C.RUGER — GUI
France el eu Allemagne il se transforma rapidement Il se distingue des inslr. à archet en usage dans ces (Unix derniers pays à partir du iv s. (lyra, rebec, rubeba, vielle) par l'absence du manche. La caisse de résonance quadrangulairese terminée l'une de ses extrémités par une sorte d'étrier au milieu duquel, en haut, sont fixées les chevilles: les cordes, au nombre de cinq, sont tendues soit au-dessus, soit à côté d'une touche étroite el sans tons, allant de rétrier jusque vers Le milieu de la caisse de résonance. Le c. a également des ouïes et un chevalet. Les plus anciens c. n'avaient que trois cordes (autrement dit, point de bourdons). Comme on le voil par cette brève description, le c. devint une \ telle aussitôt que rétrier fut remplacé par une pièce de bois pleine hxée sous la touche; cette transformation paraît s'être produite très tôt. Cependant le c. existait encore au commencement de notre siècle, sous sa forme primitive, dans les campagnes de l'Irlande, du pays de Galles et de la Bretagne. On trouvera sur le c. et la rotta (v. i e mot) une élude détaillée et .ivante de J.-F. Wewertem, dans la Monatsschrïfi fur M. G., 1881, nos7-12 (Zweiverailete Musikinstrumente).
Crùger. 1. Pankraz, né à Finsterwalde (Niederlausitz) en 1546, nommé recteur à Lubeck en 1580, m. à Francfort s/M., où il était professeur, en 1614; fut, au dire de Mattheson, un ennemi déclaré de la solmisation, qu'il voulait remplacer par la simple énonciation des lettres de l'alphabet 11 fut, pour cette raison, congédié de son poste de Lubeck. — 2. Johannes, né à Grossbreesen près Guben le 9 avr. 1598, m. à I terlin le 23févr. 1662; lit des études d'instituteur et entra, en 1615, dans l'enseignement à Berlin. Cinq ans pins tard, il se rendit à Wittenberg pour y taire de la théologie, et travailla en même temps la musique. D'après ce qu'il dit lui-même (1646), c'esl auprès de Paulus Homberger, à Etatisbonne, que G. étudia la musique; il fui nommé, en 1622, organiste de l'église Si-Nicolas, à Berlin, et remplit ces fonctions jusqu'à s;, mort. C. est l'un des meilleurs compositeurs de chants d'église de l'Allemagne, et les mélodies de ses chorals se chantent partout encore aujourd'hui {Nwi danketalle Golt; Jésus meine Zuversicht; Schmucke dich, o liebe SeeU : Jesu meine Freude, etc.) Il a publié les nrueiis suivants : Neues vollkômliches ngbuch Augspurgischer Konfession, etc.
(1640); Praxis pietatis melica, etc. (1644); lliche Kirchenmelodeyen, etc. (1649); DT M. Luthers wie auch andrer gottseliger christ- Itcher Leute Geistliche Lieder \md Psalmen (1657); Psalmodia sacra, etc. (1658). Langbeckera donné, en 1835, une monographie sur horals de Gruger. C. esl aussi l'auteur de:
17 ■"'' " « m carum Paradisus primus
ndus (1626) : Hymm selecti (sans daté /,' r itiones musicœ (1651) : enfin, plus"'llr ivrages théoriques Boni «lu
plus liant Intérèl au point de vue de l'enseigne- ""•"i de la musique à cette époque : Synopsis ! (1624?, 1630 et, augmenté
1634) ; Prœcepta musicœ figuralïs (1625) ; Quœstiones musicœ practicœ (1650).
