthélemy GAZALIS par les autres à G. BOCK- A1AN ou à J . G. BRONCKHORST. Suivant ]\Tr. Bryan (biogr. and crit. Dict.) elle dénote George B0CKA1AN, graveur en manière noire florissant en Angleterre vers 1745. Il paroît avoir été peintre parcequ'il marquait pinx et sculp. On a de lui plusieurs portraits, dont je n’ai jamais pu trouver quelques uns avec cette marque.
Suivant Huber (Handbuch etc.) cette marque signifie Camille CONG1US, ce qui paroît fort douteux.
Suivant Christ ces lettres peuvent dénoter GIOVANNI DLJGHET, on les trouve sur l'histoire des Apôtres suite de vingt pièces dont cependant la manière est très différente de celle de Giov. Dughet et à qui la lettre Wne s’explique pas, Air. lleinche (Nachrichlen von Künstlern T. 2. pag. 344.) les croit d’un écolier de Lambert Suavius , dont il ne sait cependant pas le nom.
On les trouve encore sur une autre pièce d’après Raphaël représentant S. Pierre et S. Paul guérissant les malades. Videns autem Pelrus etc.
„ Nro- 169.
Marques attribuées à Guide RUGHIERI ou GHISI FECIT. Voyez Numéro 1Ô0. de celte partie.
Cette marque passe selon Apin (Ànleitung Bildnisse zu sammlen) et Christ pour celle de George GLOCKENTON , ce qui paroît cependant fort obscur d'après l’auteur même.
Suivant Air. Bartsch (peintre graveur vol. 9* Pao* 428-) cette marque , c’est à dire la seconde se trouve sur différentes gravures en bois d’un anonyme. Savoir : 1) une sainte ayant sur la tête une couronne royale, et dirigeant ses pas vers la droite. Elle porte de ses deux mains un panier rempli de fleurs, et accompagnée d’un enfant qui tient un bouquet de la main gauche. Le fond offre un pays traversé par une rivière. La marque est à gauche d'en has. 2) Sur quatre sujets offrant la prise, l’interrogatoire, et la condamnation d’un homme, peut être de quelque saint. Savoir 1) demandant grâce à genoux, il est saisi par un homme qui le prend à la gorge. Lâ marque est gravée à la gauche d’en bas. 2) Il implore la justice d’un roi qui est débout à droite, entouré de ses ministres. 3) Ayant la main droite liée derrière le dos, il est à genoux devant un roi assis sur le trône. 4) Il est traîné par deux bourreaux dans un cachot, par ordre d’un roi que l’on remarque dans le fond à gauche.
Air. Bartsch ignore, si cette suite est au complet avec ces quatre pièces. Il n’y a que la première qui porte la marque mais il est certain que les trois autres viennent de la même main.
J’ai encore trouvé la troisième marque, c’est à dire les mêmes lettres initiales sur une suite de quarante petites pièces d’ornemens pour les orfèvres, que je 11e saurais attribuer à quelque artiste connu.
Cette marque est attribuée par quelques uns à G. IIOYAU graveur en bois de Chartres, duquel Papillon fait mention. C’est une erreur car ce chiffre appartient à Gilles HARDOUIN, imprimeur de Paris vers 1503.
Nr0- 172.
Suivant Christ et Mr. Bryan (biogr. and crit. Dict.) ces marques dénotent Hans (Jean) GRUNEWALD, graveur en bois allemand qui doit avoir gravé différentes copies d'après Albert Durer, qui je n’ai pas eu l’occasion de voir. -
Nr0' 173.
JlCQUES GRANDHOMME FAC1EBAT, explique Christ cette marque. Je n’ai jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste mais bien -sur ceux de G. Huquier . Voyez Nio. 517. de la première partie.
Ma rque attribuée par Christ à Henri GOLT- Z1US , que je n’ai jamais pu trouver de cette manière.
Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) attribue cette marque à Gérard LAIRESSE. Je n'ai jamais pu la trouver d’une forme pareille.
Nro- 170.
Suivant le Cabinet de Mr. de V***, cette marque dénote Jacques GRANDHOMME. On trouve bien un chiffre de Grandhomme composé des lettres J. G. Voyez première partie Nro. 711. mais de cette manière je n’ai pu la trouver.
Nr0- 177.
