‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 101 sur 542 · COURVOISIER — CRAMER · texte numérisé non relu

COURVOISIER — CRAMER

Français el les Allemands lui onl donné un caractère plutôt passionné.

Courvoisier. Karl, violoniste et compositeur. néàBâlele 12 dot. 1846, était primitivement destiné à La carrière commerciale, mais entra en lxc,-, au Conservatoire de Leipzig comme élève de Rœntgen et de David, puis se perfectionna de 1869 à 1870, à Berlin, sous la direction de Joachim Après avoir fait partie pendant quelque temps de l'orchestre du « Thaliatheater . à Francfort s/M. (1871), il se voua dans cette même ville à la direction, tout en étudiant le chant avec Oust. Barth. Il fut nommé en 1875 directeur de l'orchestre de la ville dcDusseldorf, mais reprit déjà l'année suivante la carrière du professorat et la direction chorale. En 1885, il alla se fixer à Liverpool, où il enseigne particulièrement le chant. C. a publié un ouvrage : Die Violintechnik, qui jouit d'une grande réputation, et une méthode de violon (Augener, à Londres). Parmi ses œuvres, il faut noter surtout une symphonie et deux ouvertures de concert exécutées avec succès; un concerto de violon est encore manuscrit. Seules, des œuvres • le moindres dimensions ont été gravées.

Coussemaker, ( Ihahles-Edmond-Henri de, ne a BaUleul (Nord) le 19 avr. 1805, m. à Bourbourg le LOjanv. 1876; fit ses études de droit, à Paris, et travailla en même temps la musique sous la direction de Pellegrini (chant), de Payer el de Reicha (harmonie). Tl étudia ensuite à Douai, où il lit ses débuts comme avocat, le contrepoint avec Victor Lefebvre. Il essaya d'appliquer à La composition les connaissances musicales ainsi acquises et s'adonna aux genrea les plus divers: Messes, fragments d'opéras, Ave, Salve regina, etc.; toutes ses œuvres restèrent manuscrites, à l'exception de quelques recueils de romances. Engagé dans une nouvelle voieparlaitevtté musicale que rédigeait Fétis, G. s. mit â faire des études d'histoire musicale el voua une attention toute spéciale au moyen âge : il devint alors, grâce à ses qualités de chercheur infatigable, l'un des historiens musicaux l< - plus méritants de notre temps. Il n'en continua pas moins cependant sa carrière juridique et devint Buccessivemenl juge de pais à Ber- , juge au tribunal de Eïazebrock, fonctionnaire à Cambrai, puis juge àDunkerque et à Lille. Ses principaux travaux d'histoire musicale sont Les suivants : Mémoire sur Hucbald 1841); Histoire de Vharmonie au moyen âge < L852) : Drames liturgiques du moyen 4gre(1860); harmonistes </<■* XII* et XIII* siècles : Uari harmonique aux XII* et XIII* Œuvres complètes oV Adam de la Halle (1872 enfin une magnifique anthologie en quatre forts volumes in-folio : Scriptores de '■i (suite des Scriptores de Gerbert; 1866-1876). Il huit noter en outre: NooUections musicales de la biblio- I imbraiet tf autres villes dudépar- ■ Word (1848) : Essai sur les instru- <>> moyen âge (dans les ■ Annales archéologiques a de Didron; aombreuses planches) : Chants populaires des Fla-

mands de France (1856); etc. C. était membre correspondant de l'Institut de France.

Cousser, v. Kusser.

Coutagne, Jean-Paul-Henry, né à Lyon en 1846, m. dans la même ville en janv. 1896, médecin légiste de profession, s'occupa de musique durant toute sa vie et publia d'intéressantes études : Les drames musicaux de Richard Wagner el le théâtre de Bayreuth (1892), Gaspard Dviiffoprougcar (v. ce nom) et les luthiers lyonnais dit XVIe s. (1893). Un ouvrage considérable sur la musique à Lyon pendant le moyen âge et la Renaissance est resté inachevé (manuscrit). Comme compositeur, G. a fait entendre, sous le pseudonyme de Paul Cla'és, plusieurs œuvres instrumentales, inédites.