Cruvelli, deux sœurs douées d'une merveilleuse voix d'alto, dont le vrai nom était Crûwell ; l'aînée — 1. Friederike-Marie, née à Bielefeld (Westphalie) le 29 août 1824, se fit entendre à Londres en 1851 et fut très remarquée grâce à sa voix d'une beauté extraordinaire. Elle ne parvint cependant pas à tenir de succès durable, car sa voix n'était pas travaillée, et elle n'avait passé par aucune école sérieuse. C. se retira bientôt de la scène et vint mourir à Bielefeld, le 26 juillet 1868, du chagrin que lui causait sa carrière manquée. La cadette — 2. Johanne-Sophie-Gharlotte, née à Bielefeld le 12 mars 1826, remporta des succès bien plus grands que ceux de sa sœur. Elle débuta à Venise en 1847 et triompha immédiatement. L'année suivante elle chanta à Londres le rôle de la comtesse des « Noces de Figaro », mais ne parvint pas à se mettre suffisamment en évidence à côté de Jenny Lind, qui avait le rôle de Suzanne. Son tempérament passionné ainsi qu'une certaine insuffisance de culture de sa voix semblaient la désigner plutôt pour l'opéra italien moderne. Elle entra, en 1851, aux Italiens à Paris, et remporta un succès définitif dans 1' « Ernani » de Verdi. Sa gloire, désormais établie, lui fut d'un grand secours pour gagner à Londres la renommée à laquelle elle tenait; elle y chanta jusqu'en 1854 et fut alors engagée à l'Opéra de Paris, avec 100,000 fr. d'appointements par an. L'enthousiasme du public ne connaissait plus de bornes, lorsqu'elle chantait le rôle de Valentine des « Huguenots », mais il se calma au bout de peu de temps. On commença, à Paris aussi, à remarquer les imperfections de sa méthode ; une fois seulement, le public lui fit encore fête, dans les « Vêpres siciliennes » de Verdi. G. épousa, en 1856, le comte Vigier (m. le 20 oct. 1882), elle se retira de la scène et vécut, dès lors, tantôt à Paris, tantôt à Bielefeld.
Crystal Palace Concerts, à Londres, existent depuis le 22 sept. 1855, sous la direction de Auguste Manns; ils comptent parmi les institutions de concerts les plus considérables du monde entier. Les concerts ont lieu tous les samedis, depuis le commencement d'octobre jusqu'à la fin d'avril, avec une courte interruption à Noël. Les archets seuls sont au nombre de 61, l'orchestre entier est donc bien plus considérable que celui des concerts du Conservatoire, à Paris. Les programmes sont établis d'après un principe uniforme (comme ceux du « Oewandhaus » de Leipzig) : une symphonie," deux ouvertures, un air ou un concerto, des soli de chant ou d'instruments.
Cui, Gésar-Antonowitoh , né à Wilna le 6 janv. .1835; fréquenta d'abord le lycée de sa ville natale, puis l'école et l'Académie des ingénieurs à St-Pétersbourg. Une fois ses études achevées, il fut nommé répétiteur et successivement maître, professeur adjoint et professeur ordinaire de l'art des fortifications à la même Académie. Dans ce domaine spécial, il
GUMMINGS
GUSINS
publia un « Traité de la fortification des camps » (3me éd., 1880) et un court abrégé de l'histoire de la fortification. G. s'était occupé de musique dès les premières années de son enfance, il reçut d'excellentes leçons de théorie de Moniuszko et étudia avec Balakirew les partitions des grands maîtres. Il fut, de 1864 à 1868, collaborateur musical du journal allemand de St-Pétersbourg et défendit avec conviction la cause de Schumann, de Berlioz et de Liszt ; de 1878 à 1879, il publia, dans la « Revue et Gazette musicale », toute une série d'articles sur la musique en Russie (réunis en volume, Paris, 1880). Gomme compositeur, G. fait partie de la jeune école russe (avec Rimsky-Korsakow, Moussorgski, Dargomyzski, etc.), il est partisan de la musique programmatique à condition, toutefois, que cette musique soit bonne, même privée de programme. Ses œuvres principales sont : cinq opéras (Le Prisonnier du Caucase ; Le Fils du Mandarin ; William Ratcliff ; Angelo [les deux derniers avec texte russe et allemand] ; Le Flibustier [poème de Richepin]); deux Scherzi et une Tarentelle pour orchestre ; une suite pour piano et violon ; plus de cinquante mélodies, etc. Gf. Comtesse Mercy- Argenteau, César Cui (1888).
Cummings, William-Hayman, chanteur d'oratorios (ténor) anglais très estimé, né à Sidbury (Devon) en 1835, fit d'abord partie du chœur de l'église St-Paul et de « Temple Church», puis devint organiste de « Waltham Abbey », ténor de l'abbaye de Westminster et de la chapelle vocale de la cour ; mais il abandonna plus tard toutes ces fonctions. G. dirige depuis 1882 la « Sacred Harmonie Society » et rédige les publications de la société Purcell; il a écrit une courte biographie de Purcell (pour les Great musicians) et un traité élémentaire de théorie musicale {Rudiments of music, chez Novello). Il est en outre l'auteur de quelques chants religieux, d'une cantate : The Fairy Ring, etc.