Suivant Christ cette marque peut dénoter George RELLEll, sur des gravures d’après Lucas Penrii, celte donnée semble fort douteuse et elle paroît être la marque mal dessinée que IJeinche et Mr. Bryan (biogr. and er t. Dict. etc.) attribuent à Jacques Caraglio. Voyez les Nro. 114. et 121. de celte partie.
Cette marque est attribuée par Mr. Bryari (biograph. and critical Dict. etc.) à Gotifrid LE1GEL , suisse de nation et graveur en bois qui florissait de l'année 1530 jusqu’en 1550, et qui doit avoir gravé différentes pièces pour des bibles.
Je ne sais où cet auteur a tiré sa notice, car je n’ai jamais trouvé ce nom ; mais bien des gravures en bois sur parchemin, illuminées qui portent la seconde, la troisième, et la quatrième marque *) , entr’ autres sur différens sujets d’une bible (édition magnifique) qu'on voit dans la bibliothèque royale de Munich sous le titre : Biblia das ist die ganze heilige Schrijt deudsch. D. Mart. Luther. TVittenberg gedruckt durch Hans Lujft 15Co.
Dans la même bible il y a encore d’autres pièces avec la marque H. et B. **) attribuée à Hans Bocksberger, et d'un maître anonyme qui se marquait avec une tablette dans laquelle se voit une hache, qu’on trouve entre les marques inconnues de la troisième partie.
Nro- 17 g.
Mr Bryan (biograph. and crit. Dicl. etc.) atlribue cette marque à Gérard LAIRESSE, je n'ai jamais pu la trouver de celte manière.
Nr0- 180.
Suivant Gori cette marque signifie Leonard GAULTIER, je n’ai jamais pu la trouver de celte manière.
Nt0- 181.
Mr. Bryan (biographical and critical Dict. etc.)
*) Voyez aussi le peintre graveur de Mr. Bavlsch vol. 9. pag. 434-
**) Voyez la marque Numéro 192. de eette partie.
irTS'$?$P-'1
attribue ces lettres initiales à Giovan LAN- FPiANCO. Je n’ai pas vu d’autres de cet artiste, (jue celles indiquées aux Numéro 531. et 802. de la première partie.
Nro- 182-
Suivant Christ ces lettres signifient GEORGE ÏMANTUANO FEC1T , je n’ai jamais pu trouver ces lettres séparées.
Suivant Gori ces lettres dénotent Georae PENCZ, mais je n’ai pu les trouve/1.
Nro- 184.
Suivant Gori cette marque est attribuée à G aspur REVERD1NUS, je n’ai pas pu la trouver de cette manière.
Nro- 185.
Cette marque doit signifier suivant Gori GUIDO RUGGHIER1 , je ne puis la trouver de cette façon.
Marque qu’on trouve sur un S. Jérome, assis dans une caverne devant un crucifix, pièce en largeur avec l’adresse de Vincenzio Ceni qui l’a fait marquer ainsi comme si elle étoit de GUIDO , mais elle est d’après Vespasian Strada , gravée par un anonyme.
Nco- 187-
Suivant Christ un G. un R. et un I., se trouvant sur des gravures, dénotent G. RORERDI 1NYENTOR. Artiste sur lequel je ne trouve pas de notices.
Nro- 188.
Suivant Papillon celte marque est attribuée à Sigismond GELEN1US, graveur en bois dont on ne trouve pas de notices.
Nro 180.
Marque attribuée à SCOOREL ou SCHOREL et Sigismond GELEN1US. Voyez Numéro 124. de cette partie.
Nro- 190.
Suivant Christ ce s lettres dénotent Giovan SIRANI. Je n’ai jamais trouvé d’autres marques sur les ouvrages de cet artiste que celles indiquées aux Numéro 480. et 522. de la première partie.
N'°- ÎQI. ' :
Cette marque peut dénoter suivant Christ Augustin H1RSCHVOGEL. Je n’ai jamais pu la trouver de cette manière.
Ces marques sont attribuées suivant Heincke (Diction, des artistes vol. 3. pag. 69.) a Haris (Jean) BOCKSBERGER, le jeune; voyez aussi Nro. 85. de celte partie.
On les trouve sur différentes gravures en bois dans quelques bibles, d’après Tobie Stimuler et Josse Amman.
Nro- 193.
Mr. Bryan (biograph. and critieal Dict. etc.) attribue cette marque à Horace BORGHIANJ. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver.
Celte marque est attribuée par Mr. Bryan (biograph. and critieal Dict. etc.) à Jérôme COCK. Je n’ai jamais eu occasion de la trouver sur les ouvrages de cet artiste ni sur ceux de son magazin, sans la lettre F. Voyez la première partie 424. , 58Ô. et 684.