Coward, James, organiste anglais de renom, né à Londres le 25 janv. 1824, m. dans la même ville le 22 janv. 1880; organiste du « Grystal Palace » dès son ouverture, fut de 1864 à 1872 directeur de la « Western Madrigal Society », conduisit l'« Abbey-Glee-Club » et le « Gity-Glee- Glub » et fut de plus organiste de la « Sacred Harmonie Society » et de la Grande loge des francs-maçons. Il est l'auteur d'un certain nombre d'anthems, glees, madrigaux, morceaux de piano, etc.

Cowen, Frederic-Hymen, né à Kingston en Jamaïque le 29 janv. 1852, était à peine âgé de quatre ans, lorsque ses parents vinrent en Angleterre pour lui faire donner par Benedict et Goss l'éducation musicale que réclamaient des dons aussi remarquables que précoces. De 1865 à 1868, il continua ses études à Leipzig et à Berlin. Il fut nommé en 1882 directeur de< l'Académie de musique d'Edimbourg. G. a écrit jusqu'à présent: une opérette, Garibaldi; trois opéras : Pauline (1876, donné avec succès au « Lyceum Théâtre »), Thorgrim (Londres, 1890) et Signa (Milan, 1893) ; des œuvres chorales : The Rose Maiden (1870), The Corsar (1870), Saint Ursula (Norwich, 1881), The sleeping beauty, Ruth ( 1887), Ihe Egyptian maid (Leods, 1892); une ouverture; cinq symphonies (dont l'une « Scandinave, »• l'autre « galloise » [n° iv], la ve en fa maj.); une suite d'orchestre : The language of ihe Flowers ; plusieurs œuvres de musique de chambre.

Cracovienne (Krakowiak), danse polonaise à 2/4, qui, comme la mazurka et d'autres danses polonaises, hongroises ou tchèques, est caractérisée par la fréquente accentuation des temps faibles et l'emploi réitéré de la syncope/ gracieuse, plutôt

et

Elle est enjouée que passionnée.

Cramer. 1. Karl-Friedrich, né à Quedlimbourg le 7 mars 1752, m. à Paris le 8 déc. 1807; était professeur à Kiel, mais perdit sa place en 1794, pour avoir trop affiché ses sympathies pour la révolution française. G. a publié plusieurs anthologies, pourvues d'introductions critiques (Flora, morceaux de piano et romances : Polyhymnia, opéras réduits pour le piano; Magasin fur Musik, 1783-1789); il a donné en outre une édition allemande des œuvres de Rousseau et un aperçu historique : Kurze