Curci, Giuseppe, né à Barletta le 15 juin 1808,
m. dans la même Aille le 5 août 1877 ; entra en
1823 au Conservatoire de Naples (Furno, Zin-
garelli, Crescentini), se créa d'abord un nom
comme compositeur d'opéras en Italie, puis
vécut comme professeur de chant à Vienne, à
Paris et à Londres. Il se retira ensuite à Bar-
etta. C. a publié un grand nombre d'oeuvres
eligieuses, ainsi que des sonates pour orgue,
es cantates, des romances et des solfèges.
Curschmann, Karl-Friedrich, né à Berlin
e 21 juin 1805, m. à Langfuhr près Danzig le
24 août 1841 ; étudia d'abord le droit, mais se
/oua en 1824 déjà à la musique et devint, à
assel, l'élève de Spohr et de Hauptmann. Le
léâtre de Gassel donna en 1828 un opéra en un
tête, Abdul und Erinnieh, de sa composition.
)epuis lors, il vécut à Berlin où il se fit un nom
omme compositeur de lieder et chanteur de
aient. Ses lieder, dont une édition complète pa-
ut en 1871, peuvent se comparer à ceux d'Abt
t leur sont peut-être en partie supérieurs ; ils
ont très populaires en Allemagne.
Curti, Franz, né à Cassel le 16 nov. 1854, étu-
DIGTIONNAIRE DE MUSIQUE. — 12.
dia la médecine et l'art dentaire à Berlin et à Genève, puis se voua à la musique et travailla auprès d'Edm. Kretschmer et Schulz-Beuthen, à Dresde, où il vécut dès lors. Il a écrit plusieurs opéras : Hertha (Altenbourg, 1887), Reinhardt von Uf'enau (ibid. 1889); la musique d'une féerie de W. Kirchbach, Die letzten Menschen (donné au concert, à Dresde, 1891); Lili- Tsee (opéra en un acte, 1896) ; une œuvre chorale, Die Gletscherjungfrau; des lieder; des œuvres pour orchestre (Die Schweiz, suite symphonique, etc.).
Curwen, John, inventeur de la méthode connue sous le nom de Tonic Solfa (v. ce mot), né à Heckmondwike (Yorkshire) le 14 nov. 1816, m. à Manchester le 26 juin 1880. Il fut élevé en vue de la même carrière que son père, un prêtre non conformiste, et fut amené à l'idée de créer une nouvelle méthode de l'enseignement du chant par les résolutions prises à Hull, en 1841, dans une conférence de maîtres des écoles du dimanche. Il publia deux ans plus tard sa Grammar of Yocalmusic, fonda en 1853 la société Tonic Solfa et en 1879 le Tonic Solfa Collège. En 1864 déjà, il abandonna ses fonctions de prêtre, pour s'adonner exclusivement à la formation et à la diffusion de sa nouvelle méthode. Il faut citer parmi ses ouvrages pédagogiques : The standard course of Lessons and Exercices on the Tonic Solfa-Method (1861, 2me éd. 1872); Ihe teachers manual, etc. (1875); How to observe harmony (1861; 2me éd. 1875); Tonic Solfa-Primer (chez Novello); Musical theory (1879) ; Musical Statics (1874). Il a publié en outre, depuis 1851, une feuille mensuelle : The Tonic Soif a-Reporter, et il a fourni des éditions d'un grand nombre d'œuvres classiques (oratorios, etc.) en notation de Tonic Solfa.
Cusanino, v. Garestini.
Cusins, William-George, né à Londres le 14 oct. 1833, m. à Remonchamps (Engadine) le 31 août 1893; reçut la première culture musicale comme enfant de chœur de « Ghapel Royal », puis devint en 1844 élève de Fétis au Conservatoire de Bruxelles et, en 1847, élève (« King's scholar ») de l'Académie de musique de Londres, où il travailla sous la direction de Potter, Bennett, Lucas et Sainton. Nommé en 1849 organiste de la cour d'Angleterre, il entra en même temps comme violoniste dans l'orchestre de l'Opéra royal ; en 1851, il fut choisi comme professeur suppléant et plus tard comme professeur ordinaire àl' « Academy of music». Il succéda à Bennett, en 1867, en qualité de directeur de la « Philharmonie Society » et en 1875 comme juré au « Queen's Collège » ; il fut en outre nommé maître de chapelle de la cour [« Master of the music of the Queen »] (1870) et membre du jury examinant les candidats aux bourses de * National training school for music » (1876, en même temps que Hullah et Goldschmidt). G. s'est aussi fait connaître en Allemagne (Leipzig, Berlin) comme violoniste virtuose. Il est l'auteur d'une Sérénade pour le mariage du prince de Galles (1863), d'un
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