Nt0- 195.
Suivant Christ et Mr. Bryan (biograph. and crit. Dict. etc.) cette marque signifie JÉRÔME
DAVID FACIEBAT. Je n'ai jamais pu îa trouver d'une autre manière que celle indiquée Numéro 342., 429*, 589* et 694. de la première partie.
Nr°- 196.
Cette marque est attribuée par Mr. Brycin , (biograph. and crit. Dict. etc.) à Jérome DA- VID. Je n'ai pas pu la voir non plus.
L’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807 , attribue cette marque à Enée VICUS quoique j‘ai vu beaucoup d'ouvrage de cet artiste je n'ai jamais pu la rencontrer. Cette donnée paraît fort douteuse car je ne saurais expliquer la lettre H. ni au nom d'Enée ni à celui de Vicus.
Nro- 198.
Suivant Christ c’est la marque de Jean YVAYER peintre de Cobourg, Fussli (Allgemeines Itünstler Lexicon) dit. qu'il apprit chez TVolf Birchner , et qn'il pourait être le même dont M. Oeslerreich parle dans sa description du Cabinet de Mr. de Stengel Nro. 151 et 153, dont on a des batailles et des marines.
Je n'ai jamais vu de ses ouvrages.
Nr°- 199.
Suivant quelques auteurs ces marques sont attibuées à Hans (Jean) FURTENBACH. Artiste sur lequel on ne trouve pas de notices.
Mr. Earlscli (peintre graveur vol. 7 page 452) les a entre les monogrammes inconnus qu’on trouve sur des gravures en bois savoir, 1) S. Etienne au milieu de deux saints évêques. Ces trois figures sont débouts sous une arcade. Au milieu d'enbas sont les armoiries de Vigilée Froschel évêque de Passau , dans
deux écus surmontés d’une mitre. Au bas se trouve à gauche le chiffre, et à droite l'année
1514, ainsi que le monogramme VU qui, suivant toute apparence, désigne le graveur en bois.
Les autres pièces sur lesquelles on trouve encore ces marques , se trouvent parmi un grand nombre d'autres tailles de bois sans marques et mal exécutées , dans un livre intitulé: Die Brosamlein Doct. Keiserspergs vjfgelesen von Frater Johann Paulin Strasburg 1517 bey Johann Griininger in fol: entr’ autres 1) sur un- ange ailé dirigeant ses pas vers la gauche, étant poursuivi par un lion, le fond offre un pays montueux. Au bas de la droite est la marque et l’année 15 lO. 2) Un satyre (peut-être le démon) combattant contre un lion accompagné de deux lionceaux. On remarque dans le fond à gauche un cerf, un sanglier et un lièvre en fuite. Au milieu d'en bas est le chiffre. 3) Un homme conduisant à la chaîne un lion, qui le suit d’un air doux , en se dirigeant vers la gauche. Dans le lointain à droite , St. Jean est représenté écrivant son apocalypse. Au bas de ce même côté est le chiffre et l’année 1516, l’un et l'autre à rebours. 4) Un homme armé d’une grande épèe, dirigeant ses pas vers la gauche. U mène à la chaîne un lion qui semble être en colère. Au bas de la gauche est l’année 151Ô, et la marque. 5) Un mercier offrant ses marchandises à un gentilhomme qui est à la droite, et à deux dames qui sont à la gauche de l’estampe. Au bas de la droite est l'année 1516, et le chiffre. 0) A la droite de ce morceau, un homme, assis devant une table, sur laquelle un pupitre est placé, présente un papier roulé à un homme débout devant lui. Deux autres hommes qui s’approchent , se voient à la gauche de l’estampe. L’année 1516 et le chiffre sont marqués vers le bas de la droite.
Nro- 200.
Suivant Christ et Mr. Bryan (biographical and critical Diclionary of painters and engravers etc) cette marque est attribuée à Elie HOLL graveur à Nuremberg vers lC'38, qui a travaillé d’après C. Reverdus et autres.
J’ai trouvé cette marque sur de petites frises d’enfans assez médiocres.
Nr0- 201.
Suivant Christ cette marque signifie H.
FRANCK DE LAND G RAF graveur de Vienne vers 1G9G, je n'ai pas vu de scs ouvrages.
