COUP D ARCHET
Il existe cependant pour le c. un signe d'abréviation que l'on rencontre encore fréquemment dans les œuvres de Bach :
GOURANTE
Execution :
y — fo
JL ** !
3. On donne encore le nom de c. à la figure musicale que produit la liaison de deux notes de hauteur différente, dont la première est accentuée, la seconde non-accentuée :
Coup d'archet (ail. Bogenfuhrung, Bogenstrich, Strich), nom que l'on donne aux diverses formes que revêt le maniement de l'archet, dans le jeu des instr. à archet. On tient en général l'archet de la main droite ; les mouvements qu'on lui imprime ont pour le jeu une importance au moins égale à celle du doigté que l'autre main exécute, pour fixer la hauteur des sons au moyen du raccourcissement des cordes. La pureté du son en ce qui concerne sa hauteur relative dépend du doigté, presque tout le reste, c.-à-d. la douceur ou la dureté, l'expression, l'articulation, dépendent des c. d'à. On divise tous les c. d'à. en deux grandes catégories: le tiré (du talon à la pointe ; ail. Herunter strich) et le poussé (de la pointe au talon ; ail. Hinaufstrich). Les méthodes d'instr. à archet et les recueils d'études indiquent exactement les c. d'à., au moyen des signes suivants : j | (talon) déigne le tiré: v (pointe) désigne le poussé. ?ous les autres systèmes d'abréviations — par ex: a tiré, v poussé; [ j poussé, [ "| tiré; ou encore indifféremment J | et [ ~| pour le poussé, a et v pour le tiré — devraient être sévèrement bannis, en tant que sources multiples de confusions.
Goùperin, nom de famille de toute une série d'excellents organistes de St-Gervais, à Paris. Les G. sont originaires de Chaume en Brie ; il faut noter d'abord les trois frères : — 1. Louis, né en 1630, m. en 1665, était organiste de St-Gervais et « dessus de viole » dans la chapelle de jouis XIII ; il a laissé des pièces de clavecin, manuscrites. — 2. Charles, né le 9 avr. 1638, organiste remarquable, occupa aussi le poste de St-Gervais et mourut déjà en 1669. — 3. François (sieur de Crouilly), né en 1631, m. en 1698, élève de Chambonnières pour le clavecin, organiste de St-Gervais ; auteur de Pièces oV orque consistantes en deux mes s es, etc. — 4. François, dit G. le Grand, fils de Charles C, né à Paris le 10 nov. 1668, m. en 1733; avait à peine une année lorsque son père mourut. Un ami de ce dernier et son successeur au poste d'orgaliste, Jacques Thomelin, fut son maître. Il succéda à son tour, en 1698, à C. 3 comme orgaliste de St-Gervais ; en 1701, il fut en outre apoelé aux fonctions de claveciniste de la chambre ît organiste de la chapelle du roi. Ses deux
filles furent également d'excellentes organistes : Marianne, qui entra au couvent et devint organiste de l'abbaye Montbuisson, et Marguerite- Antoinette, claveciniste de la chambre du roi. Les œuvres de C. occupent une place importante dans l'histoire de la littérature du piano : elles sont, il est vrai, surchargées à l'excès d'agréments de tous genres et manquent totalement de grandeur, mais elles sont par là-même caractéristiques pour l'ancienne école française du clavecin, dont le style est directement issu de celui du luth. J.-S. Bach a souvent pris C. pour modèle, dans ses jeunes années, surtout dans la manière de traiter les formes de danse françaises (la courante tout spécialement). C. a écrit : quatre livres de Pièces de clavecin (1713, 1716, 1722, 1730 ; le 3me livre contient en outre quatre concertos) ; L'art de toucher le clavecin (1717); Les goûts réunis (nouveaux concertos, plus un trio : U Apothéose de Corelli, 1724) ; Apothéose de C incomparable L. (Lully) ; Trios pour deux dessus de violon, basse d'archet et basse chiffrée ; Leçons des ténèbres. Joh. Brahms a publié (Augener, à Londres) une nouvelle édition des quatres livres de Pièces de clavecin (sans les concertos). — 5. Nicolas, né à Paris le 28 cléc. 1680, fils de François C. l'aîné, m. en 1748, comme organiste de St-Gervais. — 6. Armand-Louis, fils du précédent, né à Paris le 25 févr. 1725, m. en 1789; organiste distingué, mais compositeur de moindre valeur. Lui aussi fut organiste de St-Gervais, mais remplit en même temps les fonctions d'organiste de la Ste-Chapelle du Louvre, de St-Barthélemy, de Ste-Marguerite, et fut un des quatre organistes de Notre-Dame. Il était considéré comme une autorité en matière de facture d'orgue. Sa femme, Elisabeth-Antoinette, née Blanchet, était également une claveciniste et une organiste remarquable. — 7. Pierre-Louis, fils du précédent, suppléa fréquemment son père dans ses diverses fonctions d'organiste, mais mourut déjà la même année que lui (1789). — 8. François-Gervais , encore un fils d'Armand- Louis C. ; le dernier des C. organistes de St- Gervais, succéda du reste à son père dans toutes ses fonctions , mais ne méritait point tant d'honneurs; il était médiocre organiste et compositeur sans valeur. Il vivait encore en 1823.
Couplet, terme correspondant en musique à celui de strophe en poésie (lorsque plusieurs strophes sont chantées sur une même mélodie); était aussi dans l'ancienne musique synonyme de variation, retour orné, agrémenté du thème principal (par ex. dans les rondos, passecailles, etc. de Couperin). Le mot lui-même, un diminutif de « couple », provient sans doute des anciennes danses chantées, dans lesquelles le solo de danse alternait avec la ronde, le solo de chant avec le tutti (refrain).
Couppey, v. Lecouppey.
Courante (ital. correnté), ancienne forme de danse à mesure ternaire, introduite dans la suite. Elle est caractérisée par des figures rapides en notes égales ; c'est du moins son aspect chez les Italiens (Corelli), tandis que les