GRAXZ

Uebersicht der Geschichte der franzosischen Musik (1786). — 2. Wilhelm, violoniste remarquable, né à Mannheim en 1745 (ou 1743), m. à Londres le 5 oct. 1799; élèye de Stamitz et de Cannabich, fit partie jusqu'en 1772 de la chapelle de Mannheim. 11 vécut ensuite à Londres, où il avait été appelé comme chef d'orchestre de la cour et remplissait en même temps les fonctions de concertmeister à l'Opéra, au Panthéon, aux « Ancient Concerts » et aux « Professional Concerts » ; il fut en outre premier violonsolo dans les festivals Hœndel, de 1784 à 1787. C. était aussi très estimé comme soliste. — 3. Franz, né à Munich en 1786, neveu du précédent, fut pendant de longues années premier flûtiste de la chapelle de la cour à Munich. Des concertos, des variations, etc. de sa composition, pour flûte, ont été gravés. — 4. Johann-Baptist (Jean-Baptiste), l'un des plus remarquables pianistes et pédagogues du piano de tous les temps, né à Mannheim le 24 févr. 1771, fils aîné de Wilhelm C. (v. C. 2), m. à Londres le 16 avr. 1858; élève pour le piano de Schrôter et de démenti, qui l'initièrent aux œuvres des classiques, il fut pour la théorie presque entièrement laissé à ses propres forces. Il commença en 1878 les tournées de concerts qui répandirent rapidement sa renommée de virtuose. Londres était en somme pour lui une seconde patrie et c'est là qu'il venait toujours se reposer des fatigues de ses nombreux voyages ; de 1832 à 1845 seulement, il élut domicile à Paris. En 1845, il se retira définitivement à Londres. Il y avait fondé avec Addison, en 1828, une maison d'édition musicale qui publia surtout des classiques et à la tête de laquelle il resta jusqu'en 1842; cette maison de commerce est aujourd'hui encore des plus florissantes, sous le nom de « C. et Ce ». Les œuvres de C. (105 sonates pour piano, 7 concertos, 1 quintette et 1 quatuor avec piano, des variations, des rondos, etc.) sont presque entièrement tombées dans l'oubli ; seule sa grande méthode de piano, Grosse Pianof'orteschule, et plus spécialement la 5me partie de cette méthode, les « 84 Etudes », a acquis une importance durable dans l'enseignement du piano. Ces études ne manquent pas d'un certain souffle poétique et élevé, qui en rend le travail agréable pour l'élève. Elles ont paru aussi séparément, comme op. 50, avec seize nouvelles études en plus ; Hans de Bûlow en a publié un choix de 50, puis de 60 (2me édition) chez Schott frères; H. Riemann un autre choix de 52, en édition phrasée, chez Steingraeber ; Ad. Henselt enfin a ajouté à un certain nombre d'entre elles une partie de second piano. Il faut noter encore la Schule der Fingerf'ertigkeit, op. 100 (100 exercices journaliers, formant la 2me partie de la méthode), trop peu répandue en dépit de sa réelle valeur.

Cranz, August, importante maison d'édition musicale à Hambourg, fondée en 1813 par August-Heinrigh C. (né en 1789, m. en 1870). Le possesseur actuel Alwin C, né en 1834, fils du précédent, reprit le commerce de son père en 1857, acheta en 1876 le fonds du «ranci éditeur

CRESGENTIXI

viennois C.-A. Spina (Cf. Schreiber) et créa de plus, en 1883, une succursale (A. C.) à Bruxelles.

Craywinckel, Ferdinand-Manuel de, né à Madrid le 24 août 1820, vit depuis 1825 à Bordeaux, où un élève de Reicha, Bellon, s'était chargé de faire son éducation musicale. C. est un compositeur notable de musique d'église (six grandes Messes, un Stabat, des motets, des cantiques, etc.).

Credo, (lat.), troisième partie de la Messe, (v. ce mot).

Crémone, (Violons, violoncelles, etc. de C). On considère spécialement comme instruments de C. ceux qui sortent des ateliers de lutherie des Amati, des Stradivari et des Guarneri; il ne faut pas oublier cependant que les Bergonzi, Guadagnini, Montagnana, Ruggieri, Storione et ïestore sont également de C. Cf. Instr. a archet

et VIOLON.

Crequillon, (Crecquillon), Thomas, contrapontiste du xvie s., maître de la chapelle de Charles-Quint à Madrid, vers 1544, fut plus tard chanoine à Namur, Terbonde et enfin Béthune, où il mourut en 1557. Il fut un des plus grands maîtres de la période qui sépare Josquin d'Orlandus Lassus. Un grand nombre de ses œuvres (Messes, cantiones, etc.) nous ont été conservées soit dans des éditions spéciales, soit dans des anthologies de l'époque.