Suivant Christ cette marque signifie Henri GODIGEN peintre de Dresde vers l’an 15Q0, je n’ai pas encore vu de ses ouvrages.
Suivant Mr. Bryan ( biographical and crit. Dict. etc) le premier chiffre dénote Hans (4ean) BRESANG. Il n'y a pas de fondement dans cette donnée , même les marques de Hans Baudouin Grun (voyez Nro. 5Q8 de la première partie) qu’on attribue faussement à un artiste nommé Bresang n’ont pas de ressemblance avec celle représentée ici. La seconde (qui paroît être la meme) ainsi que la troisième attribue Christ à Jean Henri GLASER, dont je n’ai cependant pas trouver d’autres marques que celle indiquée au Numéro 5Q3 de la première partie.
Nro- 204.
Suivant Christ cette marque dénote Hans (Jean) HOFÎ’MAN qui selon Fussli (Aîgemeines Rünstlea Le>.icon) fut peintre d’animaux, de Fleurs, et de Plantes, à Nuremberg, et mort à Prague vers lGOO.
Papillon le compte je ne sais par quel raison parmi les graveurs en bois.
Cette marque signifie Suivant Orlandi 'Herman Henri QUITER ou QUITTER , peintre allemand, qui étudia vers 1700 à Rome chez Maratti. Il est mort à Braunswig en 1711.
Je n’ai jamais pu voir de ses ouvrages, ni trouver sa marque.
Selon Chrst *) cette marque pourroit signifier Hans HOLBEIN le jeune : Cette donnée mal fondée ont copiés , l’auteur des Notices sur les graveurs Besançon 1807, **) et encore divers auteurs modernes. Il n’est pas vraisemblable que Holbein (peintre de tant de célébrité) ait jamais gravé en bois ce grand nombre d’estampes qu’on lui attribue ordinairement, surtout celles pui portent ces marques, et qui sont pour la plupart mal dessinées et mal exécutées.
Christ trouve lui même sur une des ces planches (portant ces marques) le nom de
*) Cet auteur rapporte encore. Il est à observer, que Charles Platin qui a écrit la vie et la relation des ouvrages de Holbein, imprimées avec
l’éloge de la folie d’Erasme (MLIPlAS ELKXî-
MION Basiliae l6?6 cum fig. Holbenii octonis ) reconnaît cette marque pour la seule ce de peintre.
l’ignore jusqu’ à quel point on peut se fier aux notices de Charles BlaLin : mais ce qui est certain, c’est que les marques surmontées d'une pointe appartiennent indubitablement à un graveur en bois, que selon toute apparence Holbein n'a jamais été.
”) I, 'auteur de cet ouvrage rapporte encore que Holbein marquait ses gravures aussi d’un H. seul , d’uu II. et d’un L. réunis (voyez Nro. 212 de cette partie) et d’un H. et d’un B. liés de deux façons différentes: (et qu’on voit même quelques estampes, où il a mis son nom en entier). C’est ce qui ne paroît pas avoir le moindre fondement.
Herman qui n’a pas le moindre rapport avec Hans Ilolbein.
Je crois faire plaisir aux amateurs de donner une petite explication des pièces sur les quelles on trouve les marques faussement attribuées à Holbein , et d’en juger s'il est possible de les prendre pour les ouvrages de cet artiste célèbre. Elles se trouvent entr’ autres sur les douze articles du crédo, suite de douze pièces, dont chacune offre un sujet de la bible, renfermé dans une espèce de bordure, sur laquelle est représenté à gauche quelque patriarche ou prophète de l’ancien testament, et à droite un apôtre. Aux dessus du premier est un vers de ses écrits, au dessus de l’autre un des articles du crédo. Au deux côtés de la partie inférieure de celte bordure, paroît, à mi -corps un des hérétiques qui ont combattu et contesté les articles respectifs du crédo. Ces morceaux sont d'un dessin médiocre et gravés avec peu de goût •).
Les mômes marques se voient encore (Selon Mr. Bartsch) sur les douze Apôtres suite de douze pièces, et sur quelques pièces pour la Cosmographie de Sebastien Munster savoir t) Vue de l'ancienne Ville de Rome, 2) Vue de la ville d'Amsterdam : 3) deux princes qui se battent pour une couronne , en se tirant par les cheveux et les oreilles. La couronne est enfilée à une barre de fer, qui joint deux portes dont l'une est à gauche, l'autre à droite.
