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cher nos preuves , et comme vous nous prenons le lecteur pour juge.
Le père Daniel, en 1724» déclarait qu'on ne peut connaître l'esprit d'un corps tel que celui des jésuites, où le gouvernement est monarchique, que par lesordonnances de ceux qui le gouvernent, et par les réglemens portés par les assemblées générales composées des supérieurs et des membres les plus considérables. Rien de plus juste que cette maxime. Eh bien ! nous allons la suivre à la lettre, et c'est dans les Instituts de la Société de Jésus, imprimés à Prague, en 1767* par l'ordre de la XV II e congrégation générale, que nous puiserons notre dernière réponse à ceux qui oseraient soutenir encore que les
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opinions des jésuites sont isolées, et n'inculpent nullement la société entière.
« De quelques interrogations à faire pour mieux connaître ceux qui veulent entrer dans la société.
» Il faut demander au postulant si, dans le cas où il aurait, ou pourrait avoir par la suite, des scrupules de quelque genre que ce soit , ou des difficultés en matière spirituelle ou autre , il s'abandonnera au jugement, et s'en rapportera' au sentiment d'autres personnes de la société, douées de science et de probité.
» Que l'on n'admette point de doctrines différentes, ni débouche dans les discours ou leçons publiques , ni par écrit dans les livres,