Crescendo, (ital. croissant), c.-à-d. en augmentant graduellement de puissance. V. pour ce qui concerne l'emploi normal du c. dans l'expression musicale, les mots expression, dynamique, phraser. Dans l'orchestre, le c. s'obtient de deux manières différentes, soit par l'adjonction d'un nombre toujours plus grand d'instruments, soit par le renforcement de la sonorité de chaque instrument. La voix, les instruments à archet et à vent disposent entièrement du c, ils ont même la faculté d'enfler un seul son, autrement dit d'augmenter graduellement sa sonorité. Le piano par contre ne possède pas cette dernière qualité, le c. n'y est possible que dans une succession de sons, au moyen du renforcement de l'attaque. L'orgue était autrefois totalement privé de c. autre que celui qu'on obtient en tirant un nombre toujours plus grand de registres, or ce c. ne se produisait pas insensiblement, mais par saccades. On a cherché de nos jours à remédier à cet état de choses de deux façons : 1° au moyen de la « boîte expressive » (v. ce mot) ; 2° par un ingénieux mécanisme, fonctionnant au moyen d'une pédale, qui met en jeu les divers registres de l'orgue dans un ordre déterminé et en nombre toujours plus grand. Le véritable c, comme celui de l'orchestre, est aujourd'hui encore absolument impraticable à l'orgue ; peut-être même est-ce un bien, car il enlèverait au son de l'orgue sa majestueuse impersonnalité et inaugurerait l'ère du jeu d'orgue sentimental ou pathétique.

Crescentini, Girolamo, l'un des derniers et des plus remarquables sopranistes (castrats) italiens, né à Urbania près Urbino (Etats de l'Eglise) en 1769. m. le 24 avr. 1846: débuta ;'i Rome en 1783, puis fut engagé successivement

CRESSENT — CROES

à Liyouine, Padoue, Venise, Turin, Londres (1786), Milan. Naples (1788-1789), Lisbonne, et Vienne (1805). Napoléon l'entendil à Vienne, lui conféra l'ordre de la Couronne de fer et le lit \ enir à Paris en 1806. Il se retira tout à fait de h. scène en L812. Quatre années plus tard, il se fixa a Naples el l'ut pendant de longues années professeur de chant au • RealGollegio dimusica . Fétisle déclare le plus grand chanteur que L'Italie ail jamais possédé; il unissaità une vois d'un charnu' idéal, une virtuosité parfaite 61 un sentiment dramatique intense. C. a écrit un certain nombre d'oeuvres vocales d'un effet bût, et il a publié un recueil de vocalises i Raccolta di eserciqj per il canto, Paris 1811, et depuis lors fréquemment réédité) précédé de remarques sur l'art du chant.

Cressent. Anatole, aé à Ârgenteuil (Seine-et- Oise) le 24 avril 18*24, m. à Paris où il était membre du barreau, le 28 mai 1870. C. était plus qu'un simple amateur, en ce sens qu'il possédait une culture musicale très étendue. Il légua par testament une somme de 100.000 francs — à laquelle ses héritiers en ajoutèrent 20.000 autres — pour l'institution d'un double concours, Concours CL, entre poètes et musiciens pour le libretto el la musique d'un opéra. Le prix, dont la valeur est déterminée par les intérêts du capital, est délivré tous les trois ans. Le premier ouvrage couronné fut un opéra-comique, BathyUe (hs7oi.de William Chaumet.

Cristofori (nommé aussi, à tort, Gristofali ou Gristofani), Bartolommeo, latinisé en Bartholoiiaeos de Ghristophoris, inventeur du piano à marteaux ou, comme il l'appelait déjà, pianoforte, né à Padoue le 4 mai 1655, m. à Florence Le 1"/ mars 1*731; fut facteur de pianos d'abord dans sa ville natale, puis à Florence (1690) et remplit en même temps à partir de 1716 les fonctions de conservateur de la collection d'instruments de Ferdinand de Médicis. Son invention fut annoncée el décrite dans le Giornale dei lilterati oV Italia (1711) par le marquis ScipioneMaffei; cette même description, traduite en allemand par Kônig, parut en 1725 dans la Orùica musica de MatlhesoE el fut reproduite en 176*3 dans la Musica meckanica organoedi d'Adlung. C'est ainsi sans doute que Gottfried Silbermann apprit à connaître le système de C. et le perfectionna La mécanique employée par G. était, à part quelques ingénieux perfectionnements plus récents, la même (pie celle des Silbermann, Streicher, Broadwood, etc., la mécanique dite anglaise (cf. Piano). La ville de Florence organisa en 1876 une grande fête en l'honneur de G. et lit placer une plaque commémorative dans la chapelle du couvent de Santa-< Si i