Ce môme artiste a aussi gravé d'après les dessins de Hans Rudolphe Emanuel Deutsch qu’on trouve de même dans la Cosmographie de Sebastien Munster savoir 1) Vue de la Ville de Nordlingcn. 2) Vue de la Ville de Schletsladt.
#) S. Ion Mr. Bartsch (peintre graveur vol Ç page 409). On a deux sortes d’épreuves de cos douze morceaux. Dans les premières la texte est imprimé en langue allemande. Les secondes l’offrent en langue latine.
3) Vue de la ville de Vienne en Autriche. E11 deux feuilles jointes en largeur. Outre cela il y a encore une pièce avec sa marque, qu’-oit voit dans la suite des fables d’Esope de Lirg ile Solis.
Suivant divers auteurs ces marques signifient Dominique BECCAFUMI.
Mr. Bartsch (peintre graveur vol !5 page 461) dit : „On a tout sujet de croire que ,,!e graveur de ce monogramme est très ancien: mais on ignore absolument son nom. „On ne connoit que cinq pièces de lui, dont „on attribue communément (nous ne savons „par quelle raison) l’invention à Dominique ,,Beccafumi.“ Savoir 1) l’adoration des bergers *) 2) Jésus Christ à l’age de douze ans, disputant au temple avec les docteurs de la loi, 3) deux Dieux marins dont un tient un bélier assis dans un char trainé par deux chevaux etc 4) le parnasse profané pièce allégorique, 5) Les Vendangeurs **),
*) Cette estampe a été dans la suite retouchée par un graveur mal -adroit qui en a rendu la touche primitive presque méconnoissable. On connoit les épreuves retouchées aux traits horizontaux qui couvrent la poitrine de St. Joseph. Ces traits ne se trouvent pas sur les premières épreuves.
**) Mr. Heinelce (Dict. des artistes vol 1 page 484) du qu’on attribue l’invention de cette pièce à Arnica AsperLini nommé Maître Arnico à deux pinceaux tt disciple de François Francia. Suivant Masini il a aussi gravé en cuivre. Maivasia <1. 1. page 76) parle d’une estampe qui représente le sacrifice de Caïn composition bizarre , dont il attribue la gravure à Jules Bonasonc et l’invention à Amico Aspcrlino -enajoulant que quelques uns croient, qu’elle est dessinée et gravée par Aspertino.
L'abbé de Marolles attribue cette pièce à Auguslus Vénitien, il prétend même d’avoir vu une épreuve marquée AV.
Je n'ai jamais pu trouver cette marque, quoique le Cabinet d’estampes de S. M. le Roi de Ba-
Nro' 208-
JL’ahbé Zcmi (Materiali page 7.) est tenté de croire que les estampes gravées en cuivre, et marquées de ces chiffres ont Hans SCHAUFF- LEIN pour auteur. Mr. Barlsch (peintre graveur vol 6 page 380 dit : „ll est possible que Zani ne se trompe pas , cependant ,,nous n'oserions pas le soutenir", Sandrart (T. 1 page 220) parie d'une estampe qui représente un vieillard faisant des caresses à une jeune femme, et qui seroit aussi marquée de ce même chiffre ainsi que de l'année 1455. Cette date élèveroit notre artiste au rang du plus ancien graveur allemand connu; mais on a tout sujet d’être persuadé, ou que cette estampe n’a jamais existé, ou que Sandrart pourroit bien n’avoir pas bien regardé l’année et avoir pris deux 8 pour deux 5.
La première de ces marques se trouve selon Mr. Bartsch sur le groupe des quatre femmes nues, copie d’après l’estampe d'Albert Durer. Il est à remarquer dit cet auteur que dans l'épreuve de la bibliothèque imp. et roy. on remarque les traces assez distinctes de la lettre H. et celles d’un couteau, les unes à la gauche, les autres à la droite du monogramme ordinaire de ce graveur, ce qui prouve que cette estampe a originairement porté un autre monogramme, et que le chiffre de notre artiste n'y a été ajouté qu'après coup.
La seconde, la marque ordinaire de notre artiste se trouve encore , suivant Mr. Bartsch,
1) sur Jésus Christ à la croix pièce ronde.
2) Sur un St, Christophe , pièce ronde. 3) Sur un pélérin accompagné d'un ange pièce ronde 4) sur un seigneur allemand et une dame se
vière possède une très belle épreuve de ce Sacrifice de Cain,
Selon Mr, Bartsch (peintre graveur vol 15 p. 8.) ce morceau est gravé dans un goût approchant un peu de celui d'Augustin Vénitien d’après un peintre anonyme.
promettant ensemble, copie d’après Albert Durer.