Crivelli, 1. An. w«,i i.... né j Bergame, chantre

de la chapelle pontificale (té •) vers 1583, m.

en 1610 ; auteur de nombre de Messes, psaumes

motets, etc. qui, à l'exception ,|,. «p^lqneS mO-

tets, restèrent manuscrits. 2. Giovanni-Bat- TX8TA,né â Scandiàno (Modem), de 1629 â 1634 maître de chapelle â la cour du prince électeur de B en 1651 maître de chapelle de

François Ier de Modène, en 1654 maître de chapelle de l'église Sainte-Marie Majeure à Bergame; auteur de Motetti concertati (1626) et Madrigali concertati (1633). — 3. Gaetano, excellent chanteur scénique (ténor), né à Bergame en 1774, m. à Brescia le 10 juil. 1836; chanta d'abord sur toutes les grandes scènes de l'Italie, fit partie, de 1811 à 1817, du personnel du Théâtre italien à Paris, chanta l'année suivante à Londres, puis de nouveau en Italie. Quoique sa voix fût dès longtemps passée, il chanta jusqu'en 1829. Son tils Domenigo, né à Brescia en 1794, écrivit un opéra pour un théâtre de Londres, et fut pendant quelques années professeur de chant au « Real Collegio di musica », à Naples. Il vécut plus tard à Londres, où il se voua à l'enseignement et publia une méthode : The art of singing, etc.

Croce, Giovanni, né à Chioggia près Venise (d'où son surnom « il Chiozotto ») vers 1560, m. le 15 mai 1609 ; élève de Zarlino, qui le fit entrer dans la chapelle vocale de l'église St-Marc, succéda en 1603 à Donato, comme maître de chapelle de la même église. C. n'est pas seulement contemporain de Giov. Gabrieli, l'un des plus remarquables compositeurs de l'école vénitienne, il a avec lui une évidente parenté intellectuelle. Les œuvres de C. qui nous sont parvenues sont les suivantes : deux livres de motets à huit voix (1589-1590), dont le second fut réédité avec basse continue en 1605, les deux réunis en 1607; deux livres de madrigaux à cinq voix (1585-1588) ; Triacca musicale (1595 « Médecine musicale », caprices humoristiques de quatre à sept voix, contenant entre autres un concours entre le coucou et le rossignol auxquels le perroquet sert de juge ; madrigaux à six voix (1590) ; un quatrième livre de madrigaux à cinq et six voix (1607) ; des Cantiones sacrae à huit voix avec continuo ; des canzonette à quatre voix (2e éd., 1595); Messes à huit voix (1596) ; des lamentations à quatre et à six A7oix ; des improperie à quatre voix ; des psaumes à trois et à six voix; des motets à quatre voix ; des magnificats à six voix ; des psaumes de vêpres à huit voix; plus un certain nombre d'œuvres détachées, parues dans les anthologies.

Croche, (ail. Achtel), note dont la valeur correspond au huitième de la ronde ( J\ ou, lorsque plusieurs c. forment un groupe, avec un

trait commun à la place des crochets Jj)- L'ancien nom de la c. était fusa, dont la forme ancienne N se rencontre encore au début du siècle passe, avec la forme i pour la noire.

Crocheta, (lat.) noire, v. ce mot et crotchet.

Croes, Henri-Jacques de, baptisé à Anvers le 19 sept. 1705, m. à Bruxelles le 16 août 1786 ; tut d'abord violoniste et en même temps maître de chapelle suppléant à l'église St-Jacob d'Anvers, puis il fut engagé à Ratisbonne le 4 sept. 1729 au sei-yice du prince de Tour et Taxis (probablement comme maître de chapelle).

Vingt ans plustard.il se rendit à Bruxelles où il

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