Suivant Heineke (Neue Nachrichten von Künstlern vol 1. page 375) on trouve la seconde marque encore 1) sur une St. Catherine et St. Clare pièce ronde 2) sur un St. Etienne et St. Sebalde pièce ronde 3) sur une suite de 8 pièces représentant les Vertus 4) sur un homme qui est tombé entre les mais des voleurs , copie d’après Albert Durer. *)
La troisième marque se trouve sur une pièce représentant la vue de la Ville de Nuremberg copie d'après Hans Sebald Lciutensack **) , qu’on ne peut cependant pas prendre du même graveur. Dans la Collection de feu Mr. Jxettner à Munich il y avait un portrait de Frédéric Beham avec cette marque, dont la manière diffère aussi des pièces citées en haut.
Nr0- 20p.
Suivant Florent le Comte, Christ, et après eux Mr. Bryan ( biographical and critical Dict. etc.) celte marque dénote Jacques RER- VER, artiste à qui on attribue aussi la marque Numéro 24Q, de cette patie. Mr. Bartsch (peintre graveur vol g page 401) dit: „Nous ,, ignorons si ce maître a été dessinateur ou ,, graveur en bois". On trouve entr’ autres sa marque sur la vue de la Ville d’Eger. Ce morceau se voit dans la Cosmographie de Sebastien Münster imprimée en allemand et en latin à Râle en 1550, chez Henri Pétri in folio.
Nr” 210.
Suivant Christ et Mr. Bryan (hiograph. and crit. Dict. etc.) on prend ces marques pour
*) Je ne sais pas quelle pièce cela doit être.
*’) Voyez le Cabinet d’estampes de S. M, le Roy de Bavière,
celles de Hans KL1M, graveur en bois qui florissait selon Papillon à Wittenberg et Jena vers 15Q0 et 1^03.
Je ne sais avec quel fondement on nomme ces marques ainsi, car les ouvrages, sur lesquels on les trouvent différent entre eux, autant que les marques.
On trouve entr’ autres la première marque. Sur une gravure en bois représentant St. Jean dans l’isle de Patbmos , écrivant l’apocalypse *). Le chiffre est daus une tablette à la gauche d’en bas. La seconde selon Christ sur de beaux dessins avec l’année 1Ô03. La troisiènne et la quatrième sur deux gravures en bois représentant 1) St. Jean prêchant dans le désert, la marque est gravée sur une pierre vers le bas du milieu. Pièce mal dessinée. 2) Un apôtre prêchant d’un vaisseau à des payens rassemblés en foule sur le rivage de la mer. Le chiffre est au milieu d’en bas. Ce morceau qui est aussi médiocre que le précédent, est une copie faite d’après une pièce marquée d’un monogramme composé d’un S. et L.
La cinquième se voit sur une gravure en bois représentant un portrait à mi -corps de quelque général. Il est armé de toutes pièces, tient son casque de la main gauche et de l’autre une épée. Ce portrait est renfermé dans un ovale orné d’une riche bordure. A la gauche d’en bas est le monogramme H. et K. liés ensemble qui signifie ici le dessinateur, car à droite est celui du graveur en bois formé des lettres CE. avec la pointe. On remarque au dessous de l’un et de l’autre de ces monogrammes, le Numéro 60, qui désigne selon Mr. Bartsch (peintre graveur vol 9 page 434) vraisemblablement l’année 15Ô0.
Nro 211.
uivant André Alberti habile peintre à Nu-
•) C probablement la pièce que Papillon attribue a Han ^ Holoein ,
remberg (dans le frontispice de son livre de Perspective imprimé en 1Ô23,) cette marque dénote Plans LENCKER, Selon d’autres Hans LEDERER ou Hans ou Henri LAUTENSACK, dans tout cela il n y a pas de sûrété, comme il y plusieurs estampes avec une marque composée des lettres H. L. il restera toujours douteux lesquelles appertiennent à Hans Pencher lesquelles à Hans Lederer et lesquelles à Hans Lautensack. Il ne serait donc pas désagréable aux amateurs de donner ici l’explication des pièces qui portent les marques attribuées sans certitude, à ces trois artistes. Les quatre premières se trouvent entr’ autres. Suivant Mr. Bartsch (peintre graveur vol 8 page 35) sur des gravures en cuivre et en bois